‹ Description de quelques peintures antiques qui existent au cabinet du Royal Musee Bourbon de Portici; du chanoine André de IorioChapitre 5 sur 20 · C CL VIL · texte numérisé non relu

C CL VIL

- Ariane.

, Hcrculanum 174$ (“)• * 1 “ * i

Ce tableau n’a pas besoin d’êtr t o décrit pQqr en bien comprendre toute la composition; s’annonce de lui-même dans toutes les bellçs, figures qu’il nous offre. Qui pourrait ne pas y admirer Ariane plongée thms un profond sommeil, dont Thcsée profita pqut l’abandonner , et Bacchus à son tour , avec toute sa suite, pour la surprendre dans cet état? .

L’éducation de Bacclius. } >)tf ,

Hcrculanum 17^ (b).,

Cette peinture , beaucoup plus satisfaisant?-' pour l’antiquaire que pour l’artiste , parait être 1 la copte d’un bon original. *

(a) Vol. Il , pas- 9<> — • - — *

(b) Vol. II , pag. 73. . , , , hj v

Les trois Nymphes qu’on y remarque debout , sont les nourrices de Bacchus, que Silène, charge de son éducation, tient élevé. L’âne et la panthère faisant partie du cortège de Bacchus n’ont point été oubliés dans ce tableau ; et Mercure qui prit part h l’éducation de ce Dieu, y figure assis sur un tonneau, tenant dans la main droite une lyre qu’il fait résonner de la main gauche, pendant qu’un satyre lui détache les ailes de scs pieds.

, Bacchus.

fferculanum. (a).

. Ce tableau qui mérite, sous tous les rapports, toute l’attention des savants , n’a pas échappé à la profonde érudition des Académiciens Ercuiane&i ,<\ui ont fait l’éloge du mérite de l’artiste. Je trouve cependant que le sujet mythologique l’emporte sur le pinceau. ,

Bacchus foulant avec mépris un satyre ivre étendu par terre , et qui lui verse encore du vin

(a) Vül. m , pog. l83.

dans une coupe qu’il soutient mal avec la main gauche, présente certainement un grand sens mythologique. Bacchus semble lui reprocher l’excès qu’il a fait du vin; tandis que cette liqueur qui , prise avec modération, ne doit servir qu à fortifier l’homme , le inet au contraire dant l’avilissement où il se trouve lorsqu’il en abuse.

La statue du dieu qui préside aux jardins s y trouve placée avec réflexion.

Cette peinture est une des plus intéressantes de l’antiquité, par la sublimité de son allégorie.

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reconnu.

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Herculanum. ij4°- ( a )*

Je crois qu’il serait difficile d’expliquer avec plus de précisioh et de probabilité (Jue 1 ont fait les Académiciens Erculanesi , le sujet de ce tableau.

On reconnaît aisément dans le jeune honnie qu’on voit assis, le naturel réyeur et mélanco-,

(.) Vol. I . pag. 55.

liquc qui caractérisait Orcste „ qui embrasse oa sœur Iphigénie au moment de la reconnaître.

L’autre jeune homme assis vis-à-vis est Pylade qui , tenant en main une lettre à demi ouverte, découvre à Iphigénie son frère Oreste, à qui il devait remettre la lettre qu’elle lui avait consignée. Quant à l’autre jeune femme, on peut la prendre pour Iphigénie elle-même, qui se recommande à une vieille qui lui promet de garder le plus grand silence sur tout ce qu’elle a vu. in. ■«

Le vieillard qui paraît surpris de ce qui se passe, est le roi Toante, et la divinité qu’on aperçoit dans une niche du temple, avec un carquois sur scs épaules , paraît être la statue de Diane qu’on voulait enlever.

. Chiron et Achille. ' ,. it .

