‹ Description de l'Égypte, ou, Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'armée française (volume 2)Chapitre 63 sur 87 · XII. El'Faramâ · texte numérisé non relu

XII. El'Faramâ

Fammah, dit Al)d-cl-Rachyd el-Bakouy, ville assez considérable, dont les Arabes sont les fondateurs, est située un peu à l'orient de Péluse y près du mont QasjraiM ( Casius ) ; la langue de terre qui sépare les deux mers, n*a en cet endroit que vingt-trois heures de chemin 9 et c'est là que A'mroè voulut la couper pour effectuer la jonctioii des deux mers : cette vflle est actuellement minée.

A El Faramâ, dit Aboùlfédà', la mer Méditerranée est si vol-

blcs, et qui onl été détruites depuis J.-C). Foyez Décade égyptienne,

qtt*dle8 ont' passé sons la domina- tome i*'^, pages 276-93 , tradvellon

tioQ des Arabes. » de M. Marcel , difeeteor de nmpri>

* A'bd-cl-Racliycl, auteur arabe, merie royale.

TÏTsit ca 8i5 de rbégyre (i4ia de * AboùlfédA, prioce syrien, his-

É. M. xî. a4

370 MÉMOIRE SUR LE CANAL, etc.

sine de la iner de Qolzoum ( mer Hoiige) , qu'elles ne sont s<^parëes que paruu espace de soixante-dix nulles : A'niroùben ^1-A'ss se proposait de creuser cet espace dans un endroit qu'on nomme maintenant la Qutue du TÈléphara; maïs il eu fut empêché par O'mar , qui cratgoît que les pèlerins de U Mekke ne fiisscnt pillés par le» Grecs.

loricnet géogTa|)hc arahr, vivailde J.-C). Traduction de MMp^J, par 753 à 794 d« rhégjrre ( K34a-S3 de M. Laoglès, p«^e 27.

Par M. DU BOIS-AYMË,

MSMBRE DB LA. COMMISSION CES SCISNCSS £T ARTS dXgYPTS.

L EXTRÉMITÉ septentrionale de la mer Rouge est à six ou sept mille mètres au nord de Soueys : au-delà est un vaste bassin qui se terilinie à enyiron soixante mille roëtres au nord de cette ville; sa plus gii^nde largeur est de douze à ({uioze mille mètres , et il se letrecit beaucoup vers le sud. ( Voyez la carte. )

Ce bassin , que j'ai traverse plusieurs fois, indique par son aspect que la mer y a séjourne' : on y trouve des couches de sel marin , qui , dans quelques endroits , forment des espèces de voûtes \ le terrain résonnait alors sous nos pas , et Ton apercevait a travers de petites crevasses , et à une profondeur de quatre à cinq mètres, de Teau , que nous reconnûmes avoir la même saveur que celle de la mer : ailleurs c'est un terrain boueux et des flaques d'eau salec. Dans les lieux sablonneux, si l'on creuse seulement de douze à quinze décimètres , on trouve de Teau salée au-dessous d une couche d'argile

37a SUR LES ANCIEIOlES LIMITES

et de vase. Le terrain est couvert de coquilles , et il est trèsinferieur à la mer Ronge ' : il n'en est séparé que par un Lanc de sable de quatre à cinq mille mètres de largeur, ' sur une hauteur qui excède rarement un mètre au-dessus des eaux dn golfe. Enfin Pon aperçoit, sur les collines qui Tentourcnt , une ligne formée de dcbris de végétaux marins, partaitement semblable à la trace que la haute mer laisse sur le rivage ; et ce qui est très-remarquable^ c'est que cette ligne se trouve de niveau avec la marée liaute du .golie Arabique.

