‹ Description de la Sainte-ChapelleChapitre 8 sur 17 · IN CAT CS · texte numérisé non relu

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ont pu, sans inconvénient pour la solidité du monument, se transformer en simples faisceaux de colonnes.

L'architecture de Pierre de Montereau n’a subi au dehors, depuis le règne de saint Louis, d’autres modificaions que la construction d’un édicule attribué à Louis XI, t le rétablissement d'une partie de la façade à la fin du juinzième siècle. La Sainte-Chapelle est régulièrement rientée, suivant une ancienne coutume dont le moyen ige s’est rarement départi. Deux porches en avant-corps, Juverts sur trois CÔtés, par plusieurs ares en ogive, pré- ‘èdent l'entrée de la Chapelle basse comme celle de la hapelle haute. Des colonnettes, surmontées de chapiteaux | crochets, en soutiennent les archivoltes. Leurs voûtes ont croisées de nervures. On peut remarquer ici, comme lans les autres parties de l'édifice, que les colonnettes l’une seule pièce ont été faites au tour, tandis que celles qui font partie intégrante de la construction et se comosent de plusieurs assises, ont été taillées au ciseau.

La porte de la Chapelle basse, partagée en deux baies ar un trumeau, est accompagnée de huit colonnes. Une tatue de la Vierge-Mère s’adosse au trumeau. Les coonnes reposent sur un stylobate couvert de losanges gaonnés, où les fleurs de lis de France alternent avec les ours de Castille. La plupart des monuments de ceite poque présentent ainsi réunies les armoiries de saint ;ouis et celles de la reine Blanche sa mère. Le couronement de la Vierge est sculpté dans le tympan. Marie st assise auprès de son Fils qui la bénit; un ange lui me \ couronne sur la tête; deux autres anges s’agenouillent enant des chandeliers. Toute l'imagerie de cette porte a té refaite par M. Geoffroy-Dechaume, L'ancicnne statue u trumeau passait pour miraculeuse; on prétendait que, ers 1804, tandis que Jean Duns Scot, théologien célèbre

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26 LA SAINTI-CHAPELLE.

de l’Université de Paris, priait à ses pieds, elle avait per ché la tête pour donner un signe d’approbation à Popini enseigné2 par ce docteur sur l’Immaculée-Conce

et que, depuis, elle avait gardé la même posture. : à

posée de la mème manière. La seAUUIPE en avait été, 1 De non pas seulement mutilée, mais enlevée au ciseau. ‘ M. Geoffroy Dechaume vient aussi de la rétablir. reste k encore à poser en ce moment le Christ du trumeau, et à sculpter les bas-reliefs du stylobate. Les ébrasures sont fi décorées de huit colonnes, comme celles de la porte infé-… riéurc; il y a de plusicides cordons de fleurs et de feuil=…. fages entre les fûts. La Résurrection générale est figurée ï sur un large linteau. Les anges sonnent de la trompet UE et les morts sortent en foule de leurs sépulcres. Audessus, dans le tympan, le Christ siége pour juger le Hi monde. La Vierge à sa droite, saint Jean l’Évangéliste à à. | sa gauche, c'est-à-dire ceux qu'il a le plus aimés sur.

la terre, intercèdent à genoux en faveur des. hommes. Deux anges tiennent les insignes de la Passion, la lance sus et la couronne, les clous et la croix, La voussure se. divise en trois cordons, entièrement sculptés de groupes : ou de figures isolées. On en compte treize au ur ji quinze au second, seize au troisième. Ces figures. Ccom=. plètent la scène du Jugement universel. Abraham recoi k dans son sein les âmes élues représentées par de peti personnages nus. Selze anges conduisent des âmes au Ciel, | apportent des couronnes, tiennent des navettes. et des | encensoirs. Les élus forment deux groupes; trois autre a mettent en action les iourments de l'Enfer, les MENT à di ües réprouvés ct la fureur de leurs bourreaux. Dix m: nartyrs montrent les instruments de leurs souffrances dese=.

