IV. Source peu ooosidérabla bien entretenues, les eaux y ac
(90^* a" a^). ^pianaiant encore «M aatittenre ^a-
No.V. Source assescoasidéràUo, liU.
liée à Paqucduc souterrain} eau peu
i8i MEMOIRE SUR LE CANAL
sans disposer exclusivement des antres sources, qui pre'sentent un front de i5oo mètres parallèle à la côte, nous proposâmes d'occuper par un fort le premier monticule du Sud , où était une source considérable qui s*est e'puisëe,et d'y rattacher celle adjacente (n°. i*^'^), dont l'eau est abondante et peu sau maire : mais cet e'iablissement , quoique reconnu très-utile, fut toujours diffère'
Erqedey Nous avons également visite la fontaine
d*Erqedey , distante d'une lieue et demie à l'est-sud-est de Soueys, en traversant le golfe, au madyeh (passage) au-dessus de la petite cminence dite de Qohouui: située sur la côte d*Asie , elle est à environ une lieue du bord delà mer. Cette source conserve un niveau assez constant, au rapport des Arabes; l'eau, qui en est légèrement saumâtre, est préférée à celle des sources de Moïse; elle fournit presque seule aux besoins de la ville de Souejs , quand la mare d'Afrique est tarie.
Cette fontaine, qui se trouve au milieu du lit d'un torrent d'biver, est encaissée de 12 à i5 pieds au-dessous du sol environnant : on voit encore les traces d'un aqueduc dirigé vers le bord de la mer , et qui a dû servir à y former une des aiguades de Sourys; il pourrait être rétabli à peu de frais , en le rattachant aux nouveaux clablissemens.
El'Nâba' La source dite cî-Nâha\ située à Test
de Soueys , est plus éloignée de la mer que celle d'Erqedey; mais on la dit épuisée depuis vingt ans, et elle
• M. MoDge, qui accompagnait 8 nivôse an vir (a8 décembre i7«j8) a In général en chef dans la première donné , dans la Décade égyptienne , reconnaissance de ces sources , le tom. i®"^, «ne notice sur ces sources.
DES DEUX MERS. i85
lie donne que très-peu d'eau dans la saison des pluies. Elle n'a pas ete' reconnue.
Ageroud On trouve sur la roule du Kaire à la
Mekke et à Tor, à quatre lieues nord-ouest de Soucys, le fort et le puits d'Ageroud : l'eau en est Irès-saunnatrcj mais la nécessite' force d'en boire. Elle perd cependant de son amertume, lorsqu'elle a e'te' exposée au courant de l'air et au contact des rosées , dans de i^^rands bassins construits à cet etïet, et que l'on remplit pour le passage des caravanes; on en porte à dos de cliamcau à Soue3\s pour l'usage des bestiaux. L'eau de ce puits j qui a 240 pieds de profondeur, est élevée au moyen d'une machine à chapelet ordinaire; cette eau a été soumise à l'analyse chimique
Bjr-Soueys A une lieue nord ouest de Soucys ,
sur la roule du Kaire, on trouve, dans deux enceintes contiguës et flanquées, les Djr-Soueysy ou puits de Soueys. L'eau du ])uits qui est à l'orient , est moins saumatrc que celle du second puits : cette eau a une odeur de foie de soufre, ou de gaz hydrogène sulfuré, si forte, que les animaux mêmes. répugnent à en boire; elle n'est qu'à quelques pieds de la surface du terrain ; et elle pourrait être conduite à Soueys, si l'on rétablissait l'ancien aqueduc en maçonnerie, construit à cet effet, et dont il reste des vestiges et des parties encore intactes: mais cet aqueduc n'était pas couvert , comme celui des fontaines de Moïse; ce qui devait accélérer l'évaporalion du gaz qu'elle contient. On avait moins à craindre, à la
• Voyez le rcsiiliat de cette analyse par M. Rcgnault, Décade (égyptienne, lom. i*"*^, page 270.
i86 MÉMOIRE SUE LE CANAL
vérité , son encombrement par les sables j car on pouvait y veiller soigoeusemcot. Cest à ce puits qu allaient tous les jours s'abrseuver les chevaux , les ânes et les chameaux que la garuison et les habitans étaient tenus de garder àSoueys'.
