‹ Description de la maison et du musée situés au nord de la place de Lincoln's Inn Fields, à Londres. Demeure du Chevalier SoaneChapitre 41 sur 45 · AUGUSTE-FREDERIC · texte numérisé non relu

AUGUSTE-FREDERIC

M. Thomas L. Donaldson, autre membre du Comité, lut alors l’adresse suivante : —

Monsieur le Chevalier Soane, — Les Architectes de l’Angleterre ont reconnu depuis long-temps combien votre exemple a encouragé les efforts de ceux qui vous ont succédé, — combien surtout les préceptes renfermés dans vos cours ont contribué à perfectionner le goût de la génération actuelle, — et combien vous avez ennobli votre longue carrière par l’exercice éclairé de votre Profession. Ils ont admiré aussi avec quelle libéralité et quel goût infinis vous avez formé ce riche Musée d’ Antiquités, et cette Bibliothèque composée d’un choix d’ouvrages d’Art, de Science, et de Littérature générale. Pénétrés également de la généreuse sollicitude avec laquelle vous avez pourvu, par une ordonnance du parlement, à assurer et à perpétuer la jouissance de ce Musée, aux progrès du goût public et à l’avancement de la Profession, ils ont résolu de prouver, à la face de ce pays et de toute l’Europe, qu’ils savent apprécier en vous les qualités qui vous distinguent si éminemment comme homme et comme Artiste. Désirant témoigner leur respect à un homme de génie qui professe le même Art qu’eux-mêmes, il eût été inutile pour eux de songer à une magnificence royale ou à un luxe superflu. Ils ont résolu d’honorer l’Art par l’Art ; et en produisant une œuvre exécutée par le plus célèbre médailliste de ce pays, dans son meilleur style, de prouver que ces sentiments qui vous ont toujours animé ont excité en eux la même sympathie, en donnant naissance à une production qui transmettra dignement leur respect pour le nom de Soane à la postérité la plus reculée, et le fera connaître dans les contrées les plus éloignées. En ce jour ils sentent profondément qu’ils ne font que remplir un acte de justice à votre égard.

En se proposant de vous présenter ce tribut de leur respect, il a été impossible de repousser les sollicitations et les demandes de vos nombreux amis et admirateurs, qui, bien qu’ils n’appartiennent pas à la Profession, n’ont pas voulu être privés de la satisfaction de prendre part à ce monument. Les membres du Comité (entièrement composé d’ Architectes) se sont donc regardés comme justifiés en cédant au vœu si généralement et si fortement expiimé, et

ont consenti à recevoir les noms de ces personnes comme Souscripteurs pour cette Médaille. Il eût été, d’ailleurs, peu généreux de limiter cette faveur ; et ils ont pensé que cette circonstance serait loin de diminuer à vos yeux la valeur d’un semblable tribut.

Dans la liste des souscripteurs qu’ils ont maintenant le plaisir de remettre entre vos mains, les membres du Comité sont fiers d’appeler votre attention sur le nom d’un Prince du Sang, Son Altesse Royale le Duc de Sussex, Président de la Société Royale, — nom qui, en mettant le sceau à la propriété de ce tribut, est une garantie du mérite que l'on veut honorer. Il ne doit pas être moins flatteur pour vous d’observer que les Gouverneurs et les Directeurs de la Banque d’Angleterre, dont vous avez été pendant si long-temps l’Architecte, ont contribué d’une manière très-libérale à cet objet, et ont aussi témoigné le respect qu’ils éprouvent pour les services honorables et zélés de celui qui, en construisant leur édifice, a élevé un des monuments les plus magnifiques et les plus importants de la capitale. Il serait superflu. Monsieur le Chevalier, dans l’occasion présente, et même pénible pour la délicatesse de vos sentiments, que le Comité fît l’énumération des autres et nombreux ouvrages dont vous avez embelli la capitale. La postérité rendra une ample justice à vos talents, et approuvera l’acte qui doit embellir le soir de votre vie.

