‹ Description de la Terre-SainteChapitre 13 sur 39 · I. La double chaîne du Liban sépare Da · texte numérisé non relu

I. La double chaîne du Liban sépare Da

mas, où se reunissent depuis les temps anciens jusqu'à nos jours les caravanes de toutes les contrées occidentales de l'Asie , et les villes de la côte phénicienne , qui exportaient au loin les mardiandises de T Orient. La ligne de communication la plus directe entre ces entrées de commerce traverse ï Antiliban , le Bekaa par Baalath ( Héliopotis , Baaïbeck ^> et le UiMm ; mais cette route pénible et dangereuse n*a jamais été très-fréquentée* La route principale évitait les montagnes en faisant un grand détour vers le S. \ elle §e dirigeait vers le bras E. de THemon, en traversait aisément les

hauteurs peu considérables et peu escarpées , descendait vers le Jourdain, quelle passait probablement au pont de Jacob, suivait les bords du lac de Génézareth par Capemaum et Bethsaïde à Magdala , montait par une val-

— «tt —

iée sur le plateau, et s^élevait plus haut encore vers la plaine de Zabulon , au-delà de laquelle elle descendait à Akko. Cest là le cAe*

min de la mer qui vient cï au-delà du Jourdain

(£s. viii, Maib* IV, cest sur ce chemin , à Capemaiim où la route passe dans un dé&lé eatre le lac et la montagne , que les Komains avaient établi un péage $ c'était là nonseulement la route la plus fréquentée de toute la Palestine, mais la principale route pariaquelle dans Tantiquité les caravanes arrivaieni de rintérieur de l'Asie aux ports des Phéniciens. — ' Lies villes situées entre cette route et le Liban prenaient aussi une part plus ou moins active au commerce de la Phénicien aiusi nous savons ipie sous les Romains il existait une voie

publique entre Paneas et Damas , et que de Paneof on apportait à Tjr pendant Tété de la glace prise sur les sommités de THermon. — Aujourd'hui une route conduit du pont de Ja* cob par Safed à Acre*

II. Bethséan (la maison du repos) est , par sa position dans la contrée la plus ouverte de tout le Ghor , un lieu de passage ^ un centre de routes, un lieu de repos d'une {grande importance. De nos jours les caravanes qui se rendent de Damas en Egypte^ quittent la route

de la Mecque dans la phine de YSmrm, se

dirigent au S. O. vers les raontafjnes de Basan^ parcourent àiErbad à Omkeis un pays coupé de wadys ^ descendent à V* \wÊt é! Omkeis le bord basaltique du plateau^ passent le Jour^ dmn par le pcmt qui est au-^dessons du Mandhur, montent sur le plateau occidental près de Bysan , se rendent par la plaine de Jesréel à Djéninj traversent les montagnes à'EphraXm, suivent la route intérieure de 4Saroir(v» p. 79), et de Jtamlé se portent sur Gaza et Arisck.

La route romaine , qui est aujourd'hui encore fréquentée, primait dans THauran une direction plus occidentale par Acre, Nes^e ( No^

wa), Capitolias et Gadara, et de Scythopolis se portait sur NeapoUs. Bethséan doit son nom de nî/fo des Scythes, à des Scythes qui doivent s y être établis au temps de Josias dans une guerre que cette nation fit contre FE^pte.

Bethséan est le point de réunion des habitans de la Haute-Galilée^ de ceux des rives du lac de Génézareth et de ceux de hi plaine de Jesréel , qui se rendent à Jérusalem par le chemin du Jourdain*

Enfin les vallées do pays de Gàlaad dont les baumes et les aromates étaient déjà un obj^ei de commerce an temps des patriarches (Gen^

XXXVII, 25), condtiiseiit toutes dans le Ghor, d'où Ton sort par Bethséan^ et de cette ville on se dirige à traTers la plaine de Jesréel, soit par les montagnes à'Ephraïm vers )^ Egypte, soit Ters Acre et la Phéfdcie.

m» Jérusalem n*a jaaottds été située sur une grande route de commerce^ et les chemins pac "'lesquels elle communique avec les deux plai- , ncs basses voisines , avec Joppc et Jéricho, doivent leur importance, toute religieuse^ aux pèlerins qui se rendent annuellement dans la ville âainte et sur les rives de la rivière Sainte.

