‹ Description de la Terre-SainteChapitre 17 sur 39 · XXI · texte numérisé non relu

XXI

Gaih, située encore plus avant dans Vinté* rieur des terres, était une ville considérable , sujtout sous le règne de David, (i Sam. xxi, 10 ^ xxviii a-4 ; I Chron. xvui , i ; a Chron. xi, 8 }

!» Rois XII, 17; xiii, 25). Il n'en est plus fait mention depuis Osias , roi de Juda, qui en âtla conquête et en détruisit les murailles ( a Chron« XXVI, Gj, tandis que les villes précédentes, après plusieurs sévèresjugemens de Dieu, ont été pendant jun certain temps des villes chrétiennes sous les empereurs d'Orient, et ne sont tombées que sous les Turcs , dans Tétat de déca* dence et de ruine où nous les voyons mainteoant.

Hécron était la ville la (dus septentrionale des

Philistins. Son dieu était Baalzébub (le dieu des mouches ^ , et ce nom devint celui du premier des mauvais anges (Mattfa. xii, d4X que cette ville fut habitée par un grand nombre de Juifs (a Rois i)« Au reste le culte idolâtre

des Philistins eut de F influence , non seulement sur les Juifs, mais aussi sur les peuples européens. Tandis que te dieu-poisson d'Âsdod, Cagon, tombait, mutilé, devant Tarchede TAU liance ( i Sam. v ) ^ les Grecs frisaient de la déesse-poisson d^Ascalon leur Vénus céleste, que chantent encore nos poètes.

Outre ces cinq grandes viUes , les Philistins possédaient: Guérar; Jabné ou Jabnéel, Jamnia des Grecs, aujourd'hui Ebneh ( Jos. xv, 11^2 Chron. xxvi , 6*, i Mbcc. iv^ i5 ^ 58 , etc).

Voyez pour 1 histoire de ces villes : Jos. xv ,

45^4? 9 Jug* 1)18)1 Sti^. V y vr. — Jér. xxv, xLVii; Am. 1, 6-8; Soph. u, 4-7 Zach. ix, 5- 5 -, Ez. XXV, i5-i7 5 Es. XIV, 29-31.

Les contrées voisines de la Terre -Sain te étaieot habitées au N. O. par des desceodans de Cam et de Canaan , les Phéniciens ; au N.

E. 5 à l E. et au S. par des descendans de Sem,

Ces derniers avaient pour souche de leur race^ les uns Aram^ les autres Arphaéhsad

( G en. X. 22 ).

JSAram descendaient les SynmSy qui habitaient les contrées du Sorislan non occupées par les Cananéens, et s'étendaient au loin vers TEuphrate et le Ti{jre.

jy A rpliachsad y de Taré ( Gen. x, 24 ; , 10-S7) descendaient ; les Moahites et les Amr monites par les filles de Loth ( Gen. xix, 3oi8), hls de tiaran, fils de Taréj les Ismaélites, par Ismaël^ frère à'Isaac et fils à Abraham, fils de 7 are ( Gen. xvi, i5 ) ; les Nahathéens , les Kédaréniem, les Gessuriens , par trois fils d'Ismaêl, Néhajoth^ Kédar, Gétur(Gen. tcx%.

l3-i5); les Madianiies, par Madian^ fils d'-<d^- &raftam (Gen. xxt, i» a); les Edomites^ par Esaii^ fi ère à' Israël^ ûlsd'/^aûc.(Ibid. 20-27).

II est douteux que les jénutléckes descendent à^Amalek fils (ÏEUphaz, iils d'Esaû et d^uoe camméenne (Geu. xxxvi, a. 4* -^Id* xiy, 7^ Nomb. xxiv, 20).

