‹ Description de la Terre-SainteChapitre 19 sur 39 · IM · texte numérisé non relu

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voyageurs modernes parient de oeUe vallée

comnic d'un lieu agréable, où les pins et les chênes, les oliviers et quelques vignobles croissent auprès de collines rocailleuses ; dans les teiups lucilleurs, elle était d'une grande fertilité, et était couverte de jardins et surtout de vignobles dont les excellens raisins étaient fort recherchés. D'Hébron à Thékoa le pays est assez riche et les flancs des montagnes sont boisés^ mais vers le S. , il perd toute sa beauté, sans cesser toutefois d'être cultivé.

An pied du plateau et à la limite S. de la Judée , dans une contrée de pâturages près du désert> à sept lieues au S. d'Hébron, était £erséba, oîi Abraham fit aussi pendant quelque temps sa demeure, d'oii il partit pour se rendre au pays de Morija, avec son fils qu'il devait y sacriiicr à Dieu , où il retourna avec son fils qui lui avait été rendu (Gen. xxi, xxii)« Isaac y habita aussi pendant long-temps (xxvi). Les patriarches trouvaient dans ces contrées méridionales assez d'espace libre encore pour leurs nombreux troupeaux, pendant que les Cananéens se multipliaient dans le reste du pays. Berséba signifie h puits des' sept agneaux, que mit à part Abraham lorsqu'il fit alliance avec Âbimélec} et Ton voit aujourd'hui à Bir

Szabéa de cinq à sept puits, dont deux senle-

ment sont de service. — Un voyafjeur moderne a reiicoutrë clans les déserts de Juda sur la route d'Hébron à rextrémité de la mer Morte , des Arabes nomades qui dans les années de grande sécheresse ont la coutume de se réfugier en Egypte (Gen. xii, lo 5 xlu, i-3 5 xlih , 1.2).

Assez près de Berséba dans une fertile plaine basse était Guérar, ville de Philistins, qui servît de refuge à Abraham et Isaac pendant la iamnie , et qui lut pour tous les deux un lieu d'humiliations et d'épreuves (id.'xx, xxvi).

Guérar était entre les déserts de Kadès et de Sur, à trois journées de Jérusalem.

Les autres lieux célèbres dans Thistoire des patriarches sont ; Sodome et Gomorriie, monumens des jih^emens de Dieu sur les impies et de la délivrance qu'il accorde aux siens (xix) j Tsoar était située à l'extrémité S. de la mer Morte, dans une plaine fertile et très-large, qui est maintenant habitée par 3oo pauvres familles de paysans ; — la contrée qui s'étend depuis Dan , par delà les montagnes du bras S. E. de l'Hermon, jusqu à Hoba dans la plaine fertile de Damas , contrée oii Abraham à la téte d'un petit nombre d hommes battit les quatre rois et

ramena Lot et tous ses biens (xiT, i4-i6);~

les montagnes de Galaad ou Jacob fut atteint par Laban (xxxi, a3-55)^ — Mahanajim, ou le double camp, au N.. du Jabok^ et Fniel, Péniel, ou la face de Dieu (xxzii), où Jacob lutta avec FEternel-, — Dothan^ près de la plaine de Jesrëel, où Joseph lut vendu par ses frères (xxxvii).

CH^iiBE xvn.

LES ISUtLITBS SiBS LE DÉSBKT.

Lorsque FEternel retira les Israélites de TE-

gy pie où ils ëiaieat esclaves , pour les conduire dans le pays promis à leurs pères , il ne leur fit point prendre la route la plus directe , Celle qui se dirige au N. £. et traverse le désert par la plaine maritime , parce que leurs premiers comLdts auraient été contre les Philistin^ qui étaient un peuple beaucoup plus belliqueux que les Cananéens, et qui ne possédaient d^ailleurs qu'une fort petite partie de la Terre-Sainte. 11 les conduisit donc vers le S. £• par le chemin du désert vers la iner Rouge (Ex. xni ,17. 18). Cependant le peuple, qui savait: qu un

grand et terrible désert sépare TEgypte de Canaan, avait dit à Moïse, dès le eommencement de sa mission divine : « Laisse-nous , et que « nous servions les Egyptiens ; mieux yant (( être leurs esclaves que mourir au désert » (Ex. XIV, la).

