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CHAPITRE XVI

LES DOUZE TBIBYTS»

Les Israélites venaieDt de s'emparer du plateau orieotal et n'avaient pas encore passe le Jourdain , lorsque Kuben et Gad, qui possédaient de nombreux troupeaux , et qui avaient vu que ces contrées étaient un lieu très-propre h tenir du belail, demandèrent à Moïse Je s'y établir, et Moïse donna ce pays à Ruben, à Gad et à la moitié de la tribu de Manassé , sous la coudiiion que leurs hommes en état de combattre, passeraient le Jourdain avec leurs frères , et ne retourneraient auprès de leurs familles qu après la conquête de Canaau (Nomb* xxxu ; Deut m; Jos* xn , i*6^ xm , 8-32).

Ruben reçut les plaines septenliioiiales des districts de T Arnon , entre T Arnon au S. , les collines limitrophes du désert à TE. , la mer Morte à TO. jusqu'à Temboueliure du Jourdain , et le plateau de Galaad au N.

Gad reçut le plateau de Galaad jusqu'au Ruisseau d' Ammon à TE. et au Jabok au A . ^ sa

limite à l'O. était le Jourdain depuis la mer Morte jusqu'au lac de Génézareth ; il possédait ainsi toute la moitié orientale du Gfaor.

La demi-tribu de Mauassë habita les luootagnes de Galaad jusqu'au Jabok , les collioes deBasau ecla plaine de THauran jusqu'à THermon. — La partie de Manassé qui correspond k THauran , porte aussi le nojn de Juda du Jourdain (Jûs. XIX , 34)5 parce que Jaïr qui en fit la conquête au temps de Moïse, descendait du côté paternel de Juda et du côté maternel de Manassé (Deut. m, i3. i4). Ce pays porte encore le nom de Jaîr sous Salomon ( i Rois iv , i3); et rhistorien Joseph comprend sous le même nom de Judée ces contrées et le territoire de Tancien royaume de Juda.

Le pays à TE. du Jourdain ne faisait pas partie du pays de Canaan, et Ton voit par le chapitre XXII de Josué que Ruben , Gad et la demitribu de Manassé, en repassant le Jourdain pour s^établir dans leurs contrées, craignaient qu'un jour les autres tribus ne voulussent plus les reconnaître pour leurs frères et pour membres du peuple de Dieu , tandis que celles-ci leur supposaient au contraire Fintentiou de se révolter contre T Etemel , d'instituer un culte nouveau et de former un peuple particulier.

Les peuples civilisés du haut-pays oriental ont toujours eu pour ennemis, et pour ennemis irès'dançereux, leurs voisins du désert et les habitans des montagnes septentrionales* Aussi voyons-nous qu'au temps de Saiil , les Israélites orientaux réunissent toutes leurs forces, et font contre les Agaréniens et les Gessuriens une guerre déeisive, qui recula au loin leurs limites et agrandit leur territoire (i Cbron* v). Aujourd'hui les Arabes Bédouins errent avec leurs troupeaux dans ces contrées désolées , et les Druzes sont les habitans des montagnes de

riiauiau.

Jtuben, « le premier né d'Israël, perdit toute <c prééminence , parce qu^il avait souillé le lit u de son père ^ » Joseph eut la double part d'héritage, Juda la royauté, Lévi le sacerdoce.

La contrée que Ilubea habita était de peu d'étendue , saps aucun contact avec les tribus occidentales , sur les confins des Moabites et des Arabes nomades. Il fut un peuple de bergers, ne produisit aucun homme célèbre et ne parait pas, dans son isolement, avoir jamais exercé une grande influence. On le voit même se refuser à prendre part à une guerre natio* nale (Jug. v, i5. 16), Ainsi s'est accomplie la prophétie de Jacob (Gen. xlix, 3« 4) 9 Moise>

dans ses deroières bcnédictions , ne dit de Ru- « ben que ce pea de mots : « Qu'il irive et (c qu^il ne meore pas ; que ses hommes soient (( un nombre » (qui puisse se compter, médiocre ; Deut. xxxui , 6 )•

