‹ Description de la Terre-SainteChapitre 12 sur 39 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

LE HAUT-Pi.YS OiU£nTÀL«

. Il se distingue du haut-pays occidental par les grandes dimensions et Funiformité des ré^ ^ons dont il se compose, par son caractère plus asiatique. Trois bassins ^ de différentes grandeurs, creusés peu profondément dans- le pla^ teau et très-évasés , s'abaissent du désert syrien ▼ers les rives du Jourdain. Ils sont traveœsés par des gorges étroites, semblables à de profonds $iUon$, et les Qàux du haut- pays descendent

par ces gorges dans le Jourdain, dont elles forment les seuls affluens importans« Le plod grand de ces bassins , celui de VHiétomax est situé au N. ^ entre ce bassin et le méridional qui est celui de ï Anton, est un pays élevé, la haute et large forteresse ide Gataad^ qui est divisé en deux parties par le troisième bassin, odui du Jésibok.

L L^Havtmti (Eis. «tvii, i6, 18), ouBasan (Jos. xii, 4) ^ ) Deut. 1, 4} ^o>^b* 33), pris dans flèn sens le plos étendo. Le bassio'septei^ frional commence aux montagnes basaltiques , qoi bordent le côté oriental du lac de Génézaretb. De là s'étend à ao ' lieues vers ÏE. la

grande plaine basaltique dcl llauran, de laquelle on inoote dans diverses directions, par des pentes peu sensibles* sur des plaines pins élevées. Elle est une réf;ion très-fertile, cloîU les terres ^ont noires, légères et sans pierres, et où croit le meillear blé de Syrie ; èàns les pâturages les herbes sont si abondantes et si hautes que leschevauxs'y fraient avec peine un chemin, et THau* ran est le s^ôur lavori des Arabes Bédouins ; mais on n y rencontre ni arbres ni buissons. De nombreuses élévations formées par de simples rochers , et les monts isolés et aux ^mmets arrondis, sur lesquels étaientsitués les villes et les

viltog^ de la plaine, en mterrompeDt runifior** mité. — ÂuS.E. la plaine se perd danslegrand désert syrien } et dans cette direciion Rem* lha 01 Bostra avec Szalkliat sont , les derniers tieux habités. — A TE. une chaîne de ipanla'* gnes de dix Uenes de longueur s'élève aii-iles^ sus de ces pldlnes et sépare les pays cultivés «du désert : ce sont les hautes montagnes d'HiUêr* MR, doDt les belles forêts de chênes «Itenent

avec de gras pâturages. A leur pied S. se voient les vastes ruines grecques et romaines de Boslra.^-^De là eu tirant vers leN* du oâié de Damas , le sol incliné est couvert, sur dix lieues de long et cinq de large, de grands bloçs don basalte noir. Ces innombrdbles rochers, fendus dans toute leur hauteur , escarpés, surfibnibansi sont à leur partie supérieure, eoor raanés d'un grand nombre d'arbres isolés) dans le labyrinthe de leurs gorges croit un peu de gaaen , et Teao de pluie s'y rassemble dans

des citernes -, s'il se trouve au milieu de ce cahos des espaces Ubres entre des rochers quelque peo distans les ^ns des antres , c'esl Ih

que sont les pâturages. Ce singulier assemblage de roches a donné le nom de Trachonita (Luc. m, I ) b lout le pays situé ao*Nt fi. Les eaux de toutes ces contrées et ceUes de riler-

inaii se féonis^eBi ) à six^ Umea à-peii-|vi9 delà vallée du Jourdain, en une seule rivière, t£[iéromaa:j qiii de^cei^d du plateau par uoe, •gorgeétroile, «m sonU Uâu de Gadiira^ des

sources chaudes et sulfureuses, célèbres des les

teaipa de à'aotiqôit^r ^^^^^ rivière ibr»Q la U- ■lile «Ife \m terrains batalUqium au N* et les terrains calcaires au S. qui s'étendent jusqu au-. àeik de T Annan» JUa partie de la plaine située entre le pointde réunionnes eaux de THauran,. le lac de Géoézareth , la chaîne de montagnes fwaUèle à eelle de Nepblalii et IHenwm,.

