‹ Description de l'île de Patmos et de l'île de SamosChapitre 87 sur 116 · Tournefort, lettre X, sur Samos, Voyage au Levant-, t. I · texte numérisé non relu

Tournefort, lettre X, sur Samos, Voyage au Levant-, t. I

SUR L'ILE DE SAMOS. 215 antiques : puis l'on franchit un ruisseau que MM. Ross et Kieperî ont pris à tort pour Hmbrasus. En continuant à s'avancer vers l'O., on traverse un autre ruisseau moins considérable qui découle des marais, et Ton arrive à d'autres magasins tout remplis de débris de marbre enlevés à l'Héraeon et engagés dans l'intérieur des murs. Dans l'une de ces maisons, entre autres, on m'a montré l'inscription suivante gravée en fort beaux caractères sur une base de marbre blanc qui sou tenait une statue :

OÀHM02KAAYAI ANOKTAOYIANTHNTYNAIKATOY 2EBA2TOYNEPJQN02KAAYÀIOYAPOY20YKAI2AP02 TEPMANIKOYAYTOKPATOP02.

0 d'7i[j.oç Klxviïîxv Oy.t<xqvIccv r/jv yvvatza roû Seêaoroû Népwvo? Klxvdîov kpoûaùv Kocl^apo^ Teppai/Mov Aûrozparopoç.

Cette base a été découverte au milieu de l'emplacement de l'Hérseon, et nous voyons par cette inscription qu'elle était celle d'une statue érigée en l'honneur de Claudia Octavia, femme de Claudius Néron. Les Samiens, par flatterie sans doute pour l'empereur, avaient placé cette statue dans le temple même de Junon.

HéR;£on. — De ce vaste temple que reste— t— il maintenant? Une simple colonne, et encore même n'est-elle point entière; car deux ou trois tambours manquent ainsi que le chapiteau. Elle s'élève solitaire à une distance de la mer d'environ 200 pas et a

400 pas de ï'ïmbrâsus. Tons les voyageurs qui ont débarqué à Samos l'ont décrite.

Lorsque Tournefort visita les raines de PHéraGon, en 1702, il trouva, outre cette colonne, un chapiteau et les bases de plusieurs autres colonnes l.

Trente-sept ans plus tard, Richard Pococke 2 déclare avoir remarqué, du côté de l'ai le duN., plusieurs bases et piédestaux, dont la plupart étaient enterrés, de même qu'une partie des colonnes. « Mais, ajoute-t-il, il y en a une presque tout entière du côté du Midi. Ces colonnes étaient composées de plusieurs tambours et leurs bases étaient d'une structure extraordinaire. Celles des colonnes du portique sont différentes de celles des ailes. Une de ces colonnes, qui m'a paru entière, est composé de 17 tambours. Chaque tambour a 2 pieds à 3 pieds de haut. Ces tambours ont été dérangés comme par un tremblement de terre. Ces colonnes étaient de marbre blanc et les piédestaux de marbre gris. Je vis une partie de deux chapiteaux de marbre gris, dont l'un avait 4P. 5 p. de diamètre; mais, comme celui des colonnes est de 5 P. 6 p., je croirais qu'ils appartenaient aux colonnes de l'intérieur du temple : les chapiteaux m'ont paru doriques, s

M. Choiseul-Gouffier \ qui, en 1776, contempla ces mêmes débris, n'avait plus vu qu'une seule colonne, un chapiteau et une autre base hors de sa place, d'un profil différent et d'un plus grand diamètre. « Peut-être,

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