‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 159 sur 195 · Voir Robert de Torigni, — Poulains · texte numérisé non relu

Voir Robert de Torigni, — Poulains

REMPARTS. — XVIe AU XIXe SIÈCLE 293

Fanils était défendue par une Tour (1) flanquant l'angle sud-est, dont on voit la base (en V, fig. 14); elle fut, au xvie siècle, précédée d'un ravelin percé d'embrasures, qui existe encore aujourd'hui et forme une première cour. Les magasins avec leurs greniers, le four abbatial, les écuries, les étables, etc., s'étendaient de chaque côté delà deuxième cour intérieure au delà de la porte protégée par la Tour (V, fig. 14). De cette deuxième cour, les chevaux et les voitures même pouvaient monter, par des rampes successives, jusqu'au plateau (W, fig. 14) sur lequel s'élevaient les Poulains, qui partaient de ce plateau et aboutissaient aux souterrains de l'Hôtellerie (2).

La face extérieure des Fanils était, selon toutes les probabilités, crénelée et se reliait aux murs de ronde, également crénelés, dont on voit les ruines Ci, fig. 14), qui montent sur les escarpements du rocher jusqu'aux points accessibles (3).

Les défenses extérieures de ce côté de l'Abbaye furent complétées au xvie siècle par Gabriel du Puy, « Lieutenant du Roi en la place du Mont. » Il éleva la Tour ou Bastillon Gabriel (4), (Z, fig. 14), au point où le rocher devient

1. Tour des Fanils, dite, par corruption de langage : Tour Stéphanie.

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