‹ Description de coquilles caractéristiques des terrainsChapitre 38 sur 61 · C. Prév · texte numérisé non relu

C. Prév

P. testa oçato-conicd^ turgidula^ tenuissiniè Irans^ versim striatd; anfractibus sex convexîs , valdè separât is ; aperturâ oçatdy bimarginatd ; ynargînibus >continuis,

C Prévost, Note sur un nouvel exemple, etc., extrait du Journal de phys., Juin 1821 , pag. 11, n.** 1.

Nob., Descript^ des coq. foss. des erivîr. de Paris, lom. 2, pag. i29,n.°5, pi. i5,fig- i5et 14.

Cette Paludine est celle qui, ayant l'ouverture garnie d'un large bourrelet, pourrait être prise pour un Cyclostome, ^ on ne la trouvait en quantité trop considérable avec des coquilles d'eau douce ,et dans une couche toute lacustre, pour être attribuée à un genre terrestre , dont Jes espèces moins muliipliées'^ ne se sont jamais vues à l'état fossile en si grande abondance que les coquilles d'eau douce, €t surtout celles du genre Paludine. *

La Paludine de Desmarest est une peiile coquille voisine de la Paludina impura pour la taille et la forme; elle est composée de six tours de spire trèsconvexes, arrondis , à suture simple, mais profonde; le dernier tour est plus grand que le reste de la coquille; il est assez élargi à la base : il nest cependant pas perforé par un ombilic ; l'ouverture qui le

termine est grande, évasée, oblique, ovalaire, un peu plus aiguë postérieurement, où les deux parties du péristome se réunissent en formant un angle; les bords sont continus , fort épais ; le droit est garni dans toute son étendue d'un double bourrelet saillant en dehors. Le bord gauche, qui ordinairement .est mince, est ici très-épais et correspond par là au reste de Touverture. Vue à Taide d'une forte loupe, cette coquille présente sur toute sa surface extérieure des stries très-fines et régulières , transverses et peu profondes.

On est redevable de la connaissance de cette espèce à M. Desnoyers, qui la découvrit à Vauglrard dans une couche d'eau douce intercalée au milieu du calcaire grossier. Ce fait curieux a été observé aussi à Septeuil, et il existe pareillement à Maulle, à peu de distance de Grignon.

La Paludine que tious venons de décrire, ainsi que la Paludina conica et la Cyrena depressa^ sont les trois espèces qui caractérisent le mieux cette eouche lacustre, qui peut-être a plus d'étendue qu'on ne le pense.

a5. Genre Ampullaike ; Ampuïlaria.

CarMtères génériques. Coquille globuleuse ou subplanorbique , ventrue , ombiliquée ou non à la base^ sanâ callosité aXi bord gauche. Ouverture entière , plus longue que large, à bords réunis, le droit non réfléchi; un opercule.

Si> comme nous l'avons vu, on éprouve quelques

c&fiicultés à séparer certaines Palùdlnes d'une part avec les Cyclostomes, et d'une autre avec les Ampulkires , on n'en éprouve pas moins relativement à celles-ci pour les distinguer de quelques Natices, et même des Planorbes. Long*temps une ÂmpuUaire fut prise pour un Planorbe; elle est connue sous le nom de Planorbis cornu arietis. Il a fallu la recueillir avec son opercule, pour être assuré qu'elle n'appartenait pas au genre Planorbé. Pour les espèces vivantes d' AmpuUaires , on est certain de ne pas commettre d'erreurs, toutefois qu'on observe leur opercule^ qui est d'une structure particulière; mais pour les espèces fossiles, dans lesquelles ce caractère manque complètement, on est forcé de s'en rapporter aux caractères extérieurs de la coquille, et de confier à l'arbitraire les déterminations que l'on doit prendre.

