‹ Description de l'île de Patmos et de l'île de SamosChapitre 93 sur 116 · MENE · texte numérisé non relu

MENE

A0HNA2

AOHNHN

MEAEOY2H2

« Ooo; rspisveoç Aôyjvàç A0v?vwv pedsovar,;. )>

« Limite de l'enceinte sacrée de Minerve, protectrice d'Athènes. »

Cette inscription a été relevée par M. Ross et insérée dans le recueil des inscriptions grecques deBœckh, n° 2246.

Ce savant explique très-bien que , malgré le dialecte ionien de cette inscription, la mention de Minerve protectrice d'Athènes ne permet point de douter que cette limite n'ait été consacrée par les Athéniens, à l'époque où ils envoyèrent des colons à Samos pour se partager celte île, dans la première année de la 107e olympiade l. En effet , il était d'usage, quand on divisait les lots entre les différents colons, de faire aussi la part des dieux2,

Ces débris, qui avoisinentl'Héraeon, en deçà comme au delà de l'îmbrasus, joint à cela le mouillage appelé cotioz Êpœfcyç dont il est question dans Athénée3, mouillage qui est assez sûr pendant l'été et dont les Samiens profitent encore aujourd'hui, tout confirme l'interprétation que j'ai donnée au texte de Strabon, texte en vertu duquel je place le faubourg de Junon tout auprès du temple de cette déesse (rb npoxereiov

70 TîpOÇ Tto HpaiwJ.

Cependant, Pococke1 est d'un avis différent ; « Je crois, dit-il, que cette plaine (la plaine de Chora) est lliérœon, où Strabon prétend qu'aboutissait le faubourg de la ville et non point au temple de Junon ou

4L Diodore de Sicile, 1. XVIIÎ, ch. vin.

Page 1