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sujets appartiennent tous au livre d'Esther. Pour remplir tous les compartiments de cette immense fenêtre, le peintre verrier a souvant employé deux et même quatre
panneaux à développer une même action.
Présentation d'Esthe. au roi Assuérus et son couronnement. Mardochée découvre la conspiration des eunuque: du roi et la révèle à sa nièce qui en instruit Assuérus. Condamnation et châtiment des coupables qui sont pendus à un gibet. La faveur d'Assuérus élève Aman à la suprême puissance. Mardochée seul refuse de se prosterner devant lui. Aman fait écrire un édit qui ordonne Île massacre des Juifs. Esther se dispose à paraître devant le roi.
* Assuérus lui présente son sceptre. Elle reçoit Aman et le
roi à un grand festin. Triomphe de Mardochée. Aman est saisi par les gardes du roi; on l’attache au gibet qu'il avait fait préparer pour Mardochée. Esther obtient la révocation de l’édit porté contre les Juifs. Assuérus les autorise à se venger de leurs ennemis. Puissance de Mardochée.
Les sujets du tympan paraissent compléter l'histoire de Job en partie représentée dans la fenêtre qui précède.
Quatorsième fenêtre. — Cent vingt et un sujets du livre des Rois. Histoire d'Héli et de Samuel. L’Arche du Seigneur tombe aux mains des Philistins. Ils sont bientot forcés de la rendre aux Israélites. Samuel fait briser les idoles ; il parle à Saül ; il coupe le roi Agag en morceaux; il sacre David. Victoire de David sur Goliath. Triomphe de David ; son mariage avec la fille de Saül. Sa femme Michol, le sauve de la fureur du roi. David chez le grand prêtre Achimélech; Abigaïl lui donne l'hospitalité ; Saül le poursuit. David disperse les Amaécites. Mort de Saül. Prise de Sion par David ; il est sacré de nouveau et reconnu roi. David et Bethsabée. L'Ange exterminateur. Mort
d’Absalon. Mort de David. Salomon recoit le sceptre de : la main de son père, il prie devant l'Arche; le Seigneur lui apparaît; lareine de Saba vient lui rendre hommage, il tombe dans l'idolâtrie. Histoire d’Elie, d’Achab et de : Jézabel. Lapidation de Naboth. Joas enfant est sauvé de. la mort; il devient roi. Incendie du temple et captivité des Juifs. ia Quinzième et dernière fenêtre. — Soïxante-sept sujets. Ïl a fallu refaire la plus grande partie des panneaux. Le peu qui restait de la verrière ancienne à cependant suffi pourindiquer quelle en devait être l'ordonnance primitive. On s’est donc trouvé autorisé à représenter ici la légende de la Croix, depuis la découverte qui en fut faïte par ; sainte Hélène jusqu'au jour où elle fut déposée dans le trésor de Constantinople, l’acquisition des reliques de la Passion par les envoyés de saint Louis, leur translation … solennelle, et enfin la consécration de la Saïinte-Chapelle. Dans le tympan, la croix, la couronne, la lance et d'autres reliques précieuses sont déposées sur un riche autel, au milieu d’anges qui les éclairent et les encensent. La partie de la verrière où sont retracées les circon= | stances principales de la translation desReliques comprend \" dix-neuf panneaux anciens, dont la valeur historique nous ii fait vivement regretter l'absence de ceux qui ont été dé- : truits. Saint Louis y figure six fois : recevant les Reliques près de Sens; portant pieds nus, avec son frère Robert, comte d'Artois, le brancard où elles sont placées; assis= tant avec une reine, sa mère ou sa femme, à l’ostension de la Sainte Couronne; donnant audience à un messager
de l’empereur Baudouin ; portant sur une nappe la croix
bvzantine à double traverse qui contient le bois sacré. Un |
des panneaux représente la cité de Paris, avec son Palais
entre les deux bras de la Seine. Ces vitraux nous parais-
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sent d'autant plus dignes d'intérêt que les artistes qui les ont peints avaient certainement assisté aux céremonies de la translation, et qu’ils ont dû les reproduire telles yu’elles venaient de se passer sous leurs yeux. Serait-il permis de croire qu’ils auront aussi voulu nous transmettre quelque chose de la physionomie de saint Louis, de Robert de France, de Blanche de Castille et de Marguerite de Provence?
