‹ Description de l'île de Patmos et de l'île de Samos (volume 2)Chapitre 48 sur 122 · Mélétius, Géographie, p · texte numérisé non relu

Mélétius, Géographie, p

2, Strabon, 1. XIV, ch. 1.

- 3. Strabon, I. X, ch. xv.

pélos, remplit de sa masse toute la partie.occidentale de l’île, et il est impossible de chercher le cap Ampélos en dehors de la chaîne de ce nom; car il doit tout naturellement en terminer l’un des prolongements, et aucun n'est plus saillant que le cap Colonni. Là est donc le cap Ampélos. Nous avons trouvé et motivé la place des trois promontoires indiqués par Strabon, le Posidion, le Cantharion et l’'Ampélos. Ün quatrième est cité par le scholiaste grec de Callimaque. En effet, dans une scholie ancienne, qui se rapporte au vers 228 de l’Hymne à Diane :

€ XNTLXS, Iu6parin, [pwTtobpove te »

Je Us : — XNTidS. YATLOV, axpOTNpLOY TÂs Edo, mais je crois que c’est une faute du scholiaste et qu'il faut lire : TOTAUO TS Séuov, et non æxootnproy Tñs Eduou. Car, si un promontoire de ce nom était quelque part, il devrait exister non loin du petit fleuve Chésius, cité par Pline et auquel font allusion Callimaque et Nicandre. Or, la plage où ce ruisseau va se perdre, de même que l'endroit d'où il sort, ne ressemble nullement à un promontoire. On peut donc affirmer que trois caps seulement sont mentionnés par les anciens dans l'ile de Samos, et que le quatrième, qui est signalé par un scholiaste, ne doit son existence qu’à une erreur de ce commentateur.

Toutefois, l’île de Samos a d’autres promontoires, dont je vais indiquer les noms actuels, les dénomina-

4. Voyez plus bas le FhRpite où il est question des fleuves de Samos.

tions antiques ayant complétement disparu et n’ayant laissé aucune trace ni chez les géographes ni chez les historiens. Je ne parlerai, bien entendu, que des principaux, car chaque pointe du rivage à un nom particulier qui la distingue, et il me paraît inutile de sur charger de détails peu importants la nomenclature géographique de cette île. |

Le rivage N. de Samos projette les pointes de Vourliota et d’Ambélaki, le cap Tio au N. E. du port de Vathy et le cap Dascalio à l'E. du précédent.

La côte orientale présente deux grands allongements montagneux, dont l’un, au N., aboutit au cap Prason (rpäcov, algue verte) et l’autre, au S., au cap Katos, qu'on prononce ordinairement Gatos (xartæ, Chatte.)

Puis, au S. £., nous passons successivement devant les pointes Galitza, Molah-fbrahim, Griepodia, Climax, Psili-Hammo (ancien cap de Neptune) et Cavophonea (4605, oovos, bassin du Carnage). Cette dernière dénomination est toule récente : elle date seulement de 1822, année dans laquelle ce cap et le bassin qu'il protège furent le théâtre d’un avantage remporté par les Samiens sur les Turcs.

Au S., nous retrouvons le cap Colonni, autrement dit cap Blanc, l'ancien cap Ampélos; à lO., enfin, deux caps se dessinent, le plus méridional est celui de Saint-Dominique, qu’on appelle aussi cap Fourni, parce qu'il avoisine les îles de ce nom, et l’autre est le cap Kalabacte, l’ancien Cartharion.

LA

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