Dans quelques circonstances on peut être guidé par le gissement des coquilles et les ranger dans les genres qui leur conviennent. Aux environs de Paris ce moyen manque aussi , puisque dans presque tous les cas les coquilles d'eau douce sont disséminées dans les terrains marins. On doit juger par là de l'embarras du conchyliologue qui, d'un côté, a des coquilles dont les caractères sont ambigus, et qui d'un autre les trouve dans un gissement qui ne peut l'éclairer.

Lés AmpuUaires sont en général des coquilles minces, très^globuleuses, ventrues, à spire courte, épidertnées, et toutes sans exception pourvues d'un opercule tantôt corné , tantôt calcaire. L'ouverture

est oblongue, beaucoup plus longue que large ^àu^ guleuse postérieurement : son grand diamètre est oblique à Taxe de la coquille, mais son plan anté^ rieur est parfaitement perpendiculaire, ce qui pour les espèces fossiles les distingue des Natices et des Paludines. Il y a quelques espèces qui ne présentent pas l'ensemble de ces caractères ; celle qui est planorbique et discoïde s'éloigne de la forme des autres* Quelques autres, se rapprochant sous ce rapport des Paludines, ont la spire assez alongée et pointue. Il en est d'autres, enfin, celle surtout qui vient de l'Amérique septentrionale, qui sont épaisses et pesantes comme des coquilles marines. Cette dernière exception que nous venons de mentionner d'Ampullaires épaisses, est ptéressante,en ce qu'elle confirme un rapprochement qui pouvait être regardé comme hasardé avant la connaissance de ce ⁢ nous voulons parler des Ampullaria ponderosuy Willemeiiij etc.

Quelques-unes des espèces attribuées aux Ampullairés ne se trouvent jamais fossiles ailleurs que dans le calcaire grossier^ de ce nombre sont les Ampullaria spirata, acuminain , scalaris j etc. , qui peuvent aussi bien caractériser cette formation que les- coquilles marines .sur l'origine desquelles on. ne peut contester. Celles quç nous venons de citer les dernières, ne sont pas dans ce cas, et on ne les admet au nombre des AmpuUaires que pour. ne pas les placer plus mal.

PL 1^ fig. i4 et i5.

Ampullaire a KAmPFSy ^mpullaria spiratoy Lamk.

^. testa oçaiO'Venirîcosa^ lœçigatà; spird brevi, acatà; anfractibus octo^ màrgine spirali separatis; apertutâ ovatâ^ basi effusd; umbilico aperto,

Lamk., Ann. du Mus., tom. 5, pag. 3o, d.° G; et tom, 8, pi. 6i , fig. 7 , a, ^.

Ibid.y Anim. sans vert., toni. 7, pag;. S/j-Q, n.** d

Def., Dict. des se. nat., tonu 20, pag. 44^* , Nobis, Descript. des coq. foss. des cnvîr. de Paris, tom. 2, pag. iSg, pi. 16, fig. 10 et 1 1.

Coquille ovale, ventrue, à spire pointue, plus courte que le dernier tôur^ elle est toute lisse, à peine marquée de quelques' accroissemens ; elle est composée de huit tours de Ispire, qui sont courts, serres et réunis par une suture simple assez pro^ Conde ; les trois ou quatre premiers tours sont arrondis et convexes, les suivans sont bordés par une rampe aplatie, un peu oblique, qui se voit à leur partie supérieure jusqu'à la suture;. en dehors elle est limitée par un angle aigu qui devient quelquefois saillant sur le dernier tour. L'ouverture' est ovaleoblongue , évasée à la base, où son péristome est plus épais que partout ailleurs; le bord droit est mince, tranchant; lacolumelle est arrondie, un peu échancrée vis-à-vis l'ombilic; celui-ci est petit, profond, et contient une petite côte saillante étroite, qui en descend obliquement pour se confondre avec la partie la plus saillante du. bord columellaire.

Cette coquille se trouve dans le bassin de Pans, exclusivement dans le calcaire grossier, qu'elle peut «ervir à caractériser.

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