‹ Description de la Terre-SainteChapitre 10 sur 39 · I. De THermon partent au S. O. et au S · texte numérisé non relu

I. De THermon partent au S. O. et au S

deux bras de montagnes , qui enferment la vall^ des sources du Jourdain. Le bras occidental s* élargit en un plateau , qui forme la Haute^ Galilée ^ et qui est séparé du Liban ' prôpreasent dît par la vallée du Ijéontès. Ce haut*pays a 20 lieues de long et xo de large,

et se subdivise en deux parties, l'une septen-' trioDStle» qui est la plus élevée et de beaucoup fe plus graode , Fautre méridionaie*

La Haute- Galilée septentrionale esi un pays

fort peu cûuiiu. Le bord oriental du plateau fomé par ime diaine de montagnes qui- $uit la vallée du Jourdain depuis rHermoa jusque dans le voisinage du lac de Génézareth,d*oii elle se dirige au S. O. ; elfe se nomme an^ jourd'bui i^'ei&e/ (montagnes) Safed; ce sont les mmtagnes de NephÈhaH (Job. 7 î 'tig.- IV 5 6 et sui V. ). Cette chaîne est fort large , calcaire avec quelque peu de basalte, et haute; peut*étrede 3ooo pi^^ elle a'ateûsse brusque» tnent à TE. vers le Jourdain par une pente rapide ] vers rO* au contraire on descend vers la Méditerranée , par une pente douce et longue, à travers un pays de collines , qui est fertile, en grande partie boisé et abondant en eau*

Des montagnes de Nephtbali on domine la partie plus méridionale et plus basse du hautpays Galiléen , qui se présente aux yeux conune une verte campagne semée de eoUines ver^ doyantes» Au centre de cetie seconde région est la Adttilâ-p20îiia de Zabuiùn ^ qu'entottre une couronne de collines ^ la végétation y est pleine de force \ les prairies sont semées de

fleurs , et surtout de cactus qui y atteignent , comme dans plusieurs autres parties de la Palestine , une {prossrar extraordinaire^ le sol est

jonche Je ruines qui ont appartenu li des villes dont on ne peut retrouver les noms. lies collines extëfieurlss , on descend par plasieurs gradins, pendant Tespace d'une ou deux lieues, au S. £. vers les rivages de la mer de Tibé* , riade: vues de la (daine inférieiire' de Jesrëel^ ces collines semblent une chaîne de monta^^nes, d'une hauteur moyenne , escarpées et arides.

Les deux parties de la Haute-Galilée étaient jadis très-peuplées, et les habitans en étaient en grande partie des païens ; c'était la GaUlée des Gentils dont parfe défà Esa!e. Au jourd'hui ces contrées, malgré leur fertilité, sont presque désertes.

II. Au pied des monts qui borde[]t vers le S. la seconde terrasse de la Uaute-Galilée, est une plaine inégale , plus basse que celle de Zabu- Ion, plus élevée que celle du ri va (je nnriritiuie; elle est bordée au S« 0« par la chaîne du Car*» mel , et au S* E. par les montagnes de Gilbea ; au N. E. , entre sa surface et les collines qui bordent la rive O. du lac de Génézareth , est une vallée larg^ et profonde aux flancs rapides. Cette plaine est celle de Jesréel^ qui fut appe*

lëe plus tard EsdraëJom (Jug. vi, 33 5 Os. i, 5 5 Judith 1 , 4)« ^ distiogoait dans raati<* qnilé par sa fertilité ; les légères ondulations de sa surface étaient couvertes de Domhreux troupeaux > produisaient en abondance des cécéa* les , et étaient plantées d'oliviers , de lignes et d'arbres fruitiers^ aujourd'hui elle est à-peuprès déserte. Elle a la forme d'un triangte , qui a de TE. a TO. huit liencs de longueur, dont le coté oriental (du N. au S.) a sept iieues , et dont la pointe est à TO. Elle est tout entière légère-* ment inclinée vers cet angle occidental , par lequel le Kison, qui eu a réuni toutes tes eaux, descend le long^da Cannèl vers k mer. Cest la partie la plus ouverte de tout le haut-pays occidental aussi a-^elle toujours été un champ de bataille 9 une contrée oh la justice de Dien s^est manifestée (Jos. xvii, 16^ Jug. iv^ v; vi, 33 ) vit, 9 1 Sam. xxvni^ xxix , xxxi \ ï Rois XX) a Bois xxm ^ 29 , et 2 Gr. xxxv , 22 ^ 3n* dith vn, 3; Osée i, 5 * Apoc. xvi, 16; Yespasien et les Juifs au Thabor, Saladin et les Croisés à Hittin, Napoléon au Thabor). Dans le voisinage de celte terre plus souvent inondée de sang peut-être qu'aueune autre contrée de