Ils se sont embarrassés dans le pays , »* dit Pbaraon en apprenant la direction de leur marche; <c le désert les a enfermés. » Mais Dieu lait soudler de TE. un vent impétueux qui met à sec la mer Rouge, et par un miracle signalé . dont la mémoire a long-temps vécu parmi les liabiiaus des contrées voisines (comme nous rapprend T historien païen Diodore), les Hébreux traversent à pied sec cette mer, qui revient vers le matin sur les Egyptiens et fait périr leur roi et leur armée. Le lien du passage est à Suëz j le golfe finit par une petite baie dont feutrée est assez étroite et pea profonde. A la nouvelle de cette délivrance, les Philistins, les Iduméens , les Moabitcs , les Cananéens ont tremblé (Ex. xiv, xv).

Moïse conduit les Israélites vers les montagnes de Sinaï , par un chemin qu'ont suivi de* puis nombre de siècles une multitnde de péle* rins. On marche pendant i5 heures (Israël pendant trois jours), sans trouver de feau;

celte contrée aride qui est voisine de la mer, fait partie du désert de Sur, On arrive ensuite à Howava ( i)îarajy don t les eaux sont si amères que les chameaux même n'en boivent que pressés par une très-^nde soif; aujourd'hui encore on eatend j 0 uraelleiueû t les Egyptiens qui voyagent en Arabie^ regretter Teau du Nil, qu ils

prcfcrcnt, clans leur pays même, aux liqueurs les plus recherchées, et qui possède en effet des qqalites particulières. Trois lieues plus loin est la "Vallée de Gharendel , large de près de deux lienes ^ couverte d'arbres et riche surtout d' une abondante source; c'est EKm. La contrée redevient aride (désert de Tsin Jy et la maone nourrit pour la première fois le peuple, qui en mangea pendant les 4o ans qu'il passa dans le désert^ nourriture miraculeuse que Dieu ne faisait pas pleuvoir des cieux les jours de Sabbat. La maune qui découle de certains arbres et arbrisseaux , est si peu abondante qu'en Arabie on en recueille Il peine annuellement 5 à Guo livres*, et on n'en trouve que dam les années très-humides (Ex* xv , ad ; xvr).

Les Amalécites traversent tout le désert £1 Tyh pour piller un peuple inhabile aux combats, ou pour anéantir des ennemis dont ils redoutent Tattaqjue. La bataille a lieu à Jiéphi^

— itte —

Jim (situation incertaine). Moïse prie sur le sommet du coteau y et Josué défait les Amalécites (Ex. XVII , 8-16).

Les Israélites demeurent près d'une année sur les montâmes de Sinaïet dans leurs ferti'* Jes vallées. Moise avait iait paître les troupeaux de son beau-père dans ces contrées désertes, oii ' il revenait à la téfe d^une grande nation , et Dieu lui avait apparu pour la première fois, dans le buisson enflammé, sur cette même moniagne (ï Ho reb oii il lui dicta les lois destinées au peuple élu. Les flancs de llioreb sont trèsrapides, et Ton Y a pratiqué des degrés qui sont aujourd'hui k-peu-près détruits.^ On arrive à une petite plaine, où sont le couvent désert de St Elie et une église dédiée à la Sâinte-Yier.o;c , et qui est le lieu , dit la tradition , où 1 Eternel apparaissait à Moïse. On monte V* heure encore par des degrés faits de mains d'hommes jusqu'au sommet du SinaX, qui présente une surface fort* petite et sur lequel sont une* mosquée et les ruines d'une église. Le mont de Sainte-Catherine est plus escarpé encore, et Ton n arrive qu a grande peine sur son sommet granitique qui forme une pointe aiguë. (Ex.

m, xix-xl; Lev. i<xxvii; Nomb. i-x.)