Cette réunion est un des évènements les plus intéressants de l’histoire de l’Architecture Anglaise. Ceux qui se livrent à cet Art comme Profession, et ceux qui estiment l’Art pour l’influence importante qu’il exerce sur les besoins de la vie, sur les agréments et les jouissances du monde civilisé, sont assemblés ici pour témoigner la haute considération qu’ils ressentent pour le plus célèbre Maître vivant de cet Art en Angleterre. Le chant de victoire accueille le vainqueur: à son retour du combat ; la couronne de laurier est tressée pour ombrager le front du poète ; le monument est élevé pour consacrer les souvenirs de l’homme d’état : mais ici ceux qui chérissent l’Architecture se rassemblent, avec moins d’ostentation, pour rendre un hommage bien mérité au talent, à la persévérance infatigable, à la noble générosité, et à l’honneur pur de son Professeur. Et ceux qui cultivent l’Art avec un zèle inspiré par son exemple, et une intégrité qu’il leur a toujours soigneusement inculquée, s’avancent, pénétrés du respect qui lui est si justement dû, pour ceindre d’une auréole de gloire le front vénérable de celui dont les derniers jours méritent toute la satisfaction que peut éprouver un Artiste dont la carrière, embrassant un espace de plus de douze lustres, est exempte de la plus légère imputation.

Vos élèves. Monsieur le Chevalier, vos admirateurs et vos amis, et la Profession en général, espèrent sincèrement que vous pourrez jouir encore bien des années du souvenir de ce jour, et recueillir les fruits d’une vie si honorablement employée — si éminemment et si généralement utile.

Le Chevalier Wyatville, en l’absence de Son Altesse Royale, me présenta alors une boîte renfermant les impressions de la Médaille, en or, en argent, et en bronze, et accompagna ce présent des remarques les plus flatteuses. Lorsque je voulus répondre à un tel honneur, qui me toucha plus que je ne m’y étais même attendu, je pus à peine trouver des paroles pour dire à mes bons amis, que, convaincu de l’impuissance où j’étais de pouvoir exprimer mes sentiments, je les avais confiés au papier avec l’assistance de mon ami M. Bicknell, qui eut la complaisance d’en faire alors la lecture en ces termes : —

Messieurs, — Dans l’anxiété que me fait éprouver le désir de vous offrir, en termes proportionnés à ma reconnaissance, mes remercîments pour l’honneur sans égal que vous m’avez conféré aujourd’hui, je me suis aperçu avec peine combien ma voix est faible et insuffisante pour exprimer la gratitude dont mon cœur est pénétré.

Mais il est des occasions où la difficulté de s’énoncer est plus expressive que 1 éloquence même ; et la crainte, qui me domine en ce moment, de rester au-dessous de mes propres sentiments et de votre bonté sans exemple, pourrait me faire chercher un refuge dans le silence contre un pareil embarras.

Je compte donc uniquement sur votre indulgence pour vous faire juger de ma sincérité et de ma vive reconnaissance, d’après la satisfaction que vous éprouverez vous-mêmes en embellissant ainsi le terme d’une longue carrière par une récompense si éclatante, si satisfaisante, et si honorable.

La vie d’un Architecte a ses lumières et ses ombres toutes particulières. Parmi ces dernières, les nuages dont son horizon est parfois obscuri, peut être classé le déplaisir qui naît quelquefois de son opposition courageuse aux fantaisies de celui qui l’emploie, ou des changements qu’il lui faut faire subir aux projets qu’il a le mieux considérés, lorsqu’il est forcé de se soumettre au goût faux de quelque patron influent. Parmi les premières, ces rayons qui éclairent les plus beaux moments de sa carrière, il compte avec fierté la prééminence de cette noble science, l’unique objet de ses pensées et de ses études, — science inséparablement liée aux gloires du monde civilisé, et qui peut élever un monument impérissable en son honneur et en celui de son pays.