notre planète, est située Nazareth dans un vallon écarté , JN^sazareth où le Pânce de la paix

a passé les 3o premières années de sa vie terrestre.

Au £• de la plaine de Jesréôl s'élève^ près

des monts de Galilée qu'elle dépasse en hauteur (Jér. XLvi, 18), une belle et grande (uonta* gne calcaire ^ doàt la baateur au*des8us de la plaine est d'environ 1000 (ou 3ooo?) pieds, qui est eatiècement isolée, et dont la forme est celle d^im cône tronqué; c^esl le Thaior. Ses flancs uniformes et rapides sontiertiles jusqu'au som- Biet, et sont anjourd'hot couverts en partie de tms de chênes et de pistachiers et en pi^tie de bons pâturages semés de mille, fleuis. Le som* met est plat et a une demi-lieue de ciiconfereQ* ce ; on y trouve les ruines d'une muraille qui en faisait tout le tour, d'une forteresse et dedeu^ églises, et Ton jouit d'une vue magnifique sur k plaine d Esdraclom , le Kisou , le Gilboa , le lac de Tibériade , les monts de la Haute-Gdlilée et l'Hermou , la Méditerranée , le Carmel et les montagnes de Samarie. A ses pieds , entre des collines qui Tentourent , sont plusieurs vaUoâs boisés où se tiennent des panthères et des san* gliers. Le Thabor^ près duquel se sont livrées plusieurs batailles , est peut-être aussi la mca-t tsgne sainte Pierre i, 18 ) sur laquelle a eu lieu la trausiiguralLoa (A'Iatb» xvii^ Marc

n) } les Catholiques et les Grecs y oâiftfciil encore atijourd^liiai annuelleBieot ce merveilleux évéoemenU Les livres maints tout mentioa du Thabor, (Juges ir, la. Ps. lxzxix^ is; Osée V, I.) Sur ses flancs occidentaux est la source du KIsoa qui poursuit sou cours à rO« vers la Méditerranée ; cette rivière a entraîné par milliers les Cananéens qui périrent avec leur chef Sisera (Ju^ v, di) , et depuis les temps de Débora jusqu'à nos jours des guerriers de toutes les contrées du ciel sont venus moorir sur ses bords. Au S. du Thar bor est une montagne très allongée , plus basse et également isolée , qui s'étend de VE. à ÏQ* sor un espace de deux lienes et qu'on a{^)eUe le petit ffermon. Il en est peut-être question Ps. xui, 6; txsxix^ 12.

Les momtagnes de Gt2&Qa(aujourd'hui Gilho) forment le partage des eaux entre le Kison ét le Jourdain ; elles se rattachent au O. aux .montagnes d'Ëphraim, et portent k viUe de Bethséan (Scythopolis , aujourd'hui Bysan).

On s'élève insensiblement de ia pUûne de Jesréel vecs les soiuroes des ruisseaux descendent de Gilboa dans le Kison \ on traverse un dos de terrain long^ aplali et rocbeuzt ^ ^ point le plus éloTë f on descend par une pente

fea rapide, qui doit atoir looo' pieds de bailleur perpendiculaire, dans la vallée du Jour- ;dain. ( i Sam. xxtui, 4 9 uxi, i« a Sam.

1,6* ai).

III. Au S. (le cette plaine est une autre région de moQlagnes , qui s étend à uo lieues de dis* taiioe Ters le S. Elle fiirmait le pays d'Ephiaim et de Manassé> et la principale partie de la Saamrie au temps de notre Seigoeur. Elle est appelée ordinairement les montagnes 4tEphra&n.

