TÊTE INCONNUE
Une certaine analogie dans la disposition de? clieveux et de la barbe , a fait prendre cette têle pour celle d'Antonin Pie. Il est plus probable que c'est le portrait de quelque personnage romain de la même époque.
1 44 VÉNUS DRAPÉE , groupe.
Ce groupe qui représente la mère de l'Amour avec son fils , intéresse les artistes et les antiquaires, par l'inscription grecque qu'on lit sur le devant de la plinthe , et qui présente le nom de Praxitèle. D'après cette autorité , on est fondé à croire que ce morceau de sculpture est une imitation de la Vénus drapée de Praxitèle, que les Pariens de l'Hellespont préférèrent dans leur choix à la Vénus de Guide du mèmu maître.
6o DESCRIPTION
Le bas-relief du piédestal représente une déesse, tenant dans sa main un long sceptre, exécutée dans le style des monumens choragiques.
145 PEPvSÉE, FILS DE Philippe, buste.
Cette tête, d'un travail exquis, a beaucoup de ressemblance avec le portrait de Persée , dernier roi de Macédoine, tel que nous le présentent ses médaillons.
146 APOLLON LYciEN , statue.
j Apollon avait à Atliènes un temple célèbre,
où il était honoré sous le nom d'Apollon Lycien, et dont la statue, au rapport des Anciens, avait le bras levé et ployé sur la tête : ici le dieu est figuré dans la même attitude , et son bras gauche s'appuie sur un tronc de laurier, autour duc|uel rampe le serpent qui accompagne souvent les images d'Apollon , ou comme symbole de sa victoire sur Python, ou comme emblème de la santé et de la médecine , dcmt l'invention était attribuée à ce dieu, ainsi qu'à son fils Escuiape.
Cette statue, de marbre grec dur, est tirée des jardins de Versailles 5 elle a été gravée dans le JMusée Français et dans d'autres ouvrages.
147 BACCHUS INDIEN, buste.
Cette tête majestueuse de Bacchus indieîi barbu est remarquable par le large bandeau cpii enveloppe sa longue clieveluie , comme dans, cjuelques bronzes ^l Herculaiium.
On l'a tirée du château de Versailles.
DES ANTIQUES. 6l
148 VÉNUS DE TROAS , statue.
Quoirjiie la pose de cette figure de Vénus soit à-peu-près la même que celle de la Vénus de G nide , ce qui la distingue particulièrement , c'est le petit coffre sur lequel tombe la draperie que la déesse retient de la main gauche. Il existe à Rome une statue toute pareille , sur laquelle on lit une inscription grecque qui nous apprend c|ue le statuaire Ménophante l'avait imitée de la Vénus de Troas. Cette ressemblance nous assure q\ie la statue que nous examinons est aussi une imitation du même original , exécuté probablement par quelqu'élève de Praxitèle , sous Alexandre-le- Grand c|ui rétablit cette ville antique.
Le bas-relief du piédestal représente un faune dansant.
149 PÂPvIS, buste.
L'amant d'Iiélène est coifiédu bonnet phrygien j ses beaux cheveux sont arrangés en boucles , presque à la manière des femmes 5 vaine et frivole recherche que son frère Hector lui reproche dans l'Iliade.
150 MINERVE, st:atue.
. La beauté majestueuse de la tête, l'agencement des draperies, où la vérité et la variété s'allient à un style noble et sévère, distinguent cette statue de la déesse d'Athènes, imitée pr(>babiement de (piclqu'original de Phidias, peutêtre de la Minerve de bronze qu'on avait sur-
nommée la Belle. Dans la statue de Pliidlas , la déesse armée, avait la lance et le bouclier, ainsi que celle que nous examinons. Le collier de perles qui orne le cou est fort rare dans les images de cette divinité 5 mais il s'accorde bien avec Pépithète qu'on avait donnée à la statue dont on peut croire la notre une imitation. Celle-ci est de marbre de Paros.
151 OMPHALE, buste.
Plusieurs monumcns de l'antiquité nous autorisent à reconnaître dans cette jeune héroïne ^ coiffée d'une peau de lion , la reine de Lydie , Omphale , que les faiblesses d'Hercule ont rendue célèbre.
152 VÉNUS ou NYMPHE, statue,
La disposition de la draperie dans cette figure de Vénus demi-nue est à-peu-près la même que celle d'une autre statue indiquée sous le n.» 123^ mais le bras droit et la tête ont moins de mouvement.