portait au N. le nom de Gessur (aujourd'hui ' Djedur) eX au.S« celui de Go/m (aujourd'hui Dfobm)^ GessuTt Jetli«r,. était un des fils d'Is*

maél. Golan était une ville libre et sacerdotale. (Dent. IV, Jos. xx , 8.) .x«i, 27 *, i Chpon. TU , 7 1). L& ayssi ëlail la coofrée à^jàrgob que le peuple d'Israël conquit sous Moïse , mais qui avec sestâo villes fennées s'éleodak pra^ btUemem beaucoup plu» loin à TE. Des rives du lac de Génézaretii et plus encore du pont delaoob, leehfiQiia^ coodutlattr la phiîM

est long, escarpé, rocailleux et très-pénibie.

Yis-à*vis de la contrée de Golan et à que^ qw disCBMe an S. de t'Hirfromax a'élève m*

dessus du reste de la haut^plaine le £ama^

GO

qui ionné son Dtôm à THauraB. Pàys de ool-

Jines et de pâturages , il monte quelque peu du câté de rO. jusqu'au bord du plateau qui s'abaisse brusquement vers' la profonde vallée du Jourdain. Entre ses collines calcaires sont lin' grand nombre dé valtoni étroits \ et les' milliers de cavernes qui 8*y tronveiit , ont encore de DOS jours un grand nombre d habilans. Ge pays était célèbre autrefois par son bétaii

et surtout par ses taureaux et ses bcllers. Il est souvent aussi fait mention de ses beaux chênes^ et maintenant encoie tes forêts de dièses font? l'ornement de la contrée. (INomb. xxi, 33;

Beut. ly 4» i^^9 '9 4» â^ Ps. cxxxv^

IX ^ et Gxxxvi, ao. — -Esaie smu/^)^ Zàch.

XI, 2^ Isah. ij 4. Ps. xxii, i3).

n» Galaad. Au S. des collines de Basdn est uM' région plos baule ekicère , qui , sur^une largeur d'environ 12 lieues s'étend à 20 lieues vers le S*, et dont toutes les montagnes sont de roche caloatre* Cette seconde dirimon principale du pays à XEi^ du Jourdain est précisémentàroppositedes montagiîesd*£phraimetde

Manassé, comme Basan corrcspoud à la plaine dé Jesréel , Golan à la partie méridionale de la kamte Galilée , et le bras £. demenneiian montagnes de Nephtali. Galaad se subdivise en trois parties :

A. Les montagnes de GaJaad^ au N. du Jabok. Le3 chaînes et les vallées phocipales se dirigent de i%» à TO* Xi'entnée de ces vallées

est étroite. Les soin mets les plus élevés sont au IS^E. I(s ont vue d'i^a côté sur la plaine d Uau* jmn jusqu'à rHernipn, et deraotre sur les mon* taf^nes de Sichera. C'est là cette partie de Galaad qui fut dopoée à la moitié de .la triba .de Manassé; elle est situëe vis-à-vis <ks monta* gnes occiipées par Tautre moitié de.Manassé.

(jVomb.. xxxuj 39, 4û; Deut. m, i5; Jos.

JX^Uy I ^ Jug. V, 17.) Le pays entre THiéromax et le Jabok est d'une telle beauté que X'Eimofe méridionale pos8è4e bien peu de con* trëes avec lesquelles il puisse être comparé. Le climat y est excellent , les vallées sont encore aiqoiiipd*hui fertiles en blé, en olives et en fruits du midi ; les collines sont couvertes de vignes et les montagnes des plus belles ibréts^ des diénes toujours verts crmssent sur leurs flancs,

