‹ Description de la Terre-SainteChapitre 11 sur 39 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

: £i VALLÉB DU JOVADAm*

moa et la parilc du Liban qui est située à Topposite^estrunc longue chaîne dtimoqtagnes peu éhyà^ , qui s'élead parallèlement à THeriqpQ et au Liban , et qui plus au S. se confond avec les montagnes de JNephtali. Elle sépare la partie inférieuie oa^niéridioiiale du Bekaa à rOM, d'une autre vallée longitudinale, de Hloiudfîe.'diinaiiaioa el-d'une-élévatiou absolue plus considérable , à TE. Cette vallée y terrasse occidentale de rUermpa,: a i4 lieues de lon^ gneur et à peine une lieue de largeur $ le «ol en est fertile quoique pierreux, et de nos jours en-» coreoo y cultive le.blé, la vigne ei les oliviers* Un ruisseau parcourt cette vallée ÏHmbény ou Hashêya ; on en ignore le noin ancien. Le calcaire du Liban £ait ici pkiceji une espèfoe de roche noire , basaltique et poreuse , qui est très* commune dans THaui an -, dans la partie S. de

la Yalléese trouve aae,grau4^ niny^ de hituote.

— ttO —

De cette haiit&-vallée on descend, vers leN., dans le Bekaa d'où l'on passe dans la vallée de rOronle , vers le S. dans celle du Jourdain qui continue jusqu^au bord de la mer' Rouge ; et elle n est ainsi que la partie la plus haute et la plus étroite de cette fente longitudinale, par laquelle on peut se rendre de la mer Rouge par la Palestine, le Liban et la Syrie' au Tauras, sans traTerser une seule crête d^ mon*

tagne (v. p. 2). Le passage de Hamath (Nomb# xiu, 22 ^ xxxTV , 8 \ Jos. xiii, 5) est probablemeatnùe localité incsonnue anr iaroutede THaS' bény et du Bekaa.

II* Vallée supérieure du Jourdain. L'Has* bény descend de sa bautè^vallée dans une antre vallée plus grande et beaucoup plus basse, dont le sol est déjà entièrement basaltique. Quatre lieues pins loin , au pied dea flancs boisés de FHermon et dans une belle et pittoresque contiée^ sort d'une grotte dont la. profondeur est inconnue , un second niisseau (Banjos , nom venant de Panéas), qui acquiert immédiatement une largeur consid^k^e, et dont les eanz arrivent, dit-on , par des canaux souterrains àu lac de Thiala. Ce lac est à une distance de deux ou de six lieoes; la situation exacte en est inconnue. Le Banjas devient le fleuve

— ët —

principal du pays , le Jourdain. U se réunit, quelques Keues plus Las, à THasbeny et à plusieurs autres ruisseaux qui descendent de tous les GÔlés , eif forme le iao Bférùm (te' lac supé' rieur\ dont les rives sont naarécageuses. Lorsque les eaux sont hautes , h la fonte des neiges^ ce lac remplit la vallée presque entière sut* iftie largeur dé trois lieues; dans d autres temps, il n'est plus qu'un marais , ou parfois même il idisparaît èt se dessèche à-peu-près complètement. Alors des roseaux, le papyrus et d'autres plantes aquatiques croissent sur son sol noir et gras , et des bêtes sauvages , entr*autres des sangliers et des serpens, y cherchent leur deineure. ïosué vàinquit sur ses bèrds les Tois des

Cananéens septentrionaux. (Jos. xi^ Jng. iv.) De là , la vallée devient très-étroite^ et le Jourdain coule , pendant six lieues environ et avec une très-grande rapidité, entre le bras E. de 'Uermon et les montagnes de Nephtali. Une demi-Keue au^^^sous du lac Mérom est un pont qu une tradition inexacte a nommé pont de Jacob) la rivière a ici 35 pas de largeur. — Toute la vallée supérieure du Jourdain est rematquable^par la beauté des vues que présentent les montagnes environnantes, dont quelques sommets portent des neiges éternelles -, pltisieurs

districts sont d'une grande fertilité ■ les villages y soat iloriasaûs^ et le3'habitaii$,y iriyeat en sûreté et 4>ui5 une assez gra^^ aisanoe.