Et tout en nourrissant l’espoir flatteur que la mention de mon humble nom pourra se rattacher à quelques-uns de nos monuments, quoique dans d’autres temps, quand il ne sera plus possible que les avis de la critique arrivent jusqu’à moi, et que je ne pourrai plus être encouragé à de nouveaux efforts par son approbation, je goûte dès ce moment, après beaucoup d’espérances déçues, une bien grande consolation dans le témoignage honorable d’estime et d’affection que vous m’avez offert aujourd’hui avec tant de sensibilité.

Si les vœux ardents que je fais pour la santé et la prospérité de chacun de mes amis présents ou absents peuvent leur être agréables, c’est pénétré des sentiments les plus profonds, les plus sincères, et les plus chauds d’un cœur reconnaissant, que je les leur offre.

S’ils peuvent éprouver quelque satisfaction à apprendre qu’ils ont fait de ce jour le plus heureux de ma vie, qu’ils reçoivent l’assurance la plus complète que je suis aussi fier qu’heureux de reconnaître leur extrême bonté à mon égard.

Et s’il existait quelqu’homme qui n’éprouvât point une honorable fièreté de voir sa conduite dans sa profession récompensée par une médaille si précieuse comme objet d’art, d’être redevable de cette marque d’une distinction flatteuse à l’assentiment spontané de personnages si éminents et si influents dans les Sciences, de la recevoir des mains d’un Architecte si justement distingué par la protection de plusieurs rois, et d’être honoré à cette occasion d’un message aussi gracieux que bienveillant de Son Altesse Royale le Duc de Sussex, — je n’envie pas la philosophie de Cet homme, ni ne partage assurément son insensibilité.

Dans l’espoir d’encourager d’autres personnes à contribuer désormais au soutien de nos confrères malheureux, et en commémoration de ce jour, je ferai des dispositions pour que les administrateurs de ce Musée, maintenant National, distribuent annuellement en ce lieu cent-cinquante livres sterling parmi nos Architectes dans le besoin, leurs veuves, et leurs enfants.

Une fois encore je vous prie, Messieurs, de recevoir mes bien vifs et bien sincères remercîments.

De plus, pour témoigner à la Profession toute ma reconnaissance de cette marque flatteuse de son estime, et pour augmenter l’utilité des deux institutions qui

ont pour objet l’étude et les progrès de l’Architecture, je présentai, moitié en mon nom, et moitié en celui de mon petit-fils, 250 livres sterling à la Société des Architectes, et 750 livres sterling à l’Institut des Architectes Anglais, laquelle somme cette Société se proposa aussitôt d’employer à la fondation d’une Médaille, qui sera appelée la Médaille Soane, et présentée annuellement à l’auteur de quelque ouvrage d’ Architecture. Je mentionnai à l’une et à l’autre de ces sociétés, que j’aurais désiré, pour l’amour et les intérêts de l’Architecture, pouvoir réunir en une seule les deux donations séparées pour un grand objet ; et sachant que la combinaison morale est la force, j’exprimai aussi mon espoir que le jour n’était pas éloigné où l’union de ces deux institutions pourrait avoir heu, autant pour leur mutuel avantage, que pour l’avancement des objets qu’elles se proposent également.

J’adressai la réponse suivante à la lettre bienveillante et gracieuse de Son Altesse Royale le Duc de Sussex : —

Monseigneur, Lincoln’s Inn Fields, le 25 Mars 1835.

Je m’empresse d’offrir à votre Altesse Royale mes remercîments respectueux de la lettre bienveillante et infiniment flatteuse qu’elle m’a fait l’honneur de m’écrire le 24 du présent mois, à l’occasion d’une Médaille qui m’a été présentée.

Je me sens profondément touché de la distinction qui m’a été conférée en ce jour par les Architectes de l’Angleterre, et le souvenir m’en sera d’autant plus cher que mon bonheur a été considérablement augmenté par la manière toute gracieuse dont un membre si illustre de la Famille Royale a daigné la sanctionner par son approbation. •*

Qu’il me soit permis de remercier aussi votre Altesse Royale d’avoir fait jaillir de nouveau sur moi l’éclat d’un honneur digne d’envie en rappelant la protection que daigna m’accorder un monarque aussi chéri et aussi révéré que feu Sa Majesté le Roi Georges III.