et diverses espèces de pins en couronnent les cimes. En hiver il y tombe beaucoup de neige. Dès l'antiquité la plus reculée , les gommes odo^ riférantes de ces forets de montagnes étaient bien conjnues, et on les rechercbait aus^i pour leurs propriétés médicinales ; des caravanes arabes les transportaient de Gaiaad, par la

plaine de Jesréel et le long des côtes de la Méditemunëe en Egypte^ où elles les échangeaient contre du blé. C'est à l\inede ces troupes de marchands que les fils de Jacob vendirent leur Irère Joseph (Gcn. uivii, at5) ; et Tun des voyageurs modernes, étant à Sichem, a vu passer une troupe d'Arabes qni venaient de Galaad avee leurs chhtneànx diarges de drogues , de |>aume et de myrrhe , et se rendaient en Egypte* Il est question dans Jér. vtii, a a ;

"XLVi, 1 î , du baume de Galaad, qui est trcs-elïïcace pour la guérison des blessures et qui est rhuile d'un arbre frtrit.

J?. La vallée du Jabok, La rivière du Jabok

prend sa source dans la partie de la haute plaine qui louche au grand désert, et elle coule vers rOt dans une vallée assez large dont le fond se maintient h une certaine élévation. Phis bas elle rencontre comme une fente profonde dans le plateau , et se fraie sa route dans une gorge étroite entre des parois dé rochers de 5oo pieds de hauteur , déchirure singulière qu'on aperçoit seuledient en arrivant sur ses

bords, du haut desquels on entend bouillonner dans Tabime les eaux de la rivière. L'endrcHt où le Jabok sort de ce défilé et du plëfOeau est peut-être le gué de Péniel^ que d'autres voya-

geors crcneot ft^r MUrdfrré plus Ii TË. sm* le plateau (Geo* xxslix^ %% et suivans). La Tallée du Jd»Dk s'ouvre en ftee de cette autre ràXtéé

du haut- pays occidental, qui, suivant uné direction pareille de à TO., passe pr^ du champ de Jaoob, s'îétèTe YefsSîcIiem et s'étend plus loin encore vers TO. \ ensorte que dans le milieu de la Palestine les deux plateaux sont coupée tl!ViiiSTersii1ement , en quelque sorte , par une seule et même fente.

C Le ptatma de Gaiaad. Il s'élève au S.

de la vallée du Jabok et s'étend jusqu'à la contrée dHesbon (vis^-vis de Jéricho, de Rama et de Gabaou). Sa surfilée fbrme un trnmgle dont les côtés ont de huit à dix lieues de longueur. Au N» où il est le plus hafc, ce pays a toute la beauté des montagnes de Galaad v il possède de belles forêts, un air sain et pur, des plaitieifcrtiles, et de gras pâturages icib paissent dès troupeaux très-estimés de bêtes à cornes et à laine. Vers le S. , au contraire, en'apj^rochant du sonnet du triangle , on voit la contrée se changer en une campagne sans arbres, mais très-»fertile , sur laquelle s*élèvent un grand nombre de collines de craie isolées et d'une forme arrondie. Toute cette région est si fertile, les pâturages en particulier y sont si bons,

-raque les Bédouins ont coutume/ de dire : « Tu

ne saurais trouver un pays comme le Belkai (oom moderne de Gaiaad au S. du iabok ). A la froulière N. O* de cette plaiue.esl une mou* tagne^ de trois lieues de longueur, qui supporte le plateau et au pied de laquelle est la vallée du Jabok ^ eUe présente une position tni^ litaire très -avantageuse^ elle est aujourd'hui encore nommée GaJaad^ et c'est là qu'était située la ville de Ramoth Milspé. A TO. on descend, en cinq heures , au travers de montagnes et par des vallées étroites dans le Ghor ; à TE* et au S. la plaine va en s'abaissant et la pente en est peu sensible. (Nomb. xxk^ ai-3»« et Dent, u ^ 3o«3a etsuivans \ Jos. xm , a; ) Ps, cxxxv , II;; cxxxvij iQ'j % Kois X| Ba^ 33; Amofii>3.)

