MARÉES. — COURANTS
la grosse mer, on trouve des pluies et des brouillards épais dans tout l'archipel.
Enfin, un fait est très-important pour les marins, c’est la variation ordinaire des vents forts du S. O. en une brise modérée du N. O. Cette dernière circonstance est très-utile en ce que les navires forcés, avec des vents du S. E. ou du S. O., de quitter les rades mal abritées de ces iles, peuvent, pour leur retour dans ces ports, en profiter lorsqu'ils ont eu la précaution de se maintenir au Nord. Il ne faudra doncjamais, dans ce cas, prendre route vers leS. pour attendre la fin du mauvais temps, mais bien vers le Nord. On s’exposerait sans cela à employer plusieurs jours pour revenir au mouillage.
Par des observations suivies avec soin dans cinq des principales îles du groupe, on à reconnu aux tempêtes un caractère décidé de rotation, mais non un cours régulier dans leur marche; quelques-unes aboutissent au N.E., d’autres au S.E., mais aucune ne paraît donner de l'O. franc, ni varier de l'E. au delà du N.N. E. et du S. S. ET. Les tempêtes sont peu fréquentes.
Il est reconnu pe ne mate que les eaux du Gulf-Stream s'approchent dans FO. de l'archipel jusqu'aux environs de ‘Corvo, de Flores, et s’avancent souvent plus à l'Est. Leur direcuon générale est le S. E.; néanmoins, le long de ces îles et dans le canal qui les sépare de Fayal et du groupe central, on trouve fréquemment les courants portant N. E.
Au N. de l'archipel, à une certaine distance, les courants généraux sont du S. au S. E., S. O. et S.S. O. plus rarement ; quelquefois, près de Graciosa et de Terceira, on les trouve 0. N. O., comme dans l'archipel même. En août et septembre 1847, M. Nouvel, capitaine du navire le Gard, signale: avoir rencontré de nombreux courants très-forts dans le N. des Açores, de 42 à 44 degrés de latitude N., et de 33 à 28 degrés delongitude O. ; ces courants portaient au N., ce que ce même capitaine n'avait jamais éprouvé dans ses précédents voyages. IL prit aussi, dans la même position, des vents d'E. qui soufflé-
‘ Hunt, Description de Santa-Maria et de San-Miquel. — Journal de la Sociétés géographique, 1845, p. 283. — Londres, t. XV.
Marées, courants.
Ressources,