Mon vœu le plus ardent est qu’il plaise au Tout-Puissant de rendre bientôt à votre Altesse Royale l’usage complet de la vue, et de l’en faire jouir pendant de nombreuses années encore de santé et de bonheur ; ainsi seront comblés les souhaits formés par le plus juste intérêt, ainsi que par la plus vive reconnaissance, et qu’individuellement je partage avec le pays entier.

J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect.

Monseigneur,

De votre Altesse Royale le très-humble et très-obéissant serviteur,

JEAN SOANE.

A Son Altesse Royale le Duc de Sussex,

8fC. fyc. 8fc.

En montant l’escalier, que ceux dont l’humeur est enjouée et folâtre, s’ils sont en même temps intelligents et observateurs, ne s’attendent pas

“ To trip it deftly as they go

car ils seront certainement arrêtés presqu’à chaque pas par des objets intéressants ou par des sujets de méditation. Une petite mais excellente sculpture de l’Archange Michel transperçant avec sa lance cet être rebelle qui fut jadis Lucifer, fils du Matin, nous met devant les yeux Milton et son poème sans pareil, dont bientôt nous passons aux facéties de Shakespeare, dans l’une des scènes les plus comiques qu’il ait jamais décrites.

On s’arrête ensuite à l’enfoncement consacré à sa mémoire ; et là on cesse de sourire, mais sans s’attrister; car la vénération qu’inspire son puissant génie, et les souvenirs sans nombre de tout ce qu’il nous a appris à sentir et a connaître, nous possèdent entièrement. On a devant les yeux un plâtre de ce monument qui s’appelle “ la vraie image de Guillaume Shakespeare.” Nous avons vu plusieurs de ses portraits, et nous pensons que l’on pourrait à peine trouver, dans aucune des représentations de la nature humaine, une tête plus propre à donner l’idée du pouvoir intellectuel, — des traits plus expressifs de bienveillance, de pénétration, et d’énergie, que ceux de notre grand poète, à cette époque de sa vie où il fut enlevé au monde dont il faisait l’ornement.

Tout ce qui est dans cet enfoncement se trouve en rapport avec le sentiment inspiré, celui d’honorer la mémoire et d’accroître la renommée de Shakespeare. Les beaux tableaux de Howard, le dessin de Westall, la fenêtre enrichie de peintures anciennes, et les chérubins qui entourent le plafond, conspirent pour faire de ce lieu un sanctuaire digne de l’auteur illustre dont il porte le nom, et dont la contenance pleine de douceur

“ With courteous action,

Dismisses us to more removed ground.”

On passe devant un très-beau Mercure,

“ New liglxted on a heaven-kissing hili,”

après lequel on voit le “ père des hommes,” (par Baily,) prosterné, saisi d’horreur pour son péché, et en proie à ses remords accablants, un beau buste du Chevalier Chambers, et plusieurs autres ouvrages excellents de l’art; puis on entre dans le salon de devant, et l’on s’arrête avec plaisir à la nouveauté d’Architecture présentée dans les loggie, qui produisent l’effet singulier de faire paraître la chambre plus grande qu’elle ne l’est ; et en donnant ainsi une élégante individualité de caractère à cette pièce, on s’est ménagé un espace considérable pour placer de très-beaux verres peints, des basreliefs variés, des tablettes de bibliothèque garnies de livres de littérature générale, et ce que l’on doit regarder comme une grande attraction, une collection de médailles frappées en l’honneur de Bonaparte, et qui ont appartenu à l’Impératrice Joséphine.

La suite des médailles offertes ici à nos regards n’est pas complète ; mais il y a

dans cette imperfection un charme infini qui rend ce défaut de continuité plus intéressant pour les cœurs sensibles que le complément des bronzes ne l’aurait été. Il parait que lorsque les actions de son mari, ainsi commémorées, se trouvaient jointes à des circonstances qui, selon elle, étaient susceptibles de blâme, cette femme toujours tendrement attachée, quoique cruellement répudiée, ôtait les pièces qui manquent du milieu de celles qui restent, dans son anxiété de préserver inaltérable la gloire qu’elle adorait, et la grandeur qu’elle avait partagée.

