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ristome est plus grand, et dont les tubercules imterambulacraires sont plus rapidement affaiblis vers l'appareil apical. On ne peut la confondre avec l’Acros. Ribeiroï, P. de Loriol.
Localités.—Arrabida (couches à Pseudodiadema conforme).—D. Pel. (E. de S. Thiago de Cacem). Lusitanien.
ACROSALENIA RIBEIROL, P. de Loriol, 1889 PI. IX, fig. 8-9
Dimensions
Diaméhies EN RR à 17 à9% mil Hauteur, par rapport au diamètre ........ RU 0,50 à 0,55
Test circulaire, assez élevé, peu renflé au pourtour, légèrement conique à la face supérieure, aplati à la face inférieure.
Appareil apical détruit; l’espace qu'il occupait est assez grand, pentagonal, un peu prolongé dans l'aire interambulacraire impaire.
Zones porifères tout à fait droites. Les pores, bien ouverts, sont disposés par paires relativement assez écartées, et séparés, dans chaque paire, par une très fine cloison. A la face inférieure, près du péristome, les pores se multiplient à peine, en réalité, mais les plaques primaires qui forment les plaques composées deviennent fort étroites et les pores s'ouvrent, non plus toujours à l’extrémité externe des plaques, mais à une distance qui varie, il en résulte que les pores paraissent former un ou deux petits arcs obliques de trois paires; tout près du péristome il y a aussi intercalation d’une ou deux demi plaques.
Aires ambulacraires rectilignes, extrêmement étroites; aiguës au sommet et à la base, un peu élargies seulement à l’ambitus. Les tubercules qui les garnissent, au nombre de 15 à 16 dans chacune des deux séries, sont très petits, peu saillants, crénelés et perforés, écartés, alternes, diminuant très graduellement à la face supérieure, et réduits à de simples granules près de l’appareil apical. Ils occupent presque toute la place dans l'aire, de sorte quil n’en reste que pour un unique filet de très petits granules, qui serpente au milieu; deux ou trois granules séparent aussi chaque tubercule; à la face inférieure 1! n'y a plus, au milieu de l'aire, que un ou deux granules isolés. Comme dans les autres espèces, les plaques composées sont formées de trois plaques primaires dont la médiane est beaucoup plus élargie que les autres du côté interne.
Les tubercules interambulacraires sont au nombre de dix par série. À l'ambitus, ils sont larsement scrobiculés, mais peu saillants; ils diminuent rapidement à la face supérieure et à la face inférieure; le mamelon est très petit, les crénelures sont très fines; les scrobicules, un peu elliptiques, sont assez déprimés, presque partout confluents, sauf vers l’appareil apical, et entourés d’un cercle incomplet de petits granules serrés et homogènes; la zone miliaire, fort étroite, est occupée par quelques verrues entre les cercles scrobiculaires; au sommet elle est très dégarnie; entre les cercles scrobiculaires et les zones porifères, on voit encore quelques petits granules, mais seulement dans les plus grands exemplaires.
Péristome tout à fait à fleur du test, faiblement entaillé, petit; son diamètre égale 0,45 de celui de l’oursin.
Dans un échantillon se voit encore un fragment très court d’un petit radiole; la tige est cylindrique et fort grêle, l'anneau saillant, la facette articulaire crénelée.
Rapports et différences.—[L’Acrosalenia Ribeiroiï, tout en présentant certains rapports avec
l'Acros. Marcoui, Cotteau, en diffère par sa forme élevée, ses aires ambulacraires plus étroites, avec beaucoup moins de granules, ses tubercules interambulacraires diminuant moins rapidement à la face supérieure; ses scrobicules entourés de cercles de granuies bien définis, son péristome plus petit. Dans l’Acros. radians, Desor, du Callovien, les tubercules ambulacraires sont plus développés, bien moins écartés, moins affaiblis à la face supérieure; les cercles de granules scrobiculaires sont mieux définis, le péristome est plus grand.
Localités.— Cap Mondégo.—Valle de Trave. (Massif de Porto de Moz, au Nord d’Abran-pequen0).—Pedreiras (Arrabida).
Etage lusitanien.
ACROSALENIA MARCOUI, Cotteau PI. IX, fig. 10
Synonymie
Acrosalenia Marcoui, Cotteau, 1879. Paléontol. française, Terr. jurass., t. x, IL, p. 389, pl. 249, fig. 9-14, pl. 250, fig. 1-4.
Dimensions
DAME 0 énc saumon 24 mill.
LE ÉNONIP LE 6 189 0e daté ons Dee Be IR NN ES EI 10 »
Test légèrement pentagonal, peu élevé.
Appareil apical détruit; Pespace qu’il occupait est peu étendu.
Zones porifères droites, à fleur du test. Pores très petits, disposés par paires serrées, séparés dans chaque paire par un petit granule; ils sont un peu multipliés vers le péristome.
Aires ambulacraires fort étroites, aiguës au sommet, et conservant ensuite leur largeur. Les tubercules sont au nombre de 13 ou 14 par série, petits, peu saillants, perforés, finement crénelés; un peu plus développés à l’ambitus, ils diminuent fortement, en s’écartant beaucoup, à la face supérieure. Les granules miliaires sont peu abondants, ils ne forment guère qu'une double série au milieu de l’aire, à l’ambitus, réduite à une seule à la face inférieure, quelques autres séparent les tubercules; ils sont un peu plus abondants à la face supérieure. Les plaques ambulacraires sont composées, autant que je puis le voir, jusqu’à peu de distance de l'appareil apical; elles sont formées de trois plaques primaires, dont la supérieure et l’inférieure sont subrectangulaires, tandis que la médiane est beaucoup plus large du côté interne que du côté externe.
Les tubercules interambulacraires sont bien développés à l’ambitus, assez saillants, perforés, fortement crénelés; les scrobicules sont grands, subcireulaires, déprimés sans l'être fortement, confluents; à la face supérieure ils diminuent rapidement et fortement, et ils sont alors séparés par de nombreux granules: on en compte 8 par série. Les scrobicules sont entourés de cercles incomplets de petits granules qui bordent les zones porifères et se touchent à peu près dans la zone miliaire; quelques verrues plus petites complètent la granulation. Le milieu de la zone miliaire, vers le sommet, est un peu enfoncé et assez dégarni.
Péristome très ouvert, et assez fortement entaillé; son diamètre égale 0,51 de celui de l'ours.
Un petit exemplaire de 12 mill. de diamètre et de 6 mill. de hauteur me parait devoir être rapporté aussi à l’Acrosalenia Marcoui; il en présente tous les caractères, avec quelques légères mo-
difications, provenant, naturellement, de la grande différence de taille, telles qu'un plus petit nombre de tubercules, etc. Je ne saurais trouver aucun motif de le séparer. Il provient de Lirio.
Rapports et différences.— Je n’ai vu que deux individus provenant du Portugal; le plus grand et le plus typique, est légèrement cassé et déformé d’un côté, et un peu fruste, sans que cela empéche pourtant de bien saisir tous les principaux caractères, sauf peut être quelques petits détails de la granulation. Il me parait se rapporter de la manière la plus exacte à la figure et à la description données par d’Orbigny. Cette espèce se rapproche de l’Acros. angularis, mais s’en distingue nettement par ses granules miliaires bien moins fins, moins nombreux, et moins homogènes, par absence totale de gros granules à l’ambitus et à la face inférieure, jouant le rôle de tubercules secondaires, par ses scrobicules à peine elliptiques et bien moins déprimés; enfin l'appareil apical est entièrement différent, ce qui distingue, à première vue, les échantillons des deux espèces, lorsqu il est conservé.
Localité.— Portinho d’Arrabida.—Lirio (cap Mondego). Lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.— Montoiseau près Clucy (Jura). Etage corallien.
ACROSALENIA TENELLA, P. de Loriol, 1889 PL. X, fig. 1-7
Dimensions
DEN Re dE De Be ie Gi Elo Dino diae M D OAI Hi Le à 12 à 28 mill. Hauteur, par rapport an diamètre... ..................... 0,55
Test circulaire, assez élevé, renflé au pourtour.
L'appareil apical n’est conservé dans aucun des divers exemplaires qui sont venus à ma connaissance; l’espace qu'il occupait est, relativement, peu étendu.
Zones porifères parfaitement droites, tout à fait à fleur du test. Les pores, disposés par paires serrées, se multiplient auprès du péristome en formant quelques arcs obliques.
Aires ambulacraires conservant presque partout leur même largeur, étroites, garnies de petits tubercules perforés et crénelés, non confluents, atteignant à l’ambitus leur plus fort développement, et diminuant assez rapidement et fortement à la face supérieure en s’écartant beaucoup. Ils forment deux rangées tout à fait marginales, dans lesquelles ils sont alternes, et on en compte 14 à 16 par série. Le milieu de l'aire est occupé par des petits granules serrés, homogènes, formant une série simple à l’ambitus, et une double à la face supérieure. Une lignée de granules transverses sépare aussi les tubercules. Les plaques ambulacraires sont composées et formées de trois plaques primaires, la supérieure et l’inférieure sont étroites et subrectangulaires, la médiane, qui porte le tubercule, est bien plus large du côté interne que du côté externe, aux dépens des deux autres. L’un des deux pores dont elles sont percées à leur extrémité externe est tout à fait sur la suture. Je puis constater que cette disposition des plaques est identique, depuis le voisinage presque immédiat de l'appareil apical jusqu'au dessous de l’ambitus; à la face supérieure, les tubercules étant fort petits, la plaque médiane est bien moins élargie en dedans. Tout près du péristome viennent s’intercaler quelques demi plaques en nombre variable.
Les tubercules des aires interambulacraires, au nombre de onze à douze par série, ne sont pas très volumineux, mais, cependant, très apparents; le mamelon est petit, peu élevé, sa base, fortement crénelée au col, n’est pas très saillante.
Les scrobicules, un peu elliptiques, confluents, sont assez creusés, et éloignés des zones porifères. Tout l’espace intermédiaire, soit le long des zones porifères, soit dans la zone miliaire, est occupé par des granules très fins, très abondants, serrés et homogènes; la zone miliaire, fort large, est un peu déprimée et dénudée à la face supérieure.
C’est à l’ambitus que les tubercules montrent leur plus fort développement; ils diminuent très graduellement à la face supérieure et, le dernier, près de l'appareil apical, est encore assez développé et fortement crénelé.
Péristome tout à fait à fleur du test, entaillé sans l’être très profondément ; son diamètre égale 0,46 de celui de l’oursin.
Radioles. Quelques petits radioles se trouvent autour d’un test de l'espèce, placés de telle manière qu'il me parait certain qu'ils lui ont appartenu. La tige est cylindrique et parait couverte de stries d’une finesse extrême, son diamètre est de 1 mill. Je ne connais pas le bouton, ni la longueur de la tige.
Rapports et différences.—L’Acrosalema tenella se rapproche de l’Acros. lybica, Gauthier, mais il en diffère par ses aires ambulacraires bien plus étroites, dont les tubercules sont plus développés et plus nombreux, tandis que la zone médiane est bien moins large et moins granuleuse; puis, dans les aires interambulacraires, les granules de ja zone miliaire sont bien plus serrés et plus homogènes, de même que le long des zones porifères, enfin, le test est moins déprimé. Dans l’Acros. Marioni, Cotteau, les tubercules interambulacraires diminuent brusquement et considérablement à la face supérieure, les granules miliaires sont bien moins serrés et moins homogènes.
Localités.—Casa da Mina, Lirio (cap Mondégo).—Cabo d’Ares, Pedreiras (Arrabida).—D. Pel (O0. de S. Thiago de Cacem).
Lusitanien.
PELTASTES VALILEEX, P. de Loriol PI. XIV, fig. 1 Synonymie
Peltastes Valleti, P. de Loriol, 1868, in Pictet, Étude provisoire des foss. de la Porte de France, ete., Mélanges paléontologiques, liv. 1v, p. 274, pl. 42, fig. 4.
» » Pillet, 4874. L'Étage tithonique à Lémene., p. 6 (Arch. Bibl. univ. Genève, 1871). » » Pillet, 1875. Descr. géol. et pal. de la colline de Lémenc., p. 88, pl. X, fig. 24 et 25. » » Cotteau, 1879. Paléontologie française, Terr. jurass. t. x, I, p. 427, pl. 256, fig. 10-16.
Diametre ere ere PDO NE OR D TUE Vo AR EUR 6 mill. HAUTEUR, CAR MON an CÉMÉMEec once coco EPP ASS C0 0,54
Test circulaire, peu élevé, un peu convexe sur la face supérieure.
Appareil apical fort grand, relativement à l’ensemble. Les plaques génitales, grandes, subhexagonales, sont à peu près égales entre elles, les pores génitaux et le corps madréporiforme ne sont pas distincts par suite d’une altération de la surface. Une petite fossette suturale se voit au dessus de chacune des plaques ocellaires. Ces dernières sont assez grandes, triangulaires, et enchâssées entre les augles externes des plaques génitales. La plaque suranale, pentagonale, est beaucoup plus petite que les plaques génitales.
Périprocte très petit, un peu transverse.
Zones porifères tout à fait droites. Les pores sont très petits, disposés par paires obliques, écartées, régulièrement superposées; entre chaque paire une petite dépression.
Aires ambulacraires droites, très étroites, garnies de deux séries de gros granules arrondis, mamelonnés, imperforés, très rapprochés; c’est à peine si l’on aperçoit, çà et là, une verrue minuscule dans les intervalles.
Les tubercules interambulacraires ne sont pas très développés, imperforés, très finement crénelés, confluents; on en compte quatre par série. La zone miliaire est garnie de granules inégaux, peu abondants, mais assez développés.
Le péristome n’est pas visible.
Rapports et différences.—L'’exemplaire que je rapporte à cette espèce est bien conservé, il en présente tous les caractères, et il me serait impossible de le séparer spécifiquement de ceux qui ont été recueillis à Lémenc. La présence du Peltastes Valleti dans les couches jurassiques supérieures du Portugal est un fait assez remarquable.
Localité. — Forte do Guincho, N. O0. de Cascaes. Lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.—Lémenc (Vigne Droguet près Chambéry), (Savoie). Echaillon (Isère), France.
PSEUDOSALENIA ASPERA (Agassiz), Etallon PI. X, fig. 7
Synonymie
Acrosalenia aspera, Agassiz, 1840. Descr. des Echin. foss. de la Suisse, IL, p. 41, pl. 18, fig. 6-10. Acrosalenia tuberculosa, Agassiz, 1840. Catal. Syst. Ectyp. foss. Mus. neoc., p. 9. Salenia interpunctata, Quenstedt, 1852. Handbuch der Petrefactenkunde, 1° éd. p. 576, pl. 49, fig. 3-4. Pseudosalenia flexuosa, Cotteau, 1859. Echin. nouveaux ou peu connus, I, p. 24, pl. IV, fig. 4 et 5. Pseudosalenia aspera, P. de Loriol, 1871, in E. Desor et P. de Loriol, Echinologie helvétique, T. jurassique, p. 245, pl. 41, fig. 5-10.
» » Cotteau, 1880. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, I, p. #19, pl. 256, fig. 1-9. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter). ? Pseudosalenia Ottmeri, Dames, 1872. Echinodermen der Nordwest. Deutschl. Ob. Jura Bildungen, Zeitschrift der deutschen geol. Gesell., vol. 24, p. 134, pl. 9, fig. 2, (non, f. 3). Pseudosalenia aspera, Cotteau, 1883. Echinides du S. O. de la France, p. 22. » » Boehm, 1885. Die Fauna des Kelheimer Diceras Kalkes, IL. Abth. Echinoiden. Paleontographica, vol. xxx1, p. 203, pl. 47, fig. 4.
Dimensions
Diamètre 20 rs RM ET ER EEE 12 à 22 mill.
J'ai sous les yeux quatre exemplaires que je rapporte à cette espèce. L'un d'eux, de 16 mill. de diamètre, est un peu écrasé, de sorte que sa hauteur n’est pas nettement appréciable; il présente fort exactement les caractères de l’espèce; les plaques génitales sont perforées très près du bord externe, au milieu se trouve une faible dépression d’où rayonnent des sillons excessivement fins.
Les aires interambulacraires, ont, dans chaque série, 4 ou 5 tubercules, et c’est à peine si, dans la zone miliaire, on distingue çà et là une verrue microscopique. Un second individu, de 12 mill. de diamètre seulement, présente absolument tous les caractères de l’espèce, son appareil apical est en mauvais état, et on ne distingue pas la plaque suranale, malgré cela, je n'hésite pas à le rapporter au Pseudosalenia aspera.
Un troisième exemplaire, très bien conservé dans la moitié du test, environ, n’est pas complet dans le reste; son diamètre parait avoir été de 22 mill. peut être de 25 mill., sa hauteur, relativement forte, est de 14 mill. Les aires ambulacraires sont, comme dans les exemplaires typiques, garnies de deux séries de granules très serrés, avec quelques verrues très rares dans le milieu de l’aire. Les tubercules interambulacraires sont un peu plus nombreux que d'habitude, 5 à 6 par série, du reste semblables à ce qu'ils sont d'ordinaire, et entourés de granules de même apparence, parmi lesquels il s’en trouve qui paraissent, perforés; la zone miliaire est un peu plus large que dans la plupart des individus, et elle est garnie de deux séries onduleuses de verrues extrêmement petites, invisibles à l'œil nu, qui n'existent, ni dans les autres exemplaires que j'ai pu comparer, ni dans ceux qui ont été figurés. Les plaques génitales sont normales de forme, le corps madréporique est limité, un peu enfoncé, et granuleux ; les pores génitaux s'ouvrent à quelque distance du bord externe, et, au milieu environ de la plaque, se trouve une faible dépression, d’où divergent de nombreux sillons rayonnants extrêmement fins. Cet exemplaire serait donc un peu différent des types, par sa plus grande hauteur, ses plaques génitales percées un peu plus en dedans, ses tubercules interambulacraires un peu plus nombreux, sa zone miliaire un peu plus large, avec deux séries de verrues extrêmement délicates. Ces quelques différences ne me paraissent pas avoir une importance assez grande pour pouvoir, à elles seules, justifier l'établissement d’une nouvelle espèce, il faudrait encore, tout au moins, pouvoir vérifier sur un certain nombre d'exemplaires, si elles se montrent constantes. Je crois qu'il faut envisager cet individu comme une variété, assez intéressante d’ailleurs, du Pseudos. aspera.
Il me reste à mentionner enfin un petit exemplaire de 10 mill. de diamètre et de 4 1/2 mill. de hauteur, qui est évidemment un jeune de l'espèce, dont il présente tous les caractères. Il a été recueilli à Cadafaes. Son appareil apical est, proportionnellement, plus grand que d'habitude, mais cela peut tenir à son degré de développement, et, du reste, des variations de l'étendue relative de l’appareil apical, ont été déjà constatées, dans une certaine limite. Une dépression punctiforme se voit à l'extrémité interne des plaques ocellaires, dont les pores ne sont pas distincts.
Rapports et différences.—On ne connait, jusqu'ici, qu'une seule espèce de Pseudosalenia, bien caractérisée. M. Cotteau est d'accord avec moi pour réunir au Pseudos. aspera les Pseudos. tuberculosa et flexuosa. Le Pseudos. Otimeri, Dames, décrit en 1872, et cité depuis dans le Hanovre par M. Brauns et M. Struckmann, parait appartenir également au Pseudos. aspera, dont il ne diffère que par quelques particularités de l'appareil apical de peu d'importance. Le Salenia interpunctata, Quenstedt, doit lui être aussi rapporté, mais pas le Sal. sculptopunctata, qui a les tubercules lisses et imperforés, et qui est envisagé par M. Quenstedt, avec raison, comme le type du nouveau genre Poropeltaris.
Localités. —Valle-de-Porcas près Cintra, Schistes de Ramalhäo.—Serra do Bairro (Otta), Couches coralligènes.—Ribeira de Säo Marcos (Alhandra), le plus grand exemplaire. Cadafaes (Sud d’Alemquer) Collection Barjona de Freitas.
Lusitanien.
Localités en dehors du Portugal. —S' Mihiel, Is sur Tille, Merry sur Yonne, etc. France. — La Caquerelle, Tariche (Jura bernois), Suisse.
Etage rauracien.
Pointe du Ché près la Rochelle, Tonnerre, Valfin, etc., France. —Nattheim (Wurtemberg).
Etage séquanien.
Vorbourg près Délémont, Courgenay, etc. (Jura bernois), Suisse.
Etage ptérocérien.
Genre MONODIADEMA, P. 0 Lorio, 1889
Test circulaire.
Appareil apical inconnu; l’espace qu'il occupait est pentagonal et fortement prolongé au milieu de l’aire interambulacraire impaire.
Zones porifères droites. Pores disposés par simples paires régulièrement superposées, un peu déviées seulement près du péristome.
Aires ambulacraires rectilignes, fort étroites, garnies de deux séries marginales de tubercules extrêmement petits, très nombreux et très serrés, mamelonnés, perforés et crénelés à l’ambitus. Les granules miliaires sont presque aussi volumineux que les tubercules. Les plaques ambulacraires sont toutes des plaques primaires, portant chacune une paire de pores, depuis l'apex jusqu’au péristome.
Tubercules interambulacraires crénelés, perforés, formant deux séries.
Péristome très petit, profondément entaillé.
Rapports et différences.-—Le genre Monodiadema se distingue de suite des autres genres de la famille des Diadématidées, par ses plaques ambulacraires qui sont toutes des plaques primaires simples. Il est certainement voisin des Acrosalenia, mais il s’en distingue, indépendamment de la structure des plaques ambulacraires, par la petitesse extrême et le grand nombre de ses tubercules ambulacraires, qui sont accompagnés de granules aussi volumineux qu'eux mêmes, puis par la petitesse relative du péristome, et, enfin, par la forme générale du test. La forte échancrure que l'extension de l'appareil apical produit dans l’aire interambulacraire impaire, le rapproche des Heterodiadema, mais les caractères des aires ambulacraires l'en éloignent beaucoup. Il importerait absolument de connaitre l'appareil apical pour arriver à classer ce genre d’une manière correcte.
MONODIADEMA COTTEAUL, P. de Loriol, 1889 P1. X, fig. 8-11
Dimensions
Diamètre...... D CO UT one 22 à36 mill.
