Strabon, 1, X, ch. xr
2, Strabon, 1. VIII, ch. 111.
J'ai déjà cité le passage de Strabon” qe rapporte cette tradition.
Pausanias*® nous raconte, sur la foi du vieux poëte Samien Asius, qui florissait vers l'an 700 avant J.-C., que Phénix eut de Périmède, fille d'Oïnée, deux filles, Astypalée et Europe, et que de l'union de Neptune et d’Astypalée naquit Ancée, qui régna sur les Lélèges; qu'Ancée ayant épousé Samia, la fille du fleuve Méandre, en eut Périlaüs, Énudus, Samos, Halitherse et Parthénope.
Cet Ancée, comme nous l'indique un passage de Jamblique*, avait d’abord fondé une colonie dans l'ile de Céphallénie, mais un oracle le força ensuite d'aller s'établir dans celle de Samos, appelée alors Phyllas.
Jamblique ajoute plus loin que le célèbre Pythagore descendait de ce héros, fondateur de sa patrie.
Apollonius* de Rhodes a suivi une tradition diffé rente, car il fait naître Ancée à Samos même, sur les bords de l’Imbrasus, d’Astypalée et de Neptune.
« Ei ph Gp ‘Ayraio repusatoy Eu6axes “Hpn € Odpoos, dv Iubpasiourt rap Va Acruraai Q Téxte Ilosetd dev. … »
Voilà, sans doute, pourquoi Strabon nous dit que l’île de Samos tira son nom soit d’un héros indigène, soit d’un guerrier venu d’Ithaque et de Céphallénie.
Mélétius*, de son côté, prétend qu’elle fut ainsi ap- Strabon, 1. XIV, ch, 1.
Pansanias, Achaica, 1. VIT, ch. 1v.
Jamblique, Vie de Pythagore, 1. I, ch. 11.
Apollonius, Argonautiq., 1. XI, vers 866. Mélétius, Géographie, p. 488.