Pendant plusieurs sîèdes les pèlerins deVOccident se rendirent h Jérusalem par Acre, Nazareth etNabloiise, ils débarquèrent à Juffa lorsque le trajet de la Samarie fiit devenu trop dangereux. Sous lesKumains une voie publique conduisait de Jémsalem à Joppé par Kirjath Jéharim, Seihhoron', NîeopoÛs(Èmmaûs),et DiospoUs ou Ljdda. Du temps d'Esdras et sous Salomon , Japho est déjà le port de Jémsalem

(lEsdr. iii , 7 ; Jon . i , 3 ; i Rois v . g : 2 Chr. 11 , 16). Aujourd'hui on se rend, par une route qui fait de grands détours , en 1 5 heures de la câte à Jérusalem. De Jaja on entre dans la belle * plaine de Sarm (y. p« ; on passe près de , Lud, et Ton arrive en trois heures à Ramlé^ qui

esl sitaé sur le troisième des quatre gradins de la plaine; La contrée se couvre de collines ; à quatre ou cinq lieues de Ramlé , ou entre dans les gorges des Montagnes de Jada par la val-* Iced un toi i en t sans eau, où ne retentissent que les cris des vautours et les hurlemens des cha* cals. On monte sur le point le pins élevé de toute la route, qui est à i6 ou 1700 pieds andessus de Jérusalem et qui est la première cfaatne des bords da plateau ; parmi le labyrinthe de^rochers quon a devant les yeux, quelques-uns se distinguent dans le lointain

par leur forme et leur élévation : Vunc de ces montagnes a dû porter Mitspa, la forteresse frontière de Juda contre Ephralm (i Rois xv, 22), et derrière celle-ci en est une autre qu'on suppose être <c le plus eonsidérable des hauts* lieux, » celui de Gabaon (i Rois m, 4)* On descend dans la vallée de Saint-JérénUe qui traverse un labyrinthe de montagnes coniques , dont toutes les sommités reposent sur une base commune; Taspect en est sauvage et désolé, et des brigands arabes y levàient récemment encore sur les voyageurs un tribut arbitraire} mais on y aperçoit encore ça et là quelques restes des terrasses qui rendaient Susceptibles de culture les flancs de toutes les mon-

lagoes environnantes. Plusieurs sources arro« tent celte vallée^ il y croitdes dienés, du IraiSy

des oliviers sauvages, et Ton y cultive le blé, lecotOQ^ lolivier, la vigne, le maî&el le tabac. Cest dans cette vallée qu'a dû être jiphek. Oo traverse uoe nouvelle chaîne, et on redescend liieiitâc, par ua chemin rode et escarpé^ dans une étroite et profonde vallée qui est celle des JTérébinthes } le ruisseau qui la parcourt, est le aenl.de .toutes ces montagnes qui ait de Teaa dans son Ut pendant toute Tannée ; le pont de pierre sons lequel il coule, et la route pavée dont on retrouve les traces (conduisant de Jé-» rusalem à £leothéropolis?) ont probablement uneiirigine romaipe : cette vallée esi k contrée sur toute cette route la mieux cultivée. On monte, pendant i 7* heure, par une pente fort roide, sur une montagne au dos large, uni* forme etrocailleux, le Gihon, et Ton \Qii Jérusalem, que domine le triple sommet du Mont des Oliviers , et dans le lointain les montagnes qui forment la rive orientale de la mer Morte. Une deseente d'une demi-heure et une dernière

montée conduisent le pèlerin à la porte de Jalt la. — De DiospoUs un chemin conduisait autrefois directement par Antipatris à Césaréede

Palestine ( AcU xxui). Un chemin ancien et

Bnad«r<a&imk Jérusalem.par Diaspolis, ou par XmM^ifn ft'ipria h piaoe de. cetK^ domàre

vîUe , à Gaza. Un troisième chemia coodutt de IMospùlU otk àù^Mamià à MeapoUs mX^tr

' Le cheiiiiQ de Jentsalem k Jéricho y qui est nwDtiûtiné Matih« 99) m^ i] Luc»

a9<*37 9 eit anjounThiii fréqnealé fMtr la pél^ lias qui viennent célébrer dans le Jourdain la mémoire du baptême de Jésua^Chcisl. On4eacend dans la vallée de Josaphat^ on traverse la {lartîe S« du taouê des OlUmrs, snr la pente duquel èaé JUf&MM/dotitxiii vînteiksraiae8« Les mo>ntâgnes deviennent escarpées eC «arides 9 mais offbeot encoee des treateSid'anti^ ^ues.térriEiS0e6. Les it)chers sont de plus en plta décliirés et affreux ; le sentier est suspeudu sur dicffrayâns précipioas; (c'est M désert de^ la Quarantaine) ; et cependant on y trouve des ruines d'aqueducs et de réservoirs , et. une ÎBjalciaBde de cavernes babiiées jadis par des ermites. Après sept heures de marche on est idbma la' phnne de Jérickù. Ici la route se par*

tage : un bras inconnu conduit a l E. en deux heures au Jourdain^ qu on traverse sur des^oa^* Hes^Faatre bras snisle pied des rodwrs, passe

