‹ Description des antiques du musée royalChapitre 14 sur 92 · BACCHUS, ^t'alne; marbre grec dur · texte numérisé non relu

BACCHUS, ^t'alne; marbre grec dur

Haut. 1,940 m. — 5 p. II p. 8 1.

Le ills Je Sémélc , debout et absolument nu, s'appùîe du bras gauche sur r.n tronc d'orme auquel se marie un cep de vigne. Sa tète, parfaitement conservée , est couronnée de leiiilles de lierres, et ceinte du bandeau hacbique ou crcdcnnion^ ses clieveux descendent en longs anneaux mxx sa poitrine; la douceur de son re- {^ard, la grâce de ses traits, ses formes délicates et arrondies, tout, dans cette figure, concourt à exprimer cette langueur voluptueiise dont les anciens avaient fait le caractère distinctifde Baccaus. Celte statue est l'une des plu«; beUes qiie nous ayons de cette divinité. Chiîteaii de B.L fieiie" . AIus. Fr. v. lerj M. Bouillon, dess. ; M. Urb. M -.ssaid , grav. Mon. du Mus. t. i , pi. "jj. Mus. Bou. V. 2.

OD BAS-RELIEF qui rappelait une victoire remportée par une tribu athénienne dans le concours solennel des chœurs de i.iusique qui avaient lieu dans les fêles d'Ap..lloii et de Bacchus à Athères. La Victoire verse le vin de la libation dans i:ne parère que lui présente un des personnages du cl.œiir déguisé en Apollon. On doit remarquer la forme de la grande Ivre attachée avec une courroie qui laissait a!:x bras toute leur liberté. On ajerroit un reste de j^^/'/vMcr ou bracelet au bras gauche èc la Victoire. Celui qui faisait la dépense de ces fêtes .s'appelait Chorege , de là les noms de victoires et de m a.iiirens choraglqucs.

Ces bas-ieliefs lieiineu; beaucoup iler.incicn style, connu sous V 1,011 i^iJlcole d'Usine. Le costume en est remarquable, et <iilïère uidinairemeiU ùe leKii des statues. Les tuniques sont en ^t-'nëial uèb-larges par le luut, et assez serrées à la uille. Les

ouvertures pour les bras sont Irès-grandes. Les étoffes fines et Jk très-petits plis paraissent gaiiOtes. Les peplus ou les manteaux sont moins amples qu'à des époques plus rapprochées 5 ils forment des plis réguliers presque droits, et dont les bords en tombant offrent une suite de triangles et se terminent par une ou deux pointes. On peut observer aussi qu'en général les figures y ont peu de saillie, qu'elles offrent moins de nu, et que les coîiïures , d'un caractère particulier, sont divisées en grosses tresses, dont deux ou trois coniques tombent sur les épaules. Le reste des cheveux se relèvç en arrière sur le sommet de la tète. Les poses de ces ligures sont ordinairenjcnt droites et simples ; les tailles très-sveltes , et malgré une certaine rectitude de lignes dans leur confbur , elles ont beaucoup de grâce et de naïveic'. La plupai t des têtes sont de profil. On croit reconnaître dans ces bas-reliefs des imitations de la sculpture en bois. Une chose qui mérite d'être observée , c'est qu'on ne trouve aucune figure de ce style dans les peintures antiques de Pompéi et d'Herculanum : mais les vases peints en ofirent souvent. Au reste, les peintures antiques sont beaucoup moins anciennes que les vases peints , et l'on pourrait prouver que toutes celles d'Herculanum , de Pouipéi et de Slabies , ne remonteut peut-être pas au-delà de notre ère , et qu'elles sont l'ouvrage d'une dixainc de peintres dont on reconnaît la main. On ne saurait trop recommander aux artistes , et surtout aux peintres , de consulter les peintures antujues ^ ils y trouveront une foule de costumes et d'accessoires que n'offrent ni les statues ni même les bas-reliefs, et qui sont plus propres à la peinture que ne peuvent l'être ceux conservés par la sculpture, dont la matière et les procédés, le jçénie, se refusent souvent à rendre ce qui convient à la peinture et à la variété de ses moyens. Le Musée du Roi possède plusieurs bas-reliefs chorngiques , tous exéctités dans la Grèce, et que l'on doit en grande partie à une acquisition de monumens de la \illa Albani faite par le Roi. Celui-ci a été publié dans le Musée Français, vol. 3j M. Molinchon , dess. j M. Dequevauvilliers, graveur.