Le peuple ayant assez demeuré sur ces mon-

, tagnes, se remit en marche et se dirigea vers )a Terre-Sainte à travers le désert. Il n'était qu à trois journées de la montagne de TEternel qu'il se plaignit déjà des fatigues de la route (ÎDeut. I, 6-195 Nomb. x, BS-Sô-, xi, xu).

ils avaient traversé la vallée sablonneuse àiEl Birka, gravi les flancs du plateau à'£l Tyhy campé en plusieurs stations au dcscit de Paran ; ils étaient arrivés à Kadès Barnéa sur les bords des montagnes des Amorrhéens et des Amalécites. Les espions qui avaient parcouru Canaan dans toute sa longueur, étaient revenus au camp -, le peuple découragé se révolta contre ses chefs et voulut les lapider ; puis pour réparer sa faute , il attaqua , màlgré la défense de iMoïse, les Amalécites et les Cananéens, et fut complètement battu (Nomb. %m ; xnr; Deut. i, 19-46)- Ainsi il se ferma luimême par sa désobéissance et son incrédulité la porte de la Terre*>Promise ; et dans son dé-* couragemcnt il erra pendant 38 ans dans le désert, profanant les sabbats, adorant les faux dieux , ne reoevant plus de révélations de TEtcrnel qui avait interrompu le cours de ses bénédictions , et néanmoins nourri encore de manne par Celui qui est lent à la colère et abondant en miséricorde (Aomb* xiv, 2^6-35 ^ ^xmii -, Amos, Vy a5. 26; Ez. xx , i i-i 7 Actes vu, 43).

Repoussé des frontières S. de Canaan que gardaient les Amalécites à TE* et les Philistins à rO. , il s'en était éloigné et avait pris le cAemin de la mer Rouge ou d' Akaba (Deut. u , i). Après avoir long-temps campé sur le plateaa , il en descendit et arriva à Etson- Guéber (iN omb. zxmi, 35. 36). Il entra dans la grande vallée

JLl ylraha (qui fait partie du désert de Tsin , Nomb. XX, i), et la remonta jusqu aux Iroatières d'Edom. La quarantième année avait commencé. Il voulait pénétrer en Canaan par les pays à TE. de la mer Morte ; mais il lui &1lait tiaverser Edom, qui lui refusa le passage et qu il ne devait pas attaquer (Nomb. xx , 14* 21). Il avait devant lui la haute muraille des montagnes de Seïr , qui n'est coupée de TE. à rO. que d'un fort petit nombre de wadys, et qui ne présente qu'une seule porte accessible à une armée ennemie (wadj Ghoejr)^ les Edomites avaient d'ailleurs marché en armes à sa rencontre il se dé tourna de leur pays. Il passa au pied du mont Hor, qui s élève à l'E. d'El Araba, et sur le sommet 4uquel on montre en* core le tombeau d Aaron (Ib. 22-29).

nanéens , le voyant arriver par le chemin des espions, l'attaquèrent à Hor et lui firent quelques prisonniers (Id. XXI, 1-3). Repoussé pour

la seconde fois des frontières de la Terre-Sainte,

il revint sur ses pas du coté de la mer Morte, pour tourner les montagnes de Seïr (Ib. 4)«

Il perdit courage et murmura. L'Etemel envoya sur lui des serpens brûlans, qui firent périr un grand nombre d'Hébreux (Ib« 4'9)* Les voyageurs disent que près d' Akaba , sur le côté £• de la mer Hpuge , il y a une multitude de serpens venimeux à la morsure enflammée, ' que redoutent extrêmement les pécheurs.

Le peuple se dirige donc vers le N,, et monte sur le {bateau oriental, dont les montagnes s^abaissent dans le voisinage de la mer Morte et offrent un passage peu ditlicile* Il laisse à sa gauche le Seïr, passe aux frontières E.

d'£dom effrayé, et prend le chemin du désert , la route actuelle des caravanes* Les Edomites, qu'il n attaque pas, lui vendent des ^vivres et de Teau , comme le font encore les habitans de ces contrées fertiles aux caravanes qui passent près d'eux. Il laisse aussi les Moabites h sa gauche, et campe dans le désert qui est vis-à-vis de Moab vers le soleil levant. Enfin il passe VA mon, et il commence sur le sol de la Terre-Promise ses guerres avec les Cananéens et ses rapides conquêtes (Deut. 11 , 3-24 ; Nomb«xxt, io-2o).

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