Jéricho et se dirige varâ le , pendant trois

benres, jusqu'à FeudriiÂllQuia.mièrcipréâ^te an gué £iir el fMBikk» . :

lY. Tem le S* da plateau soni deux routes transversales > qui partept d'Hébron et qui soni

vers le S. O., on passe auprès d'une citema

ÛML on aUril^ue k construQiîpQ à Ja^pb» On dèseand noe^malléa délicieuse M déaerte, oh se Toient encore de nombreuses irao^ d'une ancÎBBne culcnre, elqui déboudM^aur ime plaine élevée (une terrasse du plateau). On descend de oette plaine dans JU, plaine-basse de Séphér Id, cpnesftd^uneeilfémefevdUté» lattsquieat

très-peu cultivée, et l'on arrive à Gaza sur la

route qui cooduit en Egypî^é Ce. <)b€icain se fait en deux journées. ^ Sous les Bomauis une route conduisaiit de Jétmsalem par, Eleuiharopotis à â«a; ^ Quelle diraeiian^suiiTail K le grand chemin vers le H|idi qui descend de 4( Jérusalem à Gaisa, la d^QTte^ (Act. vni, 36)? Uo(fr iradîlioD, irèa^anoiaQne^ place à Jj^etAciar sur le plateau, le lieu ou Philippe b^tisa Veuonque de la.reine CMdaee^

JÎHébfùn vers le S. E, , on descend en deux ou trois jours vers, la nier ilfpr44* LeplaU^uest aiideetdéflevt^enn'y rmoealrequedeux puits.

La contrée devient. luoutagneuse» tUc prend

les (ormes les plus bizarres et porte les traces des bouleversemens les plus iPÎoleDS. On de^ cend en deux heures une paroi de rochers par un chemin difficile et dangereux, et Ton est à rextremité S. de la mer Morte. Ce chemin a été très-fréqueoté pendant les croisades et dans Tantiquilé ; c^est par cette route probablement que Ruth et Nahomi se rendirent du pays de Moah h Bethléem.

V. Les routes transversales de la Samarie sont inconnues. Sous les juges et les rois, la plaine de Saron appartenait aux deux tribus qui possédaient les montagnes. Sous >les Romains , OQ se rendait de Césarée à Sébaste ou à NeapolU^ et par Legio et Jesréel k Scjrtho^ polis.

De Nablouse une route ancienne et moderne conduit k Jéricho^ die doit être de lo k ii lieues. — Une autre route mène en 8 ou lo lieues à Bjsm$ sous les Romains c'était une voie publique et elle passait par Asser (v. p. 86). — Il existe une troisième route qui descend dans le Ghor moyen, et par laquelle il le iait un grand commerce entre Nablouse et les contrées au S. et au N. du Jabok.

- VI. ^cr0 est un grand centre de routes telle est située sur la route maritime de Phénicie en

Oigitized by

Egypte 9 €i «ir la grande route de Dama» en

Phéoicie : port de mer, elle a été ud lieu de dé. barquemeat pour plusieurs arioées égyptien* nés qui marchaient contre les peuples de TEu* phrate (probablement aussi pour Néco , 2 Rois xxiu^ ^9)9 un lieu d'embarquement pour les oonquérans d*Asie qui ont attaqué TEgypte.

Elle est la clef de la Galilée et de la Samarie depuis ro. ; de cette ville maritime on se di* rige aujourd'hui encore , par la Haute-Galilée septentrionale à Safed\ par la haute plaine de Zabulon à lUbériade ou à Nazareth , par les gorges du Kison et la plaine de Jesréel à Légun et Subustûj à Bysan^ ou sur les rives du lac de Génézareih.^

De Cana deux chemii2& conduisent à Tibe^ riade^ Tun au N. , Tautre au S* de la Montai gne des Béatitudes. Ils offrent de très -beaux points de vue sur la plaine de Zabulpn , sur le lacdeGénézaretfa, et sur THermon dont la cime neigée domiœ les quatre chaînes de montagnes qui s^abekfleut par étages vers la riye de ce lac*

Les contrées les plus isolées de la Palestine sont : les districts de TAmon qi|i sont situés entre la mer Mortç..et le désert ; — la Hautes Galilée septentrionale^ ^ le bord occidental du

aÉBM

plateau de Juda meo la pa^e mlauie de ia

plaine basse ^ — la Samarie, vrai pays de mon-^ tagaes que ne traversetii ni iea canmœa de marchands, ni les cavavaiieft de pèlerins, et qui est assez riche pour se suffire à lui-^méoM*

pays de gmnd passage sont: la partie4ir la plaine-basse voisine des cotes ^ — les plaines de Jesréel et de Zabulon avec Belbséaa;

le Ghor et la contrée depuis Jérusalem à Jaâa et à Jéricho.

