lieues qui constitue la grande estancia destinée à l'élevage du bétail en général et des animaux fins.
L'origine du sang qui a formé le troupeau de cette Capagne est la suivante :
ANNÉES
MOIS
BREBIS
PROVENANCE
Juin
Juin
Février
Février
Mai
Octobre
Septembre. .
Août
Cavagne Poronguitos de Sîegman,
Negrete.
Cavagne Poronguitos de Stegman.
Negrete, M. Chalan. Rambouillet.
Cavagne Santa Maria de Oldendorff.
Bergerie nationale de France.
Cavagne Gilbert^ importées.
Bergerie nationale de France.
Bergerie nationale de France.
rotai
Le tableau des reproducteurs acquis et employés est comme suit :
ANNÉES
MOIS
BÉLIERS
PROVENANCE
Septembre. .
2 Negrete.
Cavagne Poronguitos de Stegman,
Juin
Août
2 Ramb. . .
Importés par A, Bullrich et C'®.
Février
Cavagne Santa Maria.
Septembre. .
Cavagne Espartillar.
Mars
Cavagne Nuestra Seûora del Pilar.
Mai
Bergerie nationale de France.
Septembre. .
Cavagne Pilar.
Octobre
Cavagne G.lbert.
Septembre. .
Cavagne Las Acacias,
Septembre. .
Bergerie nationale de France. \
Mars
Août
Août
Thirouin Soreau. ♦
Fotal
Annuellement on retirait du troupeau type, après un examen minutieux, tout animal inférieur, et c'est ainsi que furent enfin retirées les brebis d'origine Negrete. La Cavapie se maintient aujourd'hui au chiffre à peu près fixe de 3oo têtes.
Le bélier 3oi de la Bergerie nationale de France, acquis en 1 802 par MM. Senillosa Frères avait la réputation d'être excellent et avait déjà sailli 325 brebis. MM. Senillosa m'écrivent, au sujet de son acquisition, ce qui suit : « N'étant <( pas destiné à la Vjsnte, nous ne pûmes l'obtenir que par « faveur et grâce à d'autres achats antérieurs. Il donna « 36 livres de laine à la première tonte et à la dernière « 25 livres. Il est cependant de peau lisse et de taille ordi- « naire, mais sa laine est très abondante et d'une finesse « exceptionnelle. »
En outre la Cavagne « San Felipe » entretient un troupeau de i.5oo têtes mérinos porté à un degré assez haut de qualité et de type par le sang Negrete premièrement et ensuite par le Rambouillet. La sélection y est strictement appliquée.
Le succès obtenu est remarquable, ainsi qu'il appert des renseignements suivants qui m'ont été fournis par les cavagnistes :
« Le résultat de ce système de raffinement n'aurait pu « être meilleur. Non seulement nos brebis ordinaires « peuvent se comparer en développement avec les pur « sang Rambouillet, mais encore elles nous donnent une « moyenne annuelle de 6 livres de laine dont la classifi- « cation est de première et mérinos. Ce même système « nous a aussi permis de vendre depuis le commencement « de 1873 jusqu'à aujourd'hui, en Mérinos et Rambouillet, « pour une valeur de 76.323 piastres monnaie nationale, les <( prix des premiers étant de 12 à 3o piastres et de 5o à 90
■ les seconds ; comme on peut le constater dans la note ci-
■ jointe, avec dates et noms à l'appui. {»
CAVAGNES DE MM. SENILLOSA [ERÉRES
« En 1884, nous fîmes vendre par M. Bullrich 10 béliers de San Felipe qui donnèrent une moyenne de
: T 1 5 piastres monnaie nationale. Ce bas prix ne nous étonne pas parce que la Cavagne n'est pas bien connue et
: qu'aujourd'hui la généralité des éleveurs cherche des animaux de grande taille, sans donner le mérite voulu à la laine.
« Les béliers de notre troupeau donnent de 1 5 à 26 livres de laine. Les brebis de 8 à i3,5o; soit une moyenne de 10 livres environ, exception faite des antenaises. Le trou-
(' peau mérinos donne une moyenne de 8 livres 23 centièmes « par tête sans les antenais.
« En mars 1882, nous avons vendu 80 brebis à M. Delysle « à 24 piastres 80 centièmes par tète, à séparer du troupeau « mérinos ; ce qui reste passe aux troupeaux généraux, mais « quelquefois nous l'avons vendu à raison de 68,1 25, 25o et « 3oo piastres monnaie courante (ancienne monnaie de « Buenos Aires), comme il est constaté dans ladite note; la 4< dernière vente fut faite à M. Apolinario Banuelos. »
III. — La Cavagne « El Venado », appartenant aussi à MM. Senillosa^ est située dans le département de Pila sur le Rio Salado dans une estancia de trois lieues.