H. 0,471 m. — I p. 5 p. 5 1. j larg. 0,471 m. — i p. 5 p. 5 1.

1 56 LE TRONE DE SATURNE, bas-relief-, marhre pentélique.

H. 0,778 m. — 2p.4p. gl.jlarg. a,c26m. — 6 p. 2 p. lol. Svir u;i fond d'architecture , et au centre du bas-

DES ANTIQVES. 79

itlief, s'élèye une espèce de y-ône couvert en partie d'une draperie ; sur le marche-pied , suppedaneum , est posé le globe céleste parsemé d'étoiles et entouré dti zodiac|ue , emblème du temp^ , dont Saturne est la divinité. Agaucl.e, c'eux génies ailés portent la faucille ou l'épée recourbée du dieu, nommée harpe ^ et du côté opposé, deux autres génies semblent se disputer son sceptre, dont les fragmens s'observent en deux endroits. Ancienne Salle des Antiques du Louvre. Mon. du Mas. t. 1 , pi. 1 .

Dans l'embrasure de la croisée on a placé une tête de Rome , exécutée en porphyre , ouvrage estimable de quelque artiste du seizième siècle- Haut. 0,947 ra. — 2 p. II p.

I^COMIIODE, htste; marbre pentélique.

Haut. 0,595 m. — I p. 10 p.

Cet Empereur est représenté avec la barbe, comme sur la plupart de ses médailles. Vil. Borg.

lOOTHALIE, statue^ marbre de Paras.

Haut. 1,760 m. — 5 p. 5 p.

La couronne de laurier qui ceint la tête de cette figure, convient à une Muse : d'après cette autorité, le masque comique et le volume, attributs de la Muse de la comédie, ont été ajoutés par le sculpteur moderne. Versailles. Mon. du Mus. t. i , pi. 28.

C«tte Muse est vêtue d'une tunique, d'un petit peplus recouvert d'un grand manteau d'une ctofte légère qui laisse voir les pHs de dessous. Elle est chaussée du cothurne. La courroie repliée jqu'on voit près de l'orteil et du petit doigt, ainsi qu'à d'autres chaussures de cette espèce , servait , en la passant sur le pied, â chausser le cothurne sans bandelettes.

10^ BAS-RELIEF représentant un sacrifice à Ariadne , épouse déifiée de Bacchus.

Uae jeune femme vient d'offrir une iibau'on ,- elle adresse ses

8o DESCRIPTION

pricrts h une ddesse ëlevc'e sur un piédestal j probablement pour un enfant dont une ftmme'^igée , qui la suit, tient le berceau, si ce n'est une corbeille ou un van mystique. Le cercle qui paraît garni de grelots et que tient la statue, ferait supposer quelque opération magique ; au reste , la plus grande partie de ce bas-relief «'est pas antique.

H. 0,608 m. — 1 p. 10 p. 6 !;■ larg. 0,619 ra. — i p. 10 p. 1 1 1.

160 CARACALLA , buste ^ marbre pentélique..

Haut. o,5f 3 ni. — i p. 7 p. a I.

C'est une rôpétitiou antique du buste indiqué sous le no 68. Celui-ci paraît avoir été exposé à l'action de l'eau. Vil. Alb.

Dan ! l'embrasure de la croisée on voit sur une petite table triangulaire , dont les pieds sont de roxige antique | une urne cinéraire ornée de feuillages de lierre.

161 PlilLîPPE LE PÈRE, bvste ^ marbre de Luni.

Haut. 0,640 Dj. — I p. Il p. 8 1.

(Les traits de cet Empereur, connus par ses médailles , semblent se retrouver sur ce buste. ViL Alb.

162 MINERVE, statue^ marbre pentélique.

Haut. 2,io3 m. — 6 p. 5 p. 8 1.