Il me parait donc évident que tout ce terrain a été couvert autrciois par les -eaux de la mer. Uu banc de sable se sera formé un peu an-dessus de Soueys, vers l'endroit le plus resserré de la mer ; différentes causes lauront accru inseosiblement, et il aura suiii d uue tempête pour rélever au-dessus du niveau ordinaii^ des eaux : les vents qui charrient les sables du désert , l'auront bientôt augmenté , et lextrémité nord de la mer Rouge aura formé un lac qui se sera depuis desséché par l'evapora lion \

Il est difficile , et peut-être même impossible , de fixer 1 époque précise de cet événement; mais il est certaine^ meut bien postérieur au règne d'Adrien : et si l'on a cru reconnaître les vestiges d'un canal auprès de Soueys, ils ne peuvent appartenir qu'à celui que firent ouvrir les klialifes après qu'ils eurent soumis l'Egypte; car celui des anciens , celui dont parlent Hérodote, Strabon,

* La «lifférwioe ett de 19 à i5 gais dans U mer Rouge , sous la conm&tres dans plasienrs cncfroits. dottc de Castro , en i54i • la baie de > Depuis rezpéditioa des Porto- Soueys s'*esi ensablée considérable»

Pliuc , de. , se terminait à rcxiremito nord du bassin que je viens de décrire.

Lorsque j'e'raîs le premier cette opinion sur les anciennes limites de la mer Rouge, dans un mémoire que je lus à rinstitutd'Ég3rpte', elle fut assez généralement combattue par les inge'nieurs (]uî avaient , ainsi que moi , coopère au nivellement de l'isthme de Soueys^ mais la plupart d'entre eux Font adoptée depuis , et leur suffrage a change' pour moi en certitude ce que je n'avais d'abord énoncé que comme une probabilité.

Aux preuves que j'ai déduites de la constitution physique de l'isthme de Soueys , j'ajouterai le témoignage des historiens et des géographes le& plus célèbres de rantiquité.

Hérodote rapporte (liv. 11, chap. 58) que du mont Gisîus à la mer Eiythrée il y a mille stades, c'est-àdîre cent mille mètres , en prenant l'évaluation très-ap- , • proximative de cent mètres par stade'.

Le mont Gasius était, selon Strabon (liv. zvi), une montagne de sable avancée dans la mer Méditerranée. L'Itinéraire d'Antonin le place à quarante milles de Péluse, et c'est précisément à cette distance des ruines de Péluse que l'on trouve une haute dune de sable qui s'avance dans la mer , où elle forme un petit cap nommé Rds^ei-KagarouH'; on ne peut pas douter que ce ne soit là

incnr ; rt Ton p nt prédire que la impritm', avec quelques chnnfje-

mer sera enoore repoussée vers le lucns , dans le tome iv des I\It-iii. sur

sud. rilgj'plc, rcinipriiués chez Didot.

■ Ce mémoire tcnh pour titre : * Cet accord de la longueur du

Du passage de Ui Mer Rouge par leê petit atade «Teo notre dirineii déci-

Isra^tMf , et de quelques autres mi- maie da qaarl du méridien terrea-

rioclr^ rapporti» pwr BÊoSee, U a été- ire , eat une dioae femarquable.

374 SUR L£S ANCI£]y]X£S LIMITES lancien mont Casiiis : or, de ce point aux anciennes limites que la mer Rouge a eues, selon moi , ou trouyo œnt mille mètres; oe qui s'aoooide par&itement avec les mille stades d'Herodole.

On objectera peut-être qu'Hérodote dit ailleurs (liy*nr, €liap.4i ) que de la mer Méditerranée i la mer \ Erythrée il y a raille stades ou cent mille oi gjies ; que cette évaluation du stade en orgyies iait voii* qu'Hérodote voulait parier du stade olympique, qui équivalait à peu près à cent quatre-vingt-cinq mètres , et non du stade astronomique de cent mètres, et qu'alors, au liea de cent mille mètres entre le mont Casins et le golfe Al abique , il y en avait cent quatre-r vingt-cinq mille.

Mais cette dernière distance reculerait de près de soixante mille mètres vers le snd l'extrémité actuelle de la mer Rouge ; cette mer se serait donc de|>uis portée au nord de toute cette quantité, tandis que l'aspect des lieux prouve au contraire qu'elle s'est retiree vers le sud , en abandonnant un vaste bassin ^ qu elle le j^empli* raitde nouveau , si l'on enlevait seulement quatre à cinq mille mètres cubes do sable, et qu'alors elle ne se trouverait plus qu'à mille petits stades du mont Casius.