Hauteur, par rapport au diamètre .................. 0,51 à 0,70
Test ordinairement un peu rotulaire, plus ou moins renflé au pourtour, et plus ou moins élevé. Généralement l’ensemble est déprimé et plus élevé en avant qu’en arrière; un exemplaire est singulièrement élevé, j'en connais un autre qui fait le passage. La face inférieure est toujours convexe.
L'appareil apical est détruit, l’espace qu'il occupait, assez grand, pentagonal, se prolonge en arrière en échancrant fortement l’aire interambulacraire impaire. Malheureusement, je ne puis voir nettement la face supérieure que dans deux exemplaires, de sorte que je ne saurais dire s’il existe, de ce fait, quelques variantes.
Zones porifères parfaitement droites, à fleur du test. Pores disposés par paires assez écartées; ils dévient légèrement tout près du péristome. Dans chaque paire les pores sont séparés par un granule.
Aires ambulacraires fort étroites, conservant prèsque partout la même largeur, un peu rétré-
cies seulement auprès de l'appareil apical. Elles portent deux séries marginales de tubercules extrémement petits, qui n’ont guère que l'apparence de gros granules et sont, cependant, à l’ambitus, mamelonnés, perforés et crénelés. Dans un grand exemplaire j'en compte une trentaine par série. Le milieu de l'aire est entièrement occupé par de gros granules arrondis, presque aussi volumineux que les tubercules; ils forment, à l'ambitus, deux séries longitudinales assez régulières, alternes, qui disparaissent avant d'arriver, soit à l’appareil apical, soit au péristome; souvent un granule semblable se trouve entre deux des tubercules. Les plaques ambulacraires sont toutes des plaques simples, primaires, étroites, égales entre elles; j’ai pu étudier deux échantillons dans lesquels elles se voient très nettement et il m'est absolument impossible de distinguer nulle part des plaques composées. L'un des deux pores, dont chaque plaque est percée à son extrémité externe, se trouve sur la suture.
Les aires interambulacraires sont très larges, avec deux séries de tubercules dont le nombre est de 12 à 13 par série. Ils sont fort développés à l’ambitus, largement scrobiculés, faiblement mamelonnés, perforés et fortement crénelés. Ils diminuent très graduellement à la face supérieure. Les scrobicules sont presque circulaires, confluents, faiblement déprimés. La zone miliaire, fort large, est couverte de gros granules arrondis, espacés, presque tous égaux; à la face supérieure elle est assez dégarnie au milieu. Une seule lignée de granules semblables se trouve entre les scrobicules et les zones porifères.
Péristome fort petit, à fleur du test; son diamètre varie entre 0,31 et 0,40 de celui de l’oursin; les lèvres ambulacraires et interambulacraires sont à peu près égales; les entailles, assez profondes, ont leur bord interne fortement épaissi dans les aires interambulacraires.
Deux fragments de radioles sont encore adhérents; la tige est très grêle, cylindrique, la collerette haute et finement striée; l’un des fragments, qui se rapportait à un tubercule de l’ambitus, a une tige bien plus épaisse que celle de l’autre, qui appartient à la face inférieure.
Rapports et différences.— Cette espèce, dont je connais plusieurs exemplaires en plus ou moins bon état de conservation, mais se complétant parfaitement, est jusqu'ici la seule du genre.
Localités.—El Carmen, Pedreiras, (Arrabida).—Serra do Nico, (Setubal).—Selir do Porto, (Serra do Bourro).
Etage lusitanien.
PSEUDOCIDARIS ALHADASENSIS, P. de Loriol, 1890 PL. X, fig. 13
Dimensions
Test circulaire, légèrement conique sur la face supérieure, un peu renflé au pourtour.
Appareil apical solide. Plaques génitales inégales; les deux antérieures et celle de gauche grandes, polygonales, aussi hautes que larges, la postérieure et celle de droite (le contour de cette dernière ne se distingue pas nettement) sont plus larges que hautes; les trois plus grandes sont un peu épaissies sur leur bord interne. La surface porte les traces des sculptures qui étaient peu profondes et sont maintenant à peu près effacées. Les pores génitaux, qui ne se voient que dans deux des plaques, paraissent s’ouvrir à peu de distance du bord externe.
Plaques ocellaires petites, triangulaires, intercalées dans les angles externes des plaques génitales. Périprocte grand, et un peu irrégulier.
Zones porifères à peu près droites, tout à fait à fleur du test, et fort étroites. À la face inférieure, les pores se multiplient eu formant de petits ares obliques de trois paires.
Aires ambulacraires rectilignes, très étroites au sommet, un peu élargies à l’ambitus, occupées par deux séries de granules arrondis, mamelonnés, serrés, laissant à peine, au milieu de l’aire, de la place pour quelques verrues très délicates. À l’ambitus ces granules s’écartent, se développent, et deviennent des semitubercules peu saillants, finement perforés et légèrement crénelés, dont on compte 6 à 7 dans chacune des deux séries. Ils sont accompagnés de quelques granules.
Les tubercules mterambulacraires sont bien développés; le mamelon, arrondi et finement perforé, est porté sur une base très saillante; le col est fortement crénelé. Scrobicules arrondis, nullement enfoncés, entourés d’un cercle de petits granules perlés et écartés: ils sont presque complets, et touchent les zones porifères. La zone miliaire est presque nulle, occupée seulement par quelques petits granules écartés. On compte, dans chaque série, cinq tubercules qui augmentent graduellement depuis le péristome jusqu'un peu au dessus de l’ambitus, où se trouve le dernier, qui est le plus développé. La plaque supérieure à celle qui porte celui-ci n’a qu'un gros granule sans scrobieule, et celles qui touchent l’appareil apical sont nues sauf quelques granules très petits que l’on distingue à peine, par suite de quelque usure du test.
Péristome assez grand, Je ne distingue pas son contour bien nettement partout, mais je puis constater que son diamètre égale 0,50 de celui de l’oursin.
Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul exemplaire appartenant à cette espèce. Il se rapproche, par ses zones porifères très peu flexueuses, de certains exemplaires du Pseudocidaris Peroni, Cotteau, mais il en diffère par ses zones porifères et ses aires ambulacraires encore moins onduleuses, par sa face supérieure plus dégarnie, et ses plaques génitales inégales.
Localité. —Alhadas (Cap Mondégo).
Etage callovien supérieur.
PSEUDOCIDARIS RUPELLENSIS, Cotteau P1. XI, fig. 1-4
Cidaris ovifera pars., Agassiz, 1840. Catal. Syst. Ectyp. foss. mus. néocom., p. 10. Hemicidaris rupellensis, Cotteau, 1869. Note sur les Echinides des terr. jurass. d'Algérie, in Bull. Soc. géol. de France, 2e série, t. 26, p. 532.
Pseudocidaris rupellensis, Cotteau, Péron et Gauthier, 1873. Echinides foss. d'Algérie, p. 26, pl. 20, fig. 27-33 (Ann. des Sciences géologiques, t. 4).
» » Cotteau, 1880. Paléontol. française, Terr. jurass., t. x, II, p. 28, pl. 267, fig. 9-14, pl. 268.
» » Cotteau, Péron et Gauthier, 1883. Echinides foss. d'Algérie, fase. 1, p. 62, pl. 4, fig. 12-16.
» » Cotteau, 1883. Echin. foss. du S. O. de la France, p. 19. » » P. de Loriol, 1885. Premier supplément à l’Echinologie helvétique, p. 8, pl. Il, fig. 8. (Mém. de la Soc. paléontol. Suisse, vol. xxx).
Dimensions
(Radioles)
MTL sdtoraubonbnoonedto nono 1060 douane 32 à 43 mill. DiAMEEE ee eme dec ennui due een 18 à 32 »
Tige de forme irrégulière, massive, épaisse, très élargie au sommet qui est plus ou moins convexe; les plus gros radioles sont anguleux au pourtour, présentant des faces planes plus ou moins nettes. La surface est couverte de petites côtes longitudinales très fines, plus ou moins écartées, légèrement granuleuses à la base, tantôt plus accusées, tantôt, au contraire, plus faibles, ou même presque nulles sur le sommet. Un radiole, provenant de Boiaça, seul de sa taille, a une longueur de 40 mill. sans le bouton, et un diamètre de 19 mill. Sa forme est plus régulièrement ovoïde, mais il présente les méplats et l’ornementation caractéristiques avec quelques côtes plus épaisses vers le sommet (un radiole identique a été figuré dans la Paléontologie française, loc. cit). Avec cet exemplaire on en a recueilli un autre, beaucoup plus petit, car sa longueur est de 23 mill. et son diamètre de 7 mill., mais qui appartient évidemment à la même espèce; il est fusiforme et un peu aplati, les petites côtes tendent, la plupart, à s'épaissir vers le sommet, qui est un peu acuminé; la collerette est relativement un peu plus haute et finement striée.
Collerette très étroite, finement striée, bien limitée.
Bouton très peu développé. Anneau très saillant, fortement strié. Facette articulaire extrêmement étroite, relativement aux dimensions du radiole, et finement crénelée.
Rapports et différences.—Les radioles de cette espèce si particulière et si caractéristique, recueillis en Portugal, sont parfaitement typiques et identiques à ceux qui proviennent de l'Algérie ou de la Rochelle.
Localités.—Plateau de Cesareda, couches à grandes oolithes.—Cabeco Redondo (Monte-Junto), Moulin du Cabaceiro près Torres Vedras, couches à Hexactinellides et polypiers. Etage lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.—La Rochelle. Tonnerre (Yonne), France. —Djebel Seba Algérie.
Etage séquanien.
PSEUDOCIDARIS LUSITANICA, P. de Loriol, 1890 PI. XI, fig. 5-13
Synonymie
Pseudocidaris Thurmanni, Choffat, 1880. Vallées tiphoniques, p. 278.
Dimensions
IDEMNRS LoocoosenocseuoecedosdoooacD 0e tb one nos 16 à 25 mill.
Hauteur, par rapport au diamètre... ..................... 0,68 » (Radioles)
RON EUEUT ARE en nie eee sel ec. 42 à 41 mill.
Demo mednnmossoceneebodetoeen es attedodatear 13 »
Test relativement élevé, très légèrement conique sur la face supérieure, renflé au pourtour. Appareil apical solide, composé de plaques génitales inégales, trois d’entre elles, subpentagonales, sont assez grandes et égales entre elles, la postérieure, et celle qui la touche à droite, sont plus minces. Ces plaques sont ornées d’une sculpture très délicate, peu apparente, avec plusieurs pe-
tits granules sur le bord interne, en dedans du périprocte. La plaque madréporique, finement perforée, mais pas partout, n’est pas sensiblement plus grande que les autres.
Les pores génitaux sont ouverts très près du bord, ceux des plaques les plus petites sont tout à fait marginaux, entaillant le bord et entourés de petits granules. Plaques ocellaires fort petites, triangulaires, sculptées, logées dans les angles externes des plaques génitales. Périprocte subcirculaire, assez grand.
Zones porifères très onduleuses, étroites, légèrement déprimées. Pores petits, disposés par paires régulièrement superposées jusqu'aux environs du péristome, où ils forment des petits ares de trois paires un peu obliques; dans chaque paire les pores sont séparés par un petit granule.
Aires ambulacraires également très onduleuses, étroites, bordées de chaque côté par une série de granules d’une grande petitesse, arrondis, serrés, uniformes, mamelonnés; le milieu de l'aire, entre ces deux séries, est légèrement déprimé, et garni de verrues extrêmement fines, inégales, serrées, éparses; au sommet, l’aire se rétrécit, mais on distingue toujours des verrues entre les deux séries de granules marginaux. Les semi-tubercules, au nombre de 4 ou 5 par série, sont peu développés, contigus, accompagnés d’un très petit granule çà et là; ils ne dépassent pas la face inférieure. À partir de l'appareil apical les plaques ambulacraires sont simples, et portent chacune un granule et une paire de pores, jusqu'aux premiers semi-tubercules; là elles se groupent en plaques composées formées de trois plaques primaires dont la médiane s’élargit notablement du côté interne.
Les tubercules interambulacraires sont au nombre de quatre et de cinq dans chacune des deux séries. Ceux qui avoisinent le péristome sont fort petits; ils augmentent rapidement et considérablement en s’espaçant beaucoup à la face supérieure; celui qui se trouve le plus rapproché de l’appareil apical est le plus développé. Scrobicules circulaires, à fleur du test, confluents à la face inférieure, puis entourés d un cercle complet de petits granules mamelonnés, égaux, un peu écartés. Tubercules saillants; le mamelon est déprimé et assez gros, finement perforé, entouré de crénelures assez fortes. Zone miliaire étroite, mais distincte, garnie de petits granules très fins, inégaux, formant à peu près deux rangées; des granules semblables occupent aussi tout l’espace qui reste libre à la face supérieure, entre les tubercules.
Péristome très ouvert, assez fortement entaillé; son diamètre égale 0,25 de celui de l’oursin.
Dans un exemplaire de 16 mill. de diamètre, les caractères sont les mêmes que ceux des adultes; les tubercules de la face supérieure sont encore plus volumineux, relativement aux autres; il n'y à que trois et quatre semi-tubercules dans chacune des deux séries des aires ambulacraires; les pores génitaux, sauf celui de la plaque postérieure, s'ouvrent un peu plus loin du bord.
Radioles.— Avec les exemplaires du test qui viennent d’être décrits on a trouvé de nombreux radioles qui appartiennent certainement à la même espèce. La tige atteint de for.es dimensions, elle est fusiforme, ou, aussi, glandiforme, plus souvent allongée, subcylindrique et étranglée, jamais, ou du moins fort rarement, très renflée; le sommet est arrondi, parfois assez acuminé, très rarement tronqué. La base se rétrécit, plutôt brusquement, jusqu’à la collerette. La surface est entièrement couverte de granules fins, délicats, un peu écartés, le plus souvent alignés régulièrement en séries longitudinales, plus rarement épars, quelquefois un peu plus prononcés sur l’une des faces que sur l’autre, toujours beaucoup plus développés et même épineux aux approches du sommet. On remarque parfois, dans les grands radioles, que les séries de granules deviennent des côtes lamelleuses, élevées, tranchantes et lisses, mais cette transformation est beaucoup plus habituelle dans les radioles de petite taille, quelle que soit leur forme.
Collerette très courte, finement striée, nettement limitée par le contraste avec les granules de la tige.
Bouton peu développé. Anneau saillant, strié; facette articulaire fortement crénelée.
Rapports et différences.— C’est du Pseudocidaris Thurmanni (Ag.), Etallon, que cette espèce se rapproche le plus; elle s’en distingue par sa forme plus élevée, ses semi-tubercules moins appa-
rents, moins nombreux et ne remontant pas à l’ambitus, ses pores génitaux ouverts tout près du bord, ou même sur le bord des plaques, ces dernières étant ornées d’une série de petits granules sur leur bord interne. Les radioles sont, en général, relativement bien moins renflés, et beaucoup plus graduellement atténués à la base, les granules sont plus régulièrement et plus uniformément sériés sur toute la surface et les séries se transforment facilement en côtes lamelleuses lisses, surtout dans les petits radioles, disposition que je n’ai point observée dans les nombreux radioles du Pseud. Thurmanni, que j'ai examinés. Dans le Pseud. mammosa, Agassiz, le test est encore plus élevé, les zones porifères et les aires ambulacraires sont moins onduleuses, les tubercules interambulacraires sont plus nombreux, les semi-tubercules remontent plus haut et les radioles sont bien plus graduellement rétrécis à la base et ont, en général, une forme différente.
Les radioles bien caractérisés se distinguent très facilement de ceux du Cidaris guimaroensis, P. de Loriol, par leur tige plus allongée, sauf dans de rares exceptions, bien moins renflée, et moins brusquement rétrécie à la base, par leur granulation plus fine, plus délicate, plus régulièrement sériée, les tubercules du sommet moins grossiers, moins nombreux, bien moins rigoureusement accusés ; leur aspect général, enfin, rappelle beaucoup plus celui des radioles de Pseudocidaris, que celui des radioles d’un Cidaris se rapprochant du Cid. glandifera. Dans chaque gisement, peut être, on rencontrera des radioles un peu aberrants, à côté d’autres parfaitement typiques, cela n’a pas lieu d’étonner lorsqu'on se souvient combien les radioles d'un oursin peuvent varier suivant les régions auxquelles ils appartiennent. Le Pseud. spinosa, P. de Loriol, décrit plus lom, en offre un exemple bien plus frappant encore.
Localités.— Moulin du Cabaceiro près Torres Vedras. Calcarres grumeleux.
Antas (Alemquer), Casal Novo (Arruda). Corallien d'Amaral.
Cesareda, Ouseira, Santa Iria (Obidos). Couches à grandes oolithes.
Casal da Quinta (Batalha), Reguengo, Mendigos, Piedosas et Corredoira (Porto de Moz), Fervença (Alcobaça). Couches d’Alcobaca.
Carrapateira.—Entre Outeiro et Rocha, E.N.E. d’Alportel (Algarve). Couches à polypiers siliceux.
Carrascal près Machial, Curvaceira (Alemquer), Casaes da Cotovia (Cezimbra).
Pedreiras (Arrabida). Couches à Rhynch. arrabidensis.
Etage lusitanien.
Sapataria au ‘Sud de Pero Negro. Ptérocérien inférieur.—Casal de Villa-Nova près Freixial.
Etage ptérocérien.
PSEUDOCIDARIS CHOFFATI, P. de Loriol, 1890 PI. XI, fig. 15
Dimensions
DAME EEE re ects Lee cocon 22 mill.
BETCCNP TÉS ADDOUMAUINTE cacoboocco0opcecoebonatoo0cocnae 12 »
Test un peu rotulaire, renflé au pourtour, peu élevé; la face supérieure est imparfaitement conservée, mais l’on peut très bien s’assurer que la hauteur ne devait guère dépasser le chiffre que j'ai donné. La face inférieure est plutôt légèrement convexe que plane.
Appareil apical inconnu.
Zones porifères flexueuses, mais faiblement, tout à fait à fleur du test. Pores disposés par paires écartées, séparés, dans chaque paire, par un fort granule: près du péristome les pores se multiplient et forment de petits ares presque transverses, composés de trois paires.
Aires ambulacraires un peu flexueuses comme les zones porifères, sans l’être fortement; très étroites au sommet elles s’élargissent un peu à l’ambitus et très graduellement. Deux rangées de granules peu développés, très serrés, sans verrues intermédiaires, les occupent à la face supérieure; près de l’ambitus, lorsque l'aire s’élargit, ils deviennent inégaux, les uns étant bien plus développés que les autres, et ils sont accompagnés de quelques granules; les semi-tubercules, crénelés et finement perforés, au nombre de 5 par série, sont, relativement, saillants, et serrés, de rares granules se montrent au milieu de l'aire.
Les tubercules interambulacraires, ordinairement au nombre de six par série, sont saillants sans être très développés; ils augmentent très graduellement depuis celui qui avoisine le péristome, lequel n’est guère plus fort qu’un gros granule; le plus volumineux à la face supérieure n’est pas disproportionné par rapport aux autres. Mamelon finement perforé, déprimé, mais porté par une base saillante, crénelée au col. Scrobicules circulaires, point déprimés, entourés d’un cercle de petits granules écartés, perlés, très apparents; ce cercle n'est pas tout à fait complet le long des sutures horizontales, et il touche les zones porifères. La zone miliaire est fort étroite, et occupée seulement, entre les cercles scrobiculaires, par quelques petits granules rares et inégaux. Sur les plaques qui avoisinent l'appareil apical il n’y a qu'un gros granule au lieu de tubercule dans l’exemplaire type, et elles paraissent très dégarnies, mais cela est dû, sûrement, à une légère altération, et, comme on peut le présumer par quelques traces, elles étaient, en réalité, granuleuses.
Péristome fort grand, nullement enfoncé, son diamètre égale 0,54 de celui de l’oursin. Les entailles sont peu profondes, mais larges et marginées.
Rapports et différences.—Le Pseudocidaris Choffati n’est encore connu que par un exemplaire unique, malheureusement détérioré sur sa face supérieure, de sorte que l'appareil apical n’est pas conservé. Ses autres caractères, sont, cependant, assez particuliers pour qu'il soit possible de le séparer facilement des autres espèces. Il est voisin du Pseud. Peroni, Cotteau, de l'étage bathonien, mais s’en distingue par sa forme plus rotulaire, les granules des aires ambulacraires plus serrés sur la face supérieure, et, ensuite, plus inégaux, par ses semi-tubercules moins nombreux, et, relativement, plus saillants, ses pores plus multipliés autour du péristome, ses tubercules interambulacraires plus saillants, de plus, les cercies de granules serobiculaires sont moins complets, laissant quelque espace pour une zone miliaire étroite, enfin le péristome est plus grand.
Localité.— Lirio (Cap Mondégo).
Etage lusitanien.
PSEUDOCIDARIS GAIOENSIS, P. de Loriol, 1890 PI. XI, fig. 16-20
(Radioles)
HONTE voogonconnoacoopanodouod000000000000000000 26 à 43 mill. Diametremdenanire meer cerrr ete rrecerr D0booËHocouon 5aàa 9 »
Tige ovoïde, allongée, un peu fusiforme, ou bien subcylindrique avec des étranglements, graduellement et fortement rétrécie à la base, qui est parfaitement cylindrique. Plusieurs des exemplaires que j'ai sous les yeux sont accidentellement aplatis, mais il en est aussi dans lesquels la tige parait, normalement, un peu comprimée. Sommet arrondi. Surface ornée de forts granules obtus, écartés, épars, le plus souvent en forme d’épines inclinées ne faisant pas beaucoup de saillie, ordinairement
plus robustes vers le sommet où elles tendent parfois à s’aligner pour former des côtes. Tantôt ces épines sont distribuées sur toute la surface, mais inégalement, et jamais serrées, tantôt elles sont rares et à peu près limitées aux environs du sommet; il n’est pas deux échantillons semblables sous ce rapport. La base est ordinairement occupée par des séries nombreuses de petits granules très délicats et presque invisibles à l'œil nu. On ne peut distinguer des stries dans les intervalles.
Collerette fort étroite, finement striée, comme un petit anneau bien limité et un peu déprimé.
Bouton peu développé. Anneau saillant, strié, mais moins finement que la collerette. Facette articulaire de très faible diamètre, mais fortement crénelée.