/ La fille de Jupiter est ici représentée le casque en tête ,

Têtue d'une ample tunique d'une étoffe très-fine, et couverte d'une large et double «lilamyde , appelée diplaoc, qui passe sur sa tunique et va, suivant l'usage, se rattaclier sur l'épaule droite. Salle des antiq. du Louvre. Mon. du Mus. t. 1 , pi. 11. Mus. Bou. v. i.

160 BAS -RELIEF représentant un sacrifice rustique. Un Silène, couronné de lierre et ayant son manteau retenu par un nœud, présente à Cérès debout près d'un autel les prémices des champs , que porte un enfant dans une corbeille ou un van d'une forme particulière. Les angles de l'autel sont ornés de parties saillantes qu'on nommait les cornes, et dans le fond s'élève un œdicule ç>\\ petite

nîche pour placer une statue qui parait avoir été celle de Pan. Derrière la draperie du fond , qui cache aux yeux profanes cette cérémonie faite en plein champ , on voit des tablettes suspendues aux branches d'un platane au-dessus d'une colonne 5 à droite un lapin est tapis au pied d'un arbre. Mon. du JMusée , t. 2 , p. 12.

H. 0,55g m. — i p.8 p. 81. j larg. 0,599 m. — i p. 10 p. a I.

1 64 PERSONNAGE romain incoknu, buste.

Haut. 0,595 m. — I p. 10 p.

La barbe qui couvre le menton de ce personnage inconnu, représenté en habit civil, le place au siècle des Antonins. Sa lœna e^ à plus petits plis que celles que nous avons A^ues à d'autres bustes.

Les premiers Romains portaient la barbe longue. Ce fut l'an 45/| tîe Rome que les premiers barbiers parurent à Romej ils venaient (le Sicile j et Scipion l'Africain le jeune fut le premier qui se fit raser; et , en général , on ne porta plus la barbe longue que dans Je deuil. Les philosophes la conservèrent, et les soldats l'avaient courte et frisée Les jeunes gens consacraient aux dieux leur première barbe dans de petites boîtes quelquefois en or. Celui qui présid.iit à celte cérémonie de famille et qui faisait couper la barbe. à un jeune homme pour la première fois, en devenait comme le parrain. Auguste ne se rasa pas avant l'âge de vingt-cinq ans. Ses successeurs l'imitèrent. IV^ais vers le lemps de Néron il y eut une mode d'une barbe courte et en désordre, d'un mauvais effet. Hadrien et les Antonins qui affectaient les mœurs des philosophes, laissèrent croître leur barbe et en eurent grand soin. Celle de Caracalla est plus courte que celle des autres Antonins. Après les Antonins les barbes devinrent plus courtes. Julien voulut rétablir l'usage de la barbe longue \ il ne fut pas adopté j mais Justinien et ses successeurs la reprirent.

1 65 LES NYMPHES , groupe; marbre grechetto. Haut. 0,751 m. — 2 p. 5 p. 9 1.

Trois Nymphes sont dans l'action de suspendre leurs vêtemens humides autour d'une colonne comme pour les sécher. Ce petit groupe, d'une invention plçine de

82 BESCRIPTIOIf

grâce , a produit un • nombre infini d'imitations : il semble avoir été imaginé pour supporter un vase ou pour faire i'oinement d'une fontaine ; il a été en conséquence placé dans le bassin d'une fontaine de marbre. Le chevalier Piranesi l'a gravé dans son recueil de Vases ^ pi. 81. Vil- Borg. st. 3, n» 6.

166 JEUNE ROMAIN inconnu, buste.

Haet. 0,559 ™- — I p. 8 p. 8 1.

La chevelure , dans le costjime romain , indique la nation à laquelle appartenait le jeune homme représenté par ce buste , remarquable par sa grande conservation aussi bien que par la manière dont il tient au piédouche , il sort d'un fleuron.

167 THALIE , statue ; marbre grec.

Haut. 1,895 m. — 5 p. 10 p.

Il existe plusieurs répétitions antiques de cette figure , remarquable par l'ample draperie qui l'enveloppe. VU' Borg. st. 9 , n» 4-

168 BAS-RELIEF de l'ancienne école grecque, et représentant le combat d'Apollon contre Hercule qui vient d'enlever le trépied de Delphes. Mus. Français, v. 3 5 M. Molinchon, dess. 5 M. Mougeot, grav. Mon. du Mus. t. 2 , p. 35.