(V. déjà Lais, Jug. xvm, 7. ^^7. ?.8.) La partie au N* da.lac Mérom est isolée et protégée par les deux bras de rHermou ^ elle fot le siège d'un ci^lteàdemi paieo reodu à Jéhova^ un centre d'idolâtrie , et un lieu de ccmuu^rce et de marchés.

in. Lac de Génézareth y qui est aussi appelé lac ou. mer,ide Kinnérethj^ de GfUihée^ de iïbériade. Le Jourdain y entre après un cours d'une dixaine de lieues. Le lac est situé dans un profond b^n enixe les montagnes des deux plateaux ; de forme à-peu-près ovale, il a environ sept lieues de long sur deux de largo. Le miroir de ses eaux . bleues, pvofimdes^ don» ces et transparentes , n est troublé que par de rares qpraganSi qui sortent subitement des goi^s des montagnes. Il était jadis 3ilbnné par un très-grand nombre de bateaux , et comme il est très-poissonneux^ la. pèche était une occupatioix importante pour les habitans de ses bords. La contrée environnante devait alors être d!une ravissante beauté. Le climat de ce bassin profond , dont la chaleur est tempérée par la fraîcheur des eaux , y produisait une \ér

^lation «ii6si abondante que varice. Là les dattiers qui «îoieDties ardeurs des tropiques, cniiflÉaieot» non loin d^arbres fruitiers qui deni an de al l'air frais des contrées élevées. La vigne, les oliviers , tous les arbres à Iruits da HMdi y looniissaieiit de riches récolMS; les raisins et les fi[;ues y mûrissaient sans intermptioa peadaot six mois de TaoBée* Les Mafaoiiiétaii8€n^fetfCc¥6c Damas, Samarkand «ne contrée voisine de Bagdad , Tun des quatre pararib tmestiw*' Un grandnombre de villeseide bourgades popnleiiiBes «ouvraient led bords O. du lac, au-dessus desquels le terrain s'élève par des gradins ouf far desTaUées éta^fées jusqu'à ia hauiaiir do f^htean: sur le odté E^'au ooutraire sovieot du lac des rochers basaltiques et de nîAres.mQDtagaes, «pii se terflainenl en som« metsarrondis. L'ancien Testament fait mention de ce lac comme d'une frontière (Nomb. juxiV| 11^ Dent» -lit ^ I7; ]bs* im, 3)^ et tout ce qui s'y est passé au temps de notre Seigneur, nous le.rend particulièrement cher (Matih. iv, !i2 ; Lue T , i-i 1 ; Marc v 3i'^ 56; Jean xxr; Matth. via , 23-27 î Marciv , 36-4i ; Luc vui, 23-^5; Matth. XIV 9 ^4*33^ Jean vi, iB^t^ Matdi. XI, 20-24 )• Aujoufrirbui ses rives sont à-peu-près désertes^ et Ton n y trouve pas même un bateau.

IV. Grande vallée du Joui-dain; eo arabe ELOi^r sigaîfie one vallce foeoSoiadeMy^* lie deux chaînes de montagnes. Le Jourdain^ apfèç. 4trd 6û?ù du .lac de GéfiéaaBOlh , coide* pendant Tespace de trente lieues du N. au S* élr presque parallèlement à la Méditerranée^ dansuna iraUae cbeude et profonde, qni a'éfausgîJt vers le miéw Les dew petoisr'de montegner enlire le^uelles est. comprise. ceHe Tallée , ne présentent aucune Jntnrraptien3 sensible 9 et eomme te Jura vu depuis la SuisseveUastmiaiF* l;Jei:U dans le lointain être de hautes murailles d^un^bleu fittioé. Lachelne enentale est lapla%

élevée, la plus continue et la plus uniforme* A bttkiieues du lac de Génézareth les mon*^ ti^oes se nippmdient et b vallée eesable fiai^ mëe. De ce défilé à huit ou dix lieues de la Mer Morte la vallée seste assez étroite* Puis eUe s'élargit de plua en pbis et forme , une gnnde plaine. LeGhor se divise ainsi eu trois parties : le Ghor supérieur, le GAormDjfm elle Ghor ififirimin. Le premier participe à la nature» du lac de Tibériâde , le troisième à celle de la Mer MoDte^ la de^juuime fome la transition' de l'un h Tauire. • '

