‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 133 sur 195 · Voir le plan, fig · texte numérisé non relu

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REMPARTS. — XIIIe AU XV SIÈCLE 235

aux chevaux et aux voitures par des rampes successives, où des magasins avaient été établis et d'où les provisions étaient montées, par des plans inclinés nommés Poulains, dans les souterrains de l'Hôtellerie, construite par Robert de Torigni (1).

La Ville du Mont Saint-Michel, bien qu'elle soit de très-minime importance aujourd'hui, n'était pas, au xne siècle, ce qu'elle est devenue depuis ce temps. Fondée, au xe siècle, par quelques familles décimées par les Normands, qui dépeuplèrent le pays d'Avranches après la mort de Charlemagne, elle ne se composait, au xne siècle, que de quelques maisons établies sur le point le plus élevé du rocher, à l'est, afin d'être à l'abri des fluctuations de la mer, qui entoure le Mont à chaque marée et qui est particulièrement redoutable aux époques des équinoxes. La Ville ne s'est développée successivement, vers le sud, qu'après la construction des Remparts, qui lui forment une solide ceinture et opposent une barrière infranchissable à la mer, dont le niveau est, par les hautes mers, plus élevé que le sol de l'unique rue, dans la partie basse de la petite Ville. Il faut remarquer d'ailleurs, à l'appui de cette assertion, que les maisons ou les constructions les plus anciennes, dont quelques-unes remontent aux xie et xir siècles, se trouvent dans le haut de la Ville, vers le nord-est, tandis que celles du bas, vers le sud, et même l'Église

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