H. 0,579 m. — I p. 9 p. 5 1. 5 larg. o,588 m. — i p.. g p. 9 1. Ce bas-relief offre le style qu'on a observé dans les monumens choragiques , quant à la disposition de la draperie , des cheveux, à la largeur des épaicles et à la finesse de la taille j la peau de liott est fixée au corps d'Hercule par une ceinture comme dans une mosaïque de la collection Albani. ( Winkelm. Mon. ined. pi. 66) . et la massue du hëros a la forme d'un pedum. Le trépied est garni d'anses en anneaux, ainsi qu'on le voit sur les plus anciennes médailles de Crotone. Fil Alb.

109 COMMODE JEUNE, buste j marbre pentélique. Uaut. o,55o m. — i p. 8 p. 4 !• Malgré l'âge tendre du fils de Marc-Aurèle représenté par ce buste , la physionomie a assez de caractère pour êtte reconnaissable : les cheveux et la draperie qui couvre l'épaule gauche sont exécutés avec un goût exquis.

Dans l'embrasure est placé un trépied moderne d'un dessin très-élégant , exécuté en marbre rouge antique avec la plus grande finesse.

Haut. OjSSgm. — a p. 7 p.

170 ROME , buste ^ marbre de Paros.

Haut. 0,608 m. — I p. 10 p. 6 I.

La capitale du inonde ancien , personnifiée en Amazone , montre à découvert le sein droit , à l'imitation de ces femmes guerrières. Son casque, d'où sortent parderrière ses cheveux noués comme ceux des têtes de Minerve, est orné d'une double représentation de la louve de Mars, allaitant Romulus et Remus ; on y voit ces deiïx jumeaux sculptés , un de chaque côté. V^il. Borg. st. 5, no 29.

171 VENUS , statue ; marbre de Luni.

Haut. 1,780 m. — 5 p. 5 p. 9 I.

La déesse représentée dans le moment où elle vient de sortir du bain , est dans la même pose que la statue célèbre connue sous la dénomination de la Vénus du Capitale. Le vase et la draperie qui sont à ses pieds , et lui servent de support, se voient également auprès de l'autre Vénus. VU. Borg. st. 5, n» 5.

1 7^ BAS-RELIEF représentant une victoire choragique y ainsi que celui du n° i 55 : mais on voit ici deux personnages du chœur , l'un déguisé en Apollon et portant ia Ivre 5 l'autre en Diane, portant un flambeau.

H. 0;55j' m. — i p. 8 p. 7I.J larg. o,-6i7 m. — 1 p. 10 p. 10 1.

84 î)£SCni'PTlON

La manière dont les cheveux d'Apollon et de Diane sont relevés par-derrière , est remarquable , ainsi que la grandeur de la lyre et )e baudrier qui la soutient. La torche est de l'espèce que les Grecs nommaient (luis , das , et les Romains taeJa; elle était faite de morceaux de bois résineux, tels que le pin, réunis par des liens4 On y mettait quelquefois de l'encens pour leur donner une odeuc agréable, f^il. Alb. Mon. du Mus. v. 4 > P- 9-

17DJULIA PAULLA , buste ^ marbre de Parost Haut. 0,568 m. — i p. 9 p. o I.

Les traits de la première femme à'' Antoiiin Elagabale , connus par les médailles , se retrouvent sur ce buste , c|uiest d'une belle conservation. La partie de. derrière de sa coiffure est postiche , et le diadème en cache la réunion avec les cheveux de devant , qui sont naturels. Vil. Borg.

La petite statue de porphyre placée dans l'embrasure de la croisée, est un ouvrage du seizième siècle. Haut. 0,956 m. — a p. 1 1 p. 5 I.

174"^-^^^^ MABiNE , groupe ^ marbre de Paros. Haut. i,8og m. — 5 p. 6 p. 10 I.

La déesse, sans aucun vêtement, et à- peu-près dans la même attitude que la Véntis de Aie die is et celle du Capitale , paraît être sortie de la mer 5 un dauphin qtli en est le symbole est à ses pieds : l'Amour, debout sur ce dauphin, semble regarder Vénus avec admiration* Vil. îiorg. st. 5 , n" 9.