Moyeh^hG^sr» • • » • A une distance de i lOo toises , i
Touest de Soueys, on trouve une mare, dite la marc d'^rique, on McyehreUGesr (e9U de la digue). Elle est le râ»ptacle des eaux pluviales qui affluent du deseit par une ravine que l'on a fermée par une petite digue en pierre , à un quart de lieue de la mer, où les eaux se perdaient prëcëdemment : ces eaux sont trèsdouces; elles doivent leur qualité à la vitesse quelles ont, lors des pluies, dans le lit du ravin , et qui ne permet pas la dissolution des sels dont ce sol abonde.
Ces eaux, soigneusement recueillies, servent a remplir les citernes, des jarres et de grandes caisses calfatées comme celles qui constituent les citernes des vaisse^nx. On en use journellement jusqu'à ce qucUes soient épuisées : les pluies ayant été abondantes pendant riiiver de Tan vu ( 1799), la mare n'a été tarie qu'à la fin de janvier. Nous avons également constaté la possibilité de conduire ces eaux à Soueys , par une rigole qui existe encore, et dont la pente totale, que nous avoiis trouvée de 9^ 10^ 10', depuis un piquet de re{>èredans
* Les mouTcmens joarnalicrs de rions sur le canal, en janvier 1799,
cette place sur Bjr-Soue^rs et Age- les Arabes surprircnt.ettuèrenldou-
rond ont exigé des escortes , à cause se hommes de la légion Maltaise qui
des Arabes que la passage ÊDéquent foréiaient Pefoortr. Cet événement
dci earavanes menait diins oea pa- détermina à Hermar Fenoeinle da
rages; souTcnt ces eanartei ont été Bjr-Sonejietà j établir on poite. attaquées. Pendant que noos opé-
la mare, jasqu a la laisse de b hante mer du janyier , i Souejs , donné onze ponces de pente pour cent toises*
Ouatft* • • • • Nous avons été reconnaître dan^ la montagne dite eUTâqâ, à rouest-sud-oiiest et à trois lieiies de Soueys, une gorge profonde et sinueuse, que les Arabes nous ont désignée sous le nom de .Ouatâl (la fenêtre) , dans laquelle des cailloux roules , quelques ti'aces de végétation et desravinages profonds annoncent que les eaux doivent y être fort abondantes lors des pluies et des orages. A l'extrémité' de cette anfracluosité, qui peut avoir 3 à 400 toises de profondeur , un bassin naturel reçoit , à miJianteur , les eaux des montagnes à pic qui le dominent, et les répand dans la gorge qui débouche à la mer, par nombre de ravins rapides et sinueux, dont les lits sont couverts de galets.
Nous avons exposé la possibilité de fermer par un barrage l'entrée de cette gorge danâ la plaine, , pour y retenir une tirés-grande quantité d*eau pluviale. Ce sont les montagnes environnantes qui, élevées de 2 à 5oo toi8eSy.rassemUent les nuages qui y causent de» jAnies abondantes , et donnent lieu aux torrens qui inondent la plaine de Soueys. Au tiers de l'élévatiou de ces montagnes , la roche calcaire offre des couches plus té^lièresj elle se colore d*un très*beau rouge, et forme, dans une couche supérieure, une espèce de marbre, dont le ciment calcaire qui enveloppe des cailloux quartzeux, ne manque que d'une plus forte agrégation pour en faire une très-belle brèche.
ElrTouârtii En tournant le golfis ^ longeant la
i88 MÉMOIRE SUR LE CANAL
côte occidentale de ia mer, on trouve, à neuf heures de marche de Sooeys , et au pied de la montagne el-Tâqâ , à rentrée de la vallée de TEgarement , des vestiges considéiahles qui sont les indices d'un grand établissement andogne à eelai des^ontainésjde Moisef il^ « déjàété question dans notre reconnaissance de cette vallée : nous adulerons ^lem^nt qua ces sources nous ont paru iBSoeplH>Ie9>^ "fomer «se aiguade, qu^itamMiMik de détendre dans ce site resserre, où la route pourrait éire ieacmée par des xetranciienaieBS de mama^ âoo tiHsea de dëfrioppemééf f^eÉUfe^ pied de^ te Montagne escarpée et le rivage de la mer.
eipoaé 4^ aoi^mi "qii dëUassurer que Tindustine peut en augmenter les produits par quelques dispositions làciics à prendre pour
§. VIU. Etablissemeiis maritimes et défense*
Les etaUissemens de la marine à Soueys, sans être considérables , paraissent encore appartenir à un meilleur ëtat de choses; les magasins sont àssez vastes, et leur distribution est assez bien ordonnée; le magasin de la marine, bâti dans le genre des okels du pays propres an commerce, est an vasté bâtiment carrë, avec cour dans le centre et galerie au pourtour intérieur.
