I. VASES PEINTS
der allgcrneint'n Lileratur Zeitung , Julius, i836, S. 3 17. Nous avons déjà essayé ailleurs [Cal. Magnoncour , p. 36) de répondre à ces objections, en citant plusieurs noms propres héroïques attribués comme épithètes à différentes divinités. Pour le cas présent, il nous reste à observer que Minas et Jupiter sont tour à tour désignés par les mythographes comme ayant enlevé dans laTroade le jeune Ganymèdc. Eustath. ad Homer. , Iliad Y, p. iao5; Athcn., XIII , p. 601, r. Cf. la Nouvelle Galerie mythal ., p. 67. Pasiphaé aussi est un surnom d’Aphrodite. Lydns, de Me ns ib us , IV, p. 79, ed. Bonn. L’on sait quels rapports intimes existent entre Junon et Vénus. Cf. Aphrodite-Hèra , honorée à Sparte. Paus. III, 1 3, 6. M. Gerhard {Archtcolngisches lntelligenzblatt der allgemeinen Lileratur Zeitung; Julius, i836,S. 3 2 3) considère le sujet peint sur le vase que nous décrivons comme une représentation nuptiale. Il nous paraît certain que ces sortes de scènes sont des sujets choisis à dessein pour faire allusion à un mariage; mais on ne nous contestera pas sans doute que ces allusions étaient toujours cherchées dans des scènes mythologiques. D’ailleurs, le caractère des personnages représentés ici doit leur faire attribuer des noms mythologiques d’un ordre élevé.
47. — F. 17. ( Cyathis ). Peint, n. Vulci. — Une femme voilée et enveloppée dans un ample péplus. Elle tient des branches de lierre ou de myrte. De chaque côté, un grand œil. Vers les anses, deux éphèbes, chacun monté sur un hippalectryon . L’un est revêtu d’une tunique blanche, l'autre est entièrement nu.
Nous pourrions proposer pour cette charmante composition les noms A' Electre et de ses deux fils Dardanus et J as ion , personnages d’un caractère analogue à celui des Dioscures (i).
Haut., 16 centimètres.
(1) Apollod., III, 12, 1. Explication de M. Ch. Lenormant. La femme voilée est une forme de la déesse Latone ou la Nuit. Voyez le vase du Musée du Louvre décrit dans mon Cal. étrusque y n a 65, et qui sera publié dans le second volume de Y Élite des mon. céramngraph. Après la destruction de Troie, Electre, une des étoiles qui forment la constellation des Pléia-
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de», disparut et s'éclipsa. Euslath. ad Homel*. , ltiad . , i , p. n 55; Hygin., Fab. 19a; Serv. ad Virg. , Georg., I, i38. On sait d'ailleurs que le culte des Pénates ou Cahires de Samothrace, institué par Dardanus, se confondit dans la suite avec celui des Dioscures Castor et Pollux. Plusieurs des mythes qui étaient originaires de la Troade furent portés plus tard sur le continent de la Grèce. Ou peut citer à qet egard l ' Érichlhan 'uis troven, et celui de l’Attiquc. Le coq, d'ailleurs ,est un des types des médailles de Dardanus, ville de la Troade. Voyez Eckhel, D. IV., II, p. 48a et 483; Mionnet , II, p. 654 et suiv. lin cavalier est aussi un des types les plus fréquents des monnaies de ftardanus.
48. — F. Zi.{Cylix). Peint, n. viol, et bl. Vulci. — Int. Mercure, assis sur le mont Ida; devant lui les trois tléesses Junon , Minerve et t énus. Les trois rivales sont debout et vêtues de tuniques richement brodées et variées d’ornements; des pépins de pourpre voilent leurs têtes, qui sont entourées de bandelettes. Celle qui est la plus près de Mercure étend la main droite en avant et semble lui adresser la parole; les deux autres portent la main droite à la bouche, comme pour recommander le secret. Le front des trois déesses est orné de la Stéphane. Mercure, à demi assis, parait écouter avec attention leurs discours; le dieu est barbu et vêtu d’une tunique courte, coiffé du pétase et chaussé de bottines. La cibise est suspendue à son côté. Dans la main droite, il tient le caducée, et dans la gauche la syrinx ( 1 ).
Ext. Hercule enchaîne Cerbère; le chien est bicéphale, des serpents l’entourent de tous côtés; un serpent, la gueule béante, remplace la queue. Hercule est barbu, revêtu de la peau de lion, et armé d’une épée suspendue à son côté; sa tète est nue. Il tient la massue de la main droite, et de la