‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 158 sur 195 · Topograplna Galliœ, de Merlan, 1657 (vojr fig · texte numérisé non relu

Topograplna Galliœ, de Merlan, 1657 (vojr fig

ne connaissons aucun fait historique indiquant qu'elles aient servi à autre chose qu'à manifester la puissance des Abbés et leurs droits seigneuriaux.

Au milieu de cette barrière s'ouvrait une porte (S', fig. 14 et 98), fermée par un panneau roulant sur un axe horizontal. Le nom de Porte Bavole, donné par quelques historiens à la première entrée de la Ville, doit provenir de ce genre de clôture, bavole pour bavoler, voltiger, indiquant une fermeture légère et facile à manœuvrer.

De l'Avancée jusqu'au sud-ouest, où se trouvaient les magasins de l'Abbaye, le rocher seul forme une défense infranchissable ; cependant son sommet est bordé d'un mur crénelé (R\ fig. 14) se rattachant aux chemins de ronde extérieurs, entourant les Jardins de l'Abbaye au sud, dont l'angle sud-ouest est surmonté d'une échauguetle

Au pied du rocher, vers l'ouest, s'élevaient les bâtiments (V, fig. 14) qui dépendaient de l'Abbaye et renfermaient ses magasins, nommés les Fanils ou Fanis (de fcenum, foin, ou mieux, de fœnile, lieu où l'on serre le foin). Ils furent élevés, ou rebâtis, au commencement du xive siècle, sur l'emplacement de constructions plus anciennes remontant à Robert de Torigni (1). Il reste quelques vestiges de ces bâtiments (à l'ouest, en V, fig. 14) sur lesquels s'élève la caserne actuelle, bâtie en 1818. L'Entrée des

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