Hérodote, 1. II, ch. clxxxii
190 ETUDE Apulée \ c'était celle d'un joueur de cythare, qui passait pour l'image de Pythagore ou du musicien Bathylle, favori de Polycrate. Elle était, dit-il, d'une admirable beauté.
Une foule d'autres cbefs-d'œuvre de ce genre semblaient disputer à Junon les hommages de ses adorateurs; car l'histoire nous apprend que, par reconnaissance, par flatterie ou par crainte, les Samiens accordèrent l'honneur d'une statue dans ce sanctuaire vénéré à presque tous ceux qui furent leurs bienfaiteurs, leurs patrons ou leurs vainqueurs.
Parmi les tableaux qui décoraient l'intérieur de cet édifice, il en est un sur lequel Hérodote2 nous donne quelques détails : on y voyait Darius assis sur un trône et regardant dé hier toute son armée sur le pont par lequel le Samien Mandroclès avait joint les deux rives du Bosphore s lorsque ce monarque entreprit son expédition contre les Scythes.
L'autel et le trésor de Junon étalaient une magnificence inouïe en dons précieux d'or ou. d'argent.
« Ibi, dit Apulée3, donarium Dea perquam opulentum; plurima auri et argenti ratio, in lancibus, speculis et hujuscemodi utensilibus. »
Au nombre de ces offrandes se trouvaient deux superbes cratères décrits par Hérodote4.
Le premier avait été consacré par le célèbre navi-