‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 134 sur 195 · Voir Robert de Torigni et le plan, fig. 14 (en W · texte numérisé non relu

Voir Robert de Torigni et le plan, fig. 14 (en W

paroissiale, ne sont pas antérieures aux premières années du xve siècle (1).

Les maisons de la petite cité étaient venues se grouper au pied du Monastère, qui pouvait protéger, ou, du moins, offrir un asile à ses habitants au moment du danger. Leur voisinage immédiat avec les bâtiments de l'Abbaye fut pour celle-ci, et bien qu'elle n'eût jamais été prise, la cause de plusieurs incendies dont elle eut à souffrir, en dehors de ceux allumés par la foudre.

« En l'an mil cent trente huict, au mois d'aoust, les habitaûs d'Avranches, à l'occasion des troubles, venans en ce Mont par un furieux débordement, mirent le feu à la ville et au monastère, réduisant le tout en cendres, excepté l'Église qui ne fut endommagée (2). » Dom Louis de Camps (3) nous donne les renseignements suivants sur l'incendie de 1138 : « Durant ces troubles et calamités vint en ce Mont Saint-Michel une bande de canailles et fripons de la ville d'Avranches ; ils mirent le feu en cette ville dont plusieurs maisons furent réduites en cendre. Le monastère n'en fut pas exempt, d'autant que tous les Lieux Réguliers et logements des Religieux furent bruslés, à l'exception toutefois de ce grand corps de logis basti par Roger II,

1. Voir ci-après la. fig. 89, tirée du Livre d'Heures de Pierre II, Duc de Bretagne. — Manuscrit du XVe siècle. Bibl.Nat., fol. 1159.

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