Les montagnes se relèvent et atteignent presque la hauteur de celles de Nephthali. Les sommets détaches de la masse y sont fort nom* breux et à peu près tous égaux i aussi celte région parait être , des diverses parties du hant^ pays occidental , celle qui porte le plus le caractère d un vrai pays de montagnes. Une étroite vallée la fwrtage par le milieu et la traverse dans loule sa largeur ; du côté N. est une montagne escarpée, aride et rocheuse d'envrron 800 pieds , V£hal, du haut de hK|nelle àx tribus pi ononcèrent les malédictions-, au Si^ s'élève par une pente douce et par gradins la belle et verte montagne des bénédictions , le GaH" sim , qui parait être le point le plus élevé de toute la région (Dail. xt , ag. 3o; xitii , 4*i^ \ Jos, vui, 3o-34)*, dans le fond e^l Tanlique

Sichem qa^entoure un pays d^one grande beau»

lé ■ à l'E. cetlc vallée étroite s'ouvre et s'élargit en une plaine pins spacieuse, qui s étend vers le S* sur une longueur de quatre Heiies entre les hautes montagnes et des collines peu élevées, et qui est probablement la contrée la plus ouverte de cette région mpntagneuae :

cette plaine est le champ de Jacob (Gen. xii, 6, 7 ; zxxiii, i8*ao; x%xm^ 12; xltiii, Jean TV, 35); on y montre' le puits de Jacob aux eaux traiches et claires ^ il est situé à 1 E. de Sichem , non loin de l'ouverture de la val* lée (Jean IV, 5-i!s). — Au reste les monta-* gnes d'Ephraim sont fort peu connues; les grandes routes passent à son midi ou à aon sep*

tcDtrioii , et des brif^ands, cachés dans les retraites des montagnes , épient et attaquent les voyageurs qui vont de Sichem à Jérusalem.

On ne peut donc pas indiquer exactement où étaient hTsalmon (dans le voisinage deSichem, Juges IX , 48, 49) 9 1^ Gahas ( dans la particf la plus méridionale de ta région, avecla vilie de Timnath-SérachàsonN*, (Jos* xxiv, 3o; Jug»

II , 9), et le Tsamarajim (au S. près de Béihei » Jos.. XVIII , ; 2 Cbroa. xui^ 4)*

IV« Au midi des montagnes d'Ephraim on retrouve une couuéc moins élevée : la tmlléû

„ 4fi

^jalon^ qtii est un enfoncement dans le plateau d'à-peu-près quatre lieues de long de f £• à 0« et de deux de large. En général toute la contrée occupée par le tribu de Benjamin parait être plus basse que les contrées inontagneuses euTiroDuanfes \ néanmoîns il n^existe point ici une coupure dans le corps du baut-pays aussi grande et aussi profonde que la plaine de Jes^ réel. Celte contrée nous est très-imparfaitement connue -, et cependant non seulement elle comprend dans une étendue peu considérable un grand nombre de lieux célèbres en histoire , Rama , Mitspa , Béthei , Gabaon , etc. ; mais elle a été aussi le théâtre de plusieurs batail<* les (Jos. vir, bataille à Aï; id. x, h Gabaon • i Sam. iT, à Âphek et Ebenbézer; id. vu, à IMîtspa et Ebeobézer; id. nr, à MichoiaB; ^ Sam. II, à Gabaon • id. v et i Cbron. xiv, à Gabaon ou Guébah et-Guézer, et à Bahal-Pé* raisin) ; id» m, 1 9 , à Nob; 1 Macch. vn, à Bethhoron). £n comparant ces passages avec Es. , X , y on Toif que trois routes tracées par la nature même du pays conduisent dans Benjamin : Tune de la mer, par où montent les Philistins , Fautre de TË. qui part de Jéricho ou de Guilgal , et la troisième du :\ . , qui passe par Aï , Migron , Michmas, un dé&te entre des rochers , Guébah et Nob.