D'un autre côté, l'on est certain qu'Hérodote, dans sa description de l'Égypte, s'est toujours servi du petit stade. Est-il vraisemblable que cet historien ait employé une antre mesure pour Fisthme seulement, lorsque la distance qui en resuite se trouve autant en opposition avec les observations géologiques que l'autre snpposi* tipn y est conforme? Il me semble qu'il n'est pas difficile de concevoir qu'Hérodote , après avoir donné , dans

le second livre de son Histoire , mille stades pour la largeur de l'isthme , a pu se tromper sur la nature du stade qu*il avait en vue dans ce premier moment, lorsque, venant à parler de nouveau de cet isthme dans le iv<= livre , il ne lait en quelque sorte que répéter ce qu'il avait dit precc'dcmmcnt : il savait que celte distance était de mille stades j et c'est une faute d'allcnlion hien facile a commettre, qui lui aura fait égaler celte longueur à cent mille orgyies. On sait qu'Hérodote a commis une erreur à peu près semhlahle, en comparant la distance de Pise a Athènes avec celle d'Heliopolis à la Méditerranée. Au reste, toutes ces explications deviennent inutiles, si l'on adopte cette opinion , qui me paraît fondée, que le petit stade se divisait , comme le stade olympique, en cent parties égales, qui prenaient aussi le nom d'orgyies. Le témoignage d'Hérodote confii me donc ce que j'ai dit sur les anciennes limites de la mer Rouge.

Pline nous apprend ( liv. vi, chap. 27 ) que le canal projeté par Sesostris pour joindre le Nil à la mer Rouge avait soixante-deux railles' de long, et que c'était alors la plus courte dislance entre le IN il et le golfe Arabique. Il paraît certain que ce canal e'tait dérive du JN il un peu au-dessus deBubaste (Ile'rodole, liv. 11, chap. 58), où ce fleuve fait effectivement un coude vers Test : or, de ce point à l'extrémité du golfe, il y a maintenant en ligne droite quatre-vingt-dix milles, tandis qu'en suivant les légères sinuosités de la vallée de Saba'h-byar et s'arrctant aux anciennes limites de la mer Rouge, on retrouve les soixante-deux milles de Pline.

• Le mille vaul 756 loiscs , ou i4';3'"47'

Nous allons encore reunir quelques autres preuves.

La vallée de Saba'h-byâr , appelée Ouâdj par les Arabes, est vers le parallèle boréal de 3o^ 3i' 10" 5 son origine est à deux my riamètres environ de Belbeys : sa direction est de l'ouest à l'est. Le Nil, dans ses grandes crues , y pe'nètre quelquefois. Daus tous les temps , on y trouve de l'eau douce , en creusant de douze à quinze décimètres. Le terrain est de même nature et a le même aspect que celui de l'Égypte : mais , comme il est couvert moins souvent par le Nil, la couche de terre végétale déposée par ce fleuve a moins d épaisseur; elle n a guère que trois décimètres. Au-dessous est une argile légère, mêlée de sable. Le canal qui y conduit les eaux du Nil , est creusé dans une étendue d'environ un myriamètre et demi , sur le revers du coteau qui borde la vallée au nord ; ce qui donne beaucoup de facilité aux liabitans pour la dérivation des eaux nécessaires à la culture : mais il se passe quelquefois plusieurs années sans que le Nil parvienne à une assez grande hauteur pour fournir de l'eau à ce canal , et l'on se sert alors des puits pour arroser. A l'entrée de la vallée est le village d'A'bbâçch , auprès duquel il y a un lac que les Arabes nomment Birhetel-Fergeh ou Birket el-Hâggj el- Qadym : ce dernier nom , qui signifie ancien lac des Pèlerins^ peut faire présumer que, dans les premiers temps du pèlerinage de la Mckke , la grande caravane , qui passe actuellement par Ageroud, suivait la vallée de Saba'h-byâr pour contourner le fond du golfe, parce qu'il s'étendait alors bien plus au nord qu'aiijourd'hui, ou parce que le banc de sable qui avait formé récemment un lac de la

