Slrabon, 1. X, ch. n
cette assertion, ce géographe invoque plusieurs passages d'Homère. Par exemple, Iliade, 1. II, vers 634 :
Odyssée, 1. VI, vers 671 :
« 'Ev TcopQuù iB&xrjç xz Idy.oLÔ xz 7raMrà)ioic<7ïjç »
Il est facile de reconnaître que, dans ces vers, Homère désigne clairement l'île de Céphallénie par le nom de Samos, quelquefois c'est par celui de Same.
Odyssée, 1.1, vers 246 :
« "0<7(7Ci yàp v^ffotfftv È7rtxptZT.éou(7tv âpiaxot « AovliyjM zz 2apwj xz v.oà uX^svti ZazOvôw. »
/te, 1. IX, vers 24.
Homère fait mention également, à plusieurs reprires, de la Samos de Thrace.
Ilîiade, 1. XIII, vers 12 :
« Kaî. yàp b ôavaaçwv rjcro 7TToXsptôv tî y.â.^-j xz « rY-«Lou S7r' àxpoTaTVjç Y.opvyrtz lâysrj u^ïjsq-otjç. »
/te, 1. XXIV, vers 78 :
« "Evôops pizilavi tiôvxm. »
/te1, vers 753.
Si donc Homère a connu la Samos d'Ionie, ce qui est très-probable , l'on prétend même qu'il a habité cette île quelque temps \ il ne l'a, du moins, nommée
\. Dans l'Index qui accompagne l'édition Didot, on applique à tort ces deux derniers passages à la Samos Ionienne; ils se rapportent évidemment à la Sarnos de Thrace, comme l'a fort bien observé Strabon.
2. Voy. la Vie tfHomère, attribuée à Hérodote, ch. xxix etsuiv
SUR L'ILE DE SAMOS. 165 nulle part dans ses deux grands poëmes. Il en est seulement question dans l'un des hymnes qu'on lui attribue, mais qui paraissent dater d'une époque postérieure et appartenir au cycle des homérides. Hymne a Apollon, vers 41 :
Ici le rapprochement du mont Mycale montre clairement qu'il s'agit de la Samos Ionienne.
Comme cette unique citation est très-contestable, attendu qu'on s'accorde à croire que cet hymne n'est pas d'Homère, on peut dire que la gloire, qu'ont eue tant de petites îles, d'avoir été célébrées par la muse de ce grand poète, a manqué à l'une des plus importantes de l'Archipel, et que Samos n'apparaît nulle part dans ses vers sous aucun des noms qu'elle ait portés.