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On peut regretter cependant celles qui se lisaient sur les sépultures du trésorier Claude Auvry et du chantre Jacques Barrin, dont les querelles ont fourni le sujet du poème du Lutrin ; sur le lieu où reposait, avec son père ot ses frères, le célèbre Nicolas Boileau, mort le 11 mars {711, à qui les chanoines n'avaient pas gardé raneune ; et sur les tombes de plusieurs ecclésiastiques, dont Morand a recueilli, dans son Histoire, les titres religieux ou littéraires au respect ou à l'estime de la postérité. L’épitaphe des Boileau, gravée sur marbre, rappelait l’origine illustre de cette famille, issue d'Étienne Boylesve, chevalier, prévôt de Paris du temps de saint Louis, qui rédigea de sages règlements pour la police de la ville, et près duquel le saint roi vint siéger plus d’une fois en la Chambre de justice du Châtelet. Elle faisait aussi mention de deux personnages du même nom, trésoriers de la Sainte-Chapelle en 1528 et en 1373. Retirée de laChapelle basse en 1800, cette inscription fut portée au Musée des monuments français, avec les restes mortels de Nicolas Boileau. Nous l’avons vainement cherchée au milieu des débris accumulés, après la suppression du musée, dans les cours de ancien couvent des Petits-Augustins. Le seul monument de ce genre provenant de la Sainte-Chapelle, que nous y avons retrouvé, est une épitaphe latine d'un chanoine, que des liens de proche parenté rattachaient à la famille des Boileau, Gilles Dongois, mort en 1708, aumônier du roi, licencié en théologie de la faculté de Paris, adonné à l’étude des antiquités ecclésiastiques. Quant aux cendres du poëte, après avoir reposé quelques années dans le jardin du musée, sous un monument érigé par Alexandre Lenoir, elles furent transférées en 1819, par les soins de l’Académie française, dans une des chapelles absidales de l'église de Saint-Germain-des-Prés- 4,
aan alors on on en aura ne etretaillé bords, afin de mieux les rajuster. Le HrÉSOTIEr et les ch
ture nue un caveau, dont l’entrée existe encore au milieu de a sous Lravée dela nef. Il contient, comme ;
de Fe | Reprenons en Fe AU l'énumération des
jamais été fait que d’une manière très- inconx M. Bœswillwald nous l’a rendu facile, en nous ce |
ici défunts, n’a trouvé que re inscriptions. Un concierge du Pa un écuyer, un jeune homme sans fonctions et trois
autres tombes que des trésoriers ou de simples chanoines.
Nous plaçons au premier rang la dalle quinous paraît du treizième siècle. Le dessin en est ferme et simple. Ce prêtre, qui peut-être a vu saint Louis, est représenté Ja tête nue, les mains croisées sur la poitrine, vêtu d’une aube ct d'une ample chasuble, avec le manipule et létole. La chasuble se relève sur les bras et forme de beaux plis en retombant vers les genoux. Les galons et les orfrois sont ornés de petites croix et de quatre-feuilles. L'architecture,
. qui sert d'encadrement à l’effigie, se compose d’un arceau
en ogive trilobée , supporté par deux colonnes à chapiteaux de feuillage, et surmonté d’un pignon bordé de crosseltes , avec un fleuron sur la pointe. Aux côtés du pignon, deux anges nimbés, vêtus de longues robes, s’inclinent et encensent le défunt. L'inscription était gravée en capitale gothique, semblable à celle qui était en usage dans la seconde moitié du treizième siècle; nous en avons pu seulement déchiffrer quelques mots qui prouvent qu’elle était en vers latins et consacrée à la mémoire d'un personnage décoré du titre de chanoine. Ce titre pourrait inspirer quelques doutes sur la date du monunent ; car les chapelains de la Sainte-Chapelle ne commencèrent à le prendre que sous le règne de Philippele Bel. Il serait possible cependant que le défunt eût joint à sa qualité de chapelain de l’oratoire du roi, celle de chanoine de quelque autre église, ainsi que nous en verrons de nombreux exemples sur les tombes des époques suivanties.
Le contingent du quatorzième siècle dépasse celui des quatre autres siècles réunis, comme nous l’avons indiqué en commençant. La plupart des dalles de cette période offrent la même disposition; elles ne diffèrent guère que
par le plus ou moins de finesse du dessin.
ciennes sont aussi les plus NA L'or
sont, le plus souvent, un clerc qui porte da on rie un autre, le bénitier à la main g
dont le saint patriarche tient les deux bouts. On remarque aussi, sur plusieurs dalles. les traces des plaques incrustées en marbre ou en métal. où étaient dessinés les traits du visage et les mains; ces pièces de rapport on! disparu.
Parmi les dalles du quatorzième siècle, il en est trois qui n existent plus qu'à l’{tat de fragments, mais qui ontencore. par leurs dimensions, une certaine importance. Il y en à sept qui ont plus ou moins souffert, et dont les inscriptions ne peuvent plus être lues d’une manière suivie. Cinq autres portent des indications de noms ou de titres : les plus complètes enfin, au nombre de neuf, conservent leurs dates. Voici le détail de ces quatorze dertiers monuments.