Le Ghor supénmtresthovàé^ à 1 £. par une muraitlede montagnes , à TO, perdes heuMn

qui s'élèvent de degrés en degrés et fNrésenteiit des peotes peu rapides , et qui dans le voisi** nage de Bysan s'abaissent çonsidembleneiitet forment nue contrée ooTerle* Le Mandhur et plusieurs ruisseaux ^e truversent et le ferûU^ aeot) mais la chaleur y est si gnmde qu*à peu de distance des eaux tout est aride et sec. On y voit les rumes de quelques villes, dont au* cane n'élait située près dn fleuve dans le mi*

lieu de la vallée. Les Arabes, qui en sont les seuls habàtans , s'en él<3Âgim»t aux approches defe saiaon diaude et-montenS snr les plateaux

voisins. C'est dans cette partie du Ghor que

sont les deu( seuls ponts sons lesquels coule le jr<Mudaiada kcdeGénéaavelhk laMerMorte; Vm en ruines à ;pen de distance du lac, lautre M*de68ons du confluent da MMdknr $ un trotsième pont traverse cet affluent près de son embouchui»b .

Le Gh0rm€jwn€Bâ Sort pencounti. Le faocd

occidental est forme par des rochers calcaires, simiesy sauvages* déchirés, et d'une hauteur moyeune. La lan^èOT de k vaHée ne doit pas être même de deux lieues. On ne connaît au* cune mine à TO. du Jourdain qui coole pro« bablementan pied des rochers. Du cdté opposé de k vailéei qui est le moios éaroit, la contrée

aa diiZerka pHr^nte de beaux pAturages et pistachiers , quelques habitations et quelques raines. .

• Les montagnes des deux bords s'éloignent et donnent à la vallée une largeur de cinq lieues. La rivière partage cette plaine ardente et aride endeux parties. La plaineorientalen'a pointété visitée par les voyageurs européens ; on la saU tifaversée par plusieurs ruisseaux CônSkléi*ables, qui tous coulent dans des vallées très-boisées et font aller des moulins. C'est là la campagne dé Moab (Nomb. , i ; txn , 3. 63 ; xxxui ^ 48). La plaine occidentale , qui est la campa-gna de Jéricho ( JoS. iv, i3 ; V » lo) , est inha* bitéof il n'y existe quie ie miëëraf^le- vjiWge dé Jiieha, Les eaux y descendent du plateau par desgorgesppofimdesetsauva^esi danslesquelles on voit de nombreuses raines de réservoirs et d'aqueducs. Le sol est inégal, et près du Joufr^ datn il s'abasisefnHP gradins vers le lit de cette rivière; il est forme de sable et d'argile, et, au dire d'un naturaliste, il serait aussi tèrtile que celui dei'Egypte , s'il était irrigué. et eultivé avec soin. 11 n'y existe pas d autres ruines anciennes connues, que celles de Jéricho.

Le Jourdain, à quelque distaoce du laè de Génézaretb, coule daus un enfiu^cemeut de 4o

pieds de profondeur et de '/^ de lieue de largeur, dans UQ vailoQ situé au milieu de la graude vallée. Près de Jéricho son lit est également aa«dessous du niveau de la plaine. Il inonde chaque année dans la saison des .pluie» ce vallon , qui produit de hautes herbes , des arbustes et de beaux arbres, et dont la riche végétation contraste avec Taridité de la grande vallée.

La chute du Jourdain est très-considérable jusqu à peu de distance de la Mer Morte« On conoait un rapide au débouché du Ghor supérieur dans le Ghor moyen.

Le Ghor a un climat ardent, plus ardent qu^aucuûe autre partie duSorislan* Les récoltes s^y font trois semaines plus tôt que dans THau* ran , et ia moisson est aussi beaucoup plus ba^ tiveà Jéricho qu'à Jérusalem, ou même que dans la plaine basse d'Acre. L'IIermoii est encore couvert de neige, les Qeurs du printemps pa* lent les campagnes de Golan ^ que toute plante est déjà iauée et séchée près du Jourdain. Les vents jfrais de ÏO. ne peuvent atteindre cette vaUée encaissée , et les montages rocheuses augmentent la chaleur par la réverbération; on dirait un pays des tropiques^ De-là Taspect désolé de cette vallée et le petit nombre de ses villes* Vds un singulier contraste» en Ëgypte la

vallée du Nil est seule peuplée , seule civilisée, seule célèbre, et les plateaux à TE. et à ÏO. sont de vrais déserts; en Palestine, k yallée du fleuve est déserte et les plateaux sont seuls importaos eu histoire.