La terre qui avait été promise aux Israélites s^étendail depuis la Méditerranée k TEuphrate, et depuis te toirent d Egypte et l'exuémité S. de la mer Morte à la grande ville d'Hamath au-delà du Liban ( Gen. xv. 185 Nomb. xxxiv;

33; Ëcéch. XI.VII, i3-23). Sous David et Salomon , les Israélites s'emparèrent de toutes ces contréesà rexceptiondeTyretdeSidon, et soumirent en outre le pays d^Edom jusqu'à la mer Kouge. Mais ces conquêtes iureoi d une courte durée, les peuples tributaires restèrent idolâtres , et la Terre- Promise ne fut- une Terre- Sainte que dans les limites qui comprenaient les douze tribus d'Israël.

Les Phéniciens*

Les Israélites ne purent soumettre les Cananéens qui 6*étaient établis entre le Liban et la mer , et qui sous le nom de Phcniciens occupent une grande place dans l'histoire de Tanliquité païenne. Les villes des Phéniciens

étaient les marchés elles ports Je tout Taneieti

monde. Ce peuple apporta la civilisation orien* taie aux £uropéeDS, qui daas leur ignorance virent en lui Tinventeur de toutes les choses belles et utiles, qu il enseignait , ou qui étaient nouvelles pour eux.

Tyr était la plus méridionale, la plus grande et la plus puissante de toutes les villes phéni-* ciennes. Elle fut d^abord oonstraite sor le coq* tinent au sommet d'un rocher de 5o pieds de hauteur et dans une position très-forte ^ elle était la première ville de commerce et la plus grande ville maritime de Fancien monde ^ elle s'enrichissait par le négoce et par ses fabri* ques, dont les principales étaient celles d'étoiles teintes en pourpre et de verre ^ elle était poissante par ses nombreuses cobnies^ elle était le marché des productions d'Israël , et elle lui fut en même tempa en scandale par son abominable culte de BaaI. Mais après plosiemrs siècles de prospéi iié, lorsque Tyr se mit à acheter et revendre des prisonniers Israélites « faits par d'autres peuples, elle s'attira par-là la colère du Dieu Saint d'Israël qui fit tomber sur elle ses j ustes chàtimens (Joël m. 4**d* et Ames 1,9. 10). Nébucadnézar en fit le siège pendant treize ans, et l'ancienne Tyr fut détruite.

Mais elle se releva bientôt ; la nonveUe Tyr fut

bâtie sur une ile voisine de la cote , ou le manque d'espace obligea de donner ans habitations une liauteur considérable; et elle s^était élevée au même degré de puissance et de gloire que la première ville , quand Alexandre-le- Grand s'en empara après un siège de sept mois, pendant lequel il avait construit une digue pour joindre 111e k la terre-ferme. Cependant Tyr redevint encore florissante, et fut pendant long-^temps one ville chrétienne. La domina-^ lion destructive des Turcs a enfin accompli les jugemens de Dieu prédits par les prophètes ( Es. xxui* £z. XXVI , XXVII, xxviii). La grande Tyr n'est plus (^u'uu misérable village de pécheurs.

Sarpath ou Sitrepta est située cinq lieues plus au nord et non lo^i de la mer ( Abd. 20). C'est là qu'Elie habitait pendant la iamine ( i Rois xvii, 9). Le vin de cette contrée était autrefois irès-e&iimé.

Ttois lieues plus au N. est Sidon, plus ancienne que Tyr, et tout aussi grande et riche, mais bien moins puissante. Elle possédait denx ports, couvrait de ses maisons et de ses édifices tpute la plaine étroite de la côte , avait des eaux abondantes et de beaux jardins dans les envi*

roQS, et ooDiiaissait Tare de fondre le verre le

plus pur ( Gen. x, 19 j Jos. xi^ 8 5 xix, 28, Ez. xxvii , 8 ). Séide est encore une place de commerce de quelque importance.

Sérothaï, JJerythus, aujourd hui Beyruth, est située sur une belle et fertile péninsule» David en fil la conquête (2 Sam. viii, 8), et en emporta une grande quantité d'airain ^ dans la> contrée voi.«ine le cuivre est commun , et desanglais y exploitent des mines de fer et de houille. Beyruth est la principale ville de la côte , le marché des Druzes , Téchelle de Da- ' mas \ la soie et le coton sont les objets les plus importans de son commerce.