Le bas- relief du piédestal représente un faune dansant accompagné d'une panthère.
153 AGm.VV A., buste.
C'est aux fouilles de Gabies qu'on doit ce portrait admirable de Marcus Agrippa, gendre d'Auguste, célèbre par sa victoire navale à''ActiuTTLy par la protection qu'il accorda aux arts , et les superbes monumens qu'il fit élever à Rome. { Monument i Gabini ^ n.» 2..)
ï54 APOLLON LYCIEN, Statue.
La pose de cette figure, semblable à celle de îa statue décrite sous le n.o 146 , nous fait reconnaître encore Apollon lycien. L'emblème du serpent s'y retrouve aussi.
155 ALEXANDRE SÉVÈRE, buste.
Cette tête d'Alexandre Sévère, qui offre une ressemblance frappante avec les portraits authentiques de cet Empereur gravés sur les médailles , est aussi recommandable du côté de Part, que rare à cause du sujet.
156 DIANE, statue.
Le mouvemeut de cette figure, et les A'-estiges du carquois qui restent encore sur l'épaule droite , ne laissent pas de doute sur le sujet. C'est la fille de Latone , prête à frapper de ses flècbes divines quelque objet de sa colère 5 car sa longue tunique ne convient pas au costume d'une cliasseresse. L'n grand nombre de figures de Diane , avec la même pose , qui existent dans plusieurs collections, prouvent que cette statue est l'imitation de quelque original célèbre.
Le bas-relief du piédestal représente une Me-» nade ou Baccliante en fureur ayant entre ses mains un des objets des mystères dionysiaqiies.
157 DÉMOSTHKNE, buste.
La physionomie de l'orateur athénien se reconnaît dans ce buste, tout aussi bien que dans la statue décrite sous le n.o 72 5 mais la téle
que nous considérons a été exécutée avec plus (l'art que l'autre 5 elle peut passer pour un des plus beaux portraits de Démostliène. On la voit gravée dans V Iconographie grecque , pi. 29.
1 68 TRANQUILLINA en Gérés.
L'épouse de Gordien Pie, fille de Mysitliéus, est représentée la tête coiffée d'un voile. Ce costume a servi d'autorité à l'artiste moderne pour lui donner les attributs de Gérés. Souvent les Impératrices ont été représentées par les statuaires anciens avec les emblèmes de cette divinité.
169 BAGGHUS, statue.
L'attitude que nous avons remarquée dans la statue de ce dieu, n.» 118, exprime également en celle-ci la mollesse et le repos. La pose de la figure ne diffère pas beaucoup de l'autre 5 mais dans celle-ci les proportions sont plus sveltes , et la tête semble tourner des regards propices vers le spectateur.
Le bas-relief encastré dans le piédestal a fait rornement de quelque tombeau grec. L'artiste a représenté un guerrier, et une femme qui semble lui présenter à boire. C'était une des cérémonies nuptiales de l'antiquité.
ir-o LES DANSEUSES, bas-relief.
Moulé sur celui du n.o 16.
Au-dessus de l'arcade qui donne entrée dans la salie, et au-dessus de la niche de la Diane , sont
encastrés dans les tympans deux grands bas-reliefs qui autrefois ont fait partie du même sarcophage. Celui du fond représente le conseil des Grecs, décrit dans le premier livre de l'Iliade, et la querelle d'Agamemnon et d'Achille. On voit au milieu de la composition ce héros qui s'est levé pour se retirer dans sa tente 5 derrière lui est Minerve par qui sa colère vient d'être calmée. Le sujet de l'autre bas-relief est la rançon d'Hector : prosterné aux genoux d'Achille , le malheureux Priam embrasse ces mains meurtrières qui se sont baignées dans le sang de ses fils , et qui viennent de le priver de celui qui était le soutien de son trône et de sa patrie.
171 FONTAINE ANTIQUE eyi forme de trépied. Ce grand trépied, destiné à servir de fontaine, était d'un seul bloc. La coupe cannelée est décorée de muflles de lions : des Néréides , des monstrçs marins et des rinceaux de vigne ornent les montans. Le tuyau qui conduisait les eaux se cachait dans le balustre à cannelures spirales qui supporte le fond de la coupe. Ce monument, tiré de la villa Adriana , était placé à l'entrée du Musée du Capitole. On le voit gravé dans le Musée Français et dans plusieurs autres ouvrages d'antiquités.
66 DESCHIPTION