lit. Les contrées de ï Arnon. Cette troisième partie principale du plateau oriental consiste en plaines d'une élévation moins considérable ^ et le basalte apparaît ^ et là au milieu du caicaireXes pûine&sont fertiles, maisaansarbres,, comme celles de THauran; les ruines des villes y sont fort nombreuses, et elles sont presque toutes situées sur des coltines. A peu de dÛs-

tance du Jahok, et quelques lieues à TE. des

hauteurs qui fout partie du plateau de Gaiaad^

oommeoce une série de coUÎDes , qui se dirige ▼ers le S. , s'ababae jusqu'à n'êHe qu'un aim*

pie dos de terrain dans un pays ondulé, se relève et devient enfin une chaîne de monta*gnes* Elle fimm dans toute sa longueur la-séparation entre le désert et les terres fertiles du hatttrpaiys orieulal. Entre cette chaîne de . col* Unes et le plateau de Galaad est une espèce de haute et longue vallée, qui s'étend du N. au S. sur un esimce de dix lieues/ La capitale des enfans d'Ammon , Rabbath-Âmmon , était située dans sa partie la plus élevée. De cet endioit ; la Tàllée s'abaisse assez rapidement au N. vers lé Jabok , auquel elle envoie une ri- Tière iœpomaiite (le Jabqk silpérieur), qui se perd souvent sous terre et reparaît à la surface pour se cacher de nouveau^ au S. cette .contrée fonne des pleines vasles et fertiles, qui sont inclinées légèrement vers le S. et qui se relèvmtpar une. pente douoe vers Të» et TO.

Cest'dand ceife espèee de vallée, et par delà la chaine des collines du coté de TE.» qu était le pays det Anmoniies.

De^shautesplaines descend un ruisseau qui coule dans un profond lit de rochers. A 20 iieu/es du Jabok et à >de lieue de Rabbath^ il en rencontre im autre, T Arnou, qui vient du S. dms

un Ut tout pareil. L^ArnoQ a SA source sur les phdncoL di| fitieia, ibrise {mohidilemeiit ki

chaîne des hauteurs qui limitent le désert , tourne vers F O. au contluent dm deu& ruift'* seaux, ootile^daM son ecroilet aonilNie vatio au milieu de vastes plaines fertiles, et se jette dans ia mer Morte* Cies* piaiMS sont lea LÉm \ pagnes de Moab (Nomb. m, ^o) , les campa** guet supérieures, par opposition aux campa^ gues du Glior.- Ces distnet» iocérieurB soM enclos comme d'une barrière, par une chaîne de montagnes, le Pisga^ ifiii ae détache du plateai» de Galaad el borde la valléor d« Juin»dain et de la mer Morte. Le Nébo^ situé à cinq lieimattN. deVÂtiMNi^eBtkiciiiialaphisilaviés

de CCS niontafjnes (Deut, xxxiv, i ; Jude 9).

i¥. Le plateau de Moab. Auâ. derAmoA le pa:^ tt'appatiemit'plM a» De ses rives, on monte long*temps avant que d'arriver sur la hauteur; là limMiMMe uft plateam qui s'étend à iSiieues vers le S. jusqu'à TAhsa. Ce torrent coule entre des rochers dans une vallée très-profonde, et sé ' jettia dans la -ttier Morte. Les plaines hautes , flraiches et fertiles , qu'habitaient les Moabkes, sont arrasées par ptosieurs voiMeaiix , qm deseendeAt dès fimtf ^ tières orienmlesel se versent dans la mer Morte.

plus aride et plua sauvage, les moatagues de Seir ou d'ËdoDi. *» -

Le plateau oriental dimiaue de largeur du N. au S« Dépuis la mer de Tibériade jnstfo'^ttc

montagtîes d'Hauran , on compte près de ^5 licucs, et au-delà de ces montagnes, du coté de fE. , $*éieiid jusqu'à tnAs jMniées eftKm^ ou 3o lieues , une contrée susceptible de culture , seiuëe de coUiues (d'oii son uonifiAodetiie Tetbit)^ *ét couverte d'm grand nutubM de villes et villages basaltiques en ruines. Peutr«trç même doit-on étendre le» limiies de ia T«m«