Gad (t a pris pour lui le commencement du tt pays; » cependant (c il a exécuté les juge* «c mens de Dieu avec Israël » au-delà du Jour* dain. a II est comme un vieux lion , /> plein de courage , aimant les combats ( i Chron. xu, 8). Les peuples voisins «sont venus le ravager»

( les Ammonites , Jug. x, xi, etc.); mais il a u ravagé à son tom, il a déchiré bras et téte ^ « et béni est Celui qui a élargi ses frontières » ( Gen. xux , 19 \ Deut. xxxiii , ao ,

« Makir, fiis de Manassé, parce qu'il fut un a homme de guerre, reçut Galaad et Basan. »

Cette demi-tribu devait servir de boulevard à Israël contre les peuples inquiets et brigands de la Tracbonite, contre les Syriens de Damas, et contre les Gessuriens de T Anti-Liban. « Les (( maîtres de l aï c ont irrité Manassé , ont lancé « contre lui ses flèches, Tout attaqué; mais son « arc a conservé sa forceelsesbras leur vigueur, a et^ila de ses cornes heurté les peu pies jusqu'aux « extrémités du pays. » Il habita des contrées bénies par TËtcrnel, les riches plaines de Tllau-

ran , les belles montagnes de Galaad 5 et dans ses vastes limites, il s'est étendu «comme un « ramean fertile près d^uDc source » (Gen. id. 22-26 j Deut. id, li-xj).

Cependant les craintes qu^ avaient eues les Israélites au temps de Josué en voyant ces tribus repasser le Jourdain , se sont plus tard en partie réalisées. Habitant un pays qui est ou* vert à TE. , et qui à l'O. au contraire est séparé de Canaan par le Jourdain ; paissant leurs troupeaux dans leurs vastes plaines jusqu'à TEupbrate (i Cron. v , 9) ; occupés à déiéndre leur pays contre les peuples du désért, les Hébreux orientaux paraissent s*être peu-à-peu isolés de cœur de leurs frères ; leur pays est mentionné «rarement dans Fhistoire juive; Galaad seul a eu quelque importance , seul aussi il est un pays de souvenirs. Cependant ces tribus ren* daient à Israël le service précieux de garder les entrées du pays du côté de TE. , les défilés qui conduisent au Jourdain. Mais elles tombèrent promptement dans 1 idolâtrie, etXiglat Pilnéser vint et les transporta en Assyrie.

Le Jourdain était la frontière de Canaan 5 il le fut aussi de la Terre- Promise proprement dite. Les contrées situées à son orient ne sont que les avant- portes du pays de la Révélation du côté de T Arabie.

^ les —

Après sept années de guerre^ Josaécomm^nça le partage du pays de Caoaaa entre les tribus occidentales : Juda reçat par le sort les Monta-^ gués de Juda et Séphéla • Ephraïm et la moitié de Manaââé les Montagnes d'Ephraim et Saron (Jos. xiii.-xYu). Mais les Israélites n'acbe* vèreut pas la conquête de la terre qui leur avait été promise ( v. p. ia4 et i3 1 ). Les sept tribus, qui n'avaient pas encore reçu leur héritage , et à qui 1 entière conquête de Canaan aurait donné, comme aux cinq premières, une étendue de terres proporLioniiée à leur population, ne pouvaient donc s'établir toutes dans la région non encore partagée , et il hlïut faire une nouvelle division du pays en-deçà du Jourdain (Jos. xvin-xxi). BenjamiA et I^n séparèrent Juda et Ephralm ; Siméon habita au milieu de Juda^ les quatre autres tribus occupèrent la Galilée. Ainsi s'accomplirent d'une manière inattendue les prédictions de Jacob et de Muise (rayez les deux chapitres très-imporlans xux de la Genèse et xxxiu du Deotéronome). Juda devint la plus puissante des tribus (Gen. id. 8-10). Ephraim et Manassé balancèrent son

pouvoir*, « le Puissant de Jacob a aussi fait Joseph être le pasteur et la pierre d'JUraèl (Gen. 24 I Chron* v, i. 2), La dépendance dans la*