Les Livres saints parlent du Jrardain en près de 200 endroits ; voyez entr'autres Gén. xit, i4*20y comparé au Ps* cz, 4^ Hébr« v, 6, 10; vil, i*4-~ff<M»b. xiin, XXIV, XXV, XXXI, comparés avec Apoc. 11, 14.— - Jos. 1, 2, i4; aKois li, 7-i4i V, ]o*i4; Matth. lu, 5*17; Marc*!^ 4*11; Luc. 111^ 1-22; Jean 1, i5. igetsoivans • 2 Rois vi , 1-7 j Jérémie xii, 5 ; xux, 19; X., 44; Zachariexi, 3«

T. La Mer Morte est le plus grand des trois lacs de la vallée du Jourdain. Elle est aussi nommée la mer Salée j k mer de la Cam^ pagne, la mer Orientale. (Deut. 111, 17; iv, 49? Gén. XIV, 3; Jos. lu, 16; £z. xlvu, iS; Joël 11 , 2o). Le Gfaor conserve sa forme et sa largeur ; les bords en sont des montagnes escarpées et nues. La chaîne orientale , voe de loin, semble être une prodigieuse muraille ; on n'y distingue aucun sommet, et Ton dirait seulement que la main du peintre qui a tracé sar le ciel cette longue ligne horizontale, a tremblé en quelques endroits. La chaîne occidentale

B*e»t ni aussi éie^ëe ni aussi uniforme ; cite présente même des montagnes de figures exnaordiDaires et biiams. Ge^cbatmaenferaieiit un bassin sombre et profond, qui a 22 lieues de long sur 5 à 6 de large, et qui est rempli par les eaux dams, lourdes et très^salées 4^uii lac,

immobile et mort. Comme ces eaux codliennent une quantité de sel presque ^jale.à la mmlié du tolume, elles sont si pesantes que le vent ne les agite qu avec peine. Cette mer n'a point d'écoolement ; mais TactioQ d'iip sdeil aident y prodoit une ëvaporation très-acti ve ^ qni dépose une très-grande quantité de sel sur les pierres ^ les arbrisseaux de ses boids. Sur toutes ses rms on ne voit aucune plante , aucune habitation; c'est un désert de sel et de bitume de Taspect le plus teisto* Aucun poisson ne peut vivre dans ses eaux ; et ceux qui y descendent avec les eaux du Jourdain y périssent bientât (Ez. X1.T11, 8-*io); pas un eoquil* lage vivant; les bétes sauvages, qui n'y trouvent ni nourriture ni breuvage, Tévitœt et semblent le redouter ; on n*y voit que des vautours et des aigles qui ont fait leur nid sur ses noirs rochers , et des birondelles qui font la chasse à quelques insectes près de ses bords. De légères éruptions volcaniques , qui partent

de ses profondeuiv, obscurcissent souvent la

pureté naturelle de sou altuospbère par des nwges de .iFapeors d'une couleur sombre ; et sur ses rives orientales on trouve des sourœs chaudes contenant du soufre et de TasphaUe.

L'asphalte gras et foncé passe de ses sources dans la mer, sur laquelle il nage en masses parfois très-considérables ; et on le recueille, soit pour médicament, soit pour la teinture des laines , soit pour la construction des bàtimens dans laquelle il est employé à la place de chaux. Cest de là que la Mer Morte porte aussi le nom de lac Asphaltite. — La place qu'elle occupe était jadis un pays délicieux , comme un jardin de Dieu. L'ardeur du soleil y était adoucie par des eaux abondantes; et elle favorisait probablement ici, comme sur les rives du lac de Gé* necareth , la production en une même oontrée dés fruits les plus variés^ la fertilité du sol y était encore accrue, ainsi que dans la plaine de Babylone et ailleurs, par sa nature bitumineuse. Mais les habitans de la plaine de Sid^^ diip» étaient méchans, et leurs péchés attirèrent sur eux les jugcmcns du Seigneur. Il les avait en vain avertis (Gen. xiv), et il fit pleuvoir du feu et. du soufre sur Sodome, Gomorrhe, Ada*ma et Tséboim ; la fumée monta du pays commej

d'une fournaise. Nulle contrée sur la terre entière n'offire iioe telle désolation , et Tétat où a été rédoite csette vallée jadis si belle, atteste depuis nombre de siècles que le jour du Seigneur vientsur tous ceux qui se croient eu sûreté tout ea vivant dans l'oubli de Dieu et dans le péché* (Esaïe XIII, ig. et Jér. l, /p '? Jér. xlix, i8; SopJb. 11^9* — Esaiei, 9* io« etHom.ix, 29.

