CHAPITRE V
ÉCOLE ET GROTTE DE L'APOCALYPSE. — UN MOT SUR SAINT JEAN ET SUR L'OUVRAGE QU'lL A COMPOSÉ DANS CETTE GROTTE.
Nous avons exploré le port de LaScala et les ruines de l'ancienne capitale de l'île , nous avons constaté le silence absolu de l'histoire sur la fondation et sur la destruction de cette ville ; puis , le grand souvenir de saint Jean se présentant à nous, nous avons recherché et trouvé dans les Uepiodoi ro5 Qsoléyov l'origine de plusieurs des traditions qui régnent encore dans l'île au sujet de cet évangéliste. Nous y avons recueilli, sur la géographie ancienne de l'île, quelques détails qu'on ne rencontre nulle part ailleurs. Il est temps maintenant de poursuivre notre marche et de nous diriger vers le monastère; mais, avant d'atteindre le sommet de la montagne sur laquelle il est bâti, arrêtons-nous, chemin faisant, à l'école et à la grotte de l'Apocalypse.
Une chaussée mal pavée conduit de La Scala jusqu'au haut de la montagne de Saint-Jean; elle date de 1818 et est due à la générosité d'un moine de Patmos, nommé Nectarios, devenu archevêque de Sardes. Là où la pente était trop rapide, des marches ont été ménagées; à moitié chemin environ, vers la gauche , â quelque distance de la route , s'élèvent les bâtiments de l'école hellénique. Ils ont été construits sur le roc, et l'on a profité, pour cela, d'une
plate-forme naturelle- qui domine la grotte de l'Apocalypse. Cette école a été fondée par le monastère, au commencement du xvme siècle, et, pendant longtemps, elle a joui d'une réputation méritée dans toutes les îles de l'Archipel. Les maîtres dont elle s'honore le plus sont: Macarios, Gérasime et Daniel. Sous ce dernier, qui mourut en 1801, elle comptait plus de deux cents élèves, accourus des îles voisines et même de la Grèce continentale pour suivre les leçons de ce savant professeur. Actuellement elle est bien déchue de sa première splendeur, et c'est à peino si elle est fréquentée par une quarantaine d'élèves, la plupart fort jeunes, et auxquels les éléments seuls du grec ancien sont enseignés, avec un peu d'histoire et de géographie.
On m'a montré, dans l'une des salles, une plaque de marbre blanc avec une inscription ancienne dont les lettres sont très-effacées; elle a été déjà publiée par M. Ross, dans son recueil d'inscriptions grecques concernant les îles de l'Archipel . Je ne puis mieux faire ici que de la reproduire telle que ce savant l'a déchiffrée :
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DE L'ILE DE PATMOS. 49 • . rYMNAS I A PX H KO. 2 E P TA Kl AEÀAMP A A APX H KO 2 . . • .ONM. PON APOMONNENIKHKniKAlTAYTAPEPPA
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• NIHEKTnNI ASONTA2TE0Y2!A2EPETEAE2A. . .
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• • • MENEPHNH20 A1E0HEXEIASPE2EITOY2AEAA. . . • .2TA2KÂiAAE]0OMEN",OY22TE0ANn2AIME.
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