Rapports et différences.—Les radioles qui viennent d’être décrits se rapprochent tout à fait, par leurs divers caractères, de ceux des Pseudocidaris, mais le test auquel ils appartenaient est encore inconnu. Ils sont voisins de ceux du Pseud. Saussurei, P. de Loriol (dont le test est maintenant décrit), mais s’en distinguent par leur tige plus allongée, plus grêle, plus fortement et plus longuement rétrécie à sa base, et par leurs granules plus espacés, plus épineux, plus développés, et 1102 sériés.
Localités.—Panasqueira, Moinho do Gaio (Torres-Vedras). Outeiro-Pragäo (Batalha). Etage lusitanien.
PSEUDOCIDARIS SPISSA, P. de Loriol, 1890 PI. XII, fig. 1-8
Dimensions (Radioles)
Longueur ..... Se VOB ÉD GRO EME NE ARE EE Et 26 à 40 mil]. D'ametre de Nation mn Tee. 7à13 >»
Tige pyriforme, plus ou moins épaisse, ou, aussi, fusiforme, allongée. Le sommet est arrondi, la base très graduellement rétrécie jusqu'à la collerette. La surface est ornée de gros granules arrondis, très saillants, très serrés, épars ou vaguement sériés, quelquefois épineux anx approches du sommet près duquel ils tendent à s’aligner plus régulièrement, en formant le plus souvent des côtes lamelleuses lisses. Près de la collerette les granules sont plus faibles et assez régulièrement sériés. Dans le plus petit des radioles présents ils sont aussi disposés en séries qui, un peu au dessus de la moitié de la hauteur, se transforment toutes en côtes lamelleuses lises.
Collerette très courte, striée.
Bouton peu développé. Anneau saillant, fortement strié. Facette articulaire relativement très petite, finement crénelée.
Rapports et différences.— Les radioles que je viens de décrire, remarquables par les granules particulièrement développés et serrés, qui couvrent toute la surface, appartiennent certainement à une espèce distincte, dont le test est encore inconnu. Ils sont voisins de ceux du Pseudocidaris rechigana, Gauthier, mais s’en distinguent par leurs granules plus abondants, plus serrés, plus saillants, se maintenant jusqu’à la collerette, et présentant une disposition générale à former des côtes lamelliformes lisses aux approches du sommet. Leur granulation, beaucoup plus développée et plus serrée, leur tige plus graduellement rétrécie vers la collerette, les distinguent des radioles du Pseud.
lusitanica, P. de Loriol; je n’ai vu, parmi ces derniers, aucun exemplaire qui put se confondre avec un radiole du Pseud. spissa.
Localité.— Alcobertas, Outeiro-Pragäo (Batalha). Monte das Borrachinhas (Reguengos). Lusitanien. Couches d’Alcobaca.
PSEUDOCIDARIS SPINOSA, P. de Loriol, 1590 PI. XII, fig. 8-28
Dimensions
Diamétre du teste: PER Re ee OU ee 14 mill.
DOME TESMADES 20060000 oseoccococvbocbooooce 14 à 29 » Dante do A Hbc obccc2coooonocoocosocosoce 0000 D à 25 »
Test circulaire, peu élevé, déprimé en dessous. La face supérieure est fort altérée, on peut cependant voir qu’elle devait être également déprimée.
Zones porifères onduleuses, étroites, à fleur du test, composées de paires de pores rapprochées, régulièrement superposées jusqu'à la face inférieure, où elles se disposent en petits arcs de trois paires.
Aires ambulacraires onduleuses, fort étroites, pourvues de deux rangées de granules mamelonnés, fort petits, un peu imégaux, à peu près contigus. Les semi tubercules, au nombre de 6 au moins par série, sont fort petits et espacés; ils remontent jusqu’au tiers environ de la hauteur de l’oursin, et sont acompagnés de quelques petits granules. Le milieu de l’aire est étroit et garni de quelques granules mégaux et serrés.
Aires interambulacraires fort larges. Les tubercules, au nombre de 5 par série, augmentent graduellement depuis le péristome jusqu’au dessus de l’ambitus, et puis diminuent brusquement; le plus supère de ceux que l’altération du test permet d’apercevoir, est fort petit et séparé par un grand espace de celui qui vient au dessous. Les scrobicules sont arrondis, à fleur du test, entourés d’un cercle complet de petits granules arrondis, délicats, peu apparents, et un peu espacés; ils touchent les zones porifères, et se touchent eux-mêmes au milieu de l'aire, où il n’y a aucune zone miliaire proprement dite, mais seulement un ou deux petits granules isolés; à la face inférieure les deux tubercules qui se trouvent les plus rapprochés du péristome sont confluents. Les tubercules sont, relativement, peu saillants; le mamelon, petit, est fortement crénelé à la base.
Le contour du péristome n’est pas distinct.
Radioles.— Avec les exemplaires du test, on a trouvé des radioles très nombreux que l’on peut regarder presque avec certitude comme ayant appartenu à cette espèce, car ce sont positivement les radioles d'un Pseudocidaris, et il ne se trouve, dans la localité, aucune autre espèce de ce genre. La tige varie beaucoup dans sa forme, comme aussi dans ses dimensions; dans les plus grands radioles elle est glandiforme, très renflée (son diamètre dépassant notablement la moitié de sa hauteur), arrondie et subacuminée au sommet. Dans d’autres radioles plus petits, de 43 mill. de hauteur, elle est encore beaucoup plus renflée, presque globuleuse et acuminée au sommet. Dans d’autres, enfin, elle est, au contraire, fort allongée, fusiforme, ou subcylindrique, avec ou sans étranglement. Un radiole de très grande taille (36 mill. de hauteur et 25 mill. de diamètre), glandiforme, arrondi au sommet, présente absolument les caractères des radioles de l’espèce; il a été recueilli isolé à Castello Picäo. La différence de taille est remarquable. J'en ai observé d'aussi grandes dans le Pseud. clunifera. La tige est, naturellement, plus ou moins rétrécie à sa base suivant sa forme. Les granu-
les dont elle est ornée sont, ordinairement, limités au sommet dans les radioles glandiformes, et, là, ils se montrent volumineux et allongés en forme d’épines, parfois ils sont accompagnés de deux ou irois côtes concourant à former une pointe; le reste de la surface est occupé par des côtes verticales granuleuses très fines et plus ou moins apparentes, parfois presque nulles.
Les radioles allongés sont plus ou moins fortement granuleux sur toute leur longueur, ou bien sur l’une de leurs faces seulement: les granules sont toujours très saillants, grossiers, souvent même fortement épineux. Entre les extrêmes de ces formes diverses et de cette ornementation, on peut observer tous les passages possibles.
Colleretie très courte, en forme d’anneau fort étroit, légèrement déprimé; elle est couverte de stries assez fortes et, relativement, écartées.
Bouton peu développé. Anneau saillant, fortement strié. Facetie articulaire relativement très étroite et profondément crénelée.
Rapports et différences.— J'ai examiné deux exemplaires du test, altèrés à la face supérieure, mais, du reste, bien conservés, et de nombreux radioles, qui, ainsi qu'il a été dit, appartiennent sùrement à la même espèce. Ces deux tests sont de petite taille, et il s’en trouvait certainement de plus grands, correspondant aux plus forts radioles. Toutefois la taille ne devait pas atteindre de fortes proportions, car les facettes articulaires des radioles, même des plus grands, sont remarquablement petites en proportion de la grosseur de la tige. Le test des diverses espèces de Pseudocidaris se ressemble assez. Celui ci différe de celui du Pseud. Thurmanni, pris à égal diamètre, par sa zone miliaire absolument nulle, ses tubercules moins fortement mamelonnés, et diminuant beaucoup plus auprès de l'appareil apical. Les radioles diffèrent de ceux du Pseud. Thurmanni par leur tige qui peut devenir beaucoup plus renflée qu'elle ne l’est jamais dans ceux de cette espèce, tandis que ceux qui sont grêles le sont beaucoup plus, et prennent des formes que l’on ne rencontre pas parmi ceux du Pseud. Thurmanni; en outre, les granules qui les ornent sout beaucoup plus grossiers, plus rares, souvent épmeux, toujours vers le sommet.
Localités.— Santa-Cruz. Carvalhal près Turcifal. Castello-Picäo, Ribeira au N. de Monchique. Alrota, Villa-Nova près Freixial, Matto-da-Cruz, Calhandriz (Alhandra), Contrudinhas près S. Thiago dos Velhos, Alverca. Sant’Anna (Cezimbra), Cap d’Espichel (Ptérocérien inférieur et supérieur).
Etage ptérocérien.
Cartaxaria, Freixial. Couches de Freixial.
Etage portlandien.
HEMICIDARIS PUSTULOSA., Agassiz
PI. XIV, fig 2
Synonymie
Hemicidaris pustulosa, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. neoc., p. 8.
» » Wright, 1856. Monosr. on the brit. foss. Echinod. from the ool. form, p. 73, pl. 3, fig. 1 (Mem. pal. Soc. London).
» » Cotteau, 1881. Paléont. française, Terr. jurass., t. x, IL. p. 74, pl. 282 et 283, fig. 1-2.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce). Hemicidaris pustulosa, Choffat, 1880. Lias et Dogger, addenda à p. 46. » > Cotteau, 1881. Catalogue des Echinides jurassiques de Normandie, p. 15 (Mém. Soc. géol. de Normandie).
Gymnocularis pustulosa, Pomel, 1883. Classification méthodique et genera des Echin. vivants et foss., p. 96.
Dimensions DEMARE ADN cocsoocvcicoooocococececodvonvooue 30 mill.
L’exemplaire unique, recueilli en Portugal, est, en grande partie, encastré dans une roche dure, dont il est impossible de le dégager. Une partie de la face supérieure, une aire interambulacraire et une aire ambulacraire jusqu'à l’ambitus, sont seules visibles. Toutefois, ce que l’on distingue est assez bien conservé pour permettre la détermination de cet individu, qui présente tous les caractères de l’Hemicidaris pustulosa. L'appareil apical est, relativement, peu étendu; les plaques génitales, petites et un peu inégales, sont perforées à une faible distance du bord, leur surface est usée, on ne distingue plus les granules qui les couvraient. Les plaques ocellaires, petites et triangulaires, sont encastrées dans les angles externes des plaques génitales; aucune ne touche le périprocte.
Zones porifères droites à la face supérieure.
Aires ambulacraires assez étroites à la face supérieure, où elles portaient deux séries de gros granules arrondis, serrés, que l’usure à fait disparaître presque entièrement. Les six premières plaques ambulacraires, à partir de l’apex, sont simples, la septième est composée de trois plaques primaires dont la médiane est un peu élargie à son extrémité interne; à partir de là, les autres plaques ambulacraires, tout ou moins jusqu à l’ambitus, sont composées de trois plaques; une primaire aborale étroite, une primaire médiane très élargie vers son extrémité interne, et une demi plaque adorale étroite et relativement longue. Les paires de pores sont légèrement obliques, le pore interne se trouvant sur la suture. Cet arrangement des plaques n’est pas conforme à celui qui est indiqué par M. Duncan (On the structure of the ambulacra of fossil Echinoidea, IE, p. 442, Quart. Journ. geol. Soc.. 1885) qui dit, à propos des Hemicidaris granulosa, Wright, Wrighti, Desor, et pustulosa, Agassiz: «al est certain qu'il n’y a aucune trace d’une demi plaque dans ces trois espèces». Il indique seulement, pour l’Hemic. pustulosa, la composition d’une plaque près du péristome qui serait semblable à celles des Pseudodiadema, c’est à dire composée de trois plaques primaires. Je distingue avec une grande netteté les sutures des plaques de l’aire ambulacraire dans l’exemplaire que je viens de décrire, et je suis certain de ne pas me tromper; d’un autre côté, on peut affirmer que cet individu appartient à l’Hemic. pustulosa; la seule espèce avec laquelle on pourrait le confondre, l'Hemic. granulosa, à ses plaques ambulacraires composées, à l’ambitus, de quatre plaques primaires. Il faut nécessairement admettre que M. Duncan n’a bien distingué que les plaques qui avoisinent le péristome, dans l’exemplaire qu'il a étudié, et que les demi plaques, dans la région plus rapprochée de l’apex, lui ont échappé. J’ai dit que l’exemplaire que je viens de décrire n’est visible que jusqu’à jambitus.
Dans les aires interambulacraires les trois premières plaques de chaque série, à partir de l’appareil apical, sont occupées par des granules arrondis au nombre de 5 ou 7 avec 2 ou 3 bien plus petits; la quatrième plaque porte un fort tubercule largement scrobiculé, entouré d’un cercle de petits granules; je ne vois pas plus loin.
Rapports et différences.—Une seule espèce peut réellement être confondue avec le Cid. pustulosa, c’est l'Hemic. granulosa, Wright, qui diffère du premier par ses tubercules ambulacraires plus marqués, plus développés au dessus de l’ambitus, formant deux séries bien apparentes, tandis que les semi-tubercules sont moins nombreux, puis par ses tubercules interambulacraires moins nombreux et remplacés, à la face supérieure, par un granule plus gros et plus apparent, enfin, par ses plaques génitales plus finement granuleuses. Je ne puis pas, malheureusement, comparer la plupart de ces caractères, à cause de l’état imparfait de l'échantillon, mais ce qui est appréciable m'engage à le rapporter à l’Hemic. pustulosa avec beaucoup plus de chances d’être correct. On peut ajouter que l’Hemic. granulosa à ses plaques ambulacraires composées, à l’ambitus, de quatre plaques primaires.
M. Pomel (Revue des Echinodermes, p. 38), avait établi un genre Prodiadema pour lHemic. Cartieri; il devait comprendre aussi, naturellement, lHemic. pustulosa; ce groupe avait déjà été indiqué par Desor dans le Synopsis, mais sans nom spécial. Dans son second ouvrage M. Pomel reprend ce groupement, comme sous genre des Hemicidaris, en lui imposant le nom de Gymnocidaris, Agassiz, comme synonyme de Prodiadema. Je n'ai pas pu trouver la première mention de ce Gymnocidaris (Al Agassiz a désigné sous ce nom un sous genre des Cidaris, mais ce n’est évidemment pas de celui là qu'il s’agit). En tous cas, si cette coupe est commode comme réunissant les Hemicidaris à face supérieure dégarnie de gros tubercules, elle ne me parait pas présenter des caractères différentiels suffisants, pour en faire un genre distinct.
Localité. — Cesaréda.
Etage bathonien.
Localités en dehors du Portugal.—Langrune. Lion sur Mer (Calvados).—S'"® Anne près Dijon.—France.—Dorsetshire (Angleterre).
Etage bathonien.
HEMICIDARIS CESAREDENSIS, P. de Loriol, 1890 PI. XIL, fig. 29-31
Synonymie
Hemicidaris cfr. Apollo, Choffat, 1880. Lias et Dogger, addenda à p. 46.
Dimensions
Denis ass déc RENE A NEA 22 à 35 mill.
Hauteur, par rapport au diamêtre....................... 0,66
Test élevé, déprimé sur la face supérieure.
Appareil apical solide. Les plaques génitales sont grandes, la postérieure, pentagonale, est plus petite que les autres; les pores génitaux s'ouvrent tout à fait à leur extrémité externe. Les deux plaques ocellaires postérieures sont relativement grandes et touchent le périprocte; les trois autres, notablement plus petites, se trouvent logées dans les angles externes des plaques génitales.
Zones porifères très flexueuses, tout à fait à fleur du test.
Aires ambulacraires flexueuses comme les zones porifères, et très étroites; sur la face supérieure leur largeur ne dépasse pas celle de l’une des zones porifères; à l’ambitus elles s’élargissent graduellement, mais tout en restant, relativement, étroites. Les semi-tubercules étaient certainement nombreux, Car ils remontent jusqu'au milieu de l’ambitus, où ils cessent brusquement. Je ne puis en distinguer qu’un petit nombre, ceux qui se trouvent à l’ambitus sont très développés.
Les tubercules des aires interambulacraires sont volumineux; le mamelon, perforé, crénelé, est petit. mais porté par une base élevée. Les scrobicules sont à peine déprimés et entourés d’un cercle de petits granules plus ou moins complet. Je ne connais pas le nombre des tubercules que comprenait chaque série, il y en avait, dans tous les cas, plus de six; ils ne diminuent que faiblement à la face supérieure et ceux qui avoisinent l’appareil apical sont encore très saillants.
Péristome bien ouvert, son diamètre égale 0,51 de celui de l’oursin.
Rapports et différences.— Trois exemplaires représentent cette espèce, mais ils sont malheu-
reusement incomplets, frustes, encastrés en partie dans une roche dure dont on ne peut dégager le test. On peut dire qu'elle est encore mal connue, et des caractères importants ne peuvent être suffisamment appréciés. Cependant, ce que l’on peut constater montre que ces individus appartiennent à un Hemicidaris distinct de ceux que sont déjà décrits, et je lui ai donné un nom, comptant sur l'avenir pour le faire mieux connaître. Il se rapproche un peu de l’Hemic. Apollo, Laube, mais il s’en distingue par ses aires ambulacraires plus étroites et plus flexueuses, ses semi-tubercules remontant plus haut, ses serobicules moins enfoncés et ses plaques ocellaires postérieures bien plus grandes et touchant le périprocte. Dans l’Hemic. stricta, Cotteau, qui a aussi des aires ambulacraires étroites et très flexueuses, les semi-tubercules sont moins saillants, bien moins développés, et ils remontent moins haut, les tubercules interambulacraires sont aussi moins développés, et ils diminuent bien plus rapidement à la face supérieure. L’Hemic. luciensis a des zones porifères peu flexueuses, ses aires ambulacraires sont aussi moins flexueuses et plus étroites, ses tubercules interambualacraires sont plus nombreux et plus développés, sa zone miliaire est bien définie.
Localité.— Cesaréda.
Etage bathonien.
HEMICIDARIS AGASSIZI (Roemer), Dames PI. XII, fig. 32-33; PL. XIV, fig. 21-22
Synonymie
Cidarites (Diadema) Agassizi, Roemer, 1839. Verstein. des Norddeutschen Oolithen gebirges, Nachtrag, p. 17,
pl. 17, fig. 31.
Hemicidaris diademata, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. neoc., p. 8. » » Agassiz, 1840. Descr. des Echinides foss. de la Suisse, t. 2, p. 49, pl. 19, fig. 15, 17.
Hemicidaris Cartieri, Desor, 1856. Synopsis des Echinides fossiles de la Suisse, p. 54. Hemicidaris diademata, E. Desor et P. de Loriol, 1869. Echinologie helvétique, Terr. jurassiques, p. 110 pl. 17, fig. 8-11, et pl. 18, fig. 1-3.
Hemicidaris Agassizi, Dames, 1872. Die Echiniden der Nordwest deutschen Jura bildungen, p. 106, pl. 6, fig. 4. » » Cotteau, 1881. Paléontologie française. Terr. Juras., t. x, IL, p. 114, pl. 292, 293, 294. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter):
Hemicidaris Agassizi, Rigaux, 1882. Synopsis des Echin. jurass. du Boulonnais, Bull. Soc. géol. de France,
3 série, t. 8, p. 622.
» » Cotteau, Peron et Gauthier, 1883. Echin. foss. de l’Algérie. Ter. jurass., fase. 1, p. 56, pl. 4, flg. 4-5.
» » Cotteau, 1883. Echinides foss. du S. O. de la France, p. 32.
Gymnocidaris diademata, Pomel, 1883. Classific. méth. des Echinides, p. 96. Hemicidaris Agassizi, Cotteau, 1884. Die Echiniden der Stramberger Schichten, p. 25, pl. 4, fig. 21-22 (Paleontolog. Mittheilungen, 3ter Band, 5te Abtheil). :
Diamètre. -ete-#-temcecenmene ro LOC EC EL 38 à 50 mill. Hauteur, par rapport au diamètre. .........,............. 0,47
Test circulaire. Face supérieure déprimée, parfois aussi un peu conique.
Appareil apical solide, très granuleux. Plaques génitales un peu inégales, les deux antérieures plus grandes que les autres; la plaque madréporique est un peu renflée et criblée d’une infinité de pores extrêmement ténus, mais elle ne porte pas de granules mamelonnés comme les autres pla-
ques. Les pores génitaux sont plus près du bord externe que du centre. Plaques ocellaires petites, triangulaires, logées dans les angles externes des plaques génitales. Aucune ne touche le périprocte.
Zones porifères onduleuses, à fleur du test, les pores sont séparés, dans chaque paire, par un gros granule.
Aires ambulacraires étroites, et un peu sinueuses à la face supérieure, où elles sont occupées par deux rangées de gros granules plus ou moins écartés, mamelonnés, mais non perforés, accompagnés de petites verrues; à l’ambitus elles s’élargissent pour loger les deux séries de semi-tubercules qui sont fort développés, crénelés, perforés, presque contigus, ne laissant de place, au milieu de l’aire, que pour un filet de petits granules; quelques granules se trouvent également le long des zones porifères.
Dans les aires interambulacraires les tubercules sont, relativement, peu développés, à peine plus saillants que les semi-tubercules, serrés, confluents, perforés, et fortement crénelés. Les scrobicules, un peu elliptiques, sont légèrement déprimés; à la face supérieure, ils disparaissent brusquement, plus ou moins près de l’appareil apical, de sorte que une, deux, et même trois plaques, dans chaque série, se trouvent sans tubercule, et ne portent qu'un gros granule mamelonné. Les granules miliaires sont nombreux, un peu inégaux, les uns pas plus développés, formant des cercles incomplets autour des scrobicules, les autres sont épars; des petites verrues microscopiques les accompagnent. La zone miliaire est plus ou moins étroite, mais distincte.
Le péristome n'est pas visible dans nos exemplaires.
Quelques radioles provenant de Cesareda, où se trouve le test de l’Hemicidaris Agassizi, présentent les plus grands rapports avec des radioles granuleux figurés par M. Cotteau comme appartenant à cette espèce. Le diamètre de la tige est de 4 mill., sa longueur est inconnue; elle est plus ou moins triangulaire et couverte de petites côtes longitudinales, finement granuleuses, régulières et très délicates; ces granules sont arrondis, allongés, ou un peu épineux. La collerette est bien. distincte et couverte de stries extrêmement fines. Le bouton est bien développé; l'anneau, saillant, est fortement crénelé, et ses crénelures se continuent en côtes sur le bouton; la facette articulaire est entourée de crénelures fortes, et un peu écartées. Ces radioles se trouvent à Cesareda avec ceux de l'Acrocidaris nobilis, très typiques, et j'ai attribué à cette dernière espèce des radioles trouvés ensemble qui se rapprochent aussi des radioles lisses de l’Hemic. Agassizi; je les ai fait figurer sur la même planche (pl. XIV, fig. 11, 12); on en retrouve de semblables dans d’autres localités, avec ceux de l’Acrocid. nobilis, et je crois qu'ils appartiennent certainement à cette dernière espèce, car leur bouton est exactement semblable à celui des radioles typiques, avec un anneau très finement strié, leur tige est couverte de stries longitudinales très fines, et ils n’ont pas de collerette; ils diffèrent donc notablement de ceux de l’Hemic. Agassizi, auxquels ils ressemblent par la forme.