U existe deux petites cales où se font les constructions et les radoubs; les Turks y construiraient autrefois de gros bâtimens (kajasses) de 5 à 600 tonneaux. Le pei^ d'eau qui se trouve dans le chenalf, et le site de ces chan-
tiers sur le rivage à Souejs , exigent que l'on remorque au large , sans mâts , sans canons et sans agrès , les gr^s Lâlimens qui y ont ëtë lances
Le port ne permettant pas l'accès aux bâtimens de guerre, la défense du côte de la mer e'tait à peu près nulle; elle consistait dans quehjues bouches à feu dont on avait arme la maison du gouverneur, qui, située à Textrëmile' orientale de la ville, e'iait appelée le Château.
En arrivant à Soueys, du côte du désert, on trouve une porte de ville et de mauvaises clôtures qui se rattachent à la mer, du côte du nord, et à Tenceinte, du côte' de l'ouest; mais rien de plus misérable que ces murs, qui ne sont pas même à Tabri d'un coup de main de la part des Arabes, comme les habitans l'ont éprouve' peu de temps avant notre arrivée en Egypte. Il a ëtc fait depuis quelques retranchemens qui peuvent au moins préserver la ville d'une surprise.
Il n'existe aucun fort pour défendre l'accès de la rade et protéger les butimens qui y sont mouilles : mais le ras ou promontoire d'el-Tâqa, situe à quatre lieues au
* Les plus coosidéralilcs de ces bàliucDS sont au.ssi élevés fjifan Taisscaii de guerre, quoiqu'ils ne soicnL pas [ilus longs qu'une frégale.
Les bois viennent de la Syrie, par eau , jusqucsau Kaire , et sont perlés par le désert, à dos de chameau, jnsqu'à Soueys.
Le major Cooke dit qu^il arrive, des Jndes à Soueys, des bàliniens de laoo touneaux, mais que la construction en est faible et défectueuse ; ce qui est cause que ces bâtimens peuvent difiicilcmcnt résister à la
grosse mer : aussi les patrons ontils rhabiludc de mouiller [)endant la unit, pour ne pas s'exposer au large, et de naviguer à la vue des côtes hérissées d-écueils et dchaulsfonds. Ces vices de conslruction et rimpcritie des marins, ajoute co voyageur, ont encore coniribué à accréditer davantage les dangers de cette navigation ; mais il se trouve sur la côte beaucoup de petites baies qui peuvent servir de refuge dans les gros tcmj>8.
igo MÉMOIUE SUR LE CANAL
sud-sud-ouest, sur la côte d'Afrique, et forme de récifs, serait susoeptible de recevoir des batteries^ sons le tea desquelles les bâtimens seraient en sûreté; elles protégeraient encore Icntree de la rade , que resserrent ce promontoire ainsi qu'un banc de sable qui se rattache au rivage oppose, près des fontaines de Moïse,, et sur lequel on pourrait construire un autre môle pour y éta* blir de Tartilleric^
§• IX. Industrie et commerce*
Soueys , dénué de tout, n'offre aucun genre d'indus*trie en fabriques on manu&ctnres ; les déserts qui Ten*
vironuent, ne fournissent que quelqi^es arbustes et broussailles propres au chaufiGige et i la cuisson de la brique et de la pierre à cliaux : on trouve encore dans les ravins d eau pluviale quelques herbages propres à la nourriture des bestiaux. .
La pêche , considérée comme branche d'industrie , est nulle à Soiiejs : la grande difOculté des transports fait
que les Arabes ne s'y livrent point. Le poisson , qui n'y est que de qualité médiocre , est peu abondant j mais on y pêche beaucoup de coquillages et de coraux rouges et blancs.
