‹ Description de Paris et de ses édifices, Volume 1Chapitre 56 sur 72 · L'HOTEL DE SOUBISE · texte numérisé non relu

L'HOTEL DE SOUBISE

(Au ..Mirais.) .

C El* ancien hôtel étâir, sduis tes rofe Charles V et Charles Vf/ la demeure duyGonnëtabte- Olivier de eiissôn; Oh rappelait albrsrhjôtel des Grâces ou de la Miséricorde^ pârcequ'après'une émeute populaire , arrivée en 1 892 , Charles VI y fit assembler les principaux bourgeois de la ville, leur fit grâce, et convertit en une amende pécuniaire la peine capitale que plusieurs d'entre'eux avaient encourue.

Cet hôtel a passé ensuite de là mfaison de Lorraine aux ducsde Guise , et en a porté le npm jusqu'en 1 697. Ce fut Henri , premier du nom , due de Guise , qui fit construire, par Lemaire, le principal corps d'hôtel qui s'étend depuis la rue du Chaume jusqu'au jardin, et dont la façade donnait immédiatement sur la rue ou passage qui conduisait de la rué du Chaume à la Vieille rue du Temple. La grande tue n'existait pas alors. La porte d'entrée était en pan coupé , sur l'angle de la rue du Chaume et de ce passage : elle était accompagnée de deux tourelles en saillie, que l'on voit encore, et entre lesquelles était la chapelle, ornée de peintures à fresque, par Hicolo del Abate, pemtre

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florentin , que François I*' avait fait venir d'Italie pour dëcorer le palais de Fontainebleau.

En 1697, François de Rohan, prince de Soubise, acquit cet b6tel des héritiers de la duc basse de Guise ^ et le fit considérablement augmenter et embellir ; la cour d'honneur y fut ajoutée , avec une nouvelle entrée principale sur la rue de Paradis , et faisant face au bâtiment. L'ancienne porte (i) a été retournée dans Falignement de la rue du Chaume y en face de la rue de Braque et de l'ancien- passage , lequel est resté ouvert au public I quoique traversant tout l'hôtel, sous les fenêtres mêmes du principal bâtiment. Cette espèce de servitude que s'était imposée le propriétaire a été conservée long •< temps, par respect pour un ancien usage auquel le public était accoutumé : la révolution l'en a affranchi*

La façade de l'ancien bâtiment a été décorée^ au rez^e*chaussée, de seize colonnes d'ordre composite , accouplées , dont huit forment un avant-corps au milieu, surmonté d'un second ordre de colonnes corinthiennes, couronné d'un fronton. Les huit autres colonnes du rei&*de-Qhaussée supportent quatre statues qui représentent les quatre Saisons ; au-dessus du fi'onton sont deui: autres statues, la Force et la Sagesse.

La nouvelle cour a 3i toises de longueur sur ao de largeur. L'extrémité qui fait face au bâtiment est de

(1) Cette porte, au lieu d'être à gauche, se trouve à droite sur la planche , par une méprise du graveur qui a oublie de retouraer son calque.

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forme elliptique ; elle est entourée d*une galerie de cinquante*six colonned accouplées, d'ordre composite, et d'un pareil nombre de pilastres correspondant aux colonnes. Cette galerie est couverte en terrasse; une balustrade 'règne tout au pourtour; l'ensemble en est grand, riche et d'un bel effet. La porte d'entrée principale est également décorée en dehors et en dedans de colonnes accouplées , composites du côté de la cour, mais corinthiennes à l'extérieur, et formant sur chaque face un avant-corps: il était couronné de grands écussons aux armes du prince, accompagnés de figures allégoriques représetitant , du coté de l'hôtel, la Prudence et la Renommée; du côté de la rue. Hercule et Pallas. Il y avait encore sur la balustrade plusieurs trophées d'armes de distance en distance.

Ces travaux^ commencés en ijrcj , ont été dirigés par Germain Boffrand; toutes les sculptures sont dues au ciseau de Lorrain ^ excepté les deux figures à l'extérieur, sur la porte, sculptées par Coustou le jeune, et les trophées exécutés par Bourdy : ces morceaux de sculpture ont disparu lors de l'abolition des armoiries en France. Les figures des Saisons ont resté sur la face du bâtiment.

Le vestibule et l'escalier, beaux et vastes , ont été décorés de peintures par Brunetty. Une salle d'assemblée renfermait des tableaux peints par Restout; plusieurs autres pièces, ainsi que la galerie , étaient également décorées de peintures par Boucher, Trémolière, Vanloo et autres.

iga DESCRIPTION

En 1712^ Armand Gaston, cardinal de Bohan, évêque de Strasbourg, et membre de Tacadémie française et de celle des sciences, fit élever, sur une partie du terrain de Thôtel de Soubise, un autre hôtel qu'on a nommé le Palais du Cardinal : il a sa principale entrée dans la Vieille riîe du Temple, une autre par la rue des Quatre-Fils , et une troisième par Tancien passage, traversant Tbôtel de Soubise.

La face de cet hôtel sur la cour d'entrée est très simple; celle qui regarde le jardin est décorée d'un avant-corps de quatre colonnes doriques au rez-déchaussée, et ioniques au premier étage, surmonté d'un attique, et terminé par un fronton. Le jardin est commun aux deux hôtels.

Depuis 1792 jusqu'en 1808, ces édifices étaient restés sans aucun emploi, et, pour ainsi dire, abandonnés à la dégradation. On a placé provisoirement à l'hôtel de Soubise les archives de l'état, et dans le palais Cardinal l'imprimerie royale. M. Goutepée a été chargé des travaux relatifs à l'imprimerie; Cellerier a fait ce qui concernait les archives.

JËLévatûm aie l'Hôtel de Carnavalet, rue de la Culture S^ Caâirrme . I

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£levalion au fond, de la Ccmr d^ lHotel Laml>eri/ Isle S^ Louis .

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