Rapports et différences.—L’Hemic. Agassizi est une espèce bien connue, souvent décrite, qu'il n'est pas possible de confondre avec d’autres. Les exemplaires du Portugal sont parfaitement typiques.
Localités.—Cesaréda, Dagorda.
Lusitanien. Couches à grandes oolithes.
Arsena près Alverca.
Etage ptérocérien.
Localités en dehors du Portugal.—Merry sur Yonne, et autres localités en France.—S"® Croix (Vaud). Pratteln (Bâle (Suisse).
Etage rauracien (corallien inférieur).
Tonnerre (Yonne), et autres localités en France.—Chellalah (Algérie).—Hobel, Wangen (Soleure), Le Locle (Neuchatel). Suisse.—Hanovre.-—Nattheim (Wurtemberg).
Etage séquanien.
Glovelier, Vorbourg (Berne). Suisse.
Etage ptérocérien.
HEMICIDARIS FISTULOSA, (Quenstedt) Desor PI. XIII, fig. 1-6
Synonymie
Cidaris fistulosa, Quenstedt, 1852. Handbuch der Petrefactenkunde, p. 578, pl. 49, fig. 14.
Hemicidaris fistulosa, Desor, 1856. Synopsis, p. 57.
Cidarites fistulosus, Quenstedt, 1858. Der Jura, p. 735, pl. 89, fig. 36-38.
Hemicdaris fistulosa, Moesch, 1867. Der Aargauer Jura, p. 189, 199 (Beiträge zur geol. Karte der Schweiz, Lte Lief.)
Hemicidaris (Tiaris) scolopendra, Quenstedt, 1872-75. Petrefactenkunde Deutschlands IIT. Echiniden, p. 262,
pl. 70, fig. 20.
Hemicidaris fistulosus, Quenstedt, 1872-75. Id., id., id,, p. 264, pl. 70, fig. 13-15.
Dimensions (Radioles)
Diamètre desla tige nes Rene NE on .... 6 à 23 mill.
Radioles claviformes, très épais, dont la longueur est mconnue. La tige s’élargit très graduellement, à partir de la collerette, jusqu'au sommet, qui est arrondi, convexe ou légèrement acuminé. La surface est garnie, partout, de petits filets longitudinaux extrêmement fins, très délicatement granuleux, très réguliers, relativement très écartés, séparés toujours par des intervalles lisses, plusieurs fois plus larges qu'eux mêmes. Au sommet, tantôt les filets se continuent directement sans modification, tantôt ils se resserrent beaucoup en se tordant un peu vers le centre, et il se produit quelques petits tubercules comprimés, peu saillants, épars, qui ne forment pas de couronne. Dans les plus petits radioles la tige s’éffile un peu au sommet, et quelques petites côtes très courtes tendent à former une pointe obtuse.
Collerette extrêmement courte, à peine visible sous la forme d’un très petit anneau impressionné, finement strié.
Bouton très peu développé. Anneau saillant, fortement crénelé. Facette articulaire singulièrement petite, crénelée.
Parmi ces radioles quelques uns paraissent avoir été comme fistuleux, l'un a même l’apparence d’une sorte de cornet formé de plusieurs feuillets minces, dont chacun porte, sur sa surface, des filets longitudinaux identiques à ceux qui couvrent les autres.
Rapports et différences.—Les radioles, assez nombreux, dont il est ici question, proviennent tous de la même localité, et sont de dimensions très différentes. Ils présentent absolument les caractères assignés par M. Quenstedt aux radioles qu'il a nommés Cidaris fistulosa et qu'il a fait figurer. Je ne saurais trouver aucun caractère qui permette de les en séparer. J'ai émis ailleurs l’opinion que ces radioles, distingués par M. Quenstedt, devaient appartenir à l’Hemicidaris crenularis, et d’autres auteurs l’ont partagée. Il me parait maintenant certain que je me suis trompé, et qu'ils n’ont pas dû appartenir à la même espèce. En effet, ils diffèrent des radioles de l’Hemacid. crenularis par leur tige plus claviforme, l’écartement beaucoup plus grand des filets qui couvrent la surface, et la forme du sommet, qui est très convexe, sans être entouré d’une couronne de tubercules. La comparaison immédiate des radioles des deux espèces m'a fait bien saisir ces différences. De plus, la découverte
faite par M. Quenstedt d'une plaque couverte de nombreux radioles de l’Hemicidaris fistulosa autour d’un test qui n’est point celui de l’Hemic. crenularis est venue montrer, à n'en pas douter, que les radioles que je voulais réunir appartiennent certamement à deux espèces. Maintenant quel est le test auquel il faut rapporter les radioles nommés Cidaris fistulosa? M. Quenstedt estime qu'ils appartiennent à son Hemic. scolopendra (qui n’est autre que le Pseudocidaris Quenstedti, (Mérian) Cotteau), envisageant comme appartenant à cette espèce le test auquel on peut dire que les radioles sont encore adhérents. Il fait cependant quelques réserves et estime que le péristome est plus petit que dans l'Hemic. scolopendra, ce qui est, en effet, frappant. En comparant la figure avec des échantillons du Pseudoc. Quenstedti, que j'ai sous les yeux, il me parait très probable, même presque certain, que le test auquel appartenaient les radioles du Cid. fistulosa n'est pas celui du Pseudoc. Quenstedti, mais constitue une espèce distincte. M. Boehm (Echinoideen des Kelheimer Diceras Kalkes), a recueilli à: Kelheim les radioles du Cid. fistulosa et le test du Pseudoc. Quenstedti, mais isolés, de sorte que l’association du test et des radioles, qu'il admet comme certaine, n'est qu'une présomption. Il me parait plus prudent, tout au moins en attendant de nouvelles découvertes, d'envisager les radioles du Cid. fistulosa, comme appartenant à un Hemicidaris spécial, dont le test est connu et représenté par M. Quenstedt. Les radioles du Pseudoc. Quenstedti resteraient à découvrir, et, de fait, les radioles nommés Cid. fistulosa se rapprochent absolument de ceux des espèces du genre Hemicidaris, de ceux de l’Hemicid. crenularis, par exemple, en s’éloignant, au contraire, de ceux que l’on connait pour appartenir aux Pseudocidaris. Les radioles nommés Cid. claviceps par M. Quenstedt me paraissent devoir être rattachés à l'Hemicid. fistulosa, et ceux du Cid. conoideus-suevicus, à V'Hemicid. crenularis. tandis que ceux du Cid. conoideus-moravicus appartiennent à une espèce distincte, ainsi que l’énonce du reste M. Quenstedt, et ainsi que jai pu men assurer de visu.
Localité.— Trancoso.
Etage lusitanien. Facies à Hexactinellides du corallien d'Amaral.
Localités hors du Portugal.—Ulm. Beiningen (Wurtemberg). Etage séquanien.
HEMICIDARIS CRENULARIS (Lamarck}). Agassiz PI. XIII, fig. 1-9
Synonymie
Cidarites crenularis, Lamarck, 1816. Hist. nat. des animaux sans vertèbres, t. 11, p. 59. Hernicidaris crenularis, pars, Agassiz, 1840. Catal. Syst. Ectyp. foss. Mus. neoc., p. 8.
» » E. Desor et P. de Loriol, 1869. Echinologie helvétique, L T. jurass., p. 104, pl. 16, fig. 6-12, et pl. 17, fig. 1-7.
» » Cotteau, 1881. Paléontol. franc. Terr. jurass., t. xu1, p. 85, pl. 286, 287, 288.
(Voir dans ce dernier ouvrage la synonymie de l’espèce, mais il est fort probable que, dans quelques cas, l’Hemicidaris fistulosa a été confondu avec l’Hemicid. crenularis. Ajouter): Hemicidaris crenularis, x. Ammon, 1875. Jura Ablag. zwischen Regensburg und Passau, p 160, et passim.
» » Cotteau, 1884. Die Echiniden der Stramberger Schichten, p. 27, pl. 4, fig. 23-95 (Paléontol. Mittheil, 3‘. Band.).
» » Aug. Boehm, 1885. Fauna des Kelheimer Diceras Kalkes, 3t° Abth. Echinoideen, Paléontographica, vol. 31, p. 206.
» » Cotteau, 4885. Echin. nouveaux ou peu connus, IL p. 58, pl. VIL fig. 18.
» » Bruder, 1885. Die Fauna der Jura Ablagerungen von Hohnstein, Denkschr. der math. naturw. classe der Akad. der Wiss, Wien, vol. 50, p. 45.
» » Cotteau, 1886. Cat. Echin. jurass. de Lorraine, p. 5. (Congrès de l’Ass. franc. à Nancy)
Mars, 1890 10
(Radioles)
Done nalmuiltaiocnocsudouococosccoocoeocédosbcéocouou 42 mill.
Radiole un peu claviforme, dont la longueur est inconnue. Tige épaissie vers le sommet qui est assez convexe ou tronqué. La surface est couverte de petits filets longitudinaux très fins, un peu granuleux, séparés par des intervalles un peu inégaux, mais, la plupart du temps, pas plus larges que le filet lui même. Lorsque, çà et là, ils s’élargissent un peu, ils sont ordinairement occupés par un petit filet intermédiaire encore plus délié. Un mdividu, de forme normale, avec le sommet tronqué et un peu concave, a la surface couverte, non de petites côtes régulières, mais de petits granules serrés, souvent soudés plusieurs ensemble, et, formant alors comme une vermiculation d’une grande finesse; des stries longitudinales très fines paraissent exister aussi. Ce radiole, trouvé avec d’autres bien typiques, appartient sans doute aussi à l’Hemicidaris crenularis. M. Cotteau, dans la Paléontologie française (loc. cit.), a fait figurer, sous ce nom, deux radioles ornés de la même manière. Le sommet est entouré d’une couronne de petits tubercules pointus, qui paraissent comme la résultante d’un certain nombre de petites côtes longitudinales.
Collerette très étroite, finement striée.
Bouton peu développé. Anneau saillant, fortement crénelé. Facette articulaire crénelée.
Rapports et différences.—Je n’ai vu qu’un petit nombre de radioles appartenant à cette espèce, mais ils sont parfaitement caractérisés, et une comparaison immédiate avec de nombreux échantillons du Jura bernois ne m'a laissé apercevoir aucune différence. Aucun fragment du test ne m’a été envoyé du Portugal. J'ai déjà indiqué, en décrivant l’Hemicid. fistulosa, les différences qui permettent de distinguer les radioles de cette dernière espèce de ceux de l’Hemicid. crenularis.
Localités.—Cabeço-Redondo (Monte-Junto), Moulin du Cabaceiro (Torres-Vedras). Lusitanien. Calcaire grumeleux.
Localités hors du Portugal.— Nombreuses localités de France et de Suisse. Nattheim. Etage rauracien et étage séquanien.
Randen, Lägern, Oberbuchsitten, etc., Suisse.
Etage ptérocérien.
HEMICIDARIS ARRABIDENSIS, P. de Loriol, 18590 PI. XIV, fig. 3-4
Dimensions
DEMO oocooconsodovon0vt0000000000000 D000o0v00oc 19 à 30 mill. Hauteur, par rapport au diamètre................ DATES 0,63
Test circulaire, convexe sur la face supérieure, renflé au pourtour.
Appareil apical non conservé.
Zones porifères droites, à fleur du test, relativement larges; les pores se multiplient très peu auprès du péristome.
Aires ambulacraires très étroites, parfaitement droites, se rétrécissant près du péristome, au lieu de s’élargir; de chaque côté, le long des zones porifères, se trouve une série de petits tubercules crénelés, perforés, écartés, à peu près de même grosseur partout, un peu plus développés à l’ambitus, seulement. Le milieu de l’aire, qui est étroit, ainsi que les intervalles entre les petits tubercules, sont occupés par des granules très fins, très serrés, homogènes, qui forment comme un cercle incomplet autour des scrobicules. Les plaques ambulacraires, dès la face supérieure, et même très près du sommet, jusqu'au péristome, sans changement, sont des plaques composées comptant trois plaques primaires; la supérieure est étroite, la médiane bien plus épaisse vers son extrémité externe aux dépens surtout de l’adorale, qui est étroite; dans quelques plaques, à l’ambitus, la médiane se divise et il y a quatre plaques primaires pour une plaque composée; vers le sommet les plaques sont presqu'égales. Chacune des plaques primaires est percée de deux pores obliques, tout près de son extrémité externe. -
Les tubercules interambulacraires sont au nombre de onze ou douze par série, peu développés, relativement peu saillants; le mamelon est très petit, perforé, crénelé. Scrobicules un peu elliptiques, confluents, à peine déprimés; les granules qui les entourent ne constituent pas un cercle défini, étant tout à fait égaux à ceux qui occupent la zone miliaire, lesquels sont fort petits, abondants, serrés, et homogènes. Deux ou trois rangées de granules semblables garnissent l’espace entre les scrobicules et les zones porifères. A la face supérieure les tubercules diminuent fort graduellement.
Péristome petit, un peu enfoncé; son diamètre égale 0,36 de celui de l’oursin.
Rapports et différences.— Cette espèce est représentée par 6 exemplaires tous un peu frustes, mais se complétant les uns les autres de manière à permettre d'observer à peu près tous les caractères: l'appareil apical est, dans tous, ou bien détruit, ou masqué par une roche dure qui ne peut se dégager. Elle est remarquable par la structure de ses aires ambulacraires formées presque entièrement de plaques composées de trois plaques primaires, tandis que, généralement, dans les Hemicidaris, les plaques de la face supérieure sont simples; en outre elles n’ont pas de semi-tubercules proprement dits, mais les deux rangées marginales qui, ordinairement, ne sont que de simples granules de forte dimension, se composent ici de petits tubercules crénelés et perforés qui prennent seulement un peu plus de développement à l’ambitus, sans qu'il soit nécessaire que l'aire s’élargisse comme cela arrive dans la plupart des Hemicidaris qui possèdent de véritables semi-tubercules. Le péristome est, aussi, relativement, fort petit. L’Hemicid. arrabidensis ressemble assez, par le facies, à l’Hemicid. mitra, Ag., mais il en diffère par l’absence de semi-tubercules, par les granules de la zone miliaire, constamment très petits, serrés, nombreux, homogènes, ne formant pas des cercles scrobiculaires plus accentués, et par son péristome plus petit. Dans l’Hemicid. desoriana, Cotteau, dans l’Hemicid. Rathieri, Cotteau, on voit des aires ambulacraires assez analogues, mais les espèces ne peuvent se confondre, non plus que l’Hemicid. Pellati, qui offre aussi quelque ressemblance.
Localité.—Pedreiras, Arrabida.
Lusitanien.
HEMICIDARIS LUSITANICUS, P. de Loriol, 1890 PI. XIV, fig. 5-7
Dimensions
Diametre. ss -Leessemeneee eee ee ACL ee 29 à 32 mill. Hauteur, par rapport au diamètre .............. ...... 0,62 à 0,75
Test circulaire, plus ou moins élevé, convexe sur la face supérieure, un peu aplati seulement dans l’exemplaire le plus haut, plane sur la face inférieure.
Appareil apical toujours conservé, relativement étendu, très granuleux. Plaques génitales grandes, mais inégales, la postérieure impaire notablement plus petite que les autres. Les pores génitaux sont petits et ouverts plus près du bord que le centre de la plaque. Plaques ocellaires inégales, les trois antérieures, triangulaires, logées dans les angles externes des plaques génitales, les deux postérieures plus grandes, subrectangulaires, séparant les plaques génitales et contribuant à former le bord du périprocte.
Zones porifères sinueuses, sans que les ondulations soient très profondes, très étroites, tout à fait à fleur du test; près du péristome les pores sont un peu multipliés.
Aires ambulacraires larges. onduleuses; elles portent, de chaque côté, une rangée de granules mamelonnés, très peu développés, serrés, inégaux; quelques uns, notablement plus forts, çà et là, près de l’apparition des semi-tubercules à l’ambitus. L'espace, relativement large, entre ces deux rangées, est entièrement occupé par des petits granules épars, un peu alignés en travers, très fins, très serrés, assez homogènes. Les semi-tubercules, au nombre de 4 à 5 par série, perforés et crénelés, sont très saillants, presqu’aussi développés que ceux des aires interambulacraires au même niveau, et largement scrobiculés; le supérieur se trouve parfois assez éloigné des autres et comme isolé. A la face inférieure ils diminuent très fortement.
Les tubercules des aires interambulacraires, au nombre de 8 à 9 par série, sont, relativement, peu saillants, mais ils ne diminuent pas beaucoup à la face supérieure; celui qui, dans chaque série, occupe la plaque la plus rapprochée de l’appareil, est fort petit, comme un gros granule légèrement scrobiculé. Mamelon petit, peu saillant, perforé et finement crénelé à la base. Scrobicules un peu elliptiques à l’ambitus, à peine déprimés, confluents, entourés de cercles incomplets de granules qui se distinguent à peine de ceux qui occupent la zone miliaire; ces derniers forment deux séries au moins, et souvent davantage. Une rangée de petits granules sépare les cercles scrobiculaires des zones porifères. Toute la granulation est, en général, très fine, très délicate, et très serrée.
Péristome décagonal, assez grand; son diamètre égale 0,56 de celni de l’oursin. Les entailles sont marginées et peu profondes.
Variations.— On remarque quelques variations dans les hauteurs proportionnelles, assez marquées, mais, à part cela, les caractères des divers exemplaires que j'ai examinés sont parfaitement constants.
Radioles.—Avec les échantillons du test on a trouvé, engagés dans un fragment de roche, mais non adhérents, deux radioles qui sont ceux d’un Hemicidaris, et, selon toute probabilité, ceux Je l'Henicid. lusitanicus. La tige est grèle, cylindrique, on ne connait pas sa longueur. La surface est fruste, on ne voit que les traces des stries longitudinales qui l’ornaient, sans doute, à l’état frais. La collerette n’est qu’un petit anneau impressionné fort étroit. Anneau saillant, crénelé. On ne voit pas si la facette articulaire est crénelée ou non. Bouton très peu développé.
Rapports et différences.—L’Hemicid. lusitanicus rappelle, par la largeur de ses aires ambulacraires onduleuses, et par l'abondance des granules qui les garnissent, l’Hemicid. alpina, Ag.; il en différe par ses semi-tubercules notablement plus développés, plus largement scrobiculés, plus écartés, nécessitant un élargissement plus accentué de l’aire ambulacraire, puis, par ses tubercules interambulacraires plus nombreux, moins développés, plus serrés, confluents. L’Hemicid. rognonensis, Cotteau, est encore une espèce voisine; elle se distingue par ses semi-tubercules plus nombreux, mais moins apparents et bien plus serrés; les granules marginaux qui les remplacent à l’ambitus et à la face supérieure sont plus apparents et plus écartés; de plus, les zones porifères et les aires ambulacraires sont notablement moins onduleuses. L’Hemicid. mitra, Ag., n’est pas non plus fort éloigné, mais ses aires ambulacraires sont bien plus droites et moins larges, les granules sont plus grossiers, les semi-tubercules plus petits, les tubercules interambulacraires plus faibles, la zone miliaire plus étroite.
Localités.— Serra do Nico près Setubal, Pedreiras près Cezimbra. Lusitanien.
HEMICIDARIS MONDEGOENSIS, P. de Loriol, 18590 PI. XIII, fig. 10-16
Dimensions
DAME EE PER eme ceci cc 15 à 29 mill.
Hauteur, par rapport au diamètre ..................... 0,66 à 0,69
Test circulaire, assez élevé, un peu convexe sur la face supérieure.
Appareil apical peu étendu, épais, solide. Plaques génitales inégales, les deux antérieures étant un peu plus grandes que les autres, granuleuses, sauf la madréporiforme qui est presque entièrement occupée par des perforations d’une petitesse extrême, et très serrées. Les pores génitaux sont ouverts très près du bord. Plaques ocellaires triangulaires, granuleuses, pas très petites relativement; elles sont logées dans les angles externes des plaques génitales et ne touchent pas le périprocte, sauf la plaque postérieure paire de droite, qui, parfois, s’avance jusqu'à son bord entre les deux plaques génitales.
Zones porifères onduleuses, sans l'être profondément, tout à fait à fleur du test, les paires de pores sont serrées et se multiplient auprès du péristome.
Aires ambulacraires étroites à la face supérieure, puis notablement élargies; elles portent, de chaque côté, une rangée de granules très fins, accompagnés de petites verrues dans la zone intermédiaire, d’abord peu nombreuses, puis devenant abondantes et inégales. Vers le milieu de l’ambitus, l'aire s’élargit beaucoup et le premier semi-tubercule, très développé, apparait subitement; il est précédé, quelquefois, de un ou deux gros granules mamelonnés, ou d’autant de très petits tubercules. Les semi-tubercules sont très saillants; chacun occupe, à l’ambitus, la largeur de l'aire, aussi sont ils alternes et forment ils à peine deux séries, sauf tout près du péristome, où ils sont d’une grande petitesse. Le mamelon est peu volumineux, perforé, crénelé et porté par une base très saillante. Les granules sont très fins et très clairsemés dans les intervalles. Les plaques ambulacraires, jusqu’à l’apparition des semi-tubercules, sont des plaques primaires simples, fort étroites, dont chacune porte, à son extrémité externe, une paire de pores qui l’occupe presque toute entière. Lorsque les semitubercules commencent, comme ils occupent presque toute l’aire, il est très difficile de distinguer la suture médiane et de s'assurer de la présence de plaques composées. Je ne puis affirmer qu'il en existe,
et les plaques primaires simples paraissent se continuer en se modifiant beaucoup. On voit très bien que, en face de chaque semi-tubercule, il y a une série de plaques primaires simples, très courtes, dont l’extrémité dépasse à peine le pore interne; vis à vis, la suture médiane contourne le tubercule, en groupant cinq plaques primaires étroites, plus ou moins contournées; mais est ce bien là une plaque composée, et ne peut on pas dire que ce sont des plaques simples, comme à la face supérieure ? Celle de ces cinq plaques qui est inférieure, ou adorale, est complétement pliée, celle du dessus s’élargit très considérablement du côté interne, les trois autres conservent leur largeur, mais s’arquent un peu du côté de la face supérieure. Tout près du péristome on voit alors assez nettement des plaques composées formées de trois plaques primaires étroites, également larges, ou de deux plaques primaires et d'une demi plaque.