175 BAS-RELIEF grec où Winckelmann a cru voir Philoctete {Mon. ined. n" 120). Il est plus probable, selon M. Visconti, que le guerrier est Thémistocle ou Cimon , puisque la figure qui est vis-à-vis est celle dé la Victoire; et l'aigrette de vaisseau c[u'elle a dans sa main est le symbole d'une victoire navale. La figure de Minerve , élevée sur une colonne à laquelle un serpent s'entortille, représente la statue de Minerve Poliade , à la. garde de laquelle, suivant l'opinion superstitieuse

des Athéniens , veillait toujours un grand serpent invisible. Au reste, ce que tient la Victoire est presque efiacé, et il se peut que ce soit une palme , et il est difficile de se décider entre Winkelmann et M. Visconti. Ce bas-relief charmant, mais en mauvais état, tient du style des monumens choragiques. Mon. du Mus. t. 4» p. 11.

H. 0,419 m. — I p, 3 p. 6 1.; larg. 0,457 m. — i p. 4 p. a 1.

1 76 SUO VET AURILI A, bas-relief ^ marbre pente lique. Haut. 2 m. — 6 p. I p. 10 I.

Les Suovetnurilia étaient des sacrifices solennels célébrés ordinairement tous les cinq ans, et dans lesquels on immolait un porc, sus, une brebis, ovis , et un taureau , taurus : il parait que de ces tro^s mots on avait formé 'fcelui de suovetaurilla. Ce ba&^je^ief noixs présente une cérémonie de ce genre.

Les deux lauriers qu'on aperçoit dap.s le fond adroite, sont ceux qui étaient plantés devant le palais d'Auguste , et les deux autels ornés de guirlandes étaient probablement dédiés , l'un aux dieux Labres , et l'autre au Génie de ce Prince. Devant ce^ autehs, le magistrat du quartier, debout , la tête voilée, remplit les fonctions de sacrificateur , près de lui sojit deux ministres ou caniilli portant , l'un la cassolette aux parfums , acerra , et le vase dgp libations , guttu^ ,• derrière sont les deux licteurs de ce magistrat Avec leurs faisceaux ; viennent ensuite les ^7'c//OTa//•e.s.couro^nés.de lauriers, conduisant les victimes ou s'apprètajQt à les frapper ; enfin , sur le second plan , ou voit qi^elques assistant à la cérémonie.

Ce bas-relief, tiré de la bibliothèque de Saint-Marc à Venise, a été publié en i553 ^diX Antoine Lafreri^ et il parait qu'à cette époque il existait à B.ome dans le

palais-de Paul IL Mîis. Fr. t. j ; M. Oranger , dess. ; M. Chatillon, grav. Mon. du Mus. t. 4, pi. 6. Mus. Bou. t. 3.

'^'J'] BAS-RELIEF représentant le Conseil des Grecs, décrit dans l'Iliade, et la querelle d'Agamemnon et d'Achille, On voit au milieu de la composition ce héros qui s'est levé pour se retirer dans sa tente ; derrière lui est Minerve par qui sa colère vient d'être calmée. Ce bas-relief faisait partie du même sarcophage que celui sous le no 2o6. Vil. Borg. Winkel, Mon. ined. 124.

H. i,îo4m. — 3 p. 8 p. 61,5 larg. 2,955 m. — 9 p. i p.51.

1 7^ DIANE A LA Biche , statue-, marbre de Paras. Haut. 2 m. — 6 p. I p. 10 I.

Diane , en habit de chasseresse , tient l'arc dans jsa main gauche abaissée , tandis que de la droite elle cherche une flèche dans le carquois suspendu sur son épaule par une courroie : ses jambes sont nues 5 elle a aux pieds de riches sandales. Une biche court à sa gauche, et paraît se réfugier sous la protection de son arc. La sœur d'Apollon, dans un mouvement vif, tourne la tête du côté opposé ; la colère anime ses regards 5 sa clievelure , surmontée sur le devant d'un petit diadème , et nouée sur le derrière de la tête , laisse paraître à découvert un front élevé et sévère.