Sainte dans cette direction beaucoup plus loin qu'on ne le fait communément : i ;,Gbr. v, g» parle êtnat Rubénite qai habita ver» rorint jusqu'au désert de FEuphraie. Le pays des Moâbiles^ au contndiiB n'a ^quelquestieMa de largeur. Le feiraf^ësert syrien se rapproche de pbs en plus de la vallée du Jourdain , de la mer Moftte, de la i^léé de Sel. i^ossi THié* romax est -il la plus grande des rivières du pays, Ahsa la jrfua peUle, et au &* de eelte dernière Où ne tronve plus que des t7adif8 toifi4i-* fait insigniûans. L'opposition entre le désert et les contrées cultivées est relevée par ia

grande beauté des iiionlagDes de VUsum eC

de Gaiaad j et par la richesse des plaines cul-> ttvées el des pâturages.

Le besake donne à rHânran on aspect singulier, qu'accrdifr T absence de tout arbre dans Ies;pbuMs : toutes les nudsons sont depiene,

toutes les pierres sont noires, le pays est à- peuprès désert et les noues innombrables sont bien conservées : tout semble y être dans le deuil à cause des habitaus qui s'en sont allés, et qui ne sont pas revenus. Lk^ pas une caverne, les ro-» cbers y résistent au marteau , et les voyageurs y admirent des portes de basalte, quifermeut trèseiadameut el qui sont munies en dedans de barres eu pierre. Aussi les Israélites furent-ils surpris en arrivant dans le royaume d'Og, à la voedeces «viU^quiétaiententourées de hautes murailles et dont les portes avaient des barres d^aîrain » : le roi de jCO pays avait aussi un lit de fer ou d^airain (au lieu d'airain il faut probablemeut lire basai te , dont le nom vient d'une racine orientale qui signifie fer ^ cette pierre contient jusqu'à 20 pour 100 de fer. (Deut. m, 4> 5» ^ ^ • I Bois IV, i3). Dans les x:pntréesau& domé^ rcmax, qui sont calcaires, les cavernes sont tout aussi nombreuses que dans les pays à 10. du fourdaîn. ^

CHAKITBE XL

DES ROUTES D£ JUÀ a£KK£-SÀiNTS«

On oe connaît qu imparfaitement un pays, quand on en ignore le$ chemins les plus fréquentés. Les monts avec leurs passages et leurs vallées, les plaines etles fleuves, les déserts avec leurs oasis déterminent les points par lesquels les hommes peuvent ou doivent se rendre d'une région dans une autre. Ces routes naturelles sent plus ou moins invariables, suivant que les passages à travers les montagnes sont rares ou Bomlmux, qoe les eaux courantes sont de

grands fleuves ou de petites rivières, que le désert est sablonneux et absolument stérile^ on qu'il est une steppe d*un trajet ficKsile dans plusieurs directions. Les peuples , les armées, les marchandises , les idées passent et repassent sans cesse , pendant de lengs périodes , par les mêmes contrées, tandis que d'autres régions restent constanunent en dehors des grandes

îvutes des Tiations ; et les pays de passage prennent un aspect historique entièremeint dit' ' férent de celui des pap â f^cart.

La configuration de la Palestine dobne aux

foutes deux directions principales, tes tines suivent du & Im pl^ioes^ et les hautspays qui forment quatre liandes parallèles aux méridiens ; les autres u^averseot ces longues et étroites régions de ÏE. à TO. , et coupent les routes longitudinales sous des angles droits. I^a dir^on imprioi^e p^r ï» ^ ép^ ouvp quelqaei modîfiedtîoii de la pan des granda$ vilbs

qui de toutes par^s allireut les chemins vers

ell9«> J^es rovt^ a/QUicittefi.diâ^w^ .

L Demx routes suivent la plaine maritime.