Dans les aires interambulacraires les tubercules sont au nombre de sept par série; ils croissent très graduellement depuis le péristome jusqu’au dessus de l’ambitus, et diminuent ensuite fortement vers l'appareil apical. Le mamelon est crénelé, perforé, très petit, mais porté sur une base bien saillante. Serobicules à peine déprimés, confluents, arrondis ou légèrement elliptiques, entourés de cercles incomplets de petits granules homogènes, séparés par un filet de verrues microscopiques. La zone miliaire est nulle.
Péristome grand, décagonal, nullement enfoncé, assez profondément entaillé; son diamètre est de 0,57 de celui de l’oursim.
De jeunes individus, de 15 mill. de diamètre, présentent les mêmes caractères que les adultes, seulement les zones porifères et les aires ambulacraires sont moins onduleuses.
Avec le test de l’espèce, on a trouvé, à Mondégo, quelques radioles qui ne sont pas adhérents, mais qui lui appartiennent selon toute probabilité. La longueur de ces radioles n’est pas connue; leur tige, cylindrique, est ornée de stries longitudinales d’une finesse extrême, visibles seulement à l’aide d’une forte loupe, le filet, extrêmement ténu, que ces stries séparent, est tantôt lisse, tantôt chargé de quelques granules écartés, microscopiques. Vers la base la tige est souvent un peu renflée.
Collerette très courte, un peu déprimée, striée; quelquefois elle manque tout à fait.
Bouton peu développé. Anneau saillant, crénelé; son diamètre est, parfois, mférieur à celui de la tige. Facette articulaire extrêmement petite, fortement crénelée.
À Cesaréda, tout autour d’un exemplaire du test, se trouvent de nombreux fragments de radioles appartenant encore plus certainement à l'espèce; ils sont identiques à ceux de Mondégo, et l’un d’eux atteint une longueur de 57 mill. sans que la tige, tout à fait cylindrique, ait sensiblement diminué d'épaisseur; son extrémité n’est pas connue.
Rapports et différences.— L’Hemicidaris mondegoensis, dont je connais quelques exemplaires, absolument identiques entre eux, est certainement très voisin de l’Hemicid. stramonium, Ag.; il s’en distingue toutefois par ses zones porifères et ses aires ambulacraires moins profondément onduleuses, ces dernières plus larges et plus granuleuses, puis par ses tubercules interambulacraires notablement moins saillants, et diminuant davantage à la face supérieure, avec des mamelons beaucoup plus petits, la granulation est aussi, en général, plus fine et plus délicate. L'examen comparatif de plusieurs bons exemplaires de chacune des deux espèces m'a montré la constance de ces caractères distinctifs, et ils m'ont paru assez importants pour nécéssiter leur séparation. Les radioles, du reste, présentent des différences encore plus considérables; leur tige, grêle, très longue, tout à fait cylindrique, leurs stries longitudinales relativement bien plus fines, l'absence complète sur leur surface des pustules éparses qui couvrent la tige de ceux de l’Hemicid. stramonium, leur facette articulaire plus étroite, en harmonie avec les petits mamelons des tubercules, sont autant de caractères qui les font reconnaitre au premier aspect.
Localités.— Cap Mondégo. Cesaréda. À la base du Malm de ces localités.— Curvaceira (?) Ancienne collection.
Etage lusitanien.
HEMICIDARIS ALEMQUERENSIS, P. de Loriol. 1590 PI. XIII, fig. 17-20
Dimensions (Radioles)
Longueur connue (radiole incomplet) ................... 30 mill. Diametrerdendatteeereeerctre come cree et ee 6à8 »
Radiole grêle, allongé. Tige cylindrique ou un peu anguleuse, paraissant avoir été assez longue, mais aucun exemplaire n’est intact. Le maximum d'épaisseur est au dessus du bouton, et, à partir de là, elle se rétrécit très graduellement. La surface est ornée de stries longitudinales d’une finesse excessive, très serrées, visibles seulement avec une forte loupe, croisées par des côtes onduleuses transverses, également très fines, mais cependant un peu plus fortes et plus écartées. Des carènes longitudinales droites, saillantes, presque tranchantes, apparaissent à peu de distance du bouton, et se continuaient, sans doute, jusqu'au sommet; leur nombre est variable, 8 au maximum, et elles ne se montrent que sur l’une des faces du radiole; les petites côtes onduleuses, en les traversant, les marquent de petites crénelures d’une grande délicatesse, comme tout le reste de l’ornementation, qui est invisible à l’œil nu, sauf les carènes longitudinales.
La collerette est tout à fait nulle. On n'en voit pas de trace sur aucun exemplaire.
Bouton peu développé, tout à fait conique. Anneau très épais, très saillant, très finement strié. Facette articulaire fort étroite et crénelée.
Rapports et diflérences.—Les radioles que je viens de décrire présentent des caractères parfaitement constants. Ils ressemblent, par le facies, aux radioles de l'Hemicidaris intermedia, mais leur ornementation est absolument différente. Je les rapporte au genre Hemicidaris à cause de cette similitude, sans être certain qu'ils lui appartiennent. Ils se rapprochent encore plus des radioles de l’Hemicid. undulata, Ag., mais leurs côtes onduleuses transverses sont beaucoup plus fines, plus serrées, et d’une autre nature, de plus les carènes sont notablement plus nombreuses et plus constantes. Je n'ai pas vu de stries longitudinales dans les échantillons de l’Hemicid. undulata que j'ai examinés. On ne saurait confondre ces radioles. Je ne vois pas d’autre espèce décrite de laquelle ils pourraient être rapprochés.
Localités.—Sôpo et Canhestro. S. O. d’Alemquer. Moulin du Cabaceiro près Torres-Vedras. (Calcaires grumeleux).
Etage lusitanien.
ACROCIDARIS NOBILIS, Agassiz PI. XIV, fig. 8-20
Synonymie
Acrocidaris nobilis, Agassiz, 1840. Catal. Syst. Ectyp. foss. Mus. neoc., p. 9. » » Agassiz, 1840. Descr. des Echin. foss. de la Suisse, IT, p. 32, pl. 14, fig. 16-17. » » Cotteau, 1881. Paléontol. française, Terr. jurass., t. x, IL, p. 217, pl. 320, 321, fig. 3-8 (ecl. al).
» » Lambert, 1887. Études sur les Echinides (Annales de la Soc. d’Hist. nat. de la Rochelle, vol. 23), p. 25, pl. 4, fig. 1-7.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).
Dimensions
Diamétre"e.-"#heesedereece ec eee Cru ie 24 à 41 mill. Hauteur, par rapport au diamètre. ..................... 0,55 à 0,62
Diamètre du péristome par rapport au diamètre total... ... 0,45
J'ai sous les yeux quatre tests appartenant au genre Acrocidaris. Leurs caractères généraux, zones porifères, volume des tubercules interambulacraires, proportions entre les tubercules ambulacraires et les tubercules interambulacraires, sont parfaitement ceux qui se trouvent être communs entre l’Acrocid. formosa et l’Acrocid. nobilis. Je les rapporte à cette dernière espèce, parceque, bien que leur surface soit très fruste, on peut constater, avec assez de certitude, que les granules de la zone miliaire, dans les aires interambulacraires, étaient assez abondants, et formaient deux rangées assez distinctes, puis parceque le diamètre du péristome était relativement faible. On ne peut voir si les tubercules de la face supérieure étaient lisses ou crénelés. On ne connait ni la localité, ni le niveau des deux meilleurs, l'étiquette, d’après ce que m'a écrit M. Choffat, à été égarée; un troisième, de grande taille, plus fruste, a été recueilli à Alhadas, mais le niveau dont il provient est inconnu; le quatrième, enfin, le plus petit, provient du lusitanien de Murches, et il est encore plus fruste que les autres. Sur le meilleur de ces individus on peut étudier la composition des plaques ambulacraires. Les 7 ou 8 premières plaques, à partir de l’apex, sont simples, puis viennent des plaques composées, formées de cinq et six plaques primaires étroites, dont les deux médianes sont notablement plus longues que les autres; les paires de pores sont obliques, le pore interne se trouve tout à fait sur la suture. À l’ambitus, il n’y a plus que quatre primaires par plaque composée, et, au dessous, trois seulement; quelquefois la plaque adorale est une demi plaque, mais ce n'est pas constant. Je n’ai pas pu discerner quel est l’arrangement des plaques tout à fait près du péristome, là où les pores se multiplient.
Les radioles sont beaucoup mieux conservés et d’une détermination certaine. Le plus grand, qui est absolument complet, a une longueur de 50 mill., et un diamètre maximum de 8 mill. La tige, large, déprimée, un peu éffilée, mais vers l'extrémité seulement, porte trois fortes carènes, auxquelles, au sommet, il s’en ajoute trois autres, intermédiaires, tout à fait courtes; elles forment le sommet qui est brusquement tronqué. La surface est couverte de stries longitudinales très serrées, coupées par des petits sillons transverses onduleux, plus écartés, qui constituent un treillis d’une extrême délicatesse.
Collerette tout à fait nulle.
Anneau très saillant, arrondi, finement strié. Bouton peu développé. Facette articulaire crénelée.
Un autre radiole complet a 27 mill. de longueur et 5 mill. de diamètre. La tige est peu déprimée, mais elle s'effile seulement tout à fait au sommet qui est formé par cinq carènes, les trois principales, et deux intermédiaires. Même ornementation, même anneau, même bouton.
Un autre enfin, complet, a 18 mill. de longueur, avec un diamètre de # mill. La tige est aplatie, point effilée, mais simplement arrondie, avec les trois carènes habituelles. Le reste comme dans les autres.
Plusieurs autres radioles, plus ou moins complets, accompagnent ceux que je viens de décrire, et présentent les mêmes caractères, avec des intermédiaires dans la forme de la tige.
Quelques autres enfin, recueillis avec les premiers, sont plus grêles, à peine aplatis; peut-être appartenaient-ils aux tubercules ambulacraires de l’ambitus, leur facette articulaire parait, relativement, plus étroite que celle des larges radioles.
La plupart de ces radioles sont marqués de une à trois larges bandes de couleur plus foncée.
Rapports et différences.—Les radioles que je viens de décrire présentent absolument tous les caractères de ceux de l’Acrocidaris nobilis (dont j’ai recueilli un bon nombre à la Rochelle), avec leurs diverses modifications, et il est pour moi hors de doute qu'ils appartiennent à cette espèce. J'ai déjà dit que les tests recueillis doivent très probablement lui être aussi rapportés, et la détermination positive des radioles augmente beaucoup la probabilité de celle du test, lors même qu'on ne les a pas recueillis ensemble. Dans le mémoire cité, M. Lambert à parfaitement montré que l’Acrocid. nobilis dont Agassiz avait figuré des radioles provenant de la Rochelle, doit être distingué par son test et ses radioles de l’Acrocid. formosa, Agassiz, qui, sous le nom d’Acrocid. nobilis, a été cité dans un grand nombre de localités, soit de l’étage rauracien, soit, surtout, de l’étage séquanien. L’Acrocid. nobilis n’a été rencontré jusqu'ici, avec certitude, que dans les couches séquaniennes de la Pointe du Ché, près de la Rochelle; son existence est aussi probable en Algérie. Il se distingue de l’Acrocid. formosa par ses granules miliaires bien plus abondants, son péristome plus étroit et un nombre plus considérable de tubercules lisses à la face supérieure, ensuite par ses radioles, ceux de l’Acrocid. formosa étant très longs,-grèles et effilés. De plus l’Acrocid. nobilis avait la face supérieure couverte de scutules ou radioles épais, courts et tronqués, formant un pavé. Ces scutules occupaient, probablement, tous les tubercules lisses. On ne sait encore s’il en était de même dans l’Acrocid. formosa, mais cela est probable, toutefois le nombre des scutules devait être inférieur, les tubercules lisses étant relativement moins nombreux.
Localités.—Murches (Cascaes), Panasqueira (Torres Vedras), Annaïa (Alhandra), Monte-Gordo, (Villa Franca), Curvaceira, Bucellas, Cabeço-Redondo au Monte-Junto, Cesaréda. Etage lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.—Pointe du Ché près la Rochelle.— Algérie ?
Mars, 1890 11
PSEUDODIADEMA MUELENSE, P. de Loriol, 183839 PI. XV, fig. 1-5
Dimensions
Diametre ee EP Penn PAU RARE 8 à 10 mill.
Hauteur, par rapport au diamètre... ................. 0,44 à 0,50
Test circulaire, déprimé, un peu rotulaire, convexe sur la face supérieure et assez aplati sur la face inférieure.
Appareil apical inconnu.
Zones poriferes droites, tout à nb à fleur du test, composées de pores disposés par simples paires depuis l’apex jusqu'au dessous de l’ambitus; nullement multipliés auprès du péristome. Les paires sont écartées, un peu obliques, et ouvertes sur un petit renflement; dans chaque paire les pores sont séparés par un petit granule.
Aires ambulacraires étroites, munies de deux rangées tout à fait marginales de très petits lubercules; ils sont perforés, finement mais très nettement crénelés, peu nombreux, inégalement espacés, très écartés, brusquement affaiblis et réduits à l’état de petits granules à la face supérieure. A la face inférieure ils diminuent plus graduellement, mais ils demeurent toujours écartés. Tout l’espace intermédiaire est garni de granules peu serrés, très petits, et homogènes.
Dans les aires interambulacraires les tubercules sont placés à peu près au milieu des plaques: on en compte onze dans chacune des deux séries; ils sont très petits, semblables à ceux des aires ambulacraires, comme eux perforés, mais assez fortement crénelés, presque égaux à l'ambitus, mais plus développés à la face supérieure. Les scrobicules sont distincts, quoique peu déprimés. Il n'y a pas de tubercules secondaires; on remarque seulement, de chaque côté, le long des zones porifères, quelques granules mamelonnés, un peu plus développés que les autres. Du reste, tout l’espace entre les tubercules, soit dans la zone miliaire, soit le long des zones porifères, est uniformément garni de granules extrêmement fins, homogènes, relativement écartés; un petit filet sépare les scrobicules. | Péristome tout à fait à fleur du test, assez grand, distinctement entaillé; son diamètre égale 0,44 de celui de l’oursin.
De nombreux radioles accompagnent le test de cette espèce, et quelques uns sont encore adhérents. Les plus longs, presque complets, ont 7 mill. de longueur, à peu près le diamètre du test, la tige, très fine, aciculée, est fortement striée; le bouton est peu développé, l'anneau saillant et crénelé, la facette articulaire crénelée.
Rapports et différences.—Le petit oursin que je viens de décrire, dont je connais de nombreux exemplaires, variant seulement dans leurs dimensions, ressemble, par la position de ses tubercules au milieu des plaques, par sa granulation, par l’absence de tubercules secondaires, au Pseudodiadema prisciniacense, Cotteau, mais il s’en distingue facilement par sa forme hémisphérique, et la disproportion beaucoup moins grande entre les tubercules interambulacraires et les ambulacraires, comme aussi par l’écartement bien plus considérable de ces derniers. Le Pseudod. Cayluxense serait encore plus voisin, mais il est marqué de dépressions suturales, l’arrangement de ses granules dans les aires interambulacraires est différent et ses tubercules ambulacraires sont plus nombreux. Le Pseudod. muelense est encore très voisin de certains Diademopsis, tels que Diad. Michelini, Cotteau, Diad. Lorierei, Cotteau, Diad. exigua, Cotteau; indépendamment d’autres caractères, il s’en distingue. de suite. par les crénelures très nettes, et même assez fortes de ses tubercules.
Il ne parait pas rationnel, au premier abord, de laisser cette espèce, avec ses petits tubercules presqu'invisibles sans loupe, dans le genre Pseudodiadema, dont elle a cependant les tubercules crénelés et perforés, si l’on envisage comme type de ce genre, ainsi que l’a fait M. Pomel, le Pseudod. hemisphaericum, Agassiz, et les espèces voisines. Toutefois, dans ce grand genre, tel qu'il était envisagé avant son récent démembrement, on peut observer tant de passages entre les espèces, qu'il est très difficile de trouver des caractères suffisants pour établir des coupes ayant quelque valeur. M. Pomel comprend dans le genre Sfereopyga les espèces qui diffèrent des Pseudodiadema par l’absence de tubercules secondaires, mais, lorsque l’on considère la variété si grande que l’on peut constater dans le nombre et l'importance relative des tubercules secondaires, on est obligé de reconnaitre que ce caractère n’a aucune valeur générique, et M. Pomel introduit même, dans ce genre, le Pseudod. conforme, Agassiz, qui a certainement quatre rangées de tubercules secondaires, à la vérité fort petits. Je ne puis découvrir, dans les diagnoses données par M. Pomel, et dans l’mspection des espèces citées comme types, aucun Caractère permettant de distinguer génériquement les Séereopyga des Tiarella qui sont également dépourvus de tubercules secondaires, ni les Tiarella des Tiaromma qui ne diffèrent entre eux que par la présence de très petits tubercules secondaires; ces derniers ne différent plus des Pseudodiadema typiques, que par la proportion des tubercules secondaires, ce qui n’est pas facile à apprécier, et ce qui ne peut constituer un caractère générique de quelque valeur. Les genres Tetragramma et Hexagramma ne sont basés que sur le nombre des tubercules secondaires; ils appartiennent au genre Diplopodia.
Le genre Glyptodiadema, Pomel, établi pour le Pseudod. cayluxense, Cotteau, aurait une valeur réelle, car il posséde des impressions suturales transverses et un facies particulier, avec ses petits tubercules placés au milleu des plaques des aires interambulacraires et à peu près égaux dans les aires ambulacraires et interambulacraires. C’est à ce genre qu'il faudrait rapporter le Pseudod. muelense, S'il avait des dépressions suturales, mais il en est tout à fait dépourvu; les autres caracteres s'accordent exactement. Serait il donc utile de créer un nouveau genre pour cette seule espece ? Mais comment le séparer des autres Pseudodiadema sans tubercules secondaires? La petitesse, l'homogénéité des tubercules, sont ce là des caractères suffisants? Je ne le pense pas, mais il est bien possible que les caractères que nous ne connaissons pas, tels que l'arrangement des plaques dans les aires ambulacraires, l'appareil apical, etc., pourraient faire trouver de meilleurs caractères génériques, et permettre l'établissement d'une coupe nouvelle dont le facies général de l’oursin semble faire présager la nécessité.
Localité.—S' Pedro de Muel.
Etage sinémurien (partie inférieure).
PSEUDODIADEMA HEMISPHAERICUM, Desor (Agassiz) PI. XV, fig. 6
Synonymie
Cidarites pseudodiadema, Lamarck, 1816. Hist. nat. des animaux sans vertèbres, t. 111, p. 59.
Diadema hemisphaericum, Agassiz, 1835. Prodrome, Mém. Soc. Sc. Nat. de Neuchatel, t. 4, p. 189.
Diadema pseudodiadema, Agassiz, 1840. Echinod. foss. de la Suisse, t. 11, p. 14, pl. XVI, fig. 49-53.
Pseudodiadema hemisphaericum, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 68, pl. 13, fig. L.
» » E. Desor, et P. de Loriol, 1870. Echinologie helvétique, I. Terr. jurass., p. 148.
pl. XXVL fig. 3, pl. XX VII, fig. 1.
Pseudodiadema pseudodiadema, Cotteau, 1882. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, IL. p. 330 et 867. pl. 353, 354 et 355.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, à laquelle il faut ajouter).
Pseudodiadema hemisphaericum, Cotteau, 1882. Catal. des Echinides jurassiques de Normandie, p. 22. (Mém. de la Soc. géol. de Normandie).
» » Rigaux, 1882. Synopsis des Echinides jurass. du Boulonnais, Bull. Soc. Géol. de France, 2° série, t. vin, p. 623.
« » Cotteau, Péron et Gauthier, 1883. Echinides foss. d’Algérie, Terr. jurass., fase. I, p. 74.
» » Cotteau, 1883. Echin. foss. du S. O. de la France, p. 35. » » Pomel, 1883. Classificat. méthodiq. des Echinides vivants et fossiles, p. 102. Pseudodiadema pseudodiadema, Cotteau, 1884. Die Echiniden der Stramberger Schichten, p. 31, pl. 5, fig. 1. (Palaeontologische Mittheilungen).
» » Cotteau, 1886. Catal. des Echin. jurass. de Lorraine, p. 5. Assoc. franc. pour l’avt des Sciences, Congrès de Nancy.
Dimensions
Diametre rss etes LM Re RME ne 30 à 35 mill.
Hauteur, par rapport an diamètre........................ 0,57
Test circulaire, ou subhémisphérique, plane en dessous.
Appareil apical solide. Les cinq plaques génitales, peu étendues, relativement; la plaque madréporiforme plus grande et plus saillante que les autres; les pores génitaux sont ouverts près du milieu; les cinq plaques ocellaires, très petites, triangulaires, sont insérées dans les angles externes des plaques génitales.
Zones porifères à fleur du test, droites, composées de paires de pores régulièrement superposées.
Aires ambulacraires garnies de deux rangées de tuhercules saillants, serrés, crénelés, perforés, diminuant très graduellement à la face supèrieure. Au milieu de l'aire une ligne sinueuse de petits tubercules secondaires accompagnés de granules. Les premières plaques ambulacraires, à partir de l’apex, sont simples; elles se soudent très vite et constituent des plaques composées, formées uniformément de trois plaques primaires, dont la médiane est plus large que les autres à son extrémité interne, tandis que l’adorale est la plus étroite. Les sutures sont arquées, surtout vers l'extrémité externe. Les pores sont peu obliques dans chaque paire, mais l’interne est toujours sur la suture.