Le bois dont la tête de la biche est fournie , nous instruit assez qu'on n'a pas voulu représenter ici une biche naturelle et un simple symbole de la chasse ; les femelles des cerfs n'ayant pas de bois : on peut reconnaître à cette marque la biche de Cerynée. Cette biche prodigieuse , qui avait le bois d'or et les pieds d'airain , était consacrée à Diane. Hercule , forcé par les destinées d'obéir àEurysthée , avait reçu de son tyran l'ordre de lui apporter à Mycènes cet animal vivant. Le demi-dieu , après l'avoir poursuivi à travers vingt contrées diffé-

rentes , le rejoignit enfin en Arcadie , au passage du Ladon ; à peine l'avait-il en &on pouvoir , que Diane , descendant du mont Artemisittm , lui enleva cette proie , qu'elle revendiquait comme sa propriété , et le menaça de ses traits. Mais enfin appaiséepar les prières du héros y elle lui accorda cette biche fatale.

II est très-probable que ce trait de mythologie a fourni le sujet de la statue que nous adnurons , et qu'on peut regarder non-seulement comme la plus belle de toutes les images de Diane qui nous soient parvenues de l'antiquité , mais même comme une des plus belles statues antiques, et qui ne le cède qu'à très-peu d'autres chefs-d'œuvre. Le style et le travail de ce grand ouvrage ont beaucoup de rapport avec ce qu'on admire dans l'Apollon du Belvédère- les deux têtes ont la même noblesse et un air de famille qui pourrait les faire croire de la même main. Le costume est de la plus grande élégance. Sa tunique sparliate , d'une étoffe très-légère à petits plis , et telle que nous l'avons fait observer à plusieurs figures , ne cache rien de la beauté des formes de la Déesse, et son manteau, noué en manière de ceinture, sert même à faire ressortir l'élégance de ses contours. Sa riche cliaussure est une espèce de sandale ou la crep'ula qu'on donnait à cette déesse et à Apollon. Ses cheveux relevés par -derrière , et noués en corymhe, conviennent à une chasseresse, et le diadème à la déesse des forêts. Il parait que cette Diane est en France depuis le règne de Henri IV; on la voyait autrefois dans la galerie de Versailles. Il est à propos de faire remarquer qu'une grande partie des plus belles statues du Musée Royal sont en France depuis très-long-temps. François ï'', protecteur éclairé des beaux-arts, envoya en Italie François Primatice, élève de Jules Romain , qu'il s'était attaché, avec ordre d'acheter des statues antiques. Il lui en envoya i84 > et un grand nombre de bustes , dont une partie fut placée a. Fontainebleau. Henri IV augmenta celte collection. Le cardinal de Richelieu et le connétable de Montmorency firent aussi venir un grand nombre de beaux morceaux antiques d'Italie. Mus. Fr, v. i ; M. Bouillon , dess. ; M. Baquoy , gra. Mus. Boit. v. i. Mon. du Mus. t. i , p. 5i. Une partie des mosaïques du pavé aux pieds de la Diane est antique. Ces sujets se trouvent souvent dans les peintures antiques. On doit faire observer qu'en général les mosaïques antiques sont ta marbre, et quelquefois même en pierres dures, tandis que les

iiôlressont en émaux. II est vrai nussi que, dans les noti-es , les tons sont plus justes, et les dégradations mieux observées.

î 79 TROIS BAS-RELIEFS; celui de la façade représente trois Villes personnifiées, portant sur leurs tètes des couronnes crénelées ; les vases de sacrifice et les branches d'arbre qu'elles tiennent dans leurs mains , font croire qu'elles vont à la rencontre d'un triomphateur. Ce bas-relief, d'un travail excellent , a été trouvé près de la voie Appienne 5 il a beaucoup de rapport avec un très -beau bas -relief de Pouzzoles, et qui représente aussi des villes personnifiées ; celui-ci a été gravé par P. S. Bartolij dans l''A. E. de Montfaucon et dans d'autres; ouvrages. Mus. Bon. v. 2.' Vil. Borg. st. 3, n» 17. H. 0,888 m. — 2 p. 8 p. loi. ; larg. o,85om. — a p. 7 p. 5 I.

Du côté de la croisée , un fragment de bas -relief représente deux jeunes femihes, dont l'une a dans ses mains un instrument à cordes qui ressemble beaucoup à une guitare moderne. ViL Borg.