y. Les montaf^nes de Juda ont à peu près la même hauteur que celles d£phraïm , et se ccmtiQuent jusqu^aux frontières méridionales de la Terre-Pix)mise. Elles ont euviron il\ lieues de loDg sur 10 de large ^ forment un plateau plutôt qu^un pays de montagnes quoiqu'elles présentent une multitude de collines et de vallées, et ne se dirigent pas en ligne droite vers le S., mais font vers TE. uq coude dont la pointe est en face de Gaza. Xja partie du soi la plus ékyée, celle qui partage les eaux des versans opposés , se trouve , comme en Ephraïm , du cùlc de l occident c est sur ces hauteurs que sont situés Jérusalem et Bethléem. Du mont dûs Ottwers^ en particulier, on embrasse au A . et au S. une grande partie du haut-pays , et Ton voit également bien la contrée de la Mer Morte et celle de la' Méditerranée \ on aperçoit même le sommet du Garizim, et tout indique que cette mon«tagne est la plus haute de Juda ; aussi les Is* raélites de toutes les parties de la Terre-Promise disaient-ils monter à Jérusalem et en descend dre. — Si 1 on part de la ligne du partage des eaux, on voit le plateau s'abaisser à TO. perdes gradins escarpés, qu'on deseend pard'étvoîtes vallées entre des montagnes abruptes , arides, aux sommets coniques* Vers TE* au contraire,

on fait à-péu-prèi six tieaes sur la sur&ce du plateau a vaut d arriver aux parois de rocliers, du haut desquelles ou aperçoit la profonde vallée du' Jourdain et la Mer Morte ; les eaux dé pluie y descendent par les déchirures des rochers, et c'est dans un de ces ravins déserts que le Cédron s*éloigne de Jérusalem. Au midi le chemin de Bethléem conduit en peu d'heures à travers les vallons et les collines du

plateau à la haulc, large et fertile vallcc iï lié" bron, qui s'étend dans un espace de cinq à six lieiies du N. O* au S. £. ; c'était là le séjour des patriarches , là était le bois de Mamré. Le plateau n'a plus ici qu'une largeur de sept heures de marche^ cinq d'Hébron à TO. jusqu'à la plaine basse, et deux à TE. jusqu'à la mer Morte, Au S. £• de la vallée d'Hebvon s'élève le Carmel de Juda , montagne calcaire anche en pâturages (i Sam. xv, 12^ xxv). Au-delà d'Hébron vers le S. le haut-pays nous est presque entièrement inconnu ; c'est là qu'il faut chercher les montagnes des Aniorrhéens , qui se terminât au désert de Tsin près de Kadès Barnéa (Dcut. i, ^. 19. 20. 4^. 44)*

Le haut-pays occidental était jadis, par l'industrie de l'homme et la bénédiction de Dieu, d' une très-grande fertilité. I^e Dan à Berscba les

habitans de la Terre-Sainte avaient consfrott ,

. sur les flancs les plus rapides des monlagnes, des terrasses, que soutenaient des murailles soigneasement entretenues, et contre les* quèlles étaient adossés des espaliers aux fruits liâtife. Les céréales, les artures fruitiers, les. oliviers / la vigne donnaient les pins riches récoltes. Juda en particulier était un pays de vignobles^ qui produisait en abondance des vins rouges et dont les raisins étaient d'une bonté et d'une grosseur remarquables. Les villes' avec les villages qu'environnaient des terres cultivées , étaient situées sur les hautes plaines, au sommet des .montagnes , sur les bords des rochers, à Tentrée des défilés. Les prairies solitaires des vallons , et surtout les grands pâturages voisins de la Mer Morte nouviisT .saient beaucoup de gros bétail.

Cependant il existait déjà dans I antiquité, près du bord oriental du haut-pays, une 2one> de terrains incultes^ où les rochers affleurent à la surface et alternent avec des espaces fertiles en gazon et en plantes propres aux sols arides. On les appelait, malgré leurs pâturages (Luc XV , 4) et leurs villes et villages ( Jos. xv , 6i, 62*, Es. xi.n. II), des déserts^ parce qo'on ne les pouvait ensemencer (Jér. 11 , 2) et que