Rose occidentale. Les peintures transparentes de la grande rose n'ont plus les tons vigoureux de la mosaïque des verriers du treizième siècle. Ce sont de petitstableanx, d’une exécution toujours très-fine et quelquefois charmante, qui demandent à être vus de près, et dont l’auteur inconnu s'est plutôt proposé de conserver son individualité que de sacrifier son œuvre à l’harmonie générale. Les vitraux de la rose appartiennent, comme son treillis de pierre, au règne de Charles VIIL. Les fonds fleurdelisés, les initiales couronnées, les écussons de France entourés du collier de l’ordre de Saint-Michel, indiquent clairement la date de la verrière, et le nom de son royal donateur. L'ordre de Saint-Michel avait été institué, en 1469, par Louis XI. L’Apocalypse, cette mine inépuisable de compositions à la fois étranges et grandioses, a fourni tous les sujets qui remplissent les soixante-dix-neuf compartiments principaux qui tournoient dans la circonférence, et les six autres des encoignures à jour percées au-dessous du cercle. Au centre, le Fils de l’homme, assis sur l’arcen-ciel, au milieu des sept chandeliers, des sept étoiles et des sept anges des Églises d'Asie. Chacune de ces Églises
est figurée par un petit édiice à la porte duquel veille un ange et que surmonte un clocher. Saint Jean, prosterné, attend les ordres divins. L'Éternel sur son trône: les quatre animaux symboliques; les Vieillards magnifique= Me. ment vêtus et jouant de la harpe. L’Agneau ouvrant le 4 livre des sept Sceaux. Les quatre Cavaliers qui fondent sur la terre pour la châtier, Le dernier est la Mort montée sur un cheval pâle; l’enfer vient à sa suite. Sous l’autel, les âmes de ceux qui ont été tués pour là parole de Dieu, et qui demandent que leur sang soit vengé. Des anges . leur apportent des robes blanches. Le soleil perd son éclat, la lune prend la couleur du sang, les maisons croulent sur leurs habitants. Quatre anges, placés aux angles de ja terre, tiennent les quatre Vents. La foule des Justes, palmes en mains, devant le trône et devant l’Agneau. Au son de la trompette des sept anges, la terre est dévastée par le feu, par le fer et var 1a peste. Saint Jean reçoit le livre; il mesure le temple et l’autel. L’armée du roi de : l'Abîme, la Bête et le Dragon; la Femme mystérieuse et son fils. Michel et ses anges combattent le Dragon. Be | Dragon est adoré. Combat de la Bête et du Dragon. Le … démon séduit les hommes par ses prestiges. Le Fils de nu l'Homme armé de la faucille. Les anges versant sur la terre et sur les eaux les coupes de la colère de Dieu. La. grande prostituée de Babylone. Le Roi des rois sur son cheval blanc, suivi de l'Armée céleste. Le Dragon enchaîné et | réduit à l'impuissance. La Jérusalem nouvelle, toute bril= jante d’or et de perles, dont les portes sont gardées par à | des anges. Les quatre Évangélistes. 4 Le nombre des panneaux que nous avons indiqués ar= 5 rive à peu près à onze cents. C’est, on en conviendra, + une œuvre prodigieuse. Une pareille série, unique au. jourd’hui, nous fait assister à l’origine du monde. Nous
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traversons ensuite l’histoire tout entière du Peuple de Dieu, pour arriver, par les prophètes, au mystère de la Rédemption, et nous pénétrons enfin, avec l’Apocalypse, jusque dans les secrets de l'éternité. Tout s’est déroulé à nos yeux, le commencement et la fin, l’alpha et l'oméga.
Le peu d'épaisseur de la maçonnerie, qui forme le sol de la Chapelle haute, ne se prêtait pas à l'établissement de sépultures. Nous avons bien vu qu'une boîte de métal contenant un cœur, s’y retrouva en 1843 ; mais un cercueil entier n'aurait pu facilement y être placé. Le Recueil
manuscrit des épitaphes de la ville de Paris, déposé à la |
Bibliothèque impériale, indique, par crreur peut-être, plusieurs inscriptions commémoratives fxées contre les parois de la Chapelle haute ; ce qui est certain, c’est que nous n’en avons jamais vu aucune trace.
La Chapelle basse, au contraire, servait de sépulture
ordinaire aux trésoriers et aux chanoines. Le sol en est
encore presque complétement pavé de dalles funéraires: Nous en avons compté trente-irois à peu près entières; il reste aussi des fragments de quatre autres. Quelques= unes des inscriptions qui figurent dans les Epitaphiers de Paris ont disparu. La plupart n’étaient pas bien anciennes.
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