‹ Description de la Sainte-ChapelleChapitre 15 sur 17 · APÔTRE DE LA FLECHE · texte numérisé non relu

APÔTRE DE LA FLECHE

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Poesrmilmald del Léon Caucherel Se.

seiller au rot notre sire en son Parlement, sefgneur de Ponthermer et du Plessier Gassot, qui mourut l'an du Seigneur mil quatre cent quarante, le troisième jour du mois de septembre, que son âme repose en paix. Amen.

Philippe de Rully fut installé «comme trésorier de la Sainte-Chapelle le 30 novembre 1420 ; il était le dixhuitième. Il en remplit près de vingt ans les fonctions, pendant une des époques les plus désastreuses de notre histoire, alors que les Anglais régnaient à Paris, et que Charles VII leur disputait une à une les provinces de son royaume.

Aux angles de la dalle, les emblèmes aes Évangélistes sont inscrits dans des médaillons. Des rinceaux couvrent les fonds. Les figurines des pieds-droits et de l’entablement, au nombre de treize, représentent Abraham recevant l’âme, des anges portant des encensoirs et des chandeliers, des gens d'église, cleres ou prêtres, célébrant les obsèques. Le trésorier, coiffé de son aumusse, est paré d’une aube, d'une chasuble, d’une étole et d’un manipule richement galonnés. Ses armoiries, de sable à six coquilles d'argent, remplissent deux écussons sur les grands côtés de la tombe.

Le dessin de la dalle du chanoine Bélier diffère entièrement de celui que nous avons vu adopté d’une façon à peu près uniforme jusqu'ici. Tout le champ de la pierre est divisé en petits carreaux contenant des quatre-feuilles. Le défunt prie agenouillé devant une grande croix tréflée, semblable aux croix de nos cimetières, et posée sur deux degrés. Il est vêtu du costume sacerdotal comme les autres chanoines ; mais, au lieu d’avoir son aumusse sur

la tête, il la porte sur le ie gauche, comme on le fait

aujourd'hui. | L’épitaphe commence par une moralité latine en deux

hexamètres, et se termine en français ; la voici:

Qui teritis tritis similes eritis bene scitis quos pedibus premitis precibus releuare velius

Soubz la tumbe de cy-devant

gist home de grant honneur

maistre guille belier chanoine

de ceans qui trespassa le tiers jour

de may lan de grace mil CCCC

XXVIIT. Dieu en ait lame. Amen.

Au seuil de la nef on lit ce qui suit sur une large dalle, en caractères profondément gravés :

Cy gist Maistre Jehan Mortis En son temps Conseillier du Roy en la Court de parlement Chantre et Chanoiïine de Geste Saincte Chappelle Qui trespassa Lan de grace Mil.C.C.C.C. Quatre vingtz et .ïïij.

Le Siziesme Jour de May Dieu ait Lame de luy

Amen.

Aucune effigie n'apparaît sur cette tombe. On a seulement gravé, en dessous du texte, le bâton qui servait d'insigne à la dignité de chantre. Celui-ci, décoré sur la hampe d’anneaux et de petites fleurs de lis, se terminait par une fleur de lis couronnée beaucoup plus grande, que les révolutionnaires ont martelée. L’Epitaphier de Paris nous fournit les armoiries de Jean Mortis, d’or au chevron d’azur, accompagné de trois têtes de Maures au paturel bandées d'argent, à la bordure engrêlée de gueules.

Jean Mortis a laissé sur l’histoire, les droits et les priviléges de la Sainte-Chapelle, un Répertoire qui s'étend jusqu’à l'année 1457. Ce recueil important, conservé aux archives de l’Empire, a été mis à profit par tous ceux qui, depuis, se sont occupés du même sujet. Les chanoines célébraient autrefois, le à novembre de chaque année, l'obit de Jean Mortis, en souvenir de son mérite, et en mémoire du legs qu'il leur avait fait de tous ses biens pour l’entretien du service divin.

Grande dalle, très-oblitérée, qui paraît du quinzième siècle ; traces de l’effigie d’un chanoïne, dans un encadrement d’architecture, |

Un enfant au maillot et une jeune fille, représentés sous deux arceaux de style gothique, sur un fragment de dalle dont l'inscription est toute mutilée.

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