CÉRiTE GÉANT; Cerîthium giganteumy LamL
C. testa maximâj turrità, apict aeutdj irans çersim sulcatd; anfrcictibus namerosisplanulcàhy •parte superiore tubereulis magnis seriatim cëro natis; aperturâmagna^ utrinqueacutâ; canalicotk* iorta; labio incrassatOy/oliaceo; columella caUosa biplicatd.
Lamk. , Ami. du Mus., tom. 3 , pag. 459» n.** Sj f et tom. 7, pi. i4» fig. 1.
Ibidi Anim. sans vert., tom. 7, pag. 65, n.® 1 ; Vivant? Fossile, loc. ciL^ pag. 89, n.** 60.
Sovir. , Min, Conch.^ pi.
Defr., Dict des se. natur., article Cérite.
S'il était vrai, comme la cru Lamarck, que l'analogue de cette espèce fût vivante à la Nouvelle-Hol-' lande, ce&it deviendrait très-intéressant; mais après avoir examiné avec tout le soin possible la coquille de la collection de Lamarck , nous sommes resté convaincus que cet honorable savant, dont nous respectons la mémoire , a été dupe d'une supercherie de Montfort , qui était assez connu pour manquer de toute espèce de délicatesse.
Nous possédons l'individu le plus grand et le plus complet de cette espèce que l'on ait encore vu dans les collections. L'extrémité de la spire est tronquée ; mais il est très -facile, en prenant l'extrémité d'un autre individu, de juger de la longueur de celui-ci : il a deux pieds et quelques hgnes de long. S'il était possible que cette coquille restât entière à tous les âges , comme cela a lieu à presque tous les mollusques, on lui compterait près de quarante tours de spire; mais lorsque l'animal est parvenu à un certain degré de développement, il laisse traîner sur le sol le bout de sa coquille et finit par l'user très-profondément; lorsque l'animal n'accroit plus sa coquille^, elle est frottée toujours du même côté, et il en ré^^ suite une surface aplatie , dans la longueur de laquelle
on voit les tours de. spire abandoBnés par ranimai ouverts f comme si on s'était plu à les scien
Cette observation prouve que lanimal de cette espèce a du vivre très-longtemps; car, en supposant qu'il vécut sur le sable ou sur les rochers, sa co-» quille soutenue en partie par lui, sa pesanteur spécifique diminuée* par Teau dans, laquelle elle était plongée , il a fallu un grand nombre d'années pour qu'un test si dur ait été si profondément altéré.
Dans le jeune âge, les premiers tours de cette coquille sont lisses et fortement carénés dand le milieu; la suture, d'abord simple, se garnit bientôt d'un bourrelet , sur lequel se montrent de très-petits tubert^ules très -rapprochés sur les tours suivans; l'angle médian est crénelé très-régulièrement^ mais il ne s'élève pas à mesure que la coquille s'accroît : à côté de lui naissent deux stries, qui elles -^ mêmes deviennent noduleuses., s'accroissent, tandis que la carène médiane, ne s'augmentant plus, est bientôt confondue avec elles ; le bourrelet de la suture s'élargit ^ les granulations deviennent des tubercules qui couron-^ nent tous les tours de spire. A côté de ces trois premières stries transverses qui occupent la partie moyenne des tours, s'en ajoutent successivement plusieurs qui s'élargissent en sillons à mesure que la coquille s'accroît ; mais vers la moitié de sa longueur ils ont une tendances à.s'efiacer, et disparaissent complètement sur les derniers tours; ceux-ci sont un peu plus convexes, leur suture est plus profonde, elle devient même quelquefois canaliculée; le dernier, qui est grand, convexe à la base,, se termine
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antérieurement par une ouverture oyalaire, oblicpe^ atténuée à ses deux extrémités. Son angle postérieur se détache fortement de l'avant -dernier tour et fait une saillie considérable ; Fan^e antérieur est occupé par le canal de la base , qui , large, contourné et asâez long,. est recouvert par une sorte de bec qvi forme l'extrémité de la lèvre droite ; celle - ci s'avance en s'arroxidissant au-dessus de l'ouverture ^ elle est trèsépaisse, foliacée en dehors; son épaisseur est quelquefois de plus d'un pouce. Le bord columellaîre est épais et calleux; k columelle est courte et se termine à l'origine du canal en un bourrelet qui se continue en spirale sur toutç la columelle. C est seulement lorsque la coquille est cassée que l'on aperçoit le second pli columellaire^ placé au*dessous du premier.