Les aires interambulacraires ont deux séries de tubercules principaux semblables à ceux des aires ambulacraires, mais plus développés, de plus six rangées de tubercules secondaires beaucoup plus faibles, assez irrégulières, qui se continuent, en diminuant, jusqu’à une assez faible distance de l'appareil apical; on en compte deux dans la zone miliaire, et deux de chaque côté des zones porifères. Elles sont accompagnées de nombreux granules. |
Péristome grand, à fleur du test, largement entaillé.
Rapports et différences. —Les deux individus dont je viens de donner la description sont parfaitement typiques et identiques aux nombreux exemplaires de diverses localités avec lesquels je les ai comparés. Ils appartiennent, sans aucun doute, à cette espèce très caractéristique, bien connue et très répandue, mais qui parait rare en Portugal. Il est vrai que, suivant les lois strictes de la priorité, elle devrait porter le nom de Pseudodiadema pseudodiadema, mais il est si défectueux qu'il est impossible, dans ce cas ci, de ne pas faire une exception à la règle, de ne pas laisser à l’espèce le nom sous lequel elle est généralement connue. Desor, en créant son excellent genre, n’aurait pas dü lui donner le nom sous lequel Lamarck avait désigné l'espèce qu’il prenait comme type.
Localité.— Valle-verde (Serra dos Candieiros). Lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.—Châtel Censoir (Yonne). Sélongey (Côte d'Or). France.— Klein Lützel (Soleure). Suisse.—Nombreuses localités en France et en Suisse.
Terrain à Chailles. Rauracien.
Tonnerre (Yonne). Valfin (Jura). La Rochelle (Charent inf.). France.—La Baume près le Locle (Neuchatel). Hobel (Soleure). Suisse. — Plusieurs localités en France et en Suisse.— Honeggelsen (Hanovre).—Calve, Malton (Angleterre).
Etage séquanien.
PSEUDODIADEMA ORBIGNYANUM (Cotteau)., Desor PI. XV, fig. 7
Diadema orbignyanum, Cotteau, 1851. Etudes sur les Echinides foss. du Dept de l’Yonne, t. 1, p. 445,pl. 47, fig. 2-6.
Pseudodiadema orbignyanum, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 68. » » Cotteau, 1882. Paléontol. française, Terr. jurass., t. x, LL, p. 326, pl. 351 et 352. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l'espèce). Pseudodiadema orbignyanum, Cotteau, 1883. Echinides foss. du S. O. de la France, p. 36. » » Pomel, 1883. Classification des Echinides vivants et fossiles, p. 102.
Un fragment très imparfait représente seul cette espèce, ou, du moins, peut lui être rapporté avec une très grande probabilité. Le diamètre devait atteindre au moins 40 mill.
Les zones porifères sont parfaitement droites, et les paires de pores régulièrement superposées.
Dans les aires ambulacraires on distingue deux rangées marginales de tubercules crénelés, perforés, serrés, mais relativement peu développés; dans la zone miliaire deux séries très rapprochées de tubercules secondaires notablement plus petits, et alternes.
Les aires interambulacraires portent deux rangées de tubercules principaux, semblables à ceux des aires ambulacraires, mais plus développés; ils sont accompagnés de nombreux tubercules secondaires, plus petits sans que la disproportion soit bien grande, formant au moins six rangées, dont deux dans la zone miliaire et deux externes, de chaque côté des zones porifères; sur chaque plaque ces tulercules secondaires paraissent former deux séries transverses. La surface est fruste, on ne voit point de granules.
Rapports et différences.—Il est nécessaire de faire quelques réserves lors qu'il s’agit de la détermination d'un fragment aussi incomplet, on ne distingue qu’une portion de l’une des aires interambulacraires et de deux des aires ambulacraires. Cependant ce qui reste est assez bien conservé pour que sa détermination puisse être donnée avec une grande probabilité. On ne peut attribuer ce fragment au Pseudodiadema hemisphaericum dans lequel les tubercules principaux sont beaucoup plus saillants en proportion des tubercules secondaires.
Localité. — Alportel (Algarve).
Lusitanien. Calcaire à polypiers siliceux.
PSEUDODIADEMA CONFORME (Agassiz), Etallon PL. XV, fig. 8, 9, 10 |
Synonymie
Acrosalena conformis, Agassiz, 1840. Descr. des Echinides foss. de la Suisse, t. x, p. 60, pl. 18, fig. 11-14. Diadema bruntrutanum, Agassiz et Desor, 1848. Catal.:raisonné des Echinides, p. 44 Pseudodiadema conforme, Etällon, 1860. Rayonnés du terr. jurass. sup. de Montbéliard, p. 43 et 17. » » E. Desor et P. de Loriol, 1871. Echinologie helvétique, L. Terr. jurass., p. 160, pl. 25 fig. LL.
» » Cotteau, 1882. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, IL, p. 379, pl. 367, fig. 1-9. (Voir dans ces deux ouvrages la synonymie de l’espèce, à laquelle il faut ajouter): Pseudodiadema conforme, Cotteau, 1883. Echinides fossiles du S. Ouest de la France, p. 37. Stereopyga conforme, Pomel, 1883. Classification des Echinides vivants et fossiles, p. 102.
Dimensions
Diameétrenseis ts NE RES AE 15 à 20 mill.
Hauteur, par rapport au diamètre 0,48 à 0,53
Test subhémisphérique, variant un peu dans sa hauteur proportionelle.
Appareil apical solide, peu étendu relativement. Les plaques génitales, pentagonales, sont à peu près égales entre elles; celle qui porte le corps madréporique est un peu plus développée que les autres. Les plaques ocellaires, triangulaires, sont enchâssées entre les angles externes des plaques génitales; dans l’un des exemplaires que j’ai sous les yeux, l’inférieure de droite touche le périprocte par son extrémité.
Zones porifères droites, les pores ne sont pas multipliés près du sommet et, à peine, près du péristome.
Aires ambulacraires étroites, avec deux rangées de tubercules perforés, finement crénelés, peu développés, serrés à l’ambitus et diminuant rapidement, en s’écartant, à la face supérieure. Les granules sont très fins et peu abondants. A la face supérieure, les plaques ambulacraires sont des plaques primaires simples, rectangulaires, subégales; près de l’ambitus elles se groupent pour constituer des plaques composées formées de trois plaques primaires subégales; la médiane est, cependant, un peu plus haute que les autres, surtout vers son extrémité interne. Les paires de pores sont un peu obliques, le pore interne étant sur la suture.
Dans les aires interambulacraires les tubercules principaux sont un peu plus forts que les tubercules des aires ambulacraires, surtout à la face supérieure; au milieu de l'aire on remarque deux séries de très petits tubercules secondaires, un sur chaque plaque; on en voit aussi une série irrégulière et très faible le long de chacune des zones porifères. On remarque quelques variations dans le volume de ces tubercules secondaires. En général les crénelures sont très faibles. Granules peu abondants, écartés; le milieu de l’aire est dégarni au sommet.
Péristome assez grand, faiblement quoique distinctement entaillé: son diamètre égale 0,47 de celui de l’oursin. c
Rapports et différences.—Le Pseudodiadema conforme présente des caractères bien tranchés et ne peut guère se confondre avec d’autres espèces. Son appareil apical, sauf dans de rares exceptions, est toujours conservé. Les exemplaires du Portugal sont un peu frustes, mais parfaitement ty-
piques. C’est. par erreur que M. Pomel introduit cette espèce dans son genre Séereopyga, qui est censé ne comprendre que des espèces sans tubercules secondaires, et dont la validité, du reste, ne me parait pas prouvée.
Localités.— Cabeça-do- as Cas Novo près Sant’Anna (Arrabida). Sôpo près D. Etage lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.— Quehen près Boulogne (Pas de Calais). France.
Etage séquanien.
Arc, Chargey (Haute Saône). Chatelaillon (Charente inférieure). France.—Le Banné, etc. près Porrentruy (Berne). Suisse.
Etage ptérocérien.
DIPLOPODIA PLANISSIMA, Agassiz PI. XV, fig. 11
Synonymie
Tetragramma planissimum, Agassiz, 1840. Catal. Syst. Ectyp. foss. mus. néocom., p. 9. » » Agassiz, 1840. Deser. des Echinod. foss. de la Suisse, t. n, p. 26, pl. 44, fig. 1-3. Pseudodiadema planissimum, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 69 et 486. Diplopodia planissimum, Etallon, in Thurmann et Etallon. Lethea bruntrutana, p. 315, pl. 47, fig. 9. Pseudodiadema planissimum, Cotteau, 1882. Paléontologie française. Terr. jurass., t. x, IL, p. 369, pl. 364, fig. 4-8.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, à laquelle il faut ajouter): Pseudodiadema planissimum, Rigaux, 1882. Syn. des Echin. jurass. du Boulonais, Bull. Soc. géol. de France, 2e série, t. vin, p. 624.
» à Struckmann, 1882. Neue Beïlräge zur Kenntniss des oberen Jura in der Umg. von Hannover, p. 6, pl. 4, fig. 8.
» » Cotteau, 1883. Catalogue des Echinides fossiles du S. ©. de la France, p. 36. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 1883. Echinides fossiles d'Algérie, fase. 1, Terr. jurass., p. 74.
Hexagramma planissimum, Pomel, 1883. Classification des Echinides vivants et fossiles, p. 104.
Dimensions
Dnritoccoadaoccocacborconsc der Sion De dE 143 mill. Hauteur pañrapportau diametre". cc: 0,31
Test circulaire, très déprimé.
Zones porifères droites, composées de pores disposés par simples paires à l’ambitus, tandis qu’à la face supérieure les paires de- pores forment deux rangées assez LENS elles se multiplient aussi beaucoup près du péristome.
Aires ambulacraires étroites, avec deux rangées de tubercules peu bises serrés, Crênelés et perforés, fortement affaiblis à la face supérieure. Le-milieu de l'aire est une pars des granules peu nombreux.
Dans les aires re ambulagiaités se montrent éé rangées de tubercules principaux égaux entre eux et égaux à ceux des aires ambulacraires; les deux externes n’atteignent pas le sommet. De plus, on distingue encore, dans-la zone miliaire, à l’ambitus, deux rangées ire courtes de ee cules très petits. Les granules miliaires sont peu nombreux. PAT o
Péristome grand 0,50 du diamètre de l’oursin), nettement entaillé; les entailles un peu marginées.
Rapports et différences.—Le Diplopodia planissima a été plusieurs fois très exactement décrit et ne saurait être confondu avec une autre espèce; ses caractères, très tranchés, permettent de le reconnaître facilement, et l’exemplaire du Portugal, que je viens de décrire, est fort exactement identique, dans tous ses caractères, avec des exemplaires de Suisse bien typiques que je lui ai comparés. Je ne saurais admettre le genre Hexagramma de M. Pomel, qui ne se distingue des Diplopodia par aucun caractère générique, sauf par l’arrangement des tubercules, qui n'en est pas un.
Localité.— Arsena près Alverca, Santa-Cruz.
Etage ptérocérien.
Localités en dehors du Portugal.—Pointe du Ché près la Rochelle (Charente inf.). France.
Séquanien, ou peut être ptérocérien.
Soleure, Obergüsgen (Soleure). Porrentruy (Berne). Bullet près S"® Croix (Vaud). Suisse.— Boulogne (Pas de Calais). France.—Hanovre.
Etage ptérocérien.
ORTHOPSIS SAEMANNI, Wright PI. XV, fig. 12 et 13
Synonymie
Hemipedina Saemanni, Wright, 1855. On a new genus of fossil Cidaridaee, Cotteswold natur. Club, vol, x, p. 127.
» » Wright, 1855. On a new genus of fossil Cidaridaee, Ann. and. Mag. of nat. hist., 2e série, vol. xvI, p. 100.
» » Wright, 1856. À monograph on the brit. fossils Echinodermata of the oolitic formation, part. 11, p. 169 (Mem. Paleontogr. Soc. London). » » Cotteau, 1883. Paléontologie française. Terr. jurass., t. x, Il, p. 502, pl. 396, fig. 9-12, pl. 397, fig. 1-3.
Orthopsis Saemanni, P. de Lorivl, 1884. Notes pour servir à l’étude des Echinodermes, I. Recueil zool. Suisse, t. 1, p. 614.
Diamètre: nee ee CAE nie CLÉ 19 à 30 mill.
Hauteur, par rapport au diamètre...................... 0,43 à 0,58
Test circulaire ou légèrement pentagonal. Les plus grands exemplaires sont, relativement, plus déprimés que le plus petit.
Appareil apical conservé, mais les sutures des plaques ne sont pas distinctes; les plaques génitales paraissent petites et granuleuses.
Zones porifères parfaitement droites, à peine déprimées. Les pores, très petits, sont disposés par paires très serrées et régulièrement superposées.
Aires ambulacraires étroites, pourvues de deux rangées de petits tubercules serrés, mais non confluents, au nombre de 16 par série dans le plus petit individu, et de 22 à 23 dans les plus grands; ils sont légèrement scrobiculés; une base saillante supporte le mamelon, fort petit, finement perforé,
et tout à fait lisse à sa base. A la face supérieure les tubercules dimimuent très graduellement en restant parfaitement distincts jusqu'au sommet. Comme ils sont tout à fait rapprochés des zones poriferes, la zone miliaire est large; elle est garnie de granules assez gros, mégaux, dont quelques uns, mamelonnés et perforés, forment comme deux rangées irrégulières de petits tubercules secondaires, tout au moins à l’ambitus. Les plaques ambulacraires sont visibles dans deux exemplaires, mais seulement au dessous de l’ambitus. Là, il n’y a pas de plaques composées, mais une succession de plaques primaires très étroites, peu élevées, rectangulaires, égales entre elles. Deux de ces plaques se partagent le tubercule, la suture passe sur le mamelon; entre chaque tubercule se trouve une plaque qui porte, vers son extrémité interne, le granule mamelonné jouant le rôle de tubercule secondaire. Chacune des plaques porte une paire de pores. Il ne m’a pas été possible de voir, si, à l’ambitus, il se trouve des plaques composées. É
Les aires mterambulacraires sont fort larges et garnies de nombreux tubercules à peu près égaux entre eux, de même nature, et presque de même volume que ceux des aires ambulacraires. Deux rangées principales, un peu plus développées, dont les tubercules occupent le milieu des plaques, atteignent l'appareil apical; on compte, en outre, deux rangées de tubercules secondaires dans la zone miliaire, et une de chaque côté des zones porifères. Les tubercules sont accompagnés de nombreux granules serrés, inégaux, quelques uns mamelonnés.
Le contour du péristome est invisible dans tous les échantillons.
Rapports et différences.—Les exemplaires du Portugal que je rapporte à cette espèce sont au nombre de quatre. Le plus petit, un peu pentagonal, est aussi le mieux conservé quant au détail du test, Sa hauteur proportionelle est un peu plus forte que celle du type qui est de 0,50 du diamètre; elle est encore plus faible dans le plus grand exemplaire. Tous les caractères de ces individus sont exactement ceux du type, et leur détermination me parait tout à fait certaine.
On ne peut confondre cette espèce avec aucune autre. Elle présente les caractères et le facies des espèces du genre Orthopsis, mais je dois dire qu'il ne parait pas très facile de trouver des caractères suffisants pour séparer les Orthopsis des Hemipedina. Le seul, au fond, important, qui pourrait servir à les séparer, c’est la structure des plaques ambulacraires. Dans les Orthopsis, types du genre, elles ne sont pas composées, du moins pas à la face inférieure, je n'ai pu les distinguer plus haut avec sécurité; il n’y a que des plaques primaires indépendantes, ayant chacune sa terminaison régulière sur la ligne suturale médiane, et on ne saurait les prendre pour des plaques primaires à sutures droites, faisant partie d’une plaque composée. Or, ainsi que l’a exposé M. Duncan, dans certaines Hemipédines, il ny a qu'un petit nombre de plaques ambulacraires composées, et toutes les autres sont des plaques primaires; elles ressemblent, comme il le dit, à une simple apposition de plaques semblables à celles des Cidaris. Le fait a été observé par lui dans l’Hemiped. Jardini, et dans l'Hemiped. Bowerbanki, mais en est il de même dans toutes les Hemipédines? Quoiqu'il en soit, ceîte structure rapproche encore beaucoup les Orthopsis des Hemipedina, et il ne reste plus guère de caractères pour distinguer ces deux genres, quoique, cependant, les Orthopsis, avec leurs petits tubercules nombreux et homogènes, aient un facies particulier. Lors même que je ne puis pas m'en assurer absolument, ce que je puis distinguer sur un Orthopsis serialis, me porte à croire fortement que toutes les plaques ambulacraires sont des plaques primaires indépendantes, et qu’il n'y a pas de plaques composées. Si l’on peut le prouver définitivement on aura alors un caractère générique de valeur à alléguer. Je ne comprends pas pourquoi M. Pomel dit que les Orthopsis ont des pores trigéminés.
Localité.— Cesaréda. Dagorda.
Zone à grandes oolithes. Lusitanien.
Localités hors du Portugal.—Commercy (Meuse). France. Etage rauracien.
Avril, 1890 12
Genre ENDEODIADEMA, P. ve Lonuo!, 1890
Test rotulaire.
Appareil apical inconnu.
Zones porifères droites, à fleur du test, composées de paires de pores régulièrement superposées, du sommet au péristome, et très apparentes, les pores étant, relativement, bien ouverts.
Aires ambulacraires fort étroites, garnies de granules très petits, sans tubercules proprement dits.
Aires interambulacraires avec deux séries de tubercules bien développés, scrobiculés, perforés, très finement crénelés, accompagnés de nombreux granules miliaires.
Péristome très petit, faiblement entaillé, à fleur du test.
Rapports et différences.—Il m'est impossible de faire rentrer le petit oursin dont il est ici question dans l’un des genres établis, qui sont pourtant assez nombreux, et j'ai été obligé de l’envisager comme représentant le type d'une coupe nouvelle. L'absence de tubercules dans les aires ambulacraires, et la petitesse du péristome, à peine entaillé, éloignent ce genre des Pseudodiadema. Leur facies rapelle celui des Colpotiara, Pomel, mais l’étroitesse des aires ambulacraires, l'absence de tubercules l'en éloignent. Dans les Monodiadema, P. de Loriol, il y a des tubercules ambulacraires bien marqués, quoique petits, et les entailles péristomales sont notablement plus caractérisées.
On ne connait encore qu'une seule espèce du terrain jurassique supérieur du Portugal.
ENDEODIADEMA LEPIDUM, PF. de Loriol, 1590 PI. XVI, fig. 2-3
Dimensions
DER 265646 2680 0008000 lobes due co 0 8 à 10 mill. Hauteur, par rapport au diamètre ........................ 0,50
Test rotulaire, à peu près également convexe sur la face supérieure et sur la face mférieure.
Pourtour très arrondi, sans être très renflé.
Appareil apical inconnu.
Zones porifères droites; non seulement elles se trouvent tout à fait à fleur du test, mais même légèrement en relief. Les pores sont bien ouverts, disposés par paires écartées et obliques, séparés, dans chaque paire, par une mince cloison. Ils ne se multiplient aucunement, ni vers l’appareil apical, ni vers le péristome.
Aires ambulacraires extrêmement étroites, plus étroites que les deux zones porifères réunies ; elles sont garnies de deux séries alternes de granules très petits; il y a encore, probablement, quelques verrues intermédiaires, mais l’état un peu fruste de la surface m’empêche de saisir tous les détails. À la face inférieure les zones porifères sont presque contiguës et séparées seulement par une ligne de granules.
Aires interambulacraires naturellement fort larges, avec deux séries de tubercules peu apparents, mais distinctement et assez largement scrobiculés; les mamelons, très peu saillants, et fine-
ment perforés, sont entourés de crénelures très courtes et très fines; on compte six à sept tubercules par série. Les scrobicules sont entourés d’un cercle de petits granules extrêmement ténus qui touche les zones porifères à l’ambitus. On remarque, dans quelques scrobicules isolés, de faibles côtes rayonnantes. La zone miliaire est large et occupée par de nombreux granules assez écartés, d’une finesse extrême.
Péristome tout à fait à fleur du test, circulaire, marqué d’entailles larges, mais très peu profondes.
Rapports et différences.—Je connais quatre exemplaires appartenant à cette espèce, type du genre Endeodiadema: ils sont assez bien conservés, seulement la surface est rendue plus ou moins indistincte par un léger encrôutement ferrugineux; cependant, comme il n’existe pas partout, on peut apprécier avec une exactitude très suffisante tous les caractères; quelques détails de la granulation, extrêmement délicate, peuvent seuls avoir échappé.
Localité.— Cap Mondégo.
Etage callovien.
Un exemplaire assez fruste, mais que je puis cependant rapporter avec certitude à l'espèce, a été recueilli à Telheiro (Algarve) dans l'étage callovien.
PLEURODIADEMA PEREIRAE, P. de Loriol, 1590
PI. XV, fig. 14 et 15
Dimensions
Dramélre eee roues ee... nee 12 à 14 mill.
HaReUr Nan TaPPOT AUNdIAMETE EEE EE ce 0,43
Test circulaire, déprimé. Face supérieure aplatie.
Appareil apical solide, peu étendu. Je ne le connais pas en entier. La plaque madréporiforme est heptagonale, le corps madréporique peu étendu; la plaque voisine de droite est d’égale dimension; les pores génitaux sont ouverts assez près de l’extrémité externe des plaques.
Plaques ocellaires assez grandes relativement aux plaques génitales; elles sont logées dans les angles externes de ces dernières.
Zones porifères droites à la face supérieure, légèrement onduleuses à l’ambitus et à la face inférieure. Les pores sont un peu multiphés près du péristome, mais nullement auprès de l'appareil apical. Un petit granule sépare les pores dans chaque paire.
Aires ambulacraires étroites, presque entièrement occupées par deux séries de tubercules assez développés, saillants, confluents, imperforés, les uns crénelés, les autres lisses; ils croissent très graduellement depuis le péristome jusqu'au dessus de l’ambitus où ils cessent tout à coup pour être remplacés par des granules inégaux et écartés. On compte 6 à 7 tubercules par série, ils sont accompagnés, au milieu de l'aire, de quelques petits granules rares et écartés. Les plaques ambulacraires sont simples à la face supérieure; à partir du point où commencent les tubercules elles se groupent pour constituer des plaques composées formées de trois plaques primaires rectangulaires dont la médiane, qui porte le tubercule, est légèrement élargie vers l'extrémité interne. Les pores sont en ligne un peu oblique, l’interne étant tout à fait sur la suture.
