Varron, apud Lactant. de fais, relig., 1. I, ch. xvn
SUR L'ILE DE SAM OS. 189 à cette île l'honneur d'avoir donné le jour à cette déesse, et la ville de Gnosse, en Crète, celui d'avoir été témoin de son hymen avec Jupiter.
L'ordre du temple était le dorique1.
» Postea Silenus, dit Vitruve, de symmetriis Dori- « corum edidit volumen ; de cède Junonis quae est Sami «( dorica, Theodorus. )>
« Ensuite Silène fit un livre sur les proportions de l'ordre dorique, et Théodore sur le temple de Junon à Samos qui est dorique. »
Il était hypaethre, probablement à cause de sa grandeur. Les parties couvertes étaient enrichies de tableaux précieux et la partie découverte, c'est-à-dire le milieu, était ornée, au témoignage de Strabon2, de nombreuses et admirables statues, parmi lesquelles on en remarquait trois colossales et placées sur une même base, œuvre du célèbre Myron. Ayant été enlevées par Antoine, deux d'entre elles, Minerve et Hercule, furent rendues par César-Auguste et rétablies sur le même piédestal. Quant à celle de Jupiter, elle fut transportée au Capitole, où on lui éleva une chapelle.
Hérodote3 nous parle également de deux statues de bois, représentant le roi Amasis, et dont ce prince avait fait cadeau à Polycrate eu signe d'hospitalité. Elles étaient placées derrière les portes du temple.
Une autre statue est décrite minutieusement par