quelle se trouvèrent les autres tribus plus pe* cites, prévint les guerres civiles. Nous savons en outre que les villes que Dieu choisit successivement pour y mettre soa nom et eu faire le lieu des sacrifices , appartenaient à l'Ëternel \ léqui* Kbreentre Juda et Joseph aurait été entièrement rompu si elles avaient été la possession de l'une * ou de Tautre de ces deux grandes tribus (Deut« XTT , 5. IT. i4); et pour prévenir par une aulrc voie ce danger, léhova choisit ces villes sain* tes dans la petite tribu de Benjamin. Cependant toutes les prédictions relatives à la conquête de Canaan par les Israélites et au partage du pays entre les 12 tribus, ne sont pas encore accomplies ( tz. xlvii j xjlviii ). ^

Juda fut le vaillant gardien des frontières contre les Philistins, l'Egypte, Auialek et Ëdom* Son territoire s'étendait à TE. jusqu'à la mer Morte , h YO. jusqu'à la Méditerranée , au S. de l'extrémité de la mer Morte au ruisseau d'Egypte, au N. de Vautré extrémité de ce lac par la vallée du Cédron et par Kirjath- Jéharim à Jamné* Il reçut ii5 villes, dont 29 dans les contrées inconnues, voisines d^ Amalek et d'Ëdom, dans le pajs du midi, ^2 dans la plaine depuis le pied des montagnes du plateau à la Méditerranée, 38 sur la uiunia^ne ou sur le

plateau, et G dans le désert qui est à \ 0, de la mer Morte; mais il eu céda plusieurs à SiméoD et à Dan , ainsi qu'à Benjamin. Cependant son territoire fut encore plus grand qu'aucun autre , à Texception peut-«étre de celui de Manasse.

Juda combattit long-temps contre les Cananéens de son territoire, les Philistins > les Idu-

méeus et les autres peuples voisios, avant que de les soumettre entièrement; il avait des enne* mis plus redoutables encore que Manassé, il gardait des irontières beaucoup plus importantes que celles de THauran. Aussi Moïse dit de lui (Deut. id. 7) : (c£ternel, rends puissantes c< les mains de Juda, $ois4ai en aide contre ses Cl ennemis. » Mais Juda est « un faon de lionne ; f( il sort pour déchirer; quand il se couche qui « le réveillera? » et sous David « sa main a été « sur le cou de ses ennemis. » Tribu la plus nombreuse dès le temps de Moïse (Nomb« i) , dans le désert marchant à la téte du peuple (Id. ii,3;x, i4); s' avançant aussi la première aucombat (Jug*i, a; xx, 18), Juda a par ses rois dominé sur Israël, et le Prince de la paix est sorti de son sein. » Juda habitait un pays de vignobles , et ses déserts mêmes sont de bons pâturages ; aussi a-t-il a altacl^ à la vigne son

R ànon et lavé son vêtement dans le vin ; ses

« yeux sont vermeils de vin et ses deots biaa- <c ches de lait v (Gen. id« 8-i a).

La tribu de Siméon fui (c divisée en Jacob et (( dispersée en Israël » (Gen. id. S"^)* Pendant les 4o ans passés dans le désert , elle avait diminué de plus de la moitié (de 59,3oo à 22,200, Nomb* I, a3; nvi, i4); aussi ne reçut-elle que 15 villes éparses au milieu du territoire de Juda , vers les frontières du désert d'Arabie et en majeure partie dans les montagnes. On la voit ne iaire la guerre que de eoneert avec Juda son frère , quand les autres tribus la font séparément (Jug. i), et lors du partage des ia tribus en deux royaumes^ elle doit avoir fait partie decelui de Juda. Elle possédait de nombreux troupeaux ; et du temps d'Ezéchias, comme elle s'était beaucoup multipliée et que ses limites primitives n'étaient plus assez grandes pour la contenir, une colonie s avança vers TE. , traversa la vallée de Sel , et trouva de gras pâturages dans les montagnes de Soir, où elle s'établit après avoir détruit les Amalécites qui y demeuraient ( I Chron. iv, 34-4^)*

