Genre Rostellaire; Rostellaria
Caracières génériques^ Coquille fusiforme ou subturriculée, terminée inférieurement par un canal très -étroit en bec pointu. Bord droit, entier ou denté, plus ou moins dilaté en aile avec lage, et ayant un sinus à la base, contigu au canal.
Les coquilles du ^enre Rostellaire sont des plus faciles à distinguer; la forme extérieure les décèle et sert à les faire reconnaître à défaut de tout autre cai^actère. Toutes ces coquilles ont une spire plus ou moins longue, quelquefois, turriculée, d'autres fois fort courte; mais toutes, sans exception, ont le bord droit aminci, dilaté longitudinalement, simple, mais le plus souvent découpé en pointes plus ou moins longues, eji Jiombre variable,, selon les espèces. La base se termine par un canal çtroit, ordinairement droit, quelquefois recourbé^ à Torigine de ce canal à l'endroit de sa jonction avec la.lèvre droite, celle-ci offre une sinuosité peu profonde. Ce genre, malgré ses rapports avec les.Ptérocères, s'en distingue donc très -facilement, puisque dans celui-là il ei^iste, comme dans les S trombes ^ à la
base de la lèvre droite , deux sinuosités profondes. L'ouverture des Rostellaires est longitudinale, alongée, étroite y anguleuse postérieurement; cet angle postérieur, dans toutes les espèces, se continue en un canal plus ou moins prolongé, accolé le long de la spire. On voit même dans quelques espèces ce canal remonter jusqu'au sommet de la spire, s'infléchir sur lui et se continuer de l'autre côté en descendant sur les premiers tours.
Le genre Rostellaire est peu nombreux en es[5èces, soit vivantes, soit fossiles; on compte ons^ ou douze de ces dernières. Il n'y en a que deux de citées dans les terrains secondaires, et toutes deux appartiennent à la craie. Il y en a cependant aussi dans l'oolite, mais elles y sont fort rares ; parmi les espèces des terrains tertiaires on n'en connaît qu'une seule qui ait son analogue identique vivant , c'est le Rosiellariapes pelicani^ qui vit dans la Méditerranée «t qui est fossile dans tous les terrains tertiaires d'Italie et de la Sicile : elle se trouve aussi en Allemagne aux environs de Vienne.
PL. 10, fig. 3.
Rostellaire de Parkinsois ; Rostellaria Parkin-
soni^ Mant.'
R. testa turritâ ; anfractibus longitudinaliter plicatisj transversim striatis; ultimo anfractu tricarinaU) ;, labio expanso , recurvo , anidigitato ; aper^ iurâ anguslây canali superiore breyi terminata.
Parkinson, Organ. rem.y tom. 5, pag. 63.
Rostellarfa PàrkinsonijMsJiidl^ GeoL ùf SiiS" sex, pagi 72 et 108.
Idem ^ Sowerby , Min. Conch. , pi. 549 9 fig* 1 à 5.
M. Sowerby assimile cette coquille au Siromhas pes pelkani de Brocchi , qui se trouve en Italie; mais nous pensons que ce rapprochement n'est pas juste, car l'espèce de Brocchi est l'analogue fossile du Rosiellaria pes pelicani^ qui vit dans la Méditerranée , et il suffira de comparer les figures des deux coquilles pour s'assurer qu'elles sont d'espèces diflférentes.
Le Rostellaire de Parkinson est Une coquille à spire peu alongée, pointue» à pieu près aussi longue que le dernier tour : elle est formée de cinq à six tours arrondis, convexes, ornes de plis longitudinaux, un peu onduleux et légèrement obliques, ainsi que de "stries fines et fcjrt rapprochées. Le dernier tour est anguleux supérieurement, et il est pourvu au-dessous de l'angle de deux carènes tuberculeuses. L'angle lui-même est rendu tuberculeux par les plis longitudinaux qui viennent passer sur lui et se terminer immédiatement au-dessous. L'ouverture est étroite, alongée longitudinalement; son angle postérieur se prolonge le long de Favantdemier tour en une callosité courte, creusée d'un canal aussi long qu'elle. La base se termine par un canal court et étroit; le bord droit, épaissi, s&dibte en une seule digitation triangulaire , dont le sommet, assez aigu, se contourne un peu en crochet. Cette coquille se trouve dans l'argUe de Londres,
Wais plus particulièrement à ce qu'il parait dans les grès marins qui sont entre cette argile et la craie. Ces grès contiennent la plupart des coquilles de l'argile et jpeuyént être caractérisés par ce Rostellaire. La présence dans le bassin de Londres de cette coquille et de plusieurs autres qui manquent dans celui de Paris, indique entre ces deux grands dépôts tertiaires des différences dont il iaudra plus tard cher^ cher à apprécier rimportance.