La plus grande de ces médailles nous montre l’emperéur présentant au peuple son fils nouveau-né, — ce fils pour qui Joséphine fut sacrifiée. Pour elle, la production même de cette médaille doit avoir été le plus amer de tous ses chagrins ; et cependant elle la conserva, comme rappelant le souvenir d’un moment de bonheur et de triomphe dans la vie de celui à qui elle se regardait comme attachée d’une manière indissoluble ; et au milieu de tous ses chagrins personnels, elle jouissait par sympathie des joies qu’il éprouvait. Aucune femme d’un esprit commun n’aurait pu souffrir ce monument de sa propre dégradation ; mais Joséphine n’était pas ainsi — elle joignait à la tendresse la plus touchante une magnanimité sans prétentions.

Dans la loggia de l’ouest, une partie de la montre contient des médailles d’or et d’argent, présentées au Chevalier Soane par l’Académie Royale des Beaux-Arts, une bague de diamants, qui lui a été donnée par l’Empereur de Russie, et des médailles d’or, d’argent, et de bronze, offertes par les Architectes de la Grande Bretagne. L’exécution de ces dernières fait autant d’honneur aux Arts du pays que leur présentation en fit aux sentiments de ceux qui les présentèrent, et au mérite de celui qui les reçut.

La beauté de cette chambre est beaucoup augmentée par l’ouverture qui la joint au salon attenant, tapissé de même, éclairé par des fenêtres de verre coloré, et dont les murs sont entièrement couverts de tableaux admirables et de dessins de projets exécutés par le propriétaire.

Le beau tableau de Turner sera toujours distingué parmi les chefs-d’œuvre de ce grand artiste. La Commémoration de l’Ouverture du Pont de Londres, par Jones, offre un grand intérêt par les beaux groupes, les heureux portraits, et la représentation fidèle d’une scène digne du pinceau historique, et rendue encore plus frappante par le contraste de la délinéation poétique mais affligeante de l’Antre du Désespoir, de Spenser, par Eastlake. Parmi les beaux projets qui, dans ces dessins, semblent être des tableaux complets, sont des intérieurs de la Chambre des Pans, remarquables par la grandeur et la beauté qu’ils déploient; et le projet d’un Monument à élever au Duc d’York, lequel aurait été un ornement magnifique pour la ville de Londres, s’il avait été exécuté ; car la statue de cet aimable prince aurait été protégée, et placée plus près de l’œil des spectateurs que celle dont est surmontée la colonne qu’on lui a érigée.

Après avoir vu ces beaux dessins, l’œil se porte avec plaisir sur deux montres élégantes dans lesquelles on a placé une collection de gemmes, d’intailles, et de camées d’une grande beauté. Ces montres sont doublées de satin blanc, ce qui fait ressortir les bagues et les pierres précieuses dont elles sont garnies. — B. H.

En revenant à l’escalier qui conduit au second étage, le premier objet qui se présente est un buste de feu Guillaume Pitt, par Flaxman. Après ce buste, on voit une suite d’études d’un projet de Pont Triomphal, faites en Italie dans l’année 1778. D’après ces pensieri, des dessins terminés de tout le projet, sur une grande échelle, furent faits et présentés à l’Académie Ducale de Parme, ce que cette célèbre Institution pour l’avancement des Beaux-Arts reconnut en me nommant l’un de ses membres honoraires. Au-dessus et à côté de ces études, les cinq Personnages de Shakespeare, par feu Jean Mortimer, sont de beaux échantillons du goût éclairé de ce grand artiste. Les Portraits en médaillon de M. et Madame Flaxman me furent présentés par Mlle. M. Denman. Sous la suite des études du Pont Triomphal se trouve un Portrait gravé, d’après un dessin représentant le feu Roi Georges IV, par le Chevalier Lawrence, et qui me fut offert par cet artiste distingué ; de chaque côté sont des Portraits gravés du Chevalier Lawrence et de M. Flaxman.

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