Les constructions navales, qui durent y avoir beaucoup d'activité en difféi^ens temps, et notamment à Fépoque où les Vénitiens avaient des établissemens de commerce à Alexandrie et à Soueys, se réduisent aujourd'hid à £iire quelques zaïmcs' : des chantiers de
■ Cw bàtimeoi ( saïmês ) ne tont pu pootét $ ils mt tuiB'tttilkrie,
DES DEUX MERS. igt
construction jr seraient cependant d^un grand intérêt, par rimportanoe qu'ils peuvent acquàir. A dëiisiut d'une communication par eau, on transporte aujonrd*hm à dos de chameau , du Kaire à Souejs , tout ce qui est nécessaire à la construction des vaisseaux^ à leur grëment et à leur armement ; les mâtures, les ancres, les canonSy et autres objets pesans.
Les af&ires sont presque entièrement dans les mains des Grecs, qui n'en sont souvent que les commissionnaires. Le commerce de la mer Rouge, entre Geddah et Souejs, se iait au moyen de^o à 40 zaïmes,- bâtimens qui peuvent porter 2000 fardes cic cafe' , d'environ quatre quintaux l'une, ce qui répond à 400 tonneaux* Cette navigation , qui avait lieu autrefois par des Payasses , espèce de bâtimens du même port que nos vaisseaux de 5o canons^ tirant 30 pieds d*eau, ayant 200 hommes d^ëquipage , n'était pas moins lente et moins périlleuse t ces gros bâtimens, auxquels les Turks ont renonce, panent ctimtaunëment d'Arabie en mars , époque où ciÉimencent les vents variables qui obligent quelquefois à rdâclier à Qoçeyr : quand ils éprouvent des avaliiiÉ^eil^ arriie frëqnemàient , on peut à peine trou^ vér dans les chantiers de Soueys les moyens de les
Les objets principaux du commerce d'exportation
consistent en grains de toute espèce, en fer, cuivre,
gréés avec des voiles et des cordages 1er tous les soirs pour passer la nuit
fÎMUd^écorce de dattier. Ils ne font à raDcrc, les expose à voir cesser
aonveot qu'un vojagc par «n. La lei moDumii avant leur arrivée, et
IcDteor astréme qm rétake deHui- à attendre quelquefois la moaisoii
biiode oA Mot lei patroDt.de mooll* mÎTaota pour termmer leor tiijet.
Digm^
ig% MÉMOIRE SUR LE CMAL
étain et plomb , en e'toffes, en draps d*Europe , en productio^is propres à l'Egypte , telles que le riz^ le lin, le HatroD 9 le sel ammoniac , le safiranum , et pour le complcnient des achats en espèces inctallif|ucs , des sequiiis , des talarjs des piastres : tons ces objets, expédies pour Geddah , la Mekke et Mokhâ , acquittent les marcliandlscs d'importation; celles de l'Inde, qui consistent en mo^^Siselines et en ëpiceries, celles4j^'Arabiç , qui consistent en perles , gomme, parfums; et enfin le café d'Yémen, qui fait la base des retours, mais dont une plus grande partie ëcbangp plus directement à Qoçeyr les. bles de la haute Égypte. Toutes ces importation» montaient encore, en 1790, à plus de vingt millions^ ce qui était d un très-grand rapport pour la douane de Soueys , vu les droits excessifs , que la cupidité' des gou* verneurs avait tellement accrus, qu'en 1785 (suivaut M* de Voln^) les droits sur le café fiaient pn^tie ïfi prix d*achat. Cependant le commerce , maigre' sa de'cadence j^eut ren^iitre encQfe avec éclat sous rinflueu|jg dun meilleur gc^vernement^ et le, part de * quoique la tialure semble en acce'leVer la destmctîoîl', jpeut devenir encore le centre des ^li|^Mut^ sj^u(%7
■ Une compagnie de Marseille ob- tontes les roies de terre et de mer.
tint, par la négociaiion de M. Tm- avec rinclç , fil naître les plua tîtm
gnet, lieutenant dcTaisseau, diri- rcclamalions.