Telle est la description à peu près complète de cette espèce des plus i:emarquables, l'un des géans de la conchyliologie : son gissement n'a rien de bien particulier ; elle est disséminée dans l'épaisseur du calcaire grossier , où il n'est pas rare d'en trouver des tronçons dans* les couches durcies de ce calcaire, dans lequeMe test des coquilles a été dissous r on voit le moule intérieur qui a la forme d'une longue pyramide tournée en spirale à tours détachés. Ou trouve aussi cette coquille aux environs de Lou<* dres, mais les fragmens.en sont plus rares qu'aux environs de Paris.
On ne connsdt encore qu'un seul individu com^ plet de cette coquille (c'est celui que nous possé^ dons), et deux ou trois tronçons qui ont l'ouvertujrf^ assez entière.
PL I , fig. 7 ♦ ^ «* 9-
2, Cerite de Iumarck; Cerithium Lamarckii^ nob.
(Polamidesy Broi^g.)
C. iesîa eîongaid^ cohicd^ multispifatd ; anffacr iibus conçexisj irisulcatisj aliquantisper longitudinaliier plkaiis ; sulcis nodiferis; aperlurd suhroiundaià , canali breçissimo terminaià ; lahio ienui prominenie valdè sinuato,
Potamîde de Lamarck, Brong. ,' Ann. du Mus.^ tom. i5, pi. 22, fig. €.
Idem , Dëfr. , Dict. des se. nat , tom. 4^ » article 'JPotamide.
Cérite tubercule, Brard, Ann. du Mus., tom. i4» pi. 27 , fig. 25 et 26.
Cette coquille est alongée, turriculée, pointue^ étroite à la base j quelquefois élargie seulement par le dernier tour, qui est proportionnellement plus grand que les autres. Les tours de spire , au nombre de dix-huit à vingt, sont serrés, rapprochés et ar«rondis ; leur suture simple est assez profonde. Sur les premiers tours de spire il y a deux sillons un peu aplatis , sur lesquels sont placés une rangée de granulations plates, comme écrasées; sur les derniers tours, un troisième sillon semblable s'ajoute aux deux premiers. La base de la coquille est lisse ; on y remarque seulement quelques stries longitudinales d'accroissement. Dans quelques individus , ceux surtout des grès marins inférieurs , les premiers tours
de spire sont ornés de plis longitudinaux, nom* breux, réguliers et un peu courbés j ils correspondent aux tubercules des tours suivans. L'ouverture est petite , arrondie , oblique , terminée à la base par un petit canal court et étroit, qui ne dépasse pas la lèvre droite, Gelle-ci s'avance en une sorte de bec, qui domine toute l'ouverture; elle est rendue plus saillante encore par le profond sinus qui la creuse avant son insertion à Tavant-dernier tour.
Cette espèce offre quelques variétés, lesquelles correspondent assez exactement à ses divers gissemens. Les individus qui sont disséminés en assez^ grand nombre dans les meulières, sont généralement plus grêles et plus longs que ceux des autres couches , et sont dépourvus des plis longitudinaux sur les premiers tours de spire. A Fleury - la - Rivière , près Épemay , où nous avons vu cette coquille dans un calcaire qui ne renfermait qu'elle, et dont la position géologique n'est pas encore décidée, elle est plus courte, plus large à la base, et les rangées de tubercules sont plus étroites^ dans les grès marin& de Beauchamp, où elle est mélangée avec des coquilles lacustres et marines en nombre à peu près égal , elle est encore plus courte que celle d'Épernay, et presque tous les individus ont des plis longitudinaux sur les premiers tours dé spire; enfin ^ les individus recueillis à- Aurillac , département du Cantal , ont la plus grande ressemblance avec ceux. de Beauchamp.