‹ Description culture et taille des muriersChapitre 43 sur 85 · SÉPALE · texte numérisé non relu

SÉPALE

autres organes. S'ils sont unis, ils présentent inférieurement un tube de formes très-variées, et suivant la hauteur qu'atteint cette union, les parties non unies sont nommées /ames (limbe des auteurs, ou dents, lobes du calice).

Ces lames, ou bien les sépales libres, peuvent être affleurées les unes aux autres, et alors les sépales sont dits bord à bord (ou valvaires, les Tilleulsetles Mauves). Is sont irrégulièrement bord sur bord, lorsque les uns sont en dehors, d’autres en dedans, et d’autres recouvrant par un bord et recouvert par l'autre (Renoncules), ou bien régulièrement bord sur bord (Pervenche).

Ces sépales sont, dans plusieurs familles, tellement unis, jusqu’en haut et tellement adhérents (Angélieaeées), que ce n’est que par d’autres exemples bien manifestes de quelques genres de la famille citée, qu'on peut être sûr de leur existence. D'ailleurs, 1l est bien convenu que nous entendons toujours par libres les organes qui n'ont aucune union (entr'eux), et par adhérents ceux qui sont collés à d’autres organes plus intérieurs ou plus extérieurs, et alors toujours portant un autre nom.

l'y .... Sépales unis en un tube, qui devient charnu avec la base des pétales et des étamines, tandis que les carpels, qu’on confond dans les Rosiers avec les graines, sont libres d'union et d’adhérence.

Fig. 21.

Dans les Renoncules (fig. 20, pag. 162), les sépales sont libres, tombants. Dans les Roses (fig. 21), dans les Pomacées, la pelure est le tube des sépales accru dans tous les sens, et à leur sommet sont cinq dents qui ne sont que les lames (non accrues}, tandis que le reste du tube l’est beaucoup. Dans les Lamiaeées, au

+ PÉTALE. 165 ‘contraire, le tube des sépales persiste, sans l’accroître, sensiblement ; pendant que dans l'Alkékenge ilprend un grand accroissement en longueur et en largeur, sans adhérer.

Les sépales unis ou libres, persistants ou non, peuvent être semblables (calice régulier), ou irréguliers (calice irrégulier ), Lamiaeées. Je ne crois pas devoir entrer dans de plus amples détails pour l’objet qui nous occupe. Qu'il nous suffise de savoir, comme nous l'avons dit, que les fleurs des Müriers ont quatre sépales libres (opposés deux à deux), se fanant sur place et tombant avec tout l’épi peu après la fleuraison dans les fleurs anthérées. Dans les fleurs carpellées, au contraire, ils deviennent suceulents, se soudent les uns aux autres (c'est ce que nous mangeons dans la Würe sous le nom de fruit); mais, en réalité, ils entourent étroitement le véritable fruit qui est le carpel, lequel renferme nécessairement la graine, ( Voir, en outre, plus loin les caractères du genre Mürier, et la pl. 1, fig. 3, 4 et 6).

ONZIÈME CHAPITRE

Pétale (Corolle, Feuilles de la fleur

Dans l'Hellébore fétide, on voit le passage très-gradué de la feuille à la bractée et aux sépales. La figure 22 ci-dessous, montre de droite à gauche (Nymphée blanche), le passage insensible des sépales au rang le plus intérieur des étamines. Le sépale (S) est d'apparence foliacée en dessous, pétaloïde en dessus. Ce beau genro Nymphæa présente, comme exception très - remarquable, d'avoir constamment, ce que nous nommons dans la majorité des plantes E P ù fleur double, plusieurs spires de

Fig. 22. pétales (P). Plus à gauche sont

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