‹ Description de coquilles caractéristiques des terrainsChapitre 35 sur 61 · MÉLANIE SOUILLÉE; Melania înquinata^ Def · texte numérisé non relu

MÉLANIE SOUILLÉE; Melania înquinata^ Def

M. testa elongatâ y iurrita, basi striatd ; anfrac' ttbus subconvexis y in medio angulatisy tubercutis depressisy serratis y vel stria proemihentiore ; aper-^ tara ovatoy basi dUatatd,

Defr., Dict des se. nat, tom. 39, pag. 469.

Cerithium melanoides y Sovf., Min, Conckoly pi. 147, fig* 6 et 7.

• Melania inquinata , tiob. , Descript. des coq. foss. des enyir. de Paris, tom. 2 /pag. io5, n!^ a,

• Pour le type vivant de l'espèce , nob. , Magasin de conchyliologie par M. Guérin, 1? cahier, pi. i5.

L'étude <îe cette espèce est plus intéressante que celle de la plupart des espèces du même genre, en ce qu'elle est du petit nombre de nos fossiles parisiens qui ont leur analogue vivant, et de plus son abondance dans certains terrains attribués à l'argile plastique la rend précieuse pour les caractériser.

La Mélanie souillée est une coquille- alongée, turriculée, pointue, peu élargie à la base; les plus grands individus n'ont guère que douze à quatorze tours de spire ;' mais comme très-souvent le somtnet est mutilé, on ne compte que huit ou dix tours; ils sont légèt^ement convexes et rendus anguleux vers le milieu par une rangée de tubercules petits et obtus qui, sur les premiers* tours, se changent en petites côtes longitudinales obliques; la suture est simple, superficielle; quelquefois elle soit une des stries de la base, et alors elle est marginée. Outre la jrangée de^ tubercules dans quelques individus ^ chaque tour présente deux et quelquefois un plus grand nombre de stries. Il est à remarquer que plus les stries deviennent nombreuses et plus les tuber-^ cules diminuent d'élévation, au point qu'ils finissent par disparaître tout-à-fait; quels que soient les accidens de la spire, la base du dernier tour présente toujours des stries nn peu élevées en carènes au nombre de cinq à six principales*, quelquefois entre chacune des principales il y en a* une plus fine.

L'ouverture qui termine le dernier tour est oblique à l'axe de la coquille; elle est ovalairc, un peu pointue postérieurement , légèrement évasée et versante à la base; le bord droit, simple et tranchant^

est sinueux vers le tiers postérieur de la longueur à l'endroit qui correspond à la série de tubercules extérieurs*^

Aucune espèce n'est plus commune que celle-ci dans les terrains de lignite attribués à la formation de l'argile plastique; que ces terrains soient en effet dépendans de l'argile plastique ou qu'ils soient d'une époque plus moderne, comme .cela semble plus probable, toujours est-il que partout oiiils se trouvent, se n^iontre en abondance la Mélanie souillée , accompagnée de Mélanopsides, de Néritines, de Cyrènes, quelquefois, de Paludines , mélangées avec une quantité non moins considérable de Cérites et d'Huîtres. Les lignites du Soissonnais et de la Champagne, uni forment de ce côté la ceinture de la limite du bassin de Paris, présentent à l'observateur des couches compo*sées de ce mélange de coquilles et de leurs débris danâ une petite quantité de sable contenant un peu d'argile.

Un petit bassin des environs d'Abbeville contient les mêmes corps organisés fossiles dans des couches analogues à celles des environs de Paris -, il est bien à présumer qu'il est de la même époque géologique. On ne peut douter que les argiles de l'île de Wight en Angleterre (nous entendons celles qui sont en couches horizontales), qui offrent un mélange de corps organisés analogue à celui du bassin dé Paris, et qui contiennent entre autres le Melania inquinata; nous ne doutons pas, disons-nous, que leur dépôt n'ait eu lieu à la même époque que celui de la Champagne. Dans le bassin àe Londres se pro-

longent les couches de Tile de Wight; elles ont été percées par les creusemens qu'ont exigés les travaux de la Tonnelle qui passe sous la Tamise à son em-» bouchufe.

Par la communication pleine de bienveillance qui nous en a été faite par notre ami M. Lyell^ nous avons pu comparer les. individus du bassin de Lon^ dres avec ceux de Paris, et nous n'y trouvons pas la moindre différence. Nous avons de la peine à concevoii', d'après cela, comment M. Sowerby a pu mettre ces coquilles parmi les Géiites.

PL. 2, fîg. 4 et 5.

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