Le troupeau descend d'une souche de brebis saxonnes, cédées en 1854 par M. Claudio Stegman^ premièrement saillies par des béliers Negrete de la Capagtie « Poronguitos » et ensuite par des Negrete importés.
De nouveaux renforts de pur sang arrivèrent, et parmi eux, les suivants : un lot de brebis importées vendu à l'encan par M. Mariano Billinghurst^ en payant 240 piastres monnaie nationale pour une d'entre elles; en mai i863 un bélier et . trois brebis Negrete ; en novembre de la même année sept béliers et une brebis. En mars 1866 deux brebis; en septembre 1868 une brebis. Tous ces animaux venaient de rétablissement Poronguitos.
En 1 870, MM. Senillosa Frères adoptèrent définitivement le sang Rambouillet. En conséquence, ils achetèrent 9 brebis pures de l'ancienne Cavagne « Santa Maria », auxquelles ils ajoutèrent 141 brebis des meilleurs types Negi^ete.
Le tableau suivant se rapporte à l'origine du sang de la Cavagne « El Venado » .
— io3 —
ANNÉES
MOIS
Février. . .
Octobre . .
Septembre
Mars
Novembre Août
Total
BREBIS
9 Ramb,
PROVENANCE
Santa Maria.
Cavagne Gilbert,
Bergerie Nationale de France.
Thirouin Soreau.
Voici rintroduction des béliers :
ANNÉES
MOIS
BÉLIERS
PROVENANCE
Mars
Mai
Septembre. .
Octobre
Septembre. .
Mars
Août
Juin
3 Ramb.. .
Cavagne Espartillar.
— Bailleau.
— Nuestra Senora del Filar.
Gilbert.
— San Felipe.
— Shenan.
— San Felipe.
Bergerie nationale de France.
— Thirouin Soreau.
— nationale de France.
Potal
(Le bélier Bailleau a servi à donner un plus prompt accroissement de taille aux métis Negrete Rambouillet obtenus par un premier croisement; il n'a pas été destiné à la monte de brebis pures.)
Au sujet de ces béliers, MM. Senillosa Frères m'écrivent ce qui suit : « Autant ici qu'en France nous avons payé de <r hauts prix, sans quoi on ne peut obtenir de bons types, car
« on sait que, même dans les meilleures Cavagnes^ les produits « ont des mérites bien différents ; c'est pour cela que dans « la Bergerie nationale de France elle-même, on trouve des a béliers depuis 3oo jusqu'à 7.000 francs, prix que nous « demanda M. Berw<irtf/« pour le bélier 3oi,qui sert aujour- « d'hui dans la Cavagne « San Felipe ».
Dans cette Cavagne^ comme dans celle de El Venado^ le but des éleveurs était de raffiner la qualité des troupeaux généraux et de former, pour les servir, un troupeau mérinos type. Il comprend 900 têtes scrupuleusement choisies.
Ses besoins remplis, « El Venado » offrit au public l'excédent depuis 1879. Les prix obtenus varient entre 40 et i65 piastres monnaie nationale, produisant une moyenne de 60, d'après des documents que j'ai en main. En août 1886, la Cavagne « El Venado » présenta chez Bullrich et 0% pour les vendre aux enchères, un lot de 12 béliers et en obtint 240 piastres monnaie nationale comme prix maximum et 80 piastres comme minimum.
Le troupeau de cette C^i^^^/i^ ne dépasse jamais 25o têtes. MM. Senillosa Frères disent : « N'importe qui peut voir par (( l'introduction des brebis et le temps écoulé que, en faisant « annuellement la séparation du rebut du troupeau, toutes « ces brebis sont pures ; mais, comme nous avons un registre « généalogique bien tenu, nous savons quels sont les ani- « maux de sang absolument pur de la Bergerie nationale; « et les béliers que nous faisons vendre dans cette capitale « sont choisis parmi eux.
« C'est pour cette raison que ceux que nous avons préw sentes à l'Exposition internationale concoururent avec « ceux de la Bergerie nationale de France ; le jury hésitait « beaucoup dans l'application du premier prix entre un « bélier à nous et un de ladite Bergerie, se décidant enfin à
il nous donner le second prix pour les béliers, mais le «premier pour les brebis. »
Le rapport que nous a remis M. Felipe Senillosa contient des appréciations d'un intérêt positif pour les éleveurs argentins. La compétence et Tesprit de suite avec lesquels cet éleveur a contribué à révolution des industries rurales