CHAPIXRE XU.

1* A r Ouest du Jourdain.

Sur le plaieau et daiia les nontagnes de Juda et derBedjaBlki : Jérasalem , avec B^l»-

nie, Bethphagé, ^ob, dans ses environs immédiat9 à VÈ. ét au N. Anathoth, Emmaâs, Aphek , Mîtspa , Gabaon avec Kirjath Jeharim et Béeroth, Betbhoron, Bethaven, Guibha ou Gfuibhatfa , Gaâiali , Baôra , Kfigroa Michmaa ,

Bclhcl , Aï. — Au S. : Bcthlcem, Thékoa, Belli- Isur, HébroD^ JuUa,Ziph, Carmel, Maon.

Bans le Ghor : Eng^eddi, Jérioho et Ginigal.

Dans la plaine basse : Lydda ( et Kamlé ) , Saron Tsorfaa , Ësthaol , Betksémès, Ajalon, Timnath ( Jos* xix, ^o-^S ) ; — Nîcopolis , Adullam , Socho , Aséka ; — Eleuthéropolis ; — Lachis^Makéda^ — Kéhila^Marésa ^ «^Japho ; HécroQ , Gaikf Jabné, Aâdod, Ascalou , Gaza , Guérm*.

Dans le payi du midi (Jes* xv , 2 Tsik-

lag • Berséba,

Bb Dans les mentigiles d'Ephraim : Sichem ou NéapoHs, Samarie ou Sébaste, (Sanur). — Vers le S. : Lébooa, SUo , £phrem , Tbimnath- Sérach, GuéEer.*— Vessie N. : TirfsayAs^ ser , Bethséan.

Dans leGhcNr(du,S. auN* ):.Tsaillian(Jos.

111 , 1 6 -, I Rois ru , 4^) , Abel-Mécholah , Salim et AeDOQ (?)•

Danslaplainemaritime : Gésarée, ÂnltpaCris.

C Daos la plaine de Jesréel, au S. : Ginaea (Djenin). — Ver&le et N« £• de Djénin :

Jesréel (1 Rois xvni^ ^5. 46; xxi ^ 1 , a Rois yiu , 39 ^ IX , 1 5 -37) y Nain , Dotban ou Dotbaîm aiiS« £• de rHenuon (?), et près de là Bétholie (s'il y a jamais eu une ville de ce uom),Ekidor

(Homlmirah) à VO. de I Hermcm ( Ps. vmnu

y. lo; I Sain, xxviii), Dobrath près du Thabor* ~I)aDS la partie O. de la plaine : Thaenach, Aphek , Méguiddo , Légio (Légun).

Dans la Haute-Galilée : Nazareth, Cana, Sephoris, Gath-Hépher.-*-* Sur los montagnes de Nephtfaali : Tisbé, Cédés , Saphet. Près du lac Mérora : Hatsor, Harozelh.

Sm les bords du lac de Géaécairéth : Tibé* riade, Magdalar^ Bethsaïde, Capernaum.

Dans kl pteiùe maritime s Akko, Tyr, Sidon*

: 11/ ^ l £.. du Jourdain.

Dans la œntrée des sources du Jourdain :

Dan. f Paoéade ou Césarée de Philippe — Près du lac de Génézareth : Bethsaide Jbliade.

Âu N. de rHiéromax , dans la plaine de rBaareîi : Edrei ; Bemtha ; Astbarodi , au S. O. crEdrci, ou selon crautrcs Bostra ; Salcha au 5. Mt. des moQtagoes de i llauran.

Bbtt^ raîérotoax etJe Jabok : Gadar»; labès ; Gérasa^ Pella(?); MBhanajîm, et PéDiél(au S.

sur te plateau ou daos ie Ghor) ) Sncooth*

Enlre le Jabok et rArtion ; Aroër, près de Rabbath Atumon ; Rabbath Ammoo ^ Ramdfék Mitsf^ ; Miauilh; Heséon , aTCC de ?as-

tes ruines et une vue très^éteudue; Jabza (? ) ; Aroér , près de TArnon. — Sur le bord O. du plateau, MachéroQte«~ Danâ ieGhor, Betha-^ bara, au guédu Jourdain (Jug. vii^ a4) «i^^

CHAPmiE xm.

Page 1