~ Jér.xziif, i4;Ezéch. xvi, 46etsuivaii8. — Matth. X, i5 -, XI, a3. 24. — Osée xi, 8. — DeQt,xxix, 23. ~ 2Pierreii, i-io«; Jud.7)« -—Au temps de notreSeîî^neur et à une époque ' moins ancienne on doit avoir vu , près des bords de cette mer, des ruines de murs et de palais dans remplacement des villes détruites. Celte contrée doit un jour être renouvelée (£z. xvi, Si» 55. 56; XLvii, Setsttivans).

Il existe un frappant contraste entre le lac de Génézareth, si riant et si fertile, et la mer Morte ; et Ton recherehait pendant le moyen* âge pourquoi F eau bénite du Jourdain se versait dans la mer de Malédiction ^ dans la mer du Diable. La mer Merle dans TEcriture Sainte est toujouJTS citée comme un exemple permanent des jagemens de Dieu» et elle est mentionnée seulement dans TA. T. , qui ne parle qu'en passant du lac de Kinnérelh , tandis que

le lac de Génézareth et ses villes sont le pria*» dpal théâtre de la vie de notre Sauveur.

M. ^ifluens du Jourdain» Le Jourdain ne reçoit du haut-pa^ occideotal aucune rivière de quelque importance. Le Kérith, près duquel Eiie fut nourri par des corbeaux ( i Rois.xvu, . 3*6) y descend ues montagnes d'Ëphraim; il est aussi peu connu que les ruisseaux de Sicliero. — Le ruisseau dont les eaux ont été rendue^ saines par EUsée (a Rois n, iS-aa), sort des monts de la Quarantaine et arrose la canapague voisine de Jériclio* — Le Cédron se jette dans la mer Morte.

.Du haut-pays oriental descendent au contraire vers le Jourdain des rivières considérar bles. UHiétomax (MïÊndkur) t^esX pas-mentionné dans la Bible , parce qu il ne servait pas de limites. Il a ses sources en partie dans les montagnes d'Hauran, en partie dans celles du Gessur et du Golan, passe près de Gadara, est au sortir du plateau large de 35 pas et profond de 4 ^ 5 pieds , et se jette dans le Jourdain trois lieues au S. du lac de Tîbé^ riade. Le Jahok ( Zerka ) se forme de rais* seaux qui viennent de TE. et du N. et peut^ être même descendent des montagnes lointaines d'Hauran , et du ruisseau qui arrive du S. et

• espasse près de Rabbatli» AmmOD. H se jette dans

le Jourdain à i V> iiew de Teodroit où il sori des montagnes ^ et à-peu^-près à égale distanœ

(Ju lac de l'IhL'riacle et de la mer Morte. Le Jabok supérieur ou le ruisseau de Rabbatk'^ Ainmon fut la frontière qui séparait les Ammonites à TE. des Amorrhéens et plus tard de Gad à rO« L'autre moitié du cours du Jabok était la Unûte N. des Amorrhéens sous leur roi Sihon , et la limite S. du royaume de Basan \ et plus tard cette rivière sépara Gad de Ma* nasse. (Nomb. xxi, Deut. ii, 37 ; m, 16; Jos. XII, i\ Juges XI, i3. 22). ■ — \1 Arnon ( Modjeb ) se jette dans la mer Morte. Il sépa* rait les Amorrhéens et plus tard Rnben au N.

des Moabites au S. , et forme la bmite S. de la Palestine orientale (Nomb. xxî, xm, 36; , Juges XI, 18 ^ Deut. 11, 36-, in, 8. 125 iv, 48^ Jos.JLu, I. xui, i5. 16)» Au S. deTArnon est le Sared, Zèred (Nomb. xxi , 12) > qui doit être le Kévek de nos jours. — Le Wady El Ahsa séparait jadis les Moabites des Idu* méens ; c^est peut*étre le ruisseau des Saules (Es. XV, 7).

Le Jabok et T Amon ferment des limites/ in-

diquées par la nature, qui se sont maintenues à travers toutes les révolutions jusqu a nos jours*

La frontière des Ammonites du coté des Amorrbéens était fortifiée dès les temps de Moïse; et les Romaios ainsi que les Croisés bordèrent TArnon de châteaux-forts.

Les gorges par lesquelles ces rivières débou* dient du plateau dans la vallée du Jourdain, ainsi que les défilés des autres plus petites ril vières , ont une grande importance militaire soit pour Tattaque soit pour la défense, car oe* lui qui les possède est maitre de tous les pays à TE. du Jourdain.

Page 1