tat actuel du caual d'Alexandrie
Le canal d'Alexandrie, qui, selon el-Edrjçy (en ii53), et suivant Abou-l-fedâ (en i383.), prenait les eaux du Nil vis-à-vis de Foueh % a son embouchure actuelle à quelques lieues au sud, au village de Ralimâuyeli, situé sur la rive gauclie 4^ la bronehe d« Rosette, sous la ktilude approchés d'Alexandrie, et se rend dans cette ville, où il porte les eaux du fleuve.
Llnspection du canal d'Alexandrie dépendait du kâ-» chefovL gouverneur de la province de la Bdieyidi. A l'arrivée des Français , l'ingénieur Bodart en fit les premiiBres reconnaissances : après la mort de cet ingénieur à Alexandrie, nous confiâmes à MM. Lancret et Chabrol le soin d'acUever les opérations nécessaires à la ré-'
' Foueh, ville assez considérable, Vôtre, deptiîs que rembouchure du
située sur la rive droite de la bran- canal d'Alexandrie a éié reportée à
che de hosctic, à une distance de Kahmànych. Le canni ayant cesse lui-
iSooo mitires, ^u^, de Rabmànyeh, inènae d'être im-vigable, RosQtte a
et âê 39500, norc/, de RoteUe, en reprit tout le comnerce -de Foneh,
nÛTânt le court da fleuve , a été oA Van retrouTe quelques rettet de
Fcptfep^l des marchandises entte le constmetioiit ipi rappeUaiiir tOQ ân-
Kaire et Alexandrie. Elle a oetté de cîcn état.
daction d'an projet. Ces ingàiieurs, ayant termiiié k
plan de ce canal, doot le capitaine du génie Picot de. Moras avait déjà lève une partie, firent sur ce travail un mémoire, qpi fut imprimé au Kaire. Nous dirons ce qu'il importe le plus de connaître de ce mémoire, auquel nous renvoyons pour de plus grands détails ' : à ces premiers renseignemens nous ajouterons ceux qu'ont depuis fournis les ingénieurs Moline et Rcgnault, qui ont été chargés de l'entretien de ce canal. Cest d après toutes ces données et la connaissance que nous ayons acquise des localités, et surtout d'après les tlerniers événemens de la guerre, ceux de la rupture du canal et de l'inondation du lac Mareotis , que nous avons rédigé ce mémoire.
(jO. cours extrêmement sinueux de ce canal £adt assez connaître qu'il a été formé, à diflKrentesépques, de diverses parties de canaux des villages par lesquels il passe. On ne sait à quel temps reporter l'époque du comblement de la branche Ganopique ; mais on voit , par le rapport d*el-£driçy, que dès 1 1 55 cette branche était déjà fermée, puisque le canal d'Alexandrie avait son embonchure à Fondi. On doit regarder 'comme l'ancien canal d'Alexandrie, ainsi que nous l'avons déjà dit, la partie inférieure de son cours actuel, depuis Alexandrie jusqu'au village d'el-Nechou , et même jusqu'à i58oo mètres (dio6 .toises) au-delà, à Birketi village qui doit occuper un des poinl$ de l'ancienne branche Ganopique : la partie supérieure de Birket jus-
* Voyez Décade égyptienne , tom. ii , pages a33«a5x , oa Méoibires vir rÉgypte, ton. ir>
DES DEUX MER5. aS?
qa*à Rahmàoyeh, est Touyiage des Arabes. Ce canal, qui traverse les provinces de la Bahejreh et d'Alexandrie, est aujouicriiui dans un très-mauvais état : à sa prise d*eau dans le Nil , et dans la première lieue de son ennrs , il n*a qu'une largeur de cinq à six mètres; ses digues lunncnt une cliaiue continue de dcpots do icrres [provenant des curemens annuels du canal , et dont Télevation nuit à la navigation , en empêchant le vent de donner dans les voiles des Larques. Au-delà , des parties pltts resserrées ou plus sinueuses rétardent le cours des eaux , qui trouvent encore des obstacles- dans des contrepentes de son lit. Dans d'autres endroits, des digues basses que Ton aperçoit à peine, et très-distantes les unes des aulrèè, donnent au canal une largeur vague et indéterminée. Ailleurs, traversant une plaine inférieure i SOBP&, ses rives nues et déserta sont dominées çi et là par des monticules de decoiiiLics d'anciennes liabitations, témoins irrécusables de la dépopulation d'une provinlbe «l^'an état florissant qui n'est plus; l'aspect en est plus affreux encore que celui des déserts, par les souvenirs quil rappelle. Plus loin, le canal passe entre les deux kcs^Bfa'dj ch et Maréotis, qui eù baignent les digues sur une grande étendue de son cours inférieur, et dont qu^)ipies parties faibles, construites e9..tiprres légères 0lNldbtonneB^es , bu en 'maçontfisrie , menacent toujours d être entamées et emportées par les eaux delà mer. Enfin le canal contourne , au si|d , Ja ville d'AieXMi* drie , où , après avoir rempli léS'Citonies par les quatre aqueducs souterrains qui en dérivent, il entre dans l'en- Ttîlitft. iiin la ville, et, sons la forme jiS&ine aigoade, se É. M. XI. 17
a58 MEMOIRE SUR LE CANAL
perd à la mer , dans le port vieux , par le dernier de ces aqueducs.
Le nom. des principaïuz villages par lesquels passe le
canal, et les distances qu'il parcourt de lun à lautre, sont: