I. VASES PEINTS
42. — F. 3. {Amphore irrrhénieune). Peint. n.Vulci. — Thésée et le Minolnure . Le héros est imberbe, revêtu d’une tunique courte et armé d’une épée qu’il est sur le point de plonger dans la gorge de son antagoniste, tandis que, de sa main gauche, il le saisit par la tète. Le Minolaure ploie les genoux et tient une pierre de la main droite. Il se retourne vers Thésée. A gauche . en arrière de ce groupe , est Minerve , debout, revêtue d’une tunique talaire; la déesse a la tète nue et ne porte d’autre attribut qu’une 131106(0. Deux autres figures sont peintes ( à droite, derrière le Minotaure ce sont une jeune fille vêtue d’une tunique talaire, et un éphèbe drapé. On doit y reconnaître les otages athéniens que Thésée vient délivrer, en mettant à mort le monstre du labyrinthe.
Dans une frise peinte au-dessus du grand tableau , 011 voit un combat entre deux hoplites, tous deux accompagnés d’un archer. Aux extrémités est placé de chaque côté un personnage drapé. Les boucliers des deux combattants ont la forme béotienne.
R. Lin quadrige, à droite, monté par un hoplite accompagné de l’aurige. Ce dernier a la tète couverte d'un casque (xuv?)) semblable à celui que porte souvent Mercure.
Dans la frise qui règne au-dessus de ce tableau, on voit un combat à peu près pareil à celui de l’autre face du vase. Seulement, les hommes drapés, spectateurs de la lutte, sont au nombre de trois, deux à droite, et un à gauche. Ce dernier tient un bâton , ou une lance. On doit reconnaître dans ces hommes drapés des brubeutes.
Haut. , 36 centimètres.
(1) On connaît aujourd'hui sur les vases peints plus d’une Minerve sans attributs et la tète nue. Voyez mon Cat. étrusque , n° 139, et mon Cat. Durand , n° 65 . Voyez, infra , n° 4 8. Cf. mot» article sur Géryon , dans les Nouvelles Ann . , II, p. 117.
MYTHES DIVERS
43 . — F. 24. ( OEnochoé ). Peint, r. Nola. — Thésée, nu et imberbe, tient ‘des deux mains une massue dont il va assommer un Centaure. Celui-ci ne se défend pas, et lève les deux mains, surpris de la brusque attaque du héros athénien (1).
H*ut. , 26 centimètres.
( 1 ) Publie dans I c Recueil de Garginlo. Décrit dans mon Cat. Durand, n" 34a.
44 - — Couvercle. Peint, n. — Thésée et le Minot/mre. Le héros est imberbe, vêtu d’une tunique courte et d’une pardalide, et chaussé de bottines. Il va enfoncer l’épée dans le sein du Minotaure, qui se défend avec une pierre. A droite est Ariadne, les bras enveloppés; à ses pieds 011 voit une fleur. Suit Mi/ws, barbu, revêtu d’un manteau brodé et d’une tunique talaire, et tenant une lance. Un autre personnage, peut-être Rhadamanthe , barbu et drapé, sans attributs, accompagne Minas. A ses pieds est une grande fleur. A gauche du groupe central, est une femme vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus. C’est peut-être Minerve (1). A la suite, se présentent trois doryphores barbus et revêtus de tuniques talaires et de manteaux brodés. Ce sont les Athéniens délivrés par Thésée.
R. Lutte de deux hommes nus et barbus: peutêtre Thésée et Cercyon. De chaque côté, -un homme barbu, vêtu d’une chlamyde; l’un appuyé sur un bâton, l’autre tenant des haltères. A droite, de plus, un personnage barbu, armé d’une lance, et revêtu d’un manteau brodé et d’une tunique talairc (2).
Diarn. , 19 centimètres.
( 1 ) line magnifique coupc à figures noires du Musée du prince de Canino {Bull, de l’Inst. arch. % i83o, p. 4) , et qui offre, d’un
côté, la chasse 4 e Cnlytlon , et de l’autre, la lutte de Thésée et du Minotaure , représente A p'.aoVE tenant une couronne, et AOcvaia, sans autre attribut qu'une lyre. Une soixantaine de noms, y compris deux noms d'artistes, se trouvent à côté des ligures. Cf. supra , p. 4 a , n" 4 a.
(a) Décrit dans mon Ca(. étruu/ue, n* 114. Le sujet palestrique, qui nous semble offrir la lutte de Thésée et de Cercjron, rattache ces sortes de compositions aux sujets purement mythologiques.
45. — F. 8. ( Stamruts ) avec couvercle rapporté. Peint, r. — Les deux Dioscures , Castor, KAÎÎ- TfïP (sic), et Pollux, POAVAEVKE5, à cheval.
\jc premier est coiffé du pétase, vêtu de la chlamyde et armé de deux javelots. Pollux, armé et vêtu de même, n’a pas de pétasè; il est couronné de laurier.
R. Paris, reçif dans le palais de Mendias. Le fils de Priant est armé d’un casque à géniastères, d’une lance et d’un grand bouclier argien , orné d’un lion courant, et auquel est attachée une draperie sur laquelle est peint un œil. Deux hommes barbus, drapés et munis de bâtons , et dans lesquels nous reconnaissons Mendias et Tjmdare, reçoivent Paris. Une colonne ionique cannelée, placée en arrière de Piiris, indique l’intérieur du palais ( 1 ).
Les anses offrent des traces de restaurations antiques.
HauL, 47 centimètres.
(1) Décrit dans le Cat. étrusque, n° 120.
46. — F. 8. ( Stamnus ) avec couvercle rapporté. Peint, r. Vulci. — Ce vase offre des sujets qui s’expliquent l’un par l’autre. D’un côté, on voit Minos , Procris et Pasiphaë. Le roi de Crète est barbu , vêtu d’une double tunique richement brodée d’étoiles et recouverte d’un ample manteau. Dans sa
MYTHES DIVERS
main droite, il tient un sceptre, et de la gauche il saisit le bras droit de Procris ( i). Celle-ci , vêtue d’une tunique talaire, relève son pépins de la main gauche, çt retourne la tête vers Minos, tout en s’éloignant de lui. En arrière de Minos est Pasip/utê, vêtue comme le roi , avec un léger péplus qui recouvre sa double tunique étoilée; elle regarde vers le groupe précédent, et, relevant de la main droite sa tunique, elle étend le bras gauche avec un air dé surprise ou de reproche. De chaque côté de la scène, est un Amour qui plane clans les airs. KALOS O KALOS. Sous chaque anse, un autel.
R. V Aurore et Céphale. La déesse, avec de grandes ailes, regarde derrière elle vers Phosphorus, qui s'éloigne; il est figuré comme un jeune garçon drapé, et étend le bras droit en avant, en jetant encore un regard vers la déesse : celle-ci, la tête couverte du cécryphale, est vêtue d’une tunique étoilée qu’elle relève de la main gauche ; la déesse marche vers le héros, qui est vêtu comme un chasseur, et représenté jeune et imberbe. Sa tunique courte est recouverte d’une chlamyde qui cache son bras gauche. Sa main droite tient deux javelots; le pétase ou la causia est rejetée sur ses ' épaules. Céphale tourne ses regards vers l 'Aurore. KALE, la belle ( 2 ).
Sur une des anses, on lit les caractères 0X11, tracés à la pointe; sous le pied, un A et un <t> entrelacés; à côté un I, et plus loin un H.
Haut. , sans te couvercle, 32 centimètres.
(i) Àpollod., III, i5, i.
(a) Décrit dans le Cal. Durand , n* a63. M. Welckor ( Rhei nisches Muséum , V, S. i36) désapprouve l’adjonction de noms divins et héroïques, tels que ceux de Jupilcr-Minos et de Junon-Pa&iphaë. Cf. Gerhard , Archœologisches Intelligcnzblatt