‹ Description de la Sainte-ChapelleChapitre 7 sur 17 · FENTE · texte numérisé non relu

FENTE

DAROCDIRAMIŒUVEES NS... ee... 17»

— d'un mur à l’autre, à l’intérieur. ... 10 70

Élévation extérieure, du sol de la Chaprile basse à la pointe du pignon de la facade....... 42 50 Hauteur de la flèche, au-dessus du comble., 33 925

— dela voûte de la Chapelle basse, sous es 0 dede bem cesse, (0,7 00 — de la voûte de la Chapelle haute.... : 20 50

Dans son Dictionnaire raisonné de l'architecture, M. Viollet-le-Duc, juge irrécusable en pareille matière, s'étonne qu'une construction aussi remarquable que la Sainte-Chapelle par la multiplicité et la variété des.détails, la pureté de l’exécution, la richesse de l’ornementation et la beauté des matériaux, ait pu être menée à perfection dans l'espace d'environ trois ans. « De la base au faîte, nous dit-il, l'édifice est entièrement construit en pierre dure de choix, connue sous le nom de liais cliquart ; chaque assise est cramponnée par des agrafes de fer coulées en plomb; les tailles et la pose sont exécutées avec une précision rare; la sculpture en est composée et ciselée avec un soin particulier. Sur aucun point on né peut constater ces négligences qui ne sont que trop souvent le résultat de la précipitation. » A la page 401 du tome Il de l'ouvrage que nous venons de citer, on peut trouver la figure et l’explication du système de chaînage et d’agrafes employé par Pierre de Montereau à la Sainte- Chapelle. Ce moyen de consolidation, déjà en usage longtemps avant le treizième siècle, fut amélioré par l'architecte de saint Louis, et se rapproche ici du système des chainages modernes.

La disposition de la Sainte-Chapelle était indiquée par celle de la demeure royale. Il fallait que le prince eût la facilsé d'arriver de plain-pied de ses appartements à son

oratoire. Pierre de Montereau imagina de donner à lédifice deux étages, dont l’un correspondait au rez- -de-chaussée du palais pour l’usage du nombreux personnel attaché au

service du roi, tandis que l’autre, élevé au niveau des pl crands appartements, était réservé au roi, à sa famille et. aux principaux seigneurs de la cour. Entre ces deux par-

ties, il n’existe aujourd’hui d'autre communication que les escaliers des deux tourelles qui accompagnent la fa

cade, et qui ne sont pas assez larges pour que deux. per- it sonnes y puissent passe: de front. Un spacieux escalier te de quarante-quatre marches montait autrefois extérieu= ï:

rement à la Sainte-Chapelle haute. Il avait été reconstruit | plusieurs fois, et celui que nous avons vu en dernier lieu,

façonné en style égyptien, datait seulement de 1811. Nous. Hi

n’en regrettons pas la démolition; mais nous aurions désiré qu’il fût remplacé par une construction de meilleur.

goût. L'accès de la Sainte-Chapeile haute par l'intérieur. il 4 du Palais-de-Justice nous semble insuffisant. Nous ne : | pouvons croire qu’à l’époque où l'exposition solennelle. fus des Reliques attirait à la Sainte-Chapelle un immense con-

cours de peuple, c’est-à-dire. dès les premières années de. son existence, il n’y eût pas un vaste perron ouvert aux processions du clergé et ee fidèles.

Au premier aspect, on est surtout frappé du dévelop- | voment extraordinaire des baies qui éclairent l'étage Sue ut |

périeur. Les grandes fenêtres occupent tout l'intervalle des contreforts, et s'élèvent jusqu’au sommet des murs.

Les points d’appui, dont le volume est habilement réduit is au strict nécessaire, sont d’ailleurs si fermes sur leurs, bases et si bien ajustés, qu'ils n’ont pas éprouvé la plus.

légère inflexion. Tout le poids des voûtes se trouve ainsi

reporté sur les contreforts extérieurs, et les murs latéraux

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