Eut lieu à Mendo^a
monde y envoyèrent leurs produits pour concourir avec rélevage argentin.
Voici les chiffres :
Animaux ovins exposés 491
Nés dans le pays 365
Importés de France ; 5 1
— du Gouvernement français 25
— de Poméranie 23
— de Saxe 1 3
— d'Angleterre 14
Des renseignements précédents il résulte que l'exposition de Cordobay célébrée en 1871, révéla un grand développement du croisement des races ovines dans la République Argentine bien que ce tournoi fût général'et qu'on n'y comprît l'élevage que comme accidentel.
Les expositions postérieures célébrées dans la capitale avec la coopération des gouvernements de la nation et de Buenos Aires ont acquis des proportions qui les font dignes du pays le plus avancé en matière d'élevage.
Elles se célèbrent dans un établissement permanent appartenant à la Société Rurale Argentine y situé dans le parc 3 de Febrero^ principale promenade de la métropole argentine.
Sur un terrain de 45o mètres de fond sur 3oo de façade s'élèvent les beaux pavillons du palais des expositions rurales alternant avec des jardins, des lacs, des appareils agricoles et autres installations.
Ce palais augmente périodiquement son édification permanente depuis 1881 quand Tauteur de ce livre présenta à la Chambre des députés de la nation, dont il faisait partie, un projet de loi destinant de fortes sommes à cet objet. Quelques-unes des plus riches maisons d'introduction de
machines agricoles ont construit et conservent des pavillons particuliers.
Les expositions" ont lieu périodiquement et s'ouvrent en septembre ou avril avec grande solennité; elles sont inaugurées par le président de la République assisté des hauts fonctionnaires et du corps diplomatique étranger.
Elles gagnent du terrain bien qu'où doive lutter avec l'inconvénient très grave du manque de personnel nécessaire et suffisamment impartial pour composer les jurys. Le mauvais résultat que, dans ce sens, donnent les expositions est dû au refus d'une grande partie des éleveurs argentins qui refusent avec ténacité d'exposer leurs produits, et parmi ceux-ci figurent des éleveurs qui sont au premier rang.
Les déboires et les bassesses de la vie des peuples nouveaux, bien que la vanité nous fasse croire que nous sommes déjà des colosses, influent sur le discrédit des expositions et produisent quelquefois des verdicts inacceptables; mais ces imperfections et ces abus connus et condamnés par Topinion publique disparaissent lentement avec les pro- , grès du pays et augmentent les garanties pour les concurrents à la lutte des expositions. Je dois dire, en vérité, que les Anglais aussi se préoccupent du même mal.
En plus de l'exposition périodique nationale, il s'en inaugure fréquemment dans les provinces d'autres qui sont importantes aussi, et auxquelles concourent de grands propriétaires d'animaux de toute la République. Il faut citer entre autres celles d'Entre Rios^ de Mendo^a et Mercedes de Buenos Aires.
Annuellement ont lieu encore dans les campagnes des foires et expositions-foires auxquelles concourent les habitants des alentours ainsi que les pouvoirs publics de la province où elles se célèbrent. Quelques essais ont été faits et ont réussi très bien à Cordoba^ à Santa Fé et Entre Rios.
Ils ont acquis une vie permanente et une très grande importance dans la province de Buenos Aires où elles s'ouvrent aux mois de mars et de septembre dans les principales villes de chaque région telles que Mercedes^ San Nicolas^ DoloreSj Lobos^ Ayacucho^ Olavarria, A{ul^ Saladillo^ Bragado et Bahia B lança.
Le mouvement des ventes de raffineurs est remarquable dans ces foires qui tendent à développer leur action sur des bases dignes du grand avancement de l'élevage dans la République.
Pendant la saison de mars à octobre, la ville de Buenos Aires est le marché où les éleveurs de toute la République viennent acheter des reproducteurs de première classe.
Les ventes se font toujours à Tencan public ou en ventes privéjes et les bons éleveurs, de même que les éleveurs européens les plus remarquables, vendent leurs béliers à une moyenne de i5o à 25o piastres monnaie nationale. Quelquefois même on a payé jusqu'à 2.000 piastres monnaie nationale pour un bélier spécial. Les maisons qui vendaient aux foires permanentes étaient deux : celle de MM. Adolfo Bullrich et C*° et celle de MM, Sanchei et Moreno dont les spacieux locaux présentent pendant la saison une grande réunion d'éleveurs et diverses collections d'animaux. On vient d'en inaugurer deux autres encore : ce sont celles de MM. Zorrilla et C* et celle de La Granja nacional qui a commencé avec un vaste programme.
C'est dans ces maisons que se réalisent les principales transactions sur les animaux, et elles sont pour ce motif une véritable bourse de commerce pour les éleveurs. Les reproducteurs importés qui y sont annuellement exhibés sont tous ceux qui arrivent au pays à très peu d'exceptions près.
Dans les saisons d'automne et du printemps, quelques établissements remarquables de la province font, dans leurs
propres étables, des foires où se réunissent beaucoup de personnes qui viennent de toutes les contrées productrices et de TEtat oriental. Les résultats sont toujours très satisfaisants et plus économiques pour les éleveurs que le produit des ventes de Buenos Aires qui augmentent les prix par les frais et commissions. Le système des foires dans les Caifagfies prend déjà d'importantes proportions.
Le Congrès de la République vote annuellement une somme d argent pour favoriser l'amélioration des races, mais cette somme n'est appliquée qu'aux éleveurs de chevaux de course, dans les hippodromes*
Le gouvernement national ne s'est pas préoccupé des véritables convenances de la nation en favorisant exclusivement les fêtes hippiques ; il oublie que les brebis et les vaches sont les grandes sources de la production nationale.
Les expositions et les foires annuelles doivent recevoir une partie des sommes votées par le Congrès et cet argent sera bien employé.
Les grandes quantités de laine que produit la République sont vendues de différentes manières dans une foire permanente. ^
Les estancieros font des contrats à l'avance, assurant de bons prix pour les époques propices, avec les représentants des maisons étrangères qui arrivent à Buenos Aires en septembre et octobre avec des ordres des fabriques, principalement françaises et allemandes.
Ceux-ci sont généralement faits avec des estancieros connus dont les lots dépassent 5 .000 arrobas et qui ont crédit assuré par la noblesse de leurs produits.
11 arrive aussi que ces contrats soient passés avec des acopiadores , c'est-à-dire des négociants qui achètent, par l'intermédiaire de leur maison de commerce ou de leurs agents de la campagne, la production de petits éleveurs et
fournisseurs à un prix relativement bas, soit en payant Tarticle en produits, soit en le recevant à titre de prêt.
Ces acopiadotes réalisent quelquefois de grands bénéfices, mais généralement ils se ruinent par le manque de science et de prévision commerciale par suite des alternatives de prix dans les marchés européens. Il y a, finalement, à Buenos Aires de fortes maisons étrangères qui spéculent sur une grande échelle. Quelques-unes ont fait banqueroute.
La plus grande partie des éleveurs ne spécule pas. Si les prix vacillent, leurs produits sont déposés et s'ils sont fermes, on les envoie sur la place.
Les grandes foires argentines de laine sont dans la capitale de la République aux places Once de Setiembre et Constitucion, autour des gares de chemins de fer de la province et du Sud. C'est à leur intérieur que s'opère le grand mouvement de la classification et de la vente des énormes quantités de peaux de moutons et de laines argentines.
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