De Sidon on ge rend par Télroite pl^ne de la céte.à J^rf da Tyr à la.plawe d'Acfe, le

chemin est en plusieurs endroits taille dans des

vocUm don^ k |wid «»t beigM fwf>. U m^^roule 9 qui«e tient ptià du; rrvage, suir la côlC( basse di» la bmei à^jtcre et le pied du CarmeL De ee ppaoumlmre è wie petite distande de Cé*

sarce , les monts ne laissent entre leurs bases et la mer qiik'uo espace assez étroit , qui se res* serre en plttsiems endnoîlS'de namèee à for«» mer des défilés , et les rochers . présentent une Biulûode de grotter afee eaoaKers^ siégea,

citernes. On entre dws b plains de Saron y et ébCimiàkJajfia, taaÊ&t on suîl le ihn^e, tantôt on s élève sur le premier gradin qui est dp oae grande ibriîUté. Oapasse le Hubin (Xm^ km); «n tmvme dmrs -endroits oum trouvent des ruines plus ou moins bien consenrées, £èmh9 (Jamnia^ Jabne )j Esdmk (jisdad),

Majdal (Mii^dol) on laisse à 10. les ruines ^Askalon; et Ton quitte -à Gom la riche et belle végétalion.du fans^pays de Canaan , pout entrer daas uq pays inculte et sablonneux, qui près &EI Arisch fait plaee an ^loi désert de Sur. Au-detii du désert est TEg^pte.

" Une autre route de la plaine basse part ^jicre^ ramonle Ub gorges àxiKison^ toaverse la cbaîoe du Carmel^ suit le pied des montagms de Sasnarie, et de ManUà se porte au

Gaza dans la plaine , iiébron sur le plateau, aont les deux aenb- points de- départ pour qni«*

conque se reud de la Palestine occidentale en £ig^ple, au Siaaï , en Arabie ; jamais roate in*» terâïédiàire n'a suivile pied à» mentaf^MS de Joda.

Ih Sor réiroile anrfaee du haoUKpefs eooidental est une grande route, qui de Jénaa^ km çonduit vers le S. à Mébron» et/vacs.le

CQ Galilée. Â 2 lieues au S. de Jérusalem eèt Bethléem dans une contrée très-bien cultivée; 5 V« lieues plus loiu est ffébroriy d'oii Ton descend à Gaza, à 6uez, au Sinaï, à Akaba et à la mer Morte. De Jérusalem le oa arrive en une forte journée à Nablouse. Non loin de la première ville la route élève lente* ment sur des coUines rocaiUeases , où Nob doit avoir été situé, et du haut desquelles ou embrasse d'un coup-d'œil toute la contrée de Jérusalem : au S. est la Ville Sainte, qui va disparaître aux regards ^ ou la dirait entourée de jardins et elle surprend par son air de magnificence le voyageur qui vient de la quitter et qui. Ta voe si monotone, si triste et si délaissée ; à TE. est la plaine de Jéricho avec les montagnes du plateau oriental , au N. sont des contrées qui sont moins élevées que le reste da haut-pays voisin , et qui ont appartenu a la tribu de Benjamin ^ à 10*, au-delà d'une large vallée, sur le sommet le pins élevé d'une série de vertes n)iOQtagaes, sont le village de «Samuële et les vastes mines.de /(aifia. La coof» trée devient de plus en plus aride ; mais sur les Ûancs de chaque montagne on remarque des restes de terrasses et d'antres preaves d^une ancienne culture ^ et les vallées sont aujour*