Herculamtm i~3g (a). • •

- )t f > sujet, qu’on reconnaît au prcrniei^cbup-

dVil , ne peut mànqücr Hc fixer iolig-temps

Vol. I , pag. ?y.

l'attention 4e 4’ observateur , par la beauté de sa composition. Les antiquaires reconnaissent dans la peau que ühiron porte sur les épaules, l’ein-, blême de celui qui le premier s’exerça à la chasse , ou bien comme un vêtement appartenant aux centaures qui suivaient Bu échus. t ^iiu» I bislfcrdv <i.I . f d ftk-ftkâiq r»l î » s'uttnaj *4

V coci.xx.xm.

Pan et l’Amour qui luttelil.

\ , Ilcnculanum ty4t (»)•

Si le dessin et le pinceau correspondaient i la composition de ce tableau , il occuperait un des premiers rangs parmi ceux d’ Ilerculanum.

Le sujet s’explique de lui-même , et je renvoie ceux qui pourraient désirer de plus amples notions sur ceUe fable mystique, à la relation qu’en ont faite les savants Etvulanesi qui décrivent cette peinture de la manière suivante: ce Le jeune enfant allé est l'amour /qui n’est pas représenté dans ce tabeau avec tous ses autres attributs, parce qu’ils ne correspondaient

^ (..) Vol. 11 , |* ri . Si.

peut-être pat aux fonctions auxquelles on voit qu’il s’exerce , ou peut-être encore parce qu’ils étaient inutiles contre un adversaire qui exigeait toutes ses forces.

Pan est encore représenté comme un jeune homme avec les cornes , les oreilles , les cuisses , les jambes et les pieds de bouc. Le vieillard chauve qui a la main droite appuyée sur les cornes du petit satyre , et qui de l’autre tient la palme , est Silène.

Quant aux deux figures qu’on voit de l’autre côté, assises sur un rocher, l’une est Bacchus, couronné de pampres et de raisins, vêtu de rouge avec des cothurnes de couleur jaune ; l’autre est une jeune femme avec un vêtement blanc, et des cheveux blonds peignes à la grecque, avec un bandeau d’or. Elle touche avec grâce le ruban incarnat qui pend du long tyrsc de Bacchus.

Sur l’édifice que l’on voit à quelque distancc, on observe un vase de couleur de bronze et un flambeau , ou quelque autre chose placée obliquement. »

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Ariauc abandonnée.

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- Hcrculanum ij^ô (a). ' : i 1 1 ,v u

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Le sujet que retrace cette peinture est lu surprise douloureuse qu’éprouve Ariane > lorsqu'à son réveil elle aperçoit Thésée qui si cruellement l’ abandonne;; xi si v *>!( • **j ip. «i. »i 1 Ut '>jul »*!

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Herculanum (b). ■>» '

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D’après les doctes observations des Académi-t, ciens Erculanesi y il semble qu’on peut reçoit- j naître dans la très-belle composition de ce tableau,; le sujet d’une société particulière qui s’entretient dans une partie du théâtre, et peut-être dans celle où l’on faisait ordinairement les répétitions des pièces qu’on devait représenter.

(a) Vol. Il , pag. 87.

(b) Vol. IV , p. C . 181.

Le vieillard assis semble être l’auteur de la comédie, ou le compositeur de la musique , ou même l’entrepreneur du théâtre qui, calculant le compte de la recette , prouve par son air peu satisfait , qu’à cette époque les entrepreneurs n’étaient pas plus heureux qu’à présent.

La jeune personne que l’on voit au milieu de ce tableau , ouvrant de la main droite une petite armoire (a), semble observer k pièce dans laquelle elle devra réciter, ou le personnage qu’elle y devra figurer , et toute son attention se fixe sur le rôle du personnage qui s’y trouve dépeint, et qu’elle devra représenter.

La main gauche** que la directrice appuie sur un masque, et le livret qu’elle lui présente pour apprendre son rôle , confirment cette idée.

La banquette sur laquelle repose le pied droit de la jeune directrice, servait pour régler la mesure dans le bal et dans le chant, afin que

la jeune actrice pût s’y conformer.

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(a) Cette espèce d’armoire, au fond de laquelle se trouvait peint le personnage du principal acteur , et qui donnait le nom au drame , se plaçait à l'entrée du théâtre comme aujourd’hui ou y met les affiches qui indiquent le sujet de la pièce.

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