ÉCOLES
Comme l'enseignement appartenait presque tout entier à des corporations religieuses, il n'est pas éton«o nant que la plupart des collèges ou écoles soient étar blis dans des édifices destinés à d^autres usages , ejt manquent, par-là, du caractère spécial qu*on voudrait y trouver. Ainsi, la Sorbonne , le collège de Louisr le* Grand y d'autres encore, ne présentent dans leur ensemble que des agrégats de bâtiments où étaient logés sans beaucoup d'ordre, religieux, maîtres et élèves. Cet arrangement subsiste toujours ^ et nous.ne voyons à noter, après ceux déjà décrits, que deux édifices de cette classe^ le Collège Royal de .France et Y École de Droit. .
Le premier de ces établissements est du à la munificence du Père des lettres* Il renferme aujourd'hui dix-huit chaires, dont le plus grand nombre fut instituié par François P''. £n 1610 on commença quelques parties de bâtiment, mais l'édifice, tel que nous le voyons, fut entrepris en 1774 sur les dessins de Ghalgrin. Ce sont trois corps-de-^logis .qui environ* nent une cour ouverte entièrement sur la place. Cambrai. Une porte en arcade, couronnée d'un fronton.
orné de sculptures^ est la seule décoration qui annonce rentrée du Collège de France. On s'attendrait ià' trouver dans cet édifice des salles dignes de sa noble . destina tion ; il n'en est rien : les auditoires sont petits, sombres y et/ sous tous les rapports, fort inconvenants. Gbalgrin a sacrifié les élèves aux professeurs, dont les logements occupent les. étages supérieurs. ' . L'ancienne École de Droit était rue Saint-Jean de Beauvais: en 1771, on lui destina l'emplacement qui fait un des cptés de la place de Sainte - Geneviève. Soufflot construisit le bâtiment neuf. L'architecture en est maigre et morcelée : elle n'est pas digne jd'accompagner le majestueux frontispice de l'église^ et l'on ne conçoit pas que l'auteur de cette grande colonnade ait appliqué d'une manière si gauche quatre colonnes ioniques à la façade circulaire où est l'entrée de l'École de Droit.