la populatioa y était peu Dombreuse ^ ils mériteot mieux encore ce nom aujourd'hui que Tindustrie et la civilisation ont quitté le pays à demi sauvage. Le plus septeutrional de ces déserts était celui de Beiliaven^ qui s'étend du bord des moatagoes du Jourdain à la vallée d'Âjabn (Jos. i5; i Sam. xir, a3)/~ Puis venait le désert de Jéricho^ vallée affreuse de trois lieues de longueur qui descend de l'aride plateau vers Jéricho , et dont les parois de rochers sont remplies de cavernes qui servent de repaires aux brigands. Au S. de ta vallée est une montagne an sommet pointu, d*oii Pou joint d'une vue étendue , mais qui est dangereuse à monter. Cette montagne , cette vallée y ce plateauinfaabitésont vraisemblablement et d'après la tradition le désert où Jésus-Christ fut tenté (Math. IV Luc« iv), et cette contrée porte aù^

jourd'hui le nom de Quarantaine^ h cause des 4o jours qu a duré le jeûne du Sauveur. ~ Au S. du Cédroo est le désen de Thékoa (Ames I, I; vu, 2 Cliron. XX ). — Plus loin est celui .de (i&mu xxui, i4-iB; xxv])^ dans les environs est celui d-Engueddi , qui doit être sur le plateau, tandis que Elngueddi même était prcs de la Mer Morte (i Sam. xxiv). ~ Enfin pins an S. encore et an delà du Car»

mel doit ê(re le déserst de M^m . entre des montagnes caictiires (i San|. acxxiii^ a4*^S)* Plusieurs petites vallées ciclies en pâturages descendent de ces diverses contrées vers la . n^er Morte.

Si nous jetpDS un çoup-d'ce\l général sur le plateau occidental qne nous venons de décriref

lious voyons qu'il se compose de deux hau^spays principaux ; d'un haut- pays sepieatrio*nal qui est le plus petit , la Haute-Galilée , et

d'un haut-pays méridional , qui se subdivise à soa tour, par la vallée d'Aja'oD, en deux parties, les montagnes d'Epbralpi et le plateau de Jnda. — La hauteur des montagnes ne diffère pas dl-ttue manière trè^^nMurqigkée'dans les divers parties dd baut-pays -, elle semble être partout 4-|)eurprès la même. — Les deux grandes ré- ^ns montagneuses s'abaissent f une et l'autre au S. sur une plaine inférieure y qui est cepen* dant encore à une certaine hauteur au-dessus de la mer , et qui a la forme d'un triangle 4oat le sommet est à TO. : la Haute-Galilée, sur la plus petite de ces tentasses , siu* la belle et fertile plaine de Jesrëel ; Ephraim et |uda j sur le vaste désert de Tsin dont la surface est rocailleuse, nue et eotièrement plate. — - La largeur moyenne du baut-pay9 est de 19 à lieues.

Il est ie plus large là où il est le plus bas, dans la contrée oîi le Carmel borde la phine de Jesréel , et où il mesure 1 5 fortes lieues. Quelques lieues plus au N., la plaine d^Acre et ie lac de Gcnezareth le resserrent de manière à ne lui laisser qu une largeur de huit lieues; c^est, avec la eontrée d'Hébron , la partie la plus étroite. ~ Toutes ces monlagnes sont composées d'un calcaire blanchâtre ordinairement très-dur.— Les cavernes, les unes naturelles, les autres factices, y sont très- nombreuses ; plusieurs ont une étendue fort considérable et une entrée très-étrôhe. EUes jouent un grand rôle dans Thistoire juive et dans les traditions cbrétiennes ; elles onl s^vi d'asile ( Jug. vi , 2 ; I Sam. «II, 6 *, Jos. x, i6 ^ Jug. xx, 47 \ i Sam. XXII , I ) et de tombeau (Gen. xxiii , 17 ; xlix , io 9 Math, zxvii , 60 ; tombeaux innombrables dans le roc près de Jérusalem, sur les rives du lac de Génézareth). — Des parois de rochers, dés gorges étroites et des antres cachés font

de ce pays une vaste forteresse , d'une défense facile , que Dieu n'a livrée qu'ensuite de jugemens particuliers entre les mains du peuple élu , et plus tard entre celles des Syriens , des Assyriens, des Babyloniens, des Itooiains, des'Ârabes , des Mongols et des Turcs.

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