Dans les aires interambulacraires les tubercules sont plus développés que ceux des aires ambulacraires, du reste semblables, la plupart sont crénelés; il en est qui paraissent perforés, mais je
crois que ce n’est qu'une apparence, comme une très fine dépression, peu profonde, qui n'existe pas sur les uns, et se montre assez distincte sur quelques autres. Les tubercules sont placés, à l’ambitus, à peu près au milieu des plaques, plus rapprochés des zones porifères, tandis qu'ils sont notablement plus près de la suture médiane à la face inférieure. On compte 6 à 7 tubercules dans chacune des deux séries; les deux dernières plaques de chaque rangée, près de l'appareil apical, en sont dépourvues, et ne portent que des granules un peu plus gros que les autres.
Le zone miliaire est large et garnie de granules homogènes, relativement écartés et peu nombreux, laissant la zone médiane assez dégarnie; des granules semblables garnissent l’espace qui sépare les tubercules des zones porifères, avec une tendance à se souder en petites lignées transverses, pouvant former de véritables petites côtes; à la face inférieure, cet espace, qui devient toujours plus large, est entièrement occupé par des petites côtes transverses, un peu en lacet, serrées, dont quelques unes sont également le produit de la suture de plusieurs granules.
Péristome assez grand, je ne puis le mesurer exactement. Son bord est marginé, les entailles sont très peu profondes.
Rapports et différences.— Cette espèce est représentée par deux exemplaires qui se complétent l'un l’autre. Elle ne peut être confondue avec aucune des autres espèces du genre, du reste, peu nombreuses. Elle présente fort exactement tous les caractères des Pleurodiadema, s’en écartant seulement par les pseudo-perforations de quelques uns de ses tubercules; ainsi que je lai dit, j'estime que ce n'est qu’une apparence et, d ailleurs, on n en aperçoit aucune trace sur un certain nombre de tubercules. Il est évident que si tel n était pas le cas, et si on venait à découvrir que les tubercules sont réellement perforés, il faudrait créer, pour cette espèce, un nouveau genre qui ne différerait des Pleurodiadema que par ce seul caractère.
Localité. — Forte do Guincho. Tapada (Villa Franca). Etage lusitanien.
CYPHOSOMA RIBEIROIL, P. de Loriol PI. XVI, fig. 1
Synonymie
Cyphosoma Riberroi, P. de Loriol, 1880, in Choffat, Lias et Dogger, p. 2.
Dino coamcoocecococoosocousasaaosenoooootooc 38 mill. RÉ ONTTDDUMENNEe 260006 00bovoo0ocdon00bo 056000 18à 20 »
Test circulaire, ou plutôt un peu pentagonal, déprimé. Le seul individu connu étant défectueux, la forme exacte ne peut être appréciée.
Zones porifères droites, à fleur du test. Pores largement bigéminés à la face supérieure, où les paires de pores forment deux séries verticales distinctes; à l’ambitus, elles ne forment plus deux rangées, mais elles ne sont nulle part régulièrement superposées.
Aires ambulacraires étroites, avec deux rangées de tubercules imperforés, très finement crénelés, assez saillants à l’ambitus, mais diminuant graduellement à la face supérieure en s’écartant beaucoup, et devenant alternes. On en compte 15 à 16 par série. Le milieu de l’aire est occupé par des granules assez volumineux et écartés.
Dans les aires interambulacraires, les deux rangées de tubercules principaux sont situées à peu près au milieu des plaques; ils sont semblables à ceux des aires ambulacraires, mais un peu plus développés. sans jamais être, cependant, très apparents. Ils diminuent très peu à la face supérieure. Sur chaque plaque se trouvent de gros granules, cinq ou six au moins à l’ambitus dans la zone miliaire, et autant, environ, le long des zones porifères. Un certain nombre de gros granules sont plus développés, mamelonnés, et jouent le rôle de tubercules secondaires formant deux séries dans la zone miliaire, et deux autres externes, de chaque côté. Ces rangées secondaires sont très apparentes à la face inférieure, où elles égalent presque les tubercules principaux, mais, à la face supérieure, elles sont beaucoup moins distinctes, tout en persistant très haut. Le milieu de la zone miliaire est assez dégarni vers le sommet sans être déprimé. En outre des gros granules, on en re- -marque encore d’autres bien plus petits. Le test est, malheureusement, un peu fruste, de sorte que quelques menus détails ont pu échapper à ma description.
Le péristome est masqué.
Rapports et différences.— Voisin du Cyphosoma Douvillei, le Cyphos. Ribeiroi s'en distingue par ses tubercules, en général moins volumineux, ses tubercules ambulacraires plus écartés à la face supérieure, ses tubercules secondaires plus apparents à la face inférieure et moins à la face supérieure, ses granules plus abondants entre les tubercules et les zones porifères, enfin par ses zones porifères dont les paires de pores ne forment pas des séries onduleuses à l’ambitus, et sont presque partout dédoublées.
Localité.— Cesaréda.
Etage callovien supérieur ou oxfordien.
ACROPELTIS AEQUITUBERCULATA, Agassiz PI. XVI, fig. 4
Synonymie
Acropeltis aequituberculata, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. neoc., p. 12.
» » Agassiz et Desor, 1847. Catal. raisonné des Echinides, p. 36, pl. 15, fig. 7-8. Acropeltis concinna, Mérian in Desor, 1856. Synopsis des Echinides foss., p. 86. » » P. de Loriol, 1871, in E. Desor et P. de Loriol, Echinologie helvétique, T. jurassique,
p. 198, pl. 33, fig. 4.
Acropeltis aequituberculata, Cotteau, 1883. Paléontologie française. Terr. Juras., t. x, Il, p. 562, pl. 412 et 413, fig. 1-6.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter): Acropeltis aequituberculata, À. Gras, 1852. Catal. des corps organisés foss. de l'Isère, p. 14.
» » Buvignier, 1852. Stastitigne géol. de la Meuse, p. 292.
» » P. de Loriol, 4868, in Pictet, Étude provisoire d’Aizy, ete., Mélanges paléontologiques, liv. 1v, p. 275, pl. 42, fig. 3.
» » Cotteau, 1883. Echinides foss. du S. O. de la France, p. 73.
« » P. de Loricl, 4888. Études sur les moll. des couches coralligènes de Valfin, p. 355.
(Mém. de la Soc. paléontol. Suisse, vol. xv). Acropeltis concinna, Pomel, 1883. Classification méthodique et genera des Echin. vivants et foss., p. 89.
Dimensions
Dame RARE ER NE RARE LEE Re 7 à 44 mill. Hauteur, par rapport au diamètre ..................... 0,50 à 0,60
Test circulaire, hémisphérique, ou un peu conique.
Appareil apical solide. Cinq plaques génitales acuminées en dehors, égales entre elles, déprimées dans leur moitié interne, où se trouve un gros granule perlé, et, parfois aussi, une ou deux petites verrues; la surface des plaques est couverte de stries ponctuées rayonnantes d'une finesse extrême. Un étroit espace, sur le pourtour, est lisse, et bien plus déprimé que la région centrale. Les pores génitaux s'ouvrent tout à fait à l'extrémité externe. Les ponctuations de la plaque madréporique s'étendent sur une portion de la surface qui est renflée, et, d’un côté, sur le bord lisse. Cinq. plaques ocellaires allongées, étroites, striées, situées dans les angles externes des plaques génitales. Le périprocte est ovale et assez grand.
Zones porifères droites, composées de pores disposés par paires un peu obliques, régulièrement superposées.
Aires ambulacraires avec deux rangées de petits tubercules lisses, imperforés, fortement mamelonnés, accompagnés de petits granules épars.
Aires imterambulacraires avec deux rangées de tubercules semblables, un peu plus développés et moins serrés; les granules qui les séparent et qui garnissent la zone miliaire sont très petits et peu serrés.
Péristome relativement grand.
Rapports et différences.—Il est maintenant bien démontré que l'Acropeltis aequituberculata et l'Acropelt. concinna, ne sont qu’une seule et même espèce. Je n’ai vu qu’un seul tubercule sur chacune des plaques génitales dans les individus que J'ai examinés, mais, lors même qu'il se trouverait encore un granule à côté du principal, ce ne serait nullement un caractère spécifique de quelque importance.
Localités.— Forte do Guincho. Valle de Porcas (Cintra). Curvaceira. Carvalho (Arruda). Santa Iria près Obidos.
Etage lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.— Merry sur Yonne. Chatel Censoir (Yonne). Selongey (Côte d'Or). France.
Etage rauracien.
Pointe du Ché (Charente inférieure). Bourges (Cher.). Valfin (Jura). Oyonnax (Ain). Aizy, Echaillon (Isère). Lemenc, près Chambéry (Savoie). France.—Hobel (Soleure). Suisse.— Nikolsburg (Moravie). Nattheim (Wurtemberg).
Etage séquanien.
GLYPTICUS BURGUNDIACUS, Michelin PI. XVI, fig. 5
Synonymie
Glypticus burgundiacus, Michelin, 1853. Descr. de quelques nouvelles espèces d'Echinodermes fossiles, Revue et Mag. de zoologie, 2" série, t. v, n° À, p. 39. » » Wright, 1856. Brit. foss. Echinod. ool. form, p. 189, Mém. pal. Soc. London. » » Desor, 1858. Synopsis des Echinides fossiles de la Suisse, p. 96. » » Cotteau, 1859. Echinides nouveaux ou peu connus, [, p. 21. » » Dujardin et Hupé, 1863. Suites à Buffon, Echinodermes, p. 510. » » Cotteau, 1883. Paléontologie française. Terr. jurass., t. x, ÎI, p. 77, pl. 414. fig. 9-15, pl. 415, fig. 1-9.
Dimensions
De et. .s 28 (bill.
Hauteur, par rapport au diamètre
Test circulaire, subhémisphérique, légèrement conique.
Appareil apical solide, peu étendu. Les plaques génitales, à peu près égales entre elles, sont heptagones, plus longues que larges, et un peu échancrées sur leurs côtés latéraux pour loger les plaques ocellaires; celles-ci sont triangulaires, égales entre elles, et aucune n’approche le périprocte. La surface des plaques étant un peu usée je ne puis voir si elles étaient granuleuses. Les pores génitaux sont ouverts à peu de distance du bord, mais pas toujours au milieu de la plaque. Le périprocte est assez grand, ovale, un peu irrégulier.
Zones porifères droites, un peu enfoncées. Les pores, disposés par simples paires régulièrement superposées, se rapprochent et deviennent obliqués dans chaque paire, à l’ambitus; vers le péristome ils se multiplient notablement en formant de petites séries transverses.
Aires ambulacraires fort étroites, presque entièrement occupées par deux rangées de gros granules alternes, bien arrondis, remplacés, dans chaque série, à la face inférieure, par 4 ou 5 tubercules mamelonnés lisses, imperforés, peu développés. Au milieu de l’aire, quelques verrues très petites. Je ne puis distinguer les sutures des plaques, on voit seulement que, à la face inférieure, de nombreuses petites demi-plaques s’intercalent pour porter les paires de pores supplémentaires.
Sur les aires interambulacraires se trouvent, à la face imférieure, deux séries de tubercules semblables à ceux des aires ambulacraires, mais notablement plus développés; le plus saillant, qui est aussi le dernier, se montre à l’ambitus. Tout le reste de la surface de l’aire est couvert de gros granules très arrondis, très réguliers, à peu près égaux entre eux, et égaux aux granules ambulacraires, presque également espacés, au nombre de 3 à 6 par plaque; ils sont accompagnés de nombreuses verrues extrêmement délicates.
Péristome à fleur du test, assez grand; son diamètre égale environ 0,50 de celui de l’oursin; ses entailles sont profondes et marginées. .
Rapports et différences.—Les exemplaires du Portugal sont absolument identiques à ceux qui proviennent d'Etrochey. Il est intéressant de rencontrer là cette espèce, trouvée jusqu'ici dans une
seule localité. Elle se distingue facilement du Glypticus hieroglyphicus par ses granules parfaitement arrondis et réguliers.
Localité.— Serra da Boa-Viagem (Cap Mondégo).
Remis à la Commission des travaux géologiques par M. Antonio Santos Rocha, avec des fossiles calloviens et des fossiles lusitaniens provenant de la même localité.
Etage callovien ou lusitanien ?
Localités en dehors du Portugal.—Etrochey (Côte d'Or). France. Etage oxfordien inférieur.
GLYPTICUS ALGARBIENSIS, P. de Loriol, 1590 PI. XVI, fig. 6
IDamnaneoconcoocovcoovocousoovoooodovoaovaooo booooovoouuo 20 mill. Hauteur, par rapport au diamètre... .......... DHboocoodoocooc 0,70
Test circulaire, élevé, un peu cylindrique, aplati sur la face supérieure, et, aussi, sur la face inférieure.
Appareil apical relativement peu étendu. Les plaques génitales, à peu près égales entre elles, sont très rétrécies en dehors, et échancrées sur les côtés latéraux pour loger les plaques ocellaires, relativement grandes et un peu renflées. Les pores génitaux, bien ouverts, sont rapprochés de l’extrémité externe des plaques. Périprocte subcirculaire, un peu irrégulier.
Zones porifères tout à fait rectilignes, enfoncées; les paires de pores sont assez écartées, et, dans chaque paire, les pores, petits et rapprochés, sont séparés par un petit granule. Je ne puis voir si, comme dans d’autres espèces, les pores se multiplient auprès du péristome.
Aires ambulacraires fort étroites; de chaque côté se trouve une rangée marginale de petits tubercules arrondis, lisses et imperforés; notablement plus saillants et plus développés en dessous de l'ambitus, ils diminuent sensiblement et fortement à la face supérieure où la plupart sont allongés en travers, ils s’écartent aussi beaucoup et paraissent, alors, comme unis par une sorte de bourrelet vertical. Le milieu de l’aire est occupé par des granules inégaux, quelques uns assez forts, mais l'échantillon étant fruste, je ne les distingue pas avec toute la précision désirable. Je ne puis reconnaitre les sutures des plaques.
Les aires interambulacraires sont marquées au milieu par une dépression sulciforme bien distincte; elles portent, au dessous de l’ambitus, et à la face inférieure, deux séries très divergentes de tubercules semblables à ceux des aires ambulacraires, un peu plus développés, au nombre de 4 à 5 par série; elles sont garnies, en outre, de six rangées de tubercules bien plus petits, trois de chaque côté de la dépression médiane; les uns sont arrondis, les autres sont irréguliers, allongés, en long ou en travers, mais non déchiquetés; les deux rangées marginales sont les plus fortes sans dominer cependant de beaucoup. On reconnait des petites verrues entre les tubercules, mais je distingue mal le détail.
Péristome un peu enfoncé, son contour n’est pas distinct à cause de la gangue qui n’a pu être écartée, il parait avoir 0,50 du diamètre de l’oursin.
Rapports et différences.— Cette espèce intéressante, dont je ne connais malheuresement qu’un seul exemplaire, un peu fruste, se distingue des autres, et, en particulier, du Glypticus sulcatus, Goldf., par sa forme élevée, un peu cylindrique, ses tubercules ambulacraires diminuant très graduellement et uniformément à la face supérieure, comme aussi par l’arrangement de ses tubercules interambulacraires, et la petitesse relative de son appareil apical. Elle ne saurait être confondue, ni avec le Glypt. Meroglyphicus, ni avec le Glypt. integer.
Localité. — Fonte do Negro, environs de Tavira, Algarve (Ancienne collection). Probablement lusitanien.
GLYPTICUS SULCATUS (Goldfuss)., Agassiz PI. XVI, fig. 7
Synonymie
Echinus sulcatus, Goldfuss, 4829. Petrefacta Germ., t. 1, p. 126, pl. 40, fig. 18. Arbacia sulcata, Agassiz, 1836. Prodrome, Mém. Soc. nat. de Neuchatel, t. 1, p. 190. Glypticus sulcatus, Agassiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Echinides, p. 56.
» » E. Desor et P. de Loriol, 1871. Echinologie helvétique, I, Terr. jurassiques, p. 206, pl. 34, fig. à.
» » Cotteau, 1883. Paléontol. franc. Terr. jurass., t. x, IL. p. 593, pl. 418, fig. 8-16.
(Voir dans ces deux ouvrages la synonymie de l’espèce et ajouter): Glypticus sulcatus, Schrüfer, 1861. Die Jura formation in Franken, p. 73. » » Boehm, 1885. Die Fauna des Kelheimer Diceras Kalkes, 3t* Abth. Echinoideen, Paleontographica, vol. 34, p. 216.
Dimensions
IA cosocvoromenoecoontooesoncacaon as ec 12 à 17 mill. Hauteur, par rapport au diamètre ....................... 0,56
Test subhémisphérique, aplati sur la face inférieure.
Appareil apical assez étendu (il est trop petit dans le dessin). Plaques génitales à peu près égales entre elles, perforées vers leur extrémité externe, granuleuses, portant, entre autres, chacune, deux ou trois granules alignés ‘sur le bord du périprocte qui parait ainsi entouré d’un cercle granuleux.
Plaques ocellaires relativement grandes, pentagonales, logées dans les angles externes des plaques génitales, mais se prolongeant fort en dehors de l'extrémité de ces dernières, de sorte que les pores ocellaires paraissent relativement éloignés du périprocte.
Zones porifères tout à fait rectilignes, à fleur du test; les pores sont disposés par paires régulièrement superposées, se multipliant auprès du péristome.
Aires ambulacraires étroites, garnies, au dessous de l’ambitus, et à la face inférieure, de deux rangées de tubercules bien mamelonnés, lisses et imperforés, au nombre de 3 à 4 par série; à l’ambitus, ils diminuent brusquement de beaucoup et se continuent, bien plus petits et plus écartés, en s’aflaiblissant graduellement, jusqu'à l'appareil apical; le milieu de l’aire est garni de granules que l’état un peu fruste des individus ne me permet pas de distinguer tout à fait nettement; ils paraissent abondants, les uns, irréguliers et transverses, les autres, en plus grand nombre, arrondis.
Les aires interambulacraires sont larges, et occupées à la face inférieure par deux séries de tubercules semblables à ceux des aires ambulacraires, à peu près de même volume, et remontant jusqu à l’ambitus; on en compte trois à quatre par série. À la face inférieure quelques petites côtes transverses, en lacet, occupent l’espace entre les tubercules et les zones porifères. Au dessus de l’ambitus l'aire est garnie de granules plus ou moins réguliers qui forment comme trois lignées succédant aux tubercules; l’externe est composée principalement de granules arrondis, tandis que les deux autres, dont les granules sont allongés, ont l’aspect de côtes verticales; le milieu de l’aire est couvert de granules peu réguliers, plus ou moins disposés en lacets, pas très distincts dans les exemplaires décrits.
Avril, 1890 13
Péristome assez grand, à fleur du test, légèrement entaillé; son diamètre égale 0,53 de celui de l’oursin. |
Rapports et différences.—Les exemplaires du Portugal sont de grande taille; comparés avec beaucoup de soin à de bons exemplaires de Nattheim, ils ne m'ont présenté aucune différence. Les petites côtes transverses des aires interambulacraires, à la face inférieure, qui ne sont généralement pas mentionnées, se distinguent aussi, très bien, dans ces derniers.
Localités.— Trancoso (Facies à hexactinellides). Fortin do Guincho. Lusitanien.
Localités hors du Portugal.—Morestel (Isère). Lemenc près Chambéry (Savoie). France.—Rothacker (Soleure). Elay (Jura Bernois). Suisse.—Nattheim (Wurtemberg).
Etage séquanien.
Sous Waldeck près Porrentruy (Jura Bernois).
Etage ptérocérien.
CODIOPSIS LUSITANICUS, P. de Loriol PI. XVII, fig. 1,2
Synonymie
Codiopsis lusitanicus, P. de Loriol, 1884. Notes pour servir à l'étude des Echinodermes, [L. Recueil zoologique Suisse, t. 1, p. 610, pl. XXXIT, fig. 2.
Dimensions
DENEBRO006000000 TO EN NS ARe Rt-nirO Sir Eêr 32 à 35 mill. Hauteur is TT RE MP ae 26 »
Test subpentagonal, relativement élevé.
Appareil apical peu étendu, solide, fruste dans’ les exemplaires connus. Plaques génitales paraissant subégales, un peu en fer de lance, celle qui porte le corps madréporique n’est pas plus grande que les autres; les pores génitaux sont grands et ouverts près de l'extrémité externe. Plaques ocellaires triangulaires, placées dans les angles externes des plaques génitales.
Zones porifères rectilignes, très étroites, composées de paires de pores régulièrement superposées, un peu multipliées près du péristome. Là, où le test est bien conservé, on voit que les pores sont fort petits, et unis par un sillon très fin; les paires sont entourées d'un renflement.
Aires ambulacraires étroites, pourvues de deux rangées de tubercules fortement mamelonnés, lisses, imperforés, assez développés à la face inférieure; à l’ambitus, ils sont remplacés par des granules allongés, probablement caducs. Dans le milieu de l'aire, à la face inférieure, on voit encore deux rangées de tubercules beaucoup plus petits qui paraissent remonter assez haut; ils sont accompagnés de quelques petits granules. Les plaques ambulacraires composées sont formées de trois plaques. L’adorale est primaire et occupe presque toute la largeur de la plaque ambulacraire du côté interne, tandis que, du côté externe, elle est mince et évidée en dessous; la médiane est un peu plus courte, extrêmement mince du côté interne; la troisième enfin, aborale, est une demi plaque qui s’élargit dans l’échancrure de la plaque composée voisine. Les pores sont grands et un peu obliques dans les paires.
Aires interambulacraires très larges, comme aplaties au dessous de l’ambitus, et un peu renflées au milieu de leur hauteur. Elles sont couvertes de gros granules très élevés, subclaviformes, resserrés à la base, arrondis et un peu dilatés au sommet, imperforés, couverts de stries longitudinales, et paraissant caducs. Entre ces granules cylindriques, qui sont écartés et disposés plus ou moins régulièrement en séries transversales, se voient encore de petites verrues, très fines, presque invisibles à l’œil nu. La surface est couverte, en outre, de petites Stries verticales onduleuses, d’une finesse extrême, et très serrées. De petites cicatrices (c’est à dire un très petit disque circulaire, déprimé au milieu), indiquent la place qu'occupaient, avant leur chüte, les petits granules radioliformes qui n'existent plus. À la face inférieure existent deux séries de tubercules semblables à ceux des aires ambulacraires, mais plus développés, au nombre de 6 à 7 par série; elles divergent, à partir du milieu de l'aire, au bord du péristome, jusqu'aux zones porifères; dans le milieu de l'aire se montrent encore deux séries de tubercules semblables, secondaires, beaucoup plus petits, et on distingue, le long des zones porifères, quelques gros granules mamelonnés.