li'liui encore belles et riches en oliviers. On voit aussi une mulUlude de grottes et des ruiues d*aqoedncs, de digues , de routes taillées dans les rochers ^ le chemin qu on suit est de loin en loiaencorepavé* Les villagesqii'ontraveTsesoDt ta plupart des débris d'anciennes villes ^ El Bir est Béeroth, Léban Lébona, En approchant de IVablause , la contrée devient de plus en plus fertile , riante et cultivée. Deux lieues de chemin au milieu de forêts d'oliviers, de champs ensemencés, de vignobles en terrasses , de jardins , d'aqueducs , de réservoirs , conduisent de Nablouse auprès de Subuste (Sébaste)\ qu'on laisse à gauche. On continue à marcher dans les montagnes , on suit des vallées étroites à parois escdrpé€i3 sans jouir uneseule fois d'une vue d'ensemble, et l'on arrive à Sanur, ville forte sur une montagne isolée qu'entourent d*autres'montagnes. La contrée reste la même jusqu'à Djémn, qui est à l'issue d un déhlé et oo commence la plaine de Jesréel ; cette ville

est à 7 heures de Nablouse et à une distance égale de Nazareth, La route ancienne ne parah pas avoir suivi de Jérusalem à Sichem la même direction. • — Aucune roule ne conduit de la plaine de Zabulon vers le N. dans la Haute-Galilée septentrionale j on évite la chaîne

da Liban , et Ton se rend , soit vers TE. à Damas, soit vers TO. aux villes commerQantes de la côte.

' UI. De la grande vallée du Jourdain , jamais route n*a oooduit par Tune ou Taulrè rive de

la Mer Morte , vers le S. dans la vallée déserte d'Araba. La vallée supérieure du, Jourdain, qui avance jusque dans le centre du Liban , u^a jamais eu des relations très-rlréquentes avec les contrées plus septentrionales , avec le Bekaa et Hamaih (v. p. 5o); vers le S. elle communique avec le lac de Génézareth par une route qoipasseà 10. àalacMérom. LeGhoraucon^ traire a toujours été un pays de passage. Du temps de notre Seigneur^ les Galiléens qui se rendaient à Jérusalem, s^iis ne voukiént pas traverser la Samarici se réunissaient à Beth^ séan^ desceudaientdans la vallée du Jourdain^ traversaient la rivière près de Tendroit oîi elle se fraie un chemin entre les montagnes qui resserrent sou lit, et qui plus au S* interceptent tout passage sur la rive occidentale (v. p. 55) , suivaient sur le territoire de la Pérée le Ghor jusque dans le voisinage de Jéricho , ou Ton passait le Jourdain sur plusieurs points , et de cette dernière ville montaient à Jérusalem.-^ Aujourd'hui la grande roule de Damas à /c--

rusaleuiy après avoir traversé le Djédur et le Dfolan , dedoend dânB le Ghor près du Mari" dhur^ resie à 1 £. du Jourdain et le traverse au N. de Jéricho.

IV. La nature do sol a tracé sur le haut-pays oriental une route longitudinale entre le désert syrien à ÏE. et les contrées habitées et culti** vées à rO. , qu'on évite à cause de leurs montagnes et des profonds ravins qui en coupent les plaines de TE. à TO.^ La f^rande caravane des pèlerins mahométans qui se réunissent à Damas de toutes les contrées de F Asie pour se rendre li la Mecque, traverse par le niilica la plaine de ÏHaurariy ayant à l Ë. THauran pro' pretnent dit et à FO. le Djédur et leDjolan , se tient éloignée des montag^nes de Galaad, et au S* du Zerka passe à FO* de la longue chaîne de collines qui sépare le désert et le pays jadis cultivé ( v. p. 73). Cest par cette même route que les Israélites , sous la conduite de Moise , sont entrés depuis le S. dans le pays des Amorriïéens et ont pénétré jusqu'aux plaines de FHauran.

Lorsque Galaad ou la Pérée était encore habité et florissant, Une route plus occidentale, et

qui est encore aujourd'hui fréquentée, conduisait des plaines de ÏHauran^ par les mon*

ti^gnes de Galaad, à Gérasa; d^où en, passant

le Jabok, et au travers du plateau de Gaiaad^ on arrivait à Jaëser, Eléale^ Hesbon^ puis par Dibon eX Aroër^ au-delà de ïAmon^ au pays des Moabites,

Routes transuersales.

Page 1