Benjamin reçut son bérilage entre deux puissans voisins ; « il reposa entre de fortes épaules » (Deut. id. 12). Il s'cleudait du Juur-

daitt sur le plateau jusqu'à Kirjath Jéharim ou •

ses limites tormaient un angle à TO. Sa pria*^ cipale contrée était la vallée d*Ajalon. Son 1erl iioire, peu étendu, subvenait par sa grande fertilitéaux besoins d'une population très*nombrense. Au centre de la Terre-Sainte, il fut le principal théâtre de T histoire juive, et il contenait plusieurs viUes très-importantes : Jéricho etGuilgal, Bcthel, Rama, Mi(spa, Gabaon, et surtout Jérusalem sur laquelle reposa tout particulièrement la bénédiction de Dieu : ( a celui ce que TEternel aime , habitera sûrement avec «lui;» Deut. id. ist). Benjamin était d'ailleurs un peuple belliqueux, un « loup qui détt vore sa proie » (Gen. id. 27) ^ il soutint plusieurs guerres contre les Cananéens (Jug. m, ' i5] i Sam. IV )^ et nombre de batailles auxquelles il ne resta pas étranger , se livrèrent dans-ses limites. Il fut presque anéanti sous les juges par les Israélites , indignés d'un crime odieux qui s'était commis dans Tune de ses vit* les^ et dont il avait lefubé de livrer les auteurs ( Jug* xix-xxi). Lorsque les Israélites voulurent avoir un roi , Samuel par Tordre de Dieu choisit Saul, Benjamile, de la moindre iribu d'Israël» et de la plus petite de toutes les familles de la tribu dcBenjamiD (i Sam. ix ; Ps.lxvui, 27).

Le territoire AeDan était situé en très-grande partie en Séphéla et en Saroo , et s'étendait à TE. sur le plateau jusqu'àKirjathJéharim. Les Danites avaient au S. pour voisins et pour ennemis les Philistins^ Samson était de Dan (6en« id. 16. ij). Ils avaient des vaisseaux ( Jug. v^ 17) et possédaient probablement Joppé. Leur territoire étant trop petit pour leur population, 5oo hommes armés partirent de Tsorha et d'£s<thaol , s'emparèrent , près des sources du Jour^ dain, et dans le pays de Bethréhob, de Laïs, ville libre, alliée des Sidoniens et isolée daos sa vallce, la brûlèrent , bâtirent la ville de Dao ( Jug. xviu^ Jûs. XIX, 47)9 possédèrent ainsi tout le cours supérieur du Jourdain.

Ephraïm s'étendait à travers tout le pays^ du Jourdain à la Méditerranée.

La dend^trihu de Manassé était comprise entre le ruisseau de Cana , la Méditerranée , la chaîne du Carmel , et à l'£. les montagnes d'Ëpbiaimou, suivant uue autre opinion, le Jourdain.

Ephraïm et Manassé possédaient la majeure

partie de la riche plaine de Saron , des montagnes couvertes de fi)rêts, et des vallées dont les

voyageurs admirent encore la beauté (Gen. id. 25. a6} Deut. id. i3-i6). Ils ont été en guerre

avec les CanaDéeas des montagnes, qu'ils rendirent tributaires et ne dépossédèrent pas (Jug.

I, 22-ÎÎ9). Us ont donné des jii.[;cs li Israël, et

formé plus tard le cenCre du royaume des Dix- Tribus.

Issacliar habitait la b^Ue et riche plaine de ïesréel , avec les hauteurs qui la supportent à FE. et au S. E. • il s'étendait ainsi de la chaîne du Carmel et des montagnes de la Haute-Galilée méridionale, jusqu'au lac de Génésareth et à travers le Gilboa jusqu'au Jourdain. « Ane ossu, vigoureux et patient, qui se plait à rester couché entre les barres de son élable^ il a vu que le lieu de son repos était agréable et que le pays était délicieux ^ il a vécu paisible sous ses tentes , partageant avec Zabulon ILabondance de la mer, les richesses du commerce; mais il a aussi cultivé son territoire comme un ou-

vrier laborieux » (Gen. id. 14. i5; Deut. id. 18. 19). Il a donné à Israël un juge sans gloire ( Ju;;. \ . 1). Il 11 était pas le deruier à prendre les armes (Id. v , 1 5).