gée par M. de Choiseul, un trailé Les Anglais ont srnti de tout
avec les Lcjs, (jui lui confirmé par temps Tavanlage de faire passer une
la Porte, pour pommercer par Ja partie de lenr commeroe des Indet
mer Rouge «t Soneyi ; eUe fit un par TÉgypU; île deraient s*a£fraii-
Ibnda de trois millions. Mais ce cbir encore de Pobligation où ils
traité , contraire àœloi de la com- étaient dV'nvoyer leurs marchandises
pagnl« des Indes, qoi embrasiait des Indis à Geddah, et d'y pajer
§• X. Fues générales sur le port de Souejs»
Quoique le l Aablissement du port de Soucys soit lie à celui de l'ancien canal , ce port serait cependant susceptible d'amélioration, indépendamment de toute détermination à l'cgard de la navigation intérieure. La mer étroite q^i y conduit , n'a besoin que d être mieux connue pour devenir plus £sicile aux Européens : car on sait assez ce que sont les marins du pays j et dire qu'ils connaissent à peine i usage d|} la boussole , c'est donner la mesure de leur capacité* Les travaux d'amélioration purement maritimes devraient consister,
i^* Dans ce qui est relatif aux aiguadeS| sans le&> quelles on n'obtiendrait rien que de précaire et suffisant; * '
une douane considérable an pacha Bornhny \c 1-2 septembre 1774» et
de Geddab et au chérif de la Mekke , ils amvèrtut à Suucys en février de
indépeDdamment des i5 pour 7 «xi- ranote faîrante. Cette expédition
gés par la douane de Somgrs. La plas henreme domia lifn à de Tiret
compagnie anglnae fit négocier au- réolaniationa de la part du pacha et
près des beys , pour obtenir la per« dn chérif de la Meklte, qui , voulant ■
mission de faire arriver ses bàiituens ramener les Anglais à (seddah, oh' ^
jnsqo^à Soueys. L"'esprit d'indépen- tinrent du grand-seigneur un fîrmaa
dance et riolérêt des brys assuré- par lequel il fui défendu aux vais-
tent le succès de cette négociation ; seaux do cette nation d'arriver à '
jdDe obtint, en e£fel, sa demande, Soueys; c'est ainsi t^u^clle perdit la .
et ane lédnetioa de 8 pour % de permianon qu^etlearait obtenue des
4onane, sanf un léger dloit d*an- bejaaanala participation delà Porte,
crage au bénéfice des commandans Mais la compagnie des Indes n^avait
de Soucys. La compagnie expédia pas été long-temps sans voir qn^ea
du Bengale, en 1773, deux vais- rouvrant cette ancienne route du
seaux richement charges , pour l'E- commerce, elle aurait à redouter^
gyple et la Turquie j ils périrent la concurrence des étrangers, et,
dans le détroit: nués deux non- d*e1le-floème, elle sembla renoncer
vcaoz bàtimens parriarent A leur à nn avantage qu'*eUe craignait de
destinauon; il. itaient ptrti. de partager. ' <
E.M. XI. « iT
2^, Dans le balisage du chenal, et clans rétablissement de quelques amers sur la plage et sur la côte pour de'termîner le lieu du mouillage;
5°. Dans les travaux militaires qui doivent de'fendre Facccs de la rade et y protéger les vaisseaux ;
4®. Dans l'approfondissement du chenal, au moyen des écluses de chasse que les localités permettent d'établir, et dont les effets ne sont pas douteux, quoiqu'on ne puisse compter que sur six pieds de hauteur d'eau dans les retenues, au temps des syzygics. Ces travaux deTensifs contre de nouvelles alluvions sont d'autant plus indispensables, que les vents du sud-est (si redoutes pendant le hhamsjn) opèrent sur les sables une fluctuation qui tend sans cesse au comblement du golfe et à l'agrandissement de l'isthme, que l'autre mer accroît simultanément. Si l'on n'oppose rien à ces effets de la nature, on peut prévoir que dans peu de siècles le site de Soucys sera abandonne', et que les habitations seront transporte'es à l'extre'raitc du banc qui s'accroît constamment entre le port et la rade.
Les travaux subsequens auraient pour objet la restauration et l'agrandissement des quais, dont les murs, portes plus au large, faciliteraient Taccès des batimens pour y prendre leur chargement; ces travaux auraient enfin leur comple'ment dans tout ce qui est relatif à l'administration de la marine, et aux étahlissemens du commerce qui en seraient la suite nécessaire.