Guébaly Bj hïos des Grecs, était située sur une hauteur et près de la mer ^ elle faisait partie de la Terre-Promise (Jos. xm, 5)-, ses habitans étaient connus comme de bons marins et d^habiles architectes (Es. xxvu, 9); elle était célèbre par son temple et elle était le siège du culte d'Adonis* IJijeebhel offre de nom* hreuses ruines de tours remarquables , des 00^ ionnes, etc. — ( Ps. lxxxmi, 7 ).

Arke, au N. de Tripolis ( Gen. 17 ). On en voit les ruines sur une colline nommée Tel Arka.

Aryaà , la Venise phénicienne ^ était sur un

rocher éloigné de la câte d'environ i 7* ;

elle possédait un terrifoirc sur le continent et fouraissait à Tyr des matelots et des soldats (Gen. X, 18^ Rz. xxth, 8* 11-, i Macc. xv; 2a. a3 ). L'île Jiuad est aujourd'hui déserte.

Les Sj riens.

Les contrée3 voisines de la Terre*Saiote qui

étaient habitées par des Sj riens , se divisaient en plosieurs parties, dont la Bible nous a conservé les noms.

Aram Mahaea comprend probablement les contrées voisines de rHermon et des sources du Jourdain, à 10. ou N. O. du Ujédur. Il touchait au pays d' Argob ou de Jaîr ( Deut. ni, 1 4; Jos. XIII , 1 T ; 2 Sara, x , 6-8 ).

jiram Damœsek. Damas ^ dans sa ravisante contrée ( y. p. 3!i) , est Tane des plus an«ciennes villes de la terre \ elle existait déjà du temps d'Abraham ( Gen. xv, David la conquit et y mit garnison (d Sam. vni, 5. 6) ; mais elle recouvra son indépeiidaiice dans les dernières années do règne de Salomon , et ses rois régnèrent sur la Syrie ( 1 Rois xi, sS-aS). Elle tut constamment en guerre avec le royaume des Dtx-Tribos , j usqu'à sa conquête par Tiglat:

Pilnéser. Elle est encore aujourd'hui 1 une des villes les plus importantes de TAsie par sa population ( i5o,ooo ou 200,000 habitans) et par sQn cominerce.

. Aram Beth-Héhob, c*e8t«^-dire , la Syrie dans la contrée du passage qui conduit à Hamath, ou le Bekaa. La ville de Méhob ne fut pas conquise par Asser, a qui elle avait été assignée (Jos. XIX , Jug* 1, 3i )• La principale ville de cette omtrée est Baalgad^ le bonheur de Baal (Jos. xi , 13 j xui , 5 ) ou Baalbek , la ville de Baal. Elle possédait un temple dédié au soleil ou à Baal, dont la célébrité remonte à des temps très-anciens; de-là son nom grec ài UéliopoUs , ses noms hébreux à^BelhrSémes (Jos. XIX, 38^ Jug. 1, 33), de Baal-Hamon ( Cant. viii, 11)9 de Baalath( i Roisix, iS), si tant est cpie ces divers noms désignent cette même ville, dont les ruines étonnent les voyageurs par leurs dimensions gigantesques ( v.

p. 3o). Salomon Ta rebâtie ou agrandie. L'histoire en est presque inconnue^ le commerce semble seul pouvoir en expliquer Taoeienne opulence. Suivant une autre opinion, Baalgad aurait été une ville distincte de Baalath ou Héliopolis , et aurait été située près des sources de THasbéya ^ et le nom de Bekaa ou de campagne

du Liban aurait aussi compris la plaine de Panéade, ou la vallée du Jourdain jusqu'au lac Mërom ( Jug. xtiu , 28 ; Nomb. xm , )•