Péristome assez grand, subdécagonal. On ne peut apprécier exactement son contour, mais son diamètre parait égal à la moitié de celui du test.
Je crois devoir rapporter au Codiopsis lusitanicus un exemplaire déprimé, de petite taille, de 20 mill. de diamètre; comme la face inférieure n'est pas intacte on ne peut donner la hauteur proportionnelle. La face supérieure est convexe. On distingue mal les tubercules de la face inférieure, on voit cependant qu'ils sont imperforés et lisses, et qu'ils ne dépassent pas l'ambitus. À la face supérieure de nombreux mamelons radioliformes sont encore en place; leur taille est faible, leur sommet strié. On distingue aussi beaucoup de très petites cicatrices arrondies, avoc une petite perforation, qui sont les points d'attache des mamelons tombés. L'appareil apical est peu étendu. Les plaques génitales sont petites, à peu près égales entre elles; la plaque madréporique est plus grande; les pores génitaux sont ouverts à l'extrémité des plaques; les plaques ocellaires, petites, toutes externes. Malgré la différence de taille, et, surtout, le peu d'élévation de l'ensemble, je ne trouve pas de caractères suffisants pour ne pas envisager cet individu comme un jeune du Codiop. lusitanicus, provisoirement du moins, puisque je ne connais pas la face inférieure. Il provient de Cesaréda.
Rapports et diflérences.— Aucun des exemplaires de cette intéressante espèce, qui ont été recueillis jusqu'ici, n’est parfaitement conservé, et, sur certains points, il pourrait rester encore quelque incertitude. Cependant ils se complétent très suffisamment entre eux et tous les caractères principaux peuvent être constatés correctement. Ce sont ceux des espèces du genre Codiopsis, la forme élevée et subpentagonale, les tubercules imperforés et lisses, fortement mamelonnés, très peu nombreux et confinés à la face inférieure, la surface au dessus de l’ambitus occupée par de nombreux granules cylindriques, striés, qui ont toute l'apparence des «mamelons radioliformes», comme les nomme M. Cotteau. caducs, et particuliers aux Codiopsis. Le genre Codiopsis comprend surtout des espèces de l’époque crétacée. M. Cotteau en a décrit une de l’étage séquanien, le Codiopsis Pilleti, qui est tout à fait différent du Codiopsis lusitanicus.
Localité.— À 200” Sud de Santa Iria près Obidos, Cesaréda. Couches à grandes oolithes. Etage lusitanien.
Genre GYMNODIADEMA, P. © Lori, 1804
Test élevé, renflé.
Appareil apical peu étendu. Plaques génitales pentagonales, paraissant égales entre elles. Pores génitaux ouverts près de l'extrémité externe des plaques. Plaques ocellaires fort petites.
Zones porifères rectilignes, fort étroites. Pores disposés par paires régulièrement superposées, nullement multipliées au sommet.
Aires ambulacraires très étroites, garnies de granules imperforés, très petits, formant des séries verticales; à la face inférieure ils sont remplacés par des tubercules fort petits, mamelonnés, perforés et non crénelés.
Aires interambulacraires très larges, couvertes de granules extrêmement ténus, imperforés, épars, presque invisibles à l'œil nu. Ces granules, de même que ceux des aires ambulacraires, paraissent avoir été caducs. À la face inférieure ils sont remplacés par des séries divergentes de petits tubercules mamelonnés lisses et perforés.
Péristome inconnu. Le test est mince et entièrement couvert partout d'une sorte de chagrin dont les granulations, d’une finesse extrême, paraissent arrangées en lignes verticales onduleuses. On ne connait encore qu'une seule espèce de l'étage callovien.
Rapports et différences.—L'oursin remarquable, pour lequel j’ai dû établir un genre nouveau, ne peut être confondu avec aucun autre. La grande disproportion entre les aires ambulacraires et les interambulacraires le rapproche des Orthocidaris, mais il diffère entièrement par ses tubercules. C’est des Codiopsis qu'il me semble le plus voisin, il s’en rapproche certainement beaucoup, mais il s’en distingue de suite par ses tubercules nettement perforés. Si, comme je crois pouvoir le conclure de la présence sur le test de petites cicatrices, il était prouvé que les granules sont caducs comme ceux des Codiopsis, ce Serait un point de rapprochement fort remarquable.
GYMNODIADEMA CHOFFATI, P. de Loriol PI. XVIL, fig. 3
Synonymie
Gymnodiadema Choffati, P. de Loriol, 1884. Notes pour servir à l'étude des Echinodermes TI. Recueil zoologique Suisse, t. 1, p. 608, pl. 31, fig. 1.
Dimensions
Diametre approximati®=rreee Cr rercrrcrrC erTE *... 40 à 45 mil. FE Pe O6 e0o mé o-caocccondoaoocomooonnodauaoanoc 37 »
Test subglobuleux; la face supérieure, très convexe, est uniformément bombée. Comme le seul exemplaire connu est assez déformé les dimensions données ne sont que très approximatives.
L'appareil apical n’est pas distinct en son entier. Il est, relativement, peu étendu, et tout à fait à fleur du test. On voit bien la plaque madréporique qui est pentagonale, les autres, peu dis-
tinctes, paraissent égales. Les pores génitaux sont ouverts très près de l'extrémité externe des plaques. Les plaques ocellaires, fort petites, pentagonales ou hexagonales, sont logées dans les angles externes des plaques génitales, du moins celles que l’on peut distinguer.
Zones porifères très étroites, rectilignes, à fleur du test. Les pores, disposés par simples paires, un peu marginées, régulièrement superposées, sont fort petits; ils ne se multiplient aucunement vers le sommet apical, et pas davantage, autant du moins que je puis le constater, près dupéristome.
Aires ambulacraires très étroites; elles n’ont que 3 mill. de largeur dans l'exemplaire décrit, soit environ le huitième de la largeur des aires interambulacraires. Elles sont occupées par des granules très petits, imperforés, au nombre de deux sur chaque plaque; il en résulte quatre séries verticales plus ou moins régulières qui, vers la base, sont remplacées par deux séries verticales de petits tubercules mamelonnés, nettement perforés, dépourvus de crénelures, et à base saillante, qui disparaissent à l’ambitus. Beaucoup de petits granules n’existent plus, mais, on voit, à leur place, une petite cicatrice ronde, tout à fait semblable à celles que l’on remarque sur le test des Codiopsis, ce qui me fait penser que les granules étaient cadues comme dans ce dernier genre. Sur la face supérieure, jusqu'à l’ambitus, les plaques ambulacraires sont simples; au delà je ne distingue pas les sutures.
Aires interambulacraires très larges, garnies de granules très petits, imperforés, très écartés les uns des autres, disséminés sans ordre et semblables à ceux des aires ambulacraires. Comme dans ces dernières, la présence de nombreuses petites cicatrices circulaires semble démontrer la caducité des granules. Un chagrin, d'une finesse extrême, constituant, par sa disposition, des stries verticales onduleuses, se remarque sur toute la surface; à la face inférieure existent six séries de tubercules mamelonnés, lisses, distinctement perforés, semblables à ceux des aires ambulacraires, mais plus iéveloppés. Ces séries divergent, à partir du péristome, trois se dirigent vers l’une des zones poriferes, et trois vers l’autre; les deux internes sont les plus courtes, la médiane, de chaque côté, est la plus longue, mais elle ne dépasse pas l’ambitus. On compte environ 16 plaques ambulacraires pour ane plaque interambulacraire.
Le contour du péristome n’est pas connu.
Localité.—Alhadas (Cap Mondégo).
Callovien inférieur.
MAGNOSIA cfr. NODULOSA (Goldfuss), Desor PI. XVII, fig. 4
Synonymie
Echinus nodulosus, Goldfuss, 1826. Petref. Germaniae, t. 1, p. 125, pl, 40, fig. 16. Magnosia undulosa, Cotteau, 1884. Paléontol. française, Terr. jurass., Echinides, t. x, IL, p. 614, pl. 423, fig. 12-14, pl. 424.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie et la description).
Un exemplaire très incomplet, dont le diamètre atteignait 29 mill., me parait avoir appartenu au Magnosia nodulosa, d'après ce qu’il en reste; il n’est cependant pas possible de l’affirmer avec certitude. Les zones porifères sont très étroites, rectilignes, un peu déprimées, et les paires de pores sont régulièrement superposées.
Les tubercules, fort petits, sont à peu près homogènes, imperforés, lisses à la base. Dans les
aires ambulacraires, à l'ambitus, on en distingue cinq ou six rangées verticales, dont deux, marginales, sont un peu plus développées que les autres; elles se réduisent à quatre en approchant du sommet. Au dessus de l’ambitus, dans les aires interambulacraires, on voit des rangées transverses de six tubercules, à peu près égaux, de chaque côté de la suture médiane. Sur chaque plaque, un tubercule était un peu plus fort que les autres, et leur réunion formait une série verticale; deux séries transverses me semblent appartenir à une même plaque. Ces caractères sont, en général, ceux du Magn. nodulosa, mais il me manque plusieurs données, et l’état de la surface, un peu fruste, peut laisser échapper des détails. En fait de différences, je remarque, que, dans les aires ambulacraires, il existe, entre la série marginale de tubercules, un peu plus forte, et la zone porifère, une série verticale de tubercules beaucoup plus petits, ou, plutôt, de simples granules, qui ne parait pas exister dans le Magn. nodulosa; de plus, on ne voit pas de dépression médiane dans la petite partie conservée des aires interambulacraires, et leurs tubercules semblent moins régulièrement sériés, soit verticalement, soit en travers, et, aussi, plus inégaux entre eux.
Localité. — Cruz do Assomado (Algarve).
Calcaire à polypiers siliceux. Lusitanien.
Localités hors du Portugal.—Le Magn. nodulosa à été trouvé dans plusieurs localités rauraciennes ou séquaniennes de France et de Wurtemberg, en particulier à Nattheim.
STOMECHINUS CHOFFATI, P. de Loriol, 1890 PI. XVII, fig. 5
Dimensions
Diamétre. ss munie osseuses eee NOR AIME OPEN RER 3 mill. Hauteur, par rapport auMdiametre "ee. 0,51
Test hémisphérique, très régulièrement convexe à la face supérieure, relativement aplati en dessous. |
Appareil apical inmcomplétement conservé; on ne voit plus que deux plaques génitales ; elles sont pentagonales, mais très minces, de sorte que les deux côtés latéraux sont très peu élevés; les pores génitaux sont ouverts à peu de distance de l'extrémité externe; une plaque ocellaire, encore existante, est d'une extraordinaire petitesse.
Zones porifères larges, tout à fait rectilignes et à fleur du test; les pores sont disposés par triples paires très rapprochées et très obliques.
Aires ambulacraires relativement étroites; elles portent deux rangées de tubercules principaux, tout à fait marginales; ils sont assez saillants, lisses, imperforés, un seul sur chaque plaque rapproché de la suture adorale. Au milieu de l’aire se trouve encore, à l’ambitus, une lignée de tubercules secondaires, de même taille, mais ne dépassant pas l’ambitus. Les granules qui garnissent le reste de la surface sont inégaux et abondants. Plaques ambulacraires très minces, composées de trois plaques primaires; la médiane, élargie aux dépens des deux autres du côté interne, est ensuite un peu plus étroite; elle est percée d'une paire de pores tout près du bord externe; l'adorale est percée à peu près vers son milieu, et l’aborale plus près du bord externe. C’est ainsi que se produisent les petits arcs de trois paires de pores auxquels concourent deux plaques contiguës. Cette disposition est conforme à celle que M. Duncan regarde comme typique pour les Stomechinus.
Aires interambulacraires très larges. Leurs tubercules, à peine un peu plus volumineux que
ceux des aires ambulacraires, nettement et assez profondément scrobiculés, ne sont pas nombreux; une rangée principale, plus rapprochée de l’extrémité interne des plaques que des zones porifères, arrive jusqu à l’appareil apical; à l’ambitus deux séries externes de tubercules, à peu près d’égal volume, se montrent de chaque côté, et disparaissent au dessus; deux petites séries très courtes existent encore au milieu de l’aire, mais ne dépassent pas le pourtour. Au dessus de l’ambitus, le milieu de l’aire est un peu déprimé, entièrement dépourvu de tubercules, et garni seulement d’une granulation fine, abondante et homogène. A la face inférieure les tubercules ne sont pas plus saillants, mais très écartés.
Péristome un peu enfoncé, assez grand; son diamètre égale 0,40 de celui de l’oursin; les entailles, visibles seulement sur un point, sont bien distinctes, mais peu profondes.
Rapports et différences.—— Voisine du Stomechinus Ristoni, Cotteau, l'espèce que je viens de décrire s’en distingue par ses aires interambulacraires extrêmement dénudées à la face supérieure, ses petits arcs de trois paires de pores plus transverses, ses plaques génitales plus étroites.
Localité.— Thomar.
Aalénien.
STOMECHINUS MICROCYPHUS, Wright PI. XVII, fig. 3
Synonymie
Stomechinus macrocyphus, Wright, 1857. Monogr. of the brit. foss. Echinod. from the ool. form., p. 243, pl. XV, fig. 1.
» » Cotteau, 1884. Paléontologie française, Terr. jurass. t. x, IL, p. 763, pl. 478, fig. 2-5, p. 894, pl. 514, fig. 1-12.
Dimensions
DEfNRSoondcooeoasecoosodda ob cuem le on ee ne 13 mill. Hauteur, par rapport au diamètre, très approximative. ......... 0,54
Test subhémisphérique.
Zones porifères légérement déprimées. Pores disposés par petits ares de trois paires bien définis, peu obliques, et le devenant toujours moins en approchant du sommet. Dans chaque paire les pores sont, relativement, assez écartés.
Aires ambulacraires portant deux séries de tubercules saillants, scrobiculés, lisses et imperforés, contigus, très réguliers, et diminuant très graduellement à la face supérieure; ces séries sont tout à fait marginales; au milieu de l'aire se trouvent encore, à l’ambitus, deux rangées irrégulières de tubercules beaucoup plus petits. Les granules intermédiaires sont très petits et assez nombreux.
Dans les aires interambulacraires, on compte deux rangées de tubercules principaux un peu plus forts que ceux des aires ambulacraires, situés à peu près au centre des plaques, mais plus près de la suture médiane que des zones porifères, puis deux rangées de tubercules secondaires, à peu près de même développement, mais moins régulières, de chaque côté des zones poriféres, et, enfin, au milieu de l'aire, à l’ambitus, deux rangées à peu près semblables, plus petites, et peu régulières. Les granules, assez abondants, ont une tendance à se grouper en cercle autour des scrobicules.
La face inférieure n’a pu être dégagée.
Rapports et différences.—Je ne connais qu’un seul exemplaire qui puisse être rapporté à cette espèce, assez facile à distinguer après l'étude développée qu’en a fait M. Cotteau. Il est malheureusement encastré dans la roche de telle manière qu'on n'en voit que la moitié, de profil, et qu'on ne peut distinguer ni la face supérieure, ni la face inférieure. On peut cependant très bien apprécier les principaux caractères. Ils me paraissent être tout à fait ceux des jeunes exemplaires de l'espèce (tels que les a décrits M. Cotteau), qui présentent assez de variations dans le nombre et le volume relatif des tubercules. Je remarque cependant que les deux petites séries de tubercules secondaires, au milieu des aires ambulacraires, sont, ici, particulièrement faibles; cependant, dans un individu de Ranville, notablement plus petit, mais très bien conservé, les tubercules secondaires sont identiques dans leur volume proportionnel. Il serait très désirable de connaître d’autres exemplaires du Portugal, plus complets, mais je suis à peu près certain que l’exemplaire décrit doit être rapporté au Stomechinus microcyphus, Wright. Je ne vois pas de quelle autre espèce il pourrait être rapproché.
Localité. —Pataias.
Etage bathonien.
Localités hors du Portugal.— Luc. Langrune, etc. (Calvados). France. —Minchinhampton. (Angleterre).
Etage bathonien.
STOMECHINUS CESAREDENSIS, P. de Loriol, 1890 PI. XVIII, fig. 1
Dimensions
Diamétres sean nn et Eee 75 mill.
Hauteur, par rapport au diamètre ................. FOOT RS de 0,69
Test circulaire, élevé. Face supérieure subconique. Face inférieure relativement plane, déprimée toutefois autour du péristome.
Appareil apical petit. Je ne puis voir le détail à cause d'un petit enfoncement du test, les plaques ocellaires sont d’une petitesse singulière.
Zones porifères rectilignes, fort larges, tout à fait à fleur du test. Pores très peu ouverts, disposés par triples paires très obliques, presque transverses, tendant à former trois séries verticales presque régulières.
Aires ambulacraires larges, un peu déprimées au milieu. Chaque plaque, un peu au dessus de l’ambitus, porte de un à trois petits tubercules égaux entre eux, peu saillants, lisses et imperforés, formant une série transverse; il y a toujours, ou presque toujours, un tubercule tout près des zones porifères; lorsqu'il y en a trois, l'interne est assez rapproché de la suture médiane. Ces tubercules ne se correspondent pas régulièrement dans la ligne verticale, de sorte qu'ils ne constituent pas des séries verticales bien définies, sauf une, de chaque côté, le long des zones porifères. A l'ambitus même plusieurs plaques portent 4 tubercules. À la face inférieure, les tubercules sont notablement plus serrés, plus développés, presque tout à fait égaux entre eux, et ils forment plutôt des séries transverses que des rangées verticales. Les granules qui accompagnent les tubercules sont inégaux et assez clairsemés. Les plaques ambulacraires sont fort peu élevées. Les huit premières, à partir de l'appareil apical, sont très petites, simples, percées de deux pores à leur extrémité externe, de sorte que les paires sont régulièrement superposées. On voit ensuite ces plaques simples se grouper pour
constituer des plaques composées formées de trois plaques primaires à peu près égales, puis, plus loin, la plaque médiane s’élargit beaucoup du côté interne, aux dépens des deux autres; les deux pores de l’adorale sont alors ouverts près du milieu de la plaque, et, plus tard, il en arrive à peu près de même à ceux de l’aborale. Très promptement la plaque médiane prend encore plus d’espace, les deux autres sont bientôt réduites à l’état de demi plaques, et, de bonne heure, il n’y a qu’une seule plaque primaire. qui, plus près de la zone porifère que son milieu, se rétrécit subitement et considérablement de chaque côté, pour loger les deux demi plaques; l’aborale est alors percée de deux pores à quelque distance du bord externe, la médiane primaire tout à fait sur le bord externe, et l’adorale tout près de son extrémité interne. De cette façon, la première paire des petits ares de trois paires, se trouve sur le bord externe de la zone porifère et appartient à la plaque primaire médiane d’une plaque com posée, la seconde paire à la demi plaque aborale, et la troisième interne à la demi plaque adorale de la plaque composée voisine. Cet arrangement des plaques ambulacraires, que je vois très distinctement en étant certain de ne point me tromper, est tout à fait différent de celui que M. Duncan (Linn. Soc. Journal, vol. xix) assigne aux espèces du genre Stomechinus. D’après lui, les plaques ambulacraires des Stomechinus seraient composées de trois plaques primaires sans demi plaques. Je puis vérifier le fait dans le Stomech. bigranularis, Lk. et dans le Siomech. Choffat, P. de Loriol; dans le Stomech. perlatus, je suis presque certain de voir les plaques ambulacraires composées constituées par une plaque primaire médiane, avec deux demi plaques, à peu près comme dans le Sromech. Cesaredensis, mais je n'en suis pas absolument certain, les sutures n'étant pas très nettes dans le seul exemplaire, parmi tous ceux qui se trouvent dans ma collection, qui permette de les distinguer un peu. Cette structure est identique à celle des Mcropygus, AT. Agassiz, que M. Duncan a décrite, seulement, dans ce dernier genre, les plaques ne sont pas percées de la même manière, de sorte qu'il se produit une double rangée de paires de pores au lieu de petits arcs de trois paires. Les tubercules, dans ce dernier genre, sont assez semblables, par l’arrangement, à ceux des Siomechinus, mais ils sont perforés; le péristome est petit, et fortement entaillé.
Les aires interambulacraires, très larges, sont marquées, au milieu, par une large dépression verticale peu profonde, mais bien accusée, et limitée, de chaque côté, par une légère carène qui porte une série de tubercules un peu plus saillants que les autres. A l’ambitus chacune des plaques porte 8 à 9 tubercules semblables à ceux des aires ambulacraires, pas plus développés, sauf celui qui entre dans la série principale, lequel est un peu plus marqué; ils sont très écartés, et ne forment pas une série transverse continue. Il n’y a donc, dans toute l'aire, que deux séries verticales, situées à peu près au milieu des plaques, qui soient continues. Les granules sont inégaux et assez abondants. A la face inférieure, comme dans les aires ambulacraires, les tubercules sont notablement plus développés, plus serrés, disposés en séries transverses à peu près régulières.
En général les tubercules sont sensiblement égaux sur toute la surface, très petits, relativement très écartés, irrégulièrement sériés à la face supérieure, plus développés, plus serrés, plus régulièrement disposés à la face inférieure.
Péristome assez enfoncé, très petit, son diamètre ne dépasse pas 0,26 de celui de l’oursin; les entailles sont larges, arrondies, pas très profondes.
Rapports et différences.— Cette espèce, du type du Siomech. Longuemari, Cotteau, dont elle est fort voisine, en diffère par la dépression médiane limitée par un angle léger que l’on remarque dans les aires interambulacraires et qui n’existe point dans le Séomech. Longuemari, dont j'ai un bon moule en plâtre sous les yeux; puis, par sa forme bien plus élevée et subconique, ses tubercules plus nombreux, surtout dans les aires ambulacraires qui sont notablement plus larges, proportionnellement, 0,16 du diamètre au lieu de 0,09 dans le Stomech. Longuemari.
Ces deux espèces sont un peu aberrantes au milieu des autres Stomechinus; la structure particulière des plaques ambulacraires du Stomech. cesaredensis semblerait nécessiter la création d’un genre nouveau pour le placer. et recevoir aussi, par analogie des autres caractères, le Stomech. Lon-