‹ Description de l'île de Patmos et de l'île de Samos (volume 2)Chapitre 58 sur 122 · IDE · texte numérisé non relu

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Aussi, à cause de cette naissance, le nom primitif de ce petit fleuve était-il Parthenios', comme le prouve, outre plusieurs autres témoignages, ce vers que je trouve au nombre des fragments attribués à Callimaque.

« Avi yap éx}fône, iuépars, ILxpbeviou. D

L'Imbrasus coule à quatre cents pas environ vers l'O., au delà du temple de Junon. Ses rives sont encore bordées, comme autrefois, d’agnus-castus. On sait que ce joli arbrisseau abonde en Grèce et en Asie mineure, où 1l embellit le cours des fleuves et des ruisseaux. 1] ne garde pas toujours sa verdure, comme le myrte, l’arbousier et le lentisque, mais son feuillage, qui se flétrit et tombe en hiver, se renouvelle au retour du printemps, et 1l charme alors le regard par la finesse et la grâce délicate de son tissu. I fleurit vers le mois de juin et il laisse pendre de sa tige de longues grappes blanches et bleues. Telle est la bordure qui, avec le laurier-rose, suit les contours de lImbrasus. Ce dernier arbuste a communiqué au fleuve son nom actuel qui est Daphnia, ou le fleuve des lauriers. La largeur de son lit, non loin de son embouchure, est de vingt-cinq à trente mètres; en été, 1l est presque à sec, et, en hiver même, excepté lors des grandes pluies, il n’est jamais rempli, quoique très-peu pro— fond. Ses deux sources principales sont dans les montagnes qui dominent, au N., le village d’Alvauiti, et, à l’O., celui de Pagonta. Il reçoit, en outre, le tribut de plusieurs petits affluents, dont l’un s'appelle Hagios

4. Strabon, L. X, ch. n1. — Étienne de Byzance, an mot Iu$oæ os.

Constantinos, et l’autre Nero-Trivia. Le premier tombe en cascades, pendant l’hiver, du sommet d’une montagne située au N. de Myli, et il s’est creusé un ravin pittoresque qu'ombragent des pins et des oliviers sauvages; le second ,‘plus à l'E: et dans la plaine, jailht d’une source qui, quoique très-basse , est très-rapide, ée qui indique qu'elle prend son origine plus haut. Tarie et obstruée durant la plus grande partie de l'année, elle emporte avec fracas, au moment où elle se fait jour, les obstacles qui larrêtent, et elle doit à cette impétuosité son nom actuel de Nero-Trivia (Népo eau, 7rpi6o briser, veporp:6ior.)

Le cours entier de l’Imbrasus est à peine de 13 à 14 kilomètres : il serpente à 6 kilomètres environ de lencemte de l’ancienne ville, et quelques centaines de pas, comme je viens de le dire, au delà de l'Héræum. Cependant, dans la carte allemande de Kiepert, il est marqué comme coulant en deçà de la colonne de Junon, erreur qu'avait déjà commise M. Ross, et qui ne lui serait certainement pas échappée, sil avait pu examiner plus longtemps les localités. En effet, le ruisseau, qui, chez ces deux savants, est décoré du nom de fleuve [Imbrasus, n’est qu’un simple écoulement vers la mer des marais de la plaine.

- Dans la carte anglaise de Brock, celte erreur n'existe pas, et le véritable [mbrasus à conservé son nom et sa place. |

Ce qui a pu tromper, je l'avoue, MM. Kiepert el

Ross, c’est le texte même de Strabo n°.

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