‹ Description de quelques peintures antiques qui existent au cabinet du Royal Musee Bourbon de Portici; du chanoine André de IorioChapitre 2 sur 20 · DB QUELQUES · texte numérisé non relu

DB QUELQUES

asi. C &dwie/ du dloyud t^décuee dôoutdan

Thésée en Crète.

Hcrculanum en ij3g. (a).

Thésée après avoir tué leMinotaure, reçoit les félicitations les plus sincères de ceux qui étaient destinés, aussi bien que lui , à être les victimes de ce monstre.

La composition de ce groupe , et la manière

(.) Vol. I , pag. ai.

majestueuse avec laquelle Thésée y est représenté , est si l>icn traitée, qu’elle fait honneur à l’artiste qui l’a exécutée, et le rend excusable de certaines licences , qui ne peuvent être considérées que comme très-ingénieuses.

Le Minotaure, terrassé par Thésée, est si bien imaginé en raccourci, que loin d’ attirer l’attention des spectateurs par sa surprenante figure , il n’offre plus qu’un objet de dédain; ce qui contribue à faire ressortir le héros qui est représenté dans ce tableau en grandeur gigantesque , et qui en forme le sujet principal.

Les diverses attitudes des jeunes personnes des deux sexes , forment encore un sujet d’attention. On voit dans les actions des premiers, des mouvemens pleins de vivacité ; tandis qu’en une opposition frappante , ceux des secondes sont accompagnés d’une modestie aussi aimable, qu’elle leur est convenable sous tous les rapports.

La Déesse que l’on aperçoit assise sur un rocher ( et que l’on suppose être Diane ), est présumée celle que Thésée a choisie pour protectrice , après qu’il eut obtenu d’Ariane le fil mystérieux qu’elle lui donna par amour. *

Marsyas et Olympus.

Pompai, (a).

Marsyas assis sur un rocher enseignant au jeune Olympus à jouer de la flûte , est le sujet que représente cette peinture , qui , aussi bien que la précédente, a obtenu les suffrages des plus grands artistes.

Il est K propos de faire remarquer aux observateurs scrupuleux, que ces peintures ont été trouvées dans les maisons de Pompoï, Hcrculanum , et de Stabia ; et non dans les palais des Empereurs K Ilomc, ni k Athènes dans ceux des grands seigneurs.

(*) Vol. I , pag. 45.

CXÏX.

Hercule enfant qui étrangle deux serpents.

Ocrculanuin ij3q. (a).

Hercule enfant , étrangle les deux serpents envoyés par Junon pour lui ôter la vie.

L’artiste a très-bien représenté l’effroi dont Alcmène est saisie à l’aspect du danger où elle aperçoit son fils.

Jupitersiégeani sur un trône tient d’une main le sceptre et de l’autre le fléau, dont il semble vouloir faire usage contre les serpents.

Du côté opposé on aperçoit Iphiclès , frère d’ Hercule, épouvanté entre les bras d’Ampkitrion.

Herculanum '7 49- (!>)•

Le disque radieux que l’on aperçoit sur la tête de deux des trois femmes qui forment la

(a) Vu!. I , pag. 35.

(b) Vol. Il , pag. 6i.

partie principale de ce tableau , a fait supposer qu’elles étaient deux divinités; Diane et Apollon. Quant à la troisième , l’on croit que c’est Calliope, ou quclqu’ autre nymphe qui a rapport aux deux divinités supposées.

La figure qui est représentée dans le lointain, un bâton courbé en main , et une couronne de chêne sur la tête , semble être un Dieu champêtre. Plusieurs personnes ont cru reconnaître dans ce tableau le jugement de Paris.

En supposant que ee sujet pût aussi représenter un entretien de trois personnes privées , le disque radieux qui entoure les figures de ces deux femmes, ne peut être alors considéré que comme une licence que le peintre s’est permise.

exxiii.

Télèphe nourri par la biche.

Pompcï l~ 3 g. (a).

Cette peinture , aussi intéressante que celle représentée sous le n.°CXIV, et qui semble

(a) Vol, I , 27.

appartenir au même pinceau, n’est cependant pas aussi facile dans son interprétation.

Les savants Académiciens Erculanesi , après avoir reconnu Télèphc , dans l’enfant qui tête la biche , et qui forme le plus gracieux groupe de ce tableau , se contentent de donner une description savante, mais vague, sur le reste du sujet.

On reconnaît aisément à scs divers attributs Hercule, père de l’enfant abandonné. En suppo» sant que le reste du tableau fût allégorique, on pourra prendre la femme que l’on voit majestueusement assise pour une nymphe, ou pour une déesse protectrice de l’enfant; la demi-figure pour le Dieu Pan, et la jeune femme ailée pour la Providence, qui montre k Hercule son fils (a),

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