Zabuhn possédait la Haute -Galilée méridionale ; il touchait, vers TE. , au lac de Gé- , nézareth , vers TO. au Carmel et peut-être à la mer. Jacob Favait vu établi le long des côtes et maître « du port des mers, » d'Acre , de Tyr

cl de Sidon , du rivage oîi les Vaisseaui abordent de toutes parts (Gen. id. i3 ).

Zabuion et Issachar occupaient le grand pays: de passage de Canaan, et Zabuion en particulier devait être une tribu très-commerçante. Elles étliient l'une et F autredestinées à faireconnailre r£ternel aux païens, « à appeler les nations sur tt la montagne de Sion » (Deut. id* 19), à mettre en rapport le peuple élu avec le monde. Et elles paraissent avoir acquis par le commerce une culture scientifique plus grande que les autres

tribus (Jug. V, i4).

Nephthali luibitait les montagnes auxquelles il à donné son nom, et descendait jusqu'à la mer deTibériade. Il était, dans son beau pays, (( rassasié des bénédictions de Dieu » ( Deut. id. 23)5 il s'y multiplia, et s'étendit au loin comme « les cbénes » de ses Ibréts ( Gen. id. âi *, passage dont le sens est douteux).

Aiser enfin , qui ne put conquérir les câtes, possédait la partie O. de la Haute-Galilée avec la plaine d'Acre, depuis le Carmel jusqu'au Liban *, la moitié inférieure de la vallée de Bekaa lui appartenait, et il aurait dû s'avancer beaucoup plus encore vers le N. « Il lavait ses pieds ' « dans l'huile , et les produits de son sol étaient c( dignes de la table des rois » (Gen. id* aoj

Deut. id. 24» aS). a Sa chaussure devait être ce de fer et d'airain; » et en effet les parties du Liban qii*babitent aujourd'hui les Druses, ^opt riches en fer et en autres métaux.

La tribu des Lévites reçut 4B villes, dont li dans Juda,Siméon et Benjamin ; Hébron, Jutta, Bethsémès, Gahaon, Guébah^ Auathoth^ lo dans Ephraim , Dan et Manasse occidental :

Sichem, Guézer , JBelhlioroa , Ajalon, Thaënach ; 1 3 dans Issachar , Âsser ^ Nepthali et Manassé oriental : Dobrath, Réhob, Kédès, Golan ; i!i dans Zabulon , Ruben et Gad : Ramoth en Galaad, Mahanajim, Uesbon, Jahza, etc., (Jos. XXI ). Elle fut la tribu sacerdotale , chargée de célébrer les sacrifices et d'enseigner les cornxnandemens de Dieu aux autres Israélite9(Deut. id. 8-1 1). Mais elle était avec Simcon la phis faible des i% tribus (Nomb. xxvi ,.6a) ; et elle devait , de même que Siméon , être divisée dans tout le pays (Gen. id. 5. 7 )• Les liens si intimes qui unissent en Orient les membres d'une tribu de bergers, furent brisés pour Lévi, qui acheta la gloire du sacerdoce au prix de ses affections domestiques (Deut. id. 9).

Les 12 tribus avaient chacime son caractère distinctif , sa fonction, son privilège; Lévi, le sacerdoce^ Juda, la royauté et la garde des fron*

tîères méridionales • Joseph , la double part , Ephraïm, une puissance rivale de celle de Juda, Menasse, la garde des frontières septen* irionales j Gad le guerrier, Buben le solitaire, le soin dés troupeaux ^ Asser et Nepbibali , la culture de la terre el Texploitation des mines ^ ZabuloQ et Issacbar, le commerce et la science ^ Dan, les combats et la mer ^ Benjamin, les villes saintes^ Simcon , le ehàtiment et la dispersion.

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