Aram Isoba aydLïi pour principale ville Jbfanuuh(;2 Chron. vui, 3 ; a Sam. viii^ 3 ; 1 Cfaron. xviii, 3), et comprenait vers le S. la partie du Liban qui se distingue aujourd'hui par Tindustrieuse activité de ses habitans. Hamath a été fl)ndée par des Cananéens (Gen. x, 18) et remonte^ ainsi que Damas ou Sidon, à une haute antiquité. Elle faisait partie de la Terre-Promise, dont elle aurait formé la limite N. ( jN omb. xxxiv, 8; £z. xi.yii, 16). £Ue fîit assignée à Nephthali* «Elle avait ses rois particuliers , et Amos ( VI , 2) lui donne le nom de grande. Aujourd'hui sous le même nom d'Hama, elle compte lôOjOoo habitans ^ elle doit son impor- ' tance à sa position sur une grande route de commerce. Elle est située sur les deux rives de rOronte j dans une vallée étroite dont les flancs sont des parois de rochei^ , au milieu de jardins et de vergers.

Le désert Syrien*

La possession du désert était importante pour les Israélites orientaux qui étaient pas-

fears ; car cette ré^on n'est pas entièrement

aride, et de nos jours un certain nombre de tribus arabes la parcourent avec leurs troupeaux ( 1 Chron. v. 9 ).

Le désert diminue de largeur vers le N. , où les^caravanes le traversent dans plusieurs directions. Salomon bâtit OU agrandit Tadmor (le palmier^ ea grec Falmyre)^ ville située au milieu du déserl, dans un oa^s, lieu de repos et de protection pour les marchands ( 2 Chron.

vm, 4 ) I Rois IX , 1 8). Les ruines de cette ville sont au nombre des plus vastes et des plus magniiiques que i on connaisse.

La ville frontière du royaume de Salomon vers le xS . E. était Tiphsah ou le passage sur rEupbrate ( 1 Rois iv , ^4 )• LUe est à une forte journée à TE. de Tadmèr ; c*esl le Tap^ meus des anciens , qu a remp^lacé El Deir,

Les Ismaélites,

Les Arabes se divisent diaprés leurs traditions, en vrais Arabes qui descendent de /oAtan, fils à^Héher (Gen. x, aS)^ et en Arabes de T immigration, qui ont pour père IsniacL

Les Ismaélites ont toujours été , ainsi que leur père, « des Hommes farouches comme les

ânes sauvages ^ leur main a été contre tous et la main de tous contre emi» (Gen. xvi, la).

Ce sont les Bédouins du désert Syrien et Arabe, pauvres , robustes et^belliqueux, bergers et brigands , marchands et conducteurs des caravanes , dont ils sont en même temps la terreur et le fléau. Les Bédouins forment des hordes ou grandes familles, dont le chef porte le iioiu de Scheik ou Emir^ les bordes faibles ^e mettent sous la protection d'une autre nombreuse et puissante^ on voit déjà dans la Genèse (xxv, i6) les Ismaélites divisés en douze familles , soumises chacune à son prince ou Scheik et demeurant dans des villages iormés de tentes.

Ils se nommaient aussi jigaréidem ( i Chron.

V, lo. 19-22 ; Ps. Lxxxiii, 6) Jils du matin OU détonent (Jug. vi, 3 \ vii, i %\ Jér. xlix, ^8).

Une de leurs principales tribus était celle des Kédaréniens. Ils demeuraîeut sous des tentes noires, comme les Bédouins actuels (Cant* i, 5; Ps. cxx, 5 ^ Es. XLH, II) j ils étaient soumis à des chefs (Ëz. xxvn, 21) ils po^^sédaient de grandes richesses en chameaux, en agneaux, en moutons et en boucs.» qui faisaient le principal objet de leur commerce avecTyr (Jér. xlix, 29); ils aimaient les combats et étaient d'habiles archers (Es. xxi, 17), et leurs deseendans leur ressemblent à tous ces divers égards.

Du temps des Macchabées, les Nahatliéens étaient la principale tribu ismaélite *, ils habitaient le désert k TE. de la Palestine , et s'étendaient au loin vers le S. dans les montagnes de Seir et à TE. du golfe oriental de la mer Rouge ^ Pétra devint leur capitale et le centre d'un com-

merce très-considérable (Es* u, 73 i Macc.

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