H. 0,858 m- — 2 p. 7 p. 9 1. j larg. o,588 m. — i p. 9 p. 9 1.

Le fragment qui orne le côté opposé représente une Victoire à genoux portant un candélabre , comme si elle assistait à un sacrifice triomphal.

H. 0,776m. — 2p.4p« 8 l.j larg. 0,588 m. — i p.gp.glr

loO VENUS VICTORIEUSE, groupe ^ marbre de Paras.

Haut. 1,904 va. — 5 p. 10 p. 4 '•

Cytliérée qui , par ses charmes a captivé le Dieu de

là guerre, a dans ses mains l'épée de son amant, tandis

que Cupidon , à côté d'elle , semble essayer le casque du

dieu vaincu. VU. Borg. st. 5, n° y. Mus. Mou. v. 3.

Cette statue est peut-cire fe seul monument qui offre Vénus s^àrmant ainsi de Tépéc de Mars. Le Sfinlher ou bracelet que porte la déesse au Lras gauche, a la forme d'un anneau. Ces ornemens étaient souveut, ainsi que les colliers , en forme de serpens , ce qui a fait prendre pour Clcôpùtre une nymphe endormie ou Aria4u.Ç

abamlonnéc. Les bracelets placés au fiaW du brns étaient nommés .tpiiither pàt les Grecs et arinillœ par les Romains; les épicarpe.t t'iaieni ceux qti'on uieliait autour du poigne:. Les bracelets t'taient souvent en nictaux précieux , ornés de pierreries. Ceux en tresse de métal étaient noiuhjés strept i ; on en avait aussi en ivoire. Le spathaiiwn et la spellia étaient aiis*i des espèces de bracelets. Le premier était fait de graines de l'île des Tioglodites , qui, rôUgcs sur' l'arbre , noircissaient après avoir été cueillies. Les bracelets que, d'&près un usage venu des Sabins , o.i accordait chez les Romains comme récompense militaire, élàicht en métal, quelquefois en or, et très-forts j on les »p|i(lait anm'lltp, v.rcce , viriolœ , calbei. Il <?n est iqnfcslioa xlaiis les inscriptions.

loi BAS-RELIEF feprësëntant Eaccliiis pogon ou barbu y ir\eriant, éôriiinè divinité de l'ahnce , la danse des Saisons. Elles sont 'trois, suivant la liiytnologie la plus ancienne j le style de ce morceau de sculpture! tient d^ l'étrusque ou de l'ancien style grec dés monumens clioragiques. On a déjà fait réïiia'r(![uër ces Vnânléàux légers et plissés qui se terininent par deux pointes, f^il. Alb. H. 0,52g m. — 1 p.o p. 2 l.j larg. o,449 ™* — ' P'4-P'7li

^82 CONCLAMATION-, bàs-fhiiëf', nthrhfè âè Liml. H. o.gcioin. — 'o ^. Vfc'p 5 làrg. 2 ni. — 6 "p. i p. 10 L La conclamation-f cliez les Romains, était une cérémonie qui se pratiquait aux fanérailles , et qui consistait à appeler plusieurs fois le mort à haute voix et au bi-uit de quelques rrr^trutoetis , pour s'a'^âstirer s'il était Véritablement mort. Ce 'bSs-^'féliéfnb'tl's offre une cérémonie de cette espèce.

Des deux trompettes qu'embouchent deux des personnages , la droite se nommait tiiha chez les Romains , salpinx chez les Grecs. Celle qui est coûfbe est le liLuus. La première éfait propre à l'infanterie , la seconde à la cavalerie,- les Romains avaient reçu des Etrusques l'usage de la trompette; elle n'était pas ctnnue dans les temps héroïques chez les Grecs; mais il paraît que les Egyptiens et les Hébreux s'en servaient très-anciennement. Ce bas-relief est tiré de la Salle dés antiques du Louvre. C'est là que l'ont vu le

ÇO DESGniPTION

marquis de Maffei et dom Martin , qui n'ont pas doute qu'il fvtt authentique. Aujourd'hui on le regarde comme une imitation de l'antique, exécutée au commencement du seizième siècle.

