Melaisie a petites côtes ; Melania cosieïlata
Lamk.
M. testa turritâj subulatâ y transçersim striatd; anfractibus conçexiusculis ^ costis curvis crebrisque ornât is; apertura obliqua ^ ovatâ; angijUo posteriore soluto intùsque canaliculato.
Lamk. , Âhn. du Mus. , tom. 4 y p^g* 4^^ ' '^•^ ^ » et tom. 8, pi. 6o, fîg. 2, a, b.
Ibid.j Anim. sans vert, tom. 7, pag. 545 , n.^ i.
Defr., Dict des se. nat., article Mêlante.
Brongniart, Mém. sur le Yicentin, pi. a, fig. i8.
Nob., Descript des coq. foss. des env. de Paris j tom. 2, pag. ii3, pi. 12, fig. 5, 6, 9, 10.
Melania vdriabilisj Defr., Dict des se. nat,/o^. cit.
Cette coquille, que l'on place dans le genre Mélaiûe, appartient très-probablement à un genre dis^
tinct^ mais les caractères que l'on ea pourrait donner j quant à présent, nous sembleraient insuffisans, puisqu'on ne pourrait les appuyer sur la connaissance d'un animal appartenant à une coquille analogue.
On ne peut guère mettre en doute que cette coquille ne soit marine, puisqu'on ne la trouve jamais que dans des terrains marins : ainsi, dans le bassin de Paris , où elle se montre en plus grand nombre que partout ailleurs, elle est limitée dans le calcaire grossier proprement dit; elle ne passe pas dans les couches qui lui sont inférieures ou supérieures, et quoiqu'il y ait incontestablement des coquilles terrestres et fluviatiles dans ce calcaire grossier , elles y sont, comparativement à celle-ci, en nombre infiniment plus petite et rie sont pas répandues avec la même constance»
Cette Mélanie est alongée , turriculée , étroite ; on y compte quatorze à quinze tours de spire : les premiers , ceux du sommet, sont plus convexes que les autres, et leur suture est plus profonde que lorsqu'elle est arrivée aux derniers; cette suture est légèrement ondulée, ce qai est occasioné par la terminaison des côtes lon^tudinales. Les côtes sont nombreuses, pliciformes, un peu obliques et coupées en travers par des stries transverses, au nombre de cinq principales, entre chacune desquelles s'interpose d'abord une petite strie, puis une seconde, puis une troisième ;. sur les derniers tours, à la base de la coquille, les côtes lon^tudinales cessent, mais les stries transverses s'y montrent comme sur tout le
reste Je la surface. L'ouverture est petite , ovalaire, oblique sûr Taxe de la coquille et rétrécie à ses deux extrémités. Elle est versante à la base, mais non dilatée , èomme dans les vraies M élanies : sous ce rapport elle a de l'analogie avec les Rissoas; mais ce qui la distingue éminenmient de toutes ses congénères, c'est que l'angle postérieur de l'ouverture se détache de la suture et semble avoir été pincé) ce qui le prolonge en dedans en un petit canal.
Nous avons ; fait remarquer, dans notre ouvrage sur les fossiles des environs de Paris , <jue cette espèce présentait une série de variétés qui montraieDt que plus les côtes longitudinales sont élevées et nombreuses et plus les stries transverses^ sont fines, aplaties et peu sensibles, tandis qu'elles augmentent et se changent en cannelures profondes , proportiomiellement à la diminution dans le nombre et l'élévation des côtes longitudinales.
Peut-être que M. Rozet ne nous aurait pas indiqué cette espèce comme caractéristique du calcaire grossier parisien, s'il s'était souvenu qu'elle se trouve aussi à Dax et dans le Vicentin , et certes, d'aùrèsPen-* semble des fossiles de ces deux localités, il est bien; difficile de croire, malgré la présence de quelques analogues comme celui-ci avec des espèces de Paris, que ces dépôts coquilliers sont de l'époque du çal-' caire grossier. On ne peut avpir le même doute; pour les faluns de Valognes, qui non-seulement recèlent la Mélanie à petites côtes , mais encore la presque-totalité des fossiles des environs de Paris.
fV
C i6a ) 24. Genre Paludine; Paludina.
Caractères génériques. Coquille conoide, à tours arrondis, convexes, modifiant la cavité spirale. Ou-^ verture arrondie-ovale, plus longue que large, anguleuse au sommet; les deux bords réunis, le droit tranchant, quelquefois, mais rarement épaissi par un bourrelet, soit interne, soit extérieur.
Nous avons vu , en parlant des Cyclostomes , combien il est difficile de séparer nettement les espèce» fossiles de ce genre de celui qui va nous occuper ; cela nous paraît plus difficile encore depuis que Ton est forcé d admettre au nombre des Paludines des coquilles qui ont un bourrelet marginal à l'ouverture comme la plupart des Cyclostomes , ce qui ne s'était pas encore remarqué d'une manière aussi prononcée parmi les Paludines vivantes* On connaissait bien la Paludina impura, petite espèce qui a le péristome bordé en dedans lorsqu'elle est adulte; mais on n'avait aucune idée de Paludines comme celles qui furent découvertes à Vaugirard par M. De&noyer, dont l'une surtout, Pa/ii^ina Desmaresii, a un bourrelet très-épais à l'ouverture*
Les Paludines sont, comme les Limnées et les Mé-^ lanies, des habitantes des eaux douces; bien qu'elles aient de l'analogie avec certaines Mélanies ventrue» et à spire courte, elles en ont davantage et se lient bien plus avec les Ainpullaires, au point qu'il devient quelquefois difficile de décider si telle espèce entrera plutôt dans un genre que dans l'autre. Les
Piiludînes sont en général des coquilles minces, turbiniformes, à spire obtuse et assez courte, dont les tours, convexes et arrondis, sont toujours nettement séparés par une suture profonde. L'ouverture est arrondie, xm peu ovalaire, plus longue que large, et terminée postérieurement par un angle assez aigu, produit par la jonction du bord gauche et du droit; le péristpme est complet ou continu , ordinairement mince et tranchant, et légèrement évasé à la base de l'ouverture.
On connsdt déjà à l'état fossile un assez grand nombre de Paludines.; c'est particulièrement dans les terrains lacustres qu'elles se rencontrent : cependant on en trouve aussi dans les terrains marins, où leur présence n'a pas plus d'importance que celle des autres corps: organisés terrestres ou fluviatiles , qui, comme elles., y ont été transportés par les courans d'eau douce.
PL. 5, fig. 1 et 2.