I. VASES PEINTS
gauche la chaîne qu’il a passée au cou de Cerbère. En avant de ce groupe, est Mercure ; le dieu est barbu et coiffé du pétase ; il retourne la tète vers Cerbère. Son vêtement consiste en une tunique courte et une chlamyde brodée; ses pieds sont chaussés de bottines. Il tient le caducée d’une main, et étend l’autre en avant, comme pour exhorter Hercule à emmener le chien. En arrière du héros thébain, est une déesse debout, vêtue d’une tunique brodée et d’un pépins; sa tète est ceinte d’une bandelette; elle tient une couronne de la main gauche. On doit reconnaître ici Athénénic.é.
Au-dessous de cette peinture, on lit : KSENO- KLES EP01ESEN , Xénoc/ès a fuit.
R. Achille , AXILEVS (sic), armé de pied en cap, est représenté dans l’action d’une course rapide; son bouclier est béotien; il tient dans la main droite l’épée nue. I.e héros poursuit Héniithéa (a), dont la fuite et les mouvements témoignent la frayeur. Entre ces deux personnages, sont deux chevaux en course, l’un rouge et l’autre noir, sur le premier desquels est monté un éphèbe vêtu d’une tunique blanche et d’une chlamyde brodée. Au-dessous des chevaux, est une hydrie cassée, qu’a laissé tomber la jeune fille qui prend la fuite. Au-dessous, on lit: KSENOKLES EPOIESEN, Xénoc/ès a fait.
De chaque côté des anses est un sphinx (3).
Diam. , 29 centimètres.
(i) Dans le Cat. Durand, n° 65, en décrivant cette magnifique coupe, j’avais suivi une ingénieuse et savante explication de M. Ch. Lenormaht, qui avait cru reconnaître dans cette peinture Mercure apprenant des Muses ou fllelissœ Vart de la divination. Homer. , Hjrmn. in Merc. 55* sqq. Cf. Paus. X, 5, 5. Les mêmes nymphes étaient encore appelées 0piat. Schol. ad
Di i — i__ -XJûgle
Callimach. Hymn. in .J/toU. 45 ; Zenob. Proverb . , V, 75. La comparaison de ce sujet avec d’autres peintures, qui sont relatives au Jugement de Pâris, ont ramené M. Lenormant à l’explication proposée par M. Raoul Rochette [Mon. inéd. p. aGi.), et adoptée par M. Gerhard ( . 4 rchàologuches In it lligen zblatt lier allgerneincn Literatur-Zeitung , Halle, Julius i 836 , S. 3 io), c’est-à-dire à reconnaître ici Mercure et les trois déesses qui se présentent devant lui pour être menées à Pâris. Ou reviendra sur ces représentations dans Y Élite des monuments céramographiques. Je ne connais aucun autre monument antique qui montre Mercure avec la cibise. Persée reçoit des N v ni plies le casque d’Hadès, les sandales ailées et la cibise. Apollod., il, 4, a. II est vrai qif après avoir tué la Gorgone, Persée donne à Mercure les objets qu’il tenait des Nymphes; ce dernier les rend ensuite aux Nymphes. Apollod., II, 4, 3 . Ainsi, 011 peut comparer ici les trois déesses, Juhon , Minerve et Vénus , aux Nvmphes qui indiquent à Persée le chemin qu’il doit suivre pour se rendre dans l’endroit où habitent les Gorgones. Cf. sur les rapports qui existent entre Mercure et Persée, Panofka , Mus. Blacasy p. 76 et 77.
(a) On peut voir sur Hémithéa les réflexions de M. Lenormant, dans mon Cat. Durand , n*G 5 , et celles de M. Panofka, dans les Ann. de l’Jnst. arrA.,YIl, p. 278 et suiv. Cf. mon Cat. étrusque , n** 75 et iaa.
( 3 ) Publié. Raoul R Ochette , Mon. inéd pl. xux, 1. Décrit dans mon Cm. Durand, ii° 65 .
4q. — F. a 5 . ( Amphore il masc/iruns). Peint, r. Basilicate. — Le sacrifice cl’ Iphigénie. Derrière un autel carré, élevé sur deux gradins, est Calchas, debout , vêtu d’un ample manteau qui laisse à découvert la partie supérieure de son corps. Le grand prêtre est barbu et tient «le la main gauche un sceptre , et de la droite un large couteau qu’il dirige vers I/j/tiifénic , placée à côté de l’autel, à droite. La fille fVAgamemnon, la tête baissée, est vêtue d’une tunique talaire et d’un ampechoniiiin, et attend, avec calme et résignation, le coup mortel. Mais une biche, dressée sur ses jambes de derrière, s’élance à côté d’ Iphigénie , vers le couteau du sacrificateur. De l’autre côté de l’autel, à gauche,