1 OÔ MESSALINE , groupe ; marbre pentëlique. Haut. i.gSom. — 6p.

L'Impératrice JS/lessaline tient dans ses bras le jeune Sritannicus son fils , qui était né la première année dli règne de Claude , son époux. La disposition de la draperie dans la petite figure du Césai», est la même que dans les figures de Jupiter. Uritannicus , par une allusion à ses hautes destinées , est représenté ici sous les traits de Jupiter enfant. Ce groupe , trouvé aux environs de Rome et transporté en France dans le courant du dix-septième siècle, ornait les jardins de Versailles. JVEus. Bon. V. 2.

Messaline est \êtue de la stola. Cette tunique, commune aux deux sexes , mais plus particulièrement aux dames romaines , descendait jusqu'aux pieds , et les manches venaient jusqu'aux poignets j quelquefois cependant les manches étaient courtes ou ouvertes , et attachées par des boutons. La stola n'était autre chose que la tunique ionienne, et la tunique royale ou celle des orientaux. Les dames romaines ornaient sovireni leurs stoles de broderies , et elles étaient bordées par le bas de bandes d'or, nommées inslita. On donnait aussi ce nom aux bandelettes des chaussures qui se croisaient sur la jambe. La siole était ordinairement de pourpre. Ce qu'on appelait stoUdes n'était pas seulement les plis de la stole , mais tous ceux qu'on ajustait avec art , et qu'on fixait avec la ceinture. La palla qui recouvre la stole de Messaline oifre un beau parti de draperies.

1 84 TETE INCONNUE , marbre de Luni ou de Carrare. I Haut. 0,471 m. — I p. 5 p. 51.

Une certaine analogie dans la disposition des cheveux et de la barbe, a fait prendre cette tcte pour celle d'AntoninPie. Il est plus probable que c'est le portrait de quelque personnage romain de la jnême époque.

DES ANTIQUES. gi

B5 VÉNUS DRAPÉE , groupe^ marbre de Paros. Haut. 1 ,746 m. — 5 p. 4 P- 6 1.

Ce groupe qui représente la mère de l'Amour avec son fils , intéresse les artistes et les antiqtiaires , par l'inscription grecque qui était gravée sur la plinthe , et qui présentait le nom de Praxitèle. D'après cette autorité, on iBst fondé à croire que ce morceau de sculpture est une imitation de la Vénus drapée de Praxitèle, que les Pariens de l'Hellespout préférèrent dans leur choix à la Vénus de Gnide du même maître. L'Amour est presqu'entièrement antique. La tête et le buste de Vénus antique , mais rapportés , sont d'une proportion un peu forte pour le reste du corps j la couronne est intacte. Château de Richelieu. Mon. du Mus. t. 1, pi. 62.

06 BAS-RELIEF représentant une déesse tenant dans sa main un long sceptre , exécutée dans le style des monumens choragiques,

H. o,4iom. — I p. 6 p. 2 1..; larg. 0,281 m. — 10 p. 5 1. C'est une des figures de ce genre de bas-reliefs les mieux conservées j elle offre une grande partie des détails que nous avons déjà fait observer. PU. Alb.

07 PERSEE, FILS DE Philippe , buste ^ marbre pentêl.

Haut. 0,521 m. — 1 p. 7 p. 3 !• Cette tête, d'un travail exquis, a beaucoup de ressemblance avec le portrait de Persée , dernier roi de Macédoine, tel que- nous le présentent ses médaillons. va. Borg. Mus. Bou. v. 3.

00 APOLLON LYCiEN , statue^ marbre grec dur. Haut. 2,146 m. — 6 p. 7 p. 3 1.

Apollon avait à Athènes un temple célèbre, où il était konoré sous le nom d'Apollon Lyclen , et dont la statue, au rapport des Anciens, avait le bras levé et ployé sur la tête : ici le dieu est figuré dans la même attitude, qui est celle du repos, et son bras gauche s'ap-

pule sur un tronc de laui:i«r, autour duquel rampe le serpent qui accompagne «ouYent les images d'Apollon, ou comme symbole de sa victoire sur Python , ou comme emblème de la santé et de la médecine, dont l'invention était attribuée à ce dieu , ainsi qu'à son fils