1° Un chanoine, notaire du roi, mort le 28 août; inscription latine.
2° Maître Guillaume, autrefois aumônier de très-noble prince, le seigneur Philippe, roi de France, probablement Philippe VI de Valois. L'inscription est aussi en latin.
3° Un trésorier, dont le nom s’est complétement effacé; inscription latine. |
4° G. de Mello, en costume de chanoine, l’aumusse sur la tête. Les deux mains de ce personnage ne sont pas jointes comme celles de ses confrères ; elles tien-
nent un reliquaire, en forme de clocheton, qui rap-
pelle peut-être quelque don fait par le défunt au trésor de la Sainte - Chapelle. Huit hexamètres latins composent l’épitaphe : ils sont aux trois quarts effa-
cés; mais on en lit assez pour savoir que ce personnage, de
l’illustre maison de Mello, avait occupé, avant de devenir prêtre, an emploi considérable en l’hôtel du roi, et qu'il s'était rendu agréable à tous dans Fexercice de ses fonc-
10 en LA SAINTE-CHAPELLE.
tions. L'abbé Lebeunf a cité ce monument dans . du diocèse de Paris.
il y a peu d'années, pour faire place aux énormes es ments an nouveau Palais- ss LE
cn capitale.
1° Gui de Laon, trésorier de la Sainte-Chapell chanoine de Paris, Dont en 1529. Ce pÉrSORnEeS L
taplie est, comme celle de Jean de Pavilly, en capitale votinque et en langue latine. On remarque autour de l'effigie sept clefs, une au-dessus de la tête et trois de chaque côté du corps : ce sont celles de la châsse des saintes Reliques , dont la garde constituait ia principale obligation du trésorier.
8° Maître Denis, de la Queue en Brie, vénérable doc laur en théologie, chanoine de la Chapelle royale, qui mourut l’an du Seigneur 1331, le vendredi avant la fête du bicnhcureux Jean-Baptiste. Inscription comme celles des deux dalles qui précèdent.
92 Dalle datée de 1335, portant l’effigie d’un chanoine. L'inscription latine est encore en capitale.
10° Un chanoine , décédé en 1841 , le vingt-septième jour du mois de septembre. La forme aiguë commence à se substituer, dans les caractères de l'inscription, à la grande et belle capitale du treizième siècle.
11° Un chanoïne, mort le 20 août de l’an 1366.
12° Maître Jean de Hestomesnil, prêtre et chanoine, conseiller, maître des requêtes de l'Hôtel, jadis maître en la Chambre des comptes du roi, mort le 25 février 1380, et son neveu Philippe le Oudeur de Logny, mort le 4 mai 1361. L’encadrement se divise en deux arceaux, dont chacun abrite un des deux personnages. Le chanoine tient la place d'honneur, à droite; son costume est le même que celui de ses confrères, sans aucun insigne de ses autres fonctions. Près de sa tête sont placés deux écussons à trois chevrons, avec un franc quartier à un lion. Son neveu est vêtu comme un jeune homme. La cotte et le manteau drapé par dessus descendent aux genoux. La tête est découverte, les mains sont jointes. Un chien est couché sous les pieds. L’épitaphe est en français ainsi que celle qui suit,
4# Noble homme, Jean Bonnet de Troyes, écuyer qui is
trépassa en ce palais , au mois de février Van de grâce
1386 ; Dieu en ait l'âme. Voici un homme de guerre at milieu de ce pacifique collége. Il a le visage imberbe, la:
cête nue, les cheveux roulés , les mains jointes. Une ar-
mure de fer plat lui couvre le corps, les bras , les jambes
et les pieds; par-dessus s’ajuste une cotte serrée, courte, !
et sans manches. À la ceinture, s’attachent, à gauche, une
longue épée, à droite une dague. Les pieds reposent sur. le dos d’un lévrier.
44° Pierre Mignon , homme de vénérable circonspec= | \ tion, chanoine de Paris, d'Amiens et de cette sainte Cha || pelle, aumônier du roi, qui décéda le 11 mars, l'an du | ï Seigneur 1397. La dalle est d’un riche dessin et d’une |
bonne conservation: L’épitaphe est en latin. Pierre Mi=
gnon appartenait probablement à la famille qui avait donné | à
son nom à un collége fondé à Paris, en 1343, et àlarue | où cet établissement se trouvait situé, dans le quartier de
Saint-André-des-Ares. Un Jean Mignon était maître des |
comptes en 1319.
‘XVe SIÈCLE.
Nous traduisons l’épitaphe qui se lit nettement gravé. À 1 sur les bords d’une àes plus belles dalles funéraires de Ke | Ji
Sainte-Chapelle :
Cy-gît noble et discret homme maître Philippe de Bully, di
trésorier de la Sainte-Chapelie du palais royalà Pa=. ni
ris, chanoine des églises de Paris et de Reims, con À nn