nus leurs titres de gloire. Enfin, les douze Apôtres sont assis autour de leur Maitre, en accomplissement de cette parole : Vous jugerezx avec moi les tribus d'Israël. M. Geoffroy-Dechaume s’est heureusement inspiré des sculptures qui existent encore à la grande porte de Notre- Dame et à celle de Saint-Germain-l’Auxerrois. Les plus habiles imagiers du treizième siècle ne désavoueraient certainement pas cette œuvre si bien conçue et si finiment exécutée. La restitution du bas-relief de la Résurrection des Morts est une merveille de patience et d'adresse. A peine en pouvait-on retrouver sur le linteau ancien quelques traces, à peu près invisibles pour d’autres yeux que ceux d’un artiste. Le ciseau des iconoclastes a servien quelque sorte de guide. M. Geoffroy-Dechaume a suivi tous les contours le crayon à la main; il a su mettre à profit les moindres inégalités de la pierre, les indices les plus fugitifs, et nous, qui l’avons vu à l’œuvre, nous pouvons attester qu'il est parvenu à faire revivre la composition tout entière de son devancier.

Les bas-reliefs du stylobate, au nombre de vint, étaient encadrés de quatre-feuilles, accompagnés de petites figures d'hommes et d'animaux, comme ceux de la porte du croisillon méridionel à Notre-Dame de Paris. Les auteurs, qui ont écrit anciennement sur le portail de la Sainte- Chapelle, nous apprennent qu’on y voyait des Prophètes, entre autrès Jonas. Nous savons aussi que le dais, qui abritait le Christ du trumeau, se trouvait surmonté d'un Saint Michel, placé ainsi en avant de la Résurrection générale, et présidant à la pesée des âmes. Les vantiaux en boiserie de cette porte se sont conservés jusqi’à nos jours: ils ne pourront être remis en place, mais on en reproduira Pxactement la décoration qui, pour chacun, consistait en un are ogival avec erossettes et fleuron.

LA SAÏNTE-CHAPELLE,

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Le portail de la Chapelle haute fut jadis célèbre parmi | les hermétistes et les chercheurs du grand œuvréLes.

gestes, les attitudes de tons les personnages des Voussures

et du tympan ont été interprétés de la manière la plus singulière dans les traités de sciences occultes.

Deux rangs de balustrades trilobées environnent etsurs montent le porche supérieur. Plus haut, s'ouvre une

grande rose circulaire, découpée en nombreux comparts

ments de style flamboyant de la fin du quinzième siècle, C’est au même style qu’appartiennent la balustrade à jour.

qui se voit au pied du pignon, et les deux clochetons qui surmontent les contreforts polygones des angles de la | façade. Ces contreforts, évidés à l’intérieur, contiennent les escaliers à vis par lesquels on arrive jusqu’au comble. Les clochetons sont cerclés, à leur'pointe, d’une couronne

royale et d'une couronne d’épines, la première abaissée,

sous la seconde. Le pignon est percé d’une rose, bordé de crossettes, et terminé par un fleuron. Les portions de la façade, qu'il a fallu refaire à la fin du quinzième siècle, paraissent dater du règne de Charles VIII. La letire, couronnée par des anges au milieu des fleurs de lis dela

balustrade, semble bien être en effet l’initiale du nom

latin de ce prince, Karolus. Les Annales de la Sainte-

Chapelle ne fournissent, nous devons le reconnaître, …

aucun renseignement, ni sur l’époque ni sur les circon= stances de cette importante réparation. La balustrade ayant dû être renouvelée en partie, les frigments originaux ont été déposés au musée de Cluny.

Le plan de l’édifice décrit un parallélogramme tete, .

ers l'Orient, par une abside polygone. L'architecture du ”

pourtour est simple; c'est à la justesse de ses propors. tions qu'elle doit son élégance. Quelques cordons-de feuillages en font tout l’ornement. Un premier rangde

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