Saint Jérôme, Catalog. des écrivains ecclésiast., ch. îx
Domitien fui tué, le 18 septembre, et que, le sénat ayant cassé ses actes et Nerva ayant rappelé les bannis, saint Jean retourna, sous ce prince, à Ëphèse, et qu'ainsi son exil dura à peine dix-sept à dix— huit mois.
Que dire, enfin, du récit singulièrement étrange et invraisemblable de la mort du saint évangéliste , se couchant vivant dans sa tombe, et dont le cadavre n'est plus retrouvé le lendemain?
Saint I ré née 1 se contente de dire que saint Jean vécut jusqu'au temps de Trajaa, et saint Jérôme répète la même chose, sans y ajouter le merveilleux qui, dans le manuscrit, précède et suit la mort du saint.
j'oubliais de faire remarquer que, d'après ce même manuscrit, saint Jean aurait composé son Évangile à Patmos, tandis que saint Irénée 2 afiirme qu'il l'écrivit à Ephèsc , pour l'opposer aux erreurs de Cérinthe et des Nicblaïtes , qui niaient la divinité de Jésus- Christ.
Ces raisons, et d'autres encore, m'inclinent à regarder comme apocryphe ce prétendu ouvrage de Prochore, et je ne puis reconnaître dans l'auteur de cet écrit le disciple de saint Jean. Je serais plus volontiers porté à croire qu'il ne fut composé que plusieurs siècles après cet évangéliste, ou du moins qu'il reçut alors des additions et des changements considérables.
Toutefois je n'irai pas jusqu'à rejeter comme égale-