partie septentrionale de la mer , n'offrait point encore nn passage commode. A deux mjriamëtres d' A'bbâçeh , le canal est interrompu 5 c'est là que se termine TOuadj- Toumylat : ce nom lui vient de la tribu des Arabes Toumylât qui habitent cette contrée. La valide de Saba'li-bjâr s'étend encore à deux mjriamètresà l'est; et c'est à peu près au milieu de cette partie de la vallée que l'on trouve un vaste amas de décombres qui annonce l'emplacement d'une ancienne ville; les Arabes appellent ce beu Ahou-Kejcheyd, Au sommet d'un monticule forme' de ces décombres , il existe un gros bloc de granit, sur lequel sont sculptées en relief trois divinités égyptiennes, qui représentent, je crois, Osiris, Isis et Horus; elles sont de grandeur humaine , et assises à côte' l'une de l'autre : le derrière du bloc et les autres parties planes sont couverts d'iiieroglyphes. ( Voyez le dessin qui a etc recueilli par M. Fevre , et qui se trouve parmi les antiquités du Delta.) On trouve aussi sur les décombres un grand nombre de fragmens de grès rouge siliceux , semblable à celui de la montagne rouge qui est près du Kaire; des hiéroglyphes sont sculptes sur la plupart d'entre eux.

Plusieurs considérations portent à croire que ces ruines ont appartenu à l'ancienne ville d'Heroopolis.

Flavius Josephe ( liv. 11 , chap. 4 ) dit que Jacob étant parti de Bersabëe, son fils, ministre du Pharaon , vint au-devant de lui jusqu'à Heroopolis. Les Septante ont interpre'le de la même manière le verset 28 du chapitre XLVi de la Genèse, quoique dans le texte hébreu il ne soit pas question d'Heroopolis, mais seulement de la

terre de Gessen. Celte version fut faite en Égypte environ un demi-siècle après la conquête d'Alexandre : ainsi l'on doit ajouter quelque crojance aux détails geographiquesqu elle contient. La ville d'Heroopolis , au temps des Septante, était donc située dans la terre de Gessen , à lendroit où la tradition plaçait la rencontre de Joseph avec sa famille : ainsi elle était sur le chemin qui conduisait de Bersabëe , ou des environs de Gaza , à Mempliis, c'est-à-dire fort éloignée de la position actuelle de la mer Rouge. Cependant le nom de goJfe Heroopolite que les anciens donnaient à cette extrémité' de la mer Èrythree , prouve qu'Heroopolis était sur ses bords * : Pline et Strabon le disent formellement j et lorsque ce dernier parle de l'étendue de la mer Rouge, c'est toujours Heroopolis qui en détermine Textre'mite' nord.

Cette apparente contradiction disparaît en supposant la mer remplissant le bassin dont j'ai parle j et les ruines d'Abou-Keycheyd , se trouvant alors sur la route de Memphisà Gaza , et peu éloignées du rivage de la mer, paraissent convenir à l'emplacement d'Heroopolis. D' Anville, qui ne connaissait pas les ruines d'Abou-Keycheyd , et qui ignorait que la mer se fût autant reculée vers le sud , a cependant place Heroopolis vers le même point.

Heroopolis paraît être la ville qni est désignée dans la Bible sous le nom de Pitliom; il existe une version qobte du texte grec , où l'on a traduit Heroopolis par

• Ccst ainsi que la ville de Qol- (mer de Qoizoum), qu'elle porte

loum, qui existait aux envirous de acloellcment ; et Jes Arabes com-

Soucys, a donné à cctle partie de la niencent même déjc\ à la nommer

jner le uovx Buhr - el - Qolzoum Bahr-eL^Soueys.

Pithom, Plusieurs savans , entraînes par 1 analogie qu'ils ont trouvée entre Pithom et Patumos , ont pense que ces deux noms désignaient aussi la même ville. Il est certain que les Grecs altéraient considérablement les noms des pays étrangers , en leur donnant presque toujours une terminaison grecque. D'ailleurs Hérodote rapporte que le canal qui conduisait les eaux du Nil à la mer Rouge, aboutissait à cette mer près de Patumos ; et nous avous vu qu Heroopolis était à peu de distance des terres que la mer a abandonnées.

La ville de Clysma était sur la rive occidentale de la mer Rouge , et à soixante-buit milles d'Heroopolis , suivant ritincrairc d'Antonin : cette distance nous conduit à l'entrée de la vallée de l'Egarement, c'est-à-dire à un tiers de degré' environ au sud de Soueys , tandis que Ptoleraee place Clysma à un degré' au sud de l'ex- Irémite du golfe. Je sais bien qu'il ne faut pas s'atlacber trop rigoureusement aux déterminations géographiques de Ptolemee, qui, en réduisant des mesures itinéraires en degrc's , n'a fait souvent qu'augmenter les erreurs et les rendre plus dangereuses , en leur donnant une apparence d'exactitude astronomique ; mais il est impossible ne'anmoins d'admettre une erreur de quarante minutes entre des points aussi voisins , et places , pour ainsi dire , sous le même méridien : c'est pourtant la faute qu'aurait faite Ptolemee, si la mer eût ëtë autrefois contenue dans les limites qu'elle a maintenant; au lieu que, si l'on admet que de son temps elle s'étendait au nord , de la quantité que j'ai pre'cëdemment déterminée, Terreur n'est plus que de douze à treize minutes, ap-

38o SUR LES ANCIENNES UMITES

prosimation assez grande dans une discussion de celle natnrè. '

Quant aux lacs amers , on aurait lort de croire qu'ils occupaient le bassin qui est au nord de S^ueys; car , outre les preuves que j'ai apportées pour démontrer que la mer les remplissait autrefois, Pline dit positivement que le èanal dérivé du Nil avaittrente^pt milles et demi jusqu'aux lacs amers. Ce canal ayan^, d après les plus glandes probabilités, son origine au-dessus de Bubaste, on voit que les lacs amers devaient commencer un peu à l'ouest d'Heroopolis : il existe en effet, entre ce point et Tancienne extrémité du goUe, c'est-à-dire sur une étendue d'environ trois my riamètres , plusieurs lacs qui reçoivent les eaux du Nil dans les grandes inondations.

On voit, par les diUGerens passages que je viens de rapporter , que les auteurs anciens confirment ce que le seul aspect des lieux m'avait indique -, et il me semble que cet accord forme une probabilité égale à tout ce qu'en histoire on appelle certitude.

La connaissance des anciennes limites de la mer Kouge servira nécessairement à fixer , d'une manière plus précise qu'on n'avait pu le faire jusqu'à ce jour, la position des villes qui existaient autrefois sur les bords du golie, et que les géographes modernes ont été forcés d'aoco* muler aux environs de Soucjs , pendant que Ton retrouve auprès du terrain que la mer a abandonné, les ruines de plusieurs villes; et , ce qu'il est essentiel d'observer , elles sont toutes au-dessus du niveau des plus hautes marées du golfe Arabique. Je citerai, par exemple , celle qui est à l'extrémité nord du bassin : nous y

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avons trouve plusieurs Llocs de granit qui ont appartenu à un bâtiment circulaire de quatre mètres de diamètre * environ ; ce que Ton reconnaît à la forme d'une moulure taillée sur une de ces pierres. On rencontre près de là un grand nombre de fragmens de granit , de grès et de pierre calcaire, qui indiquent remplacement d'une an* ciennc viHe^ et il me semble que ce doit être celle de Oéopatris : die ^tait, selon Strabon (liy. XTn), dans la partie la plus reculée du golfe Arabique ; et il dit dans le livre précèdent , que le tanal dérivé du Nil aboutissait à la mer auprès de cette ville. En suivant le côté occidental du bassin , on rencontre encore , entre les ruines dont je viens do parler et Souejs, les débris d'un ancien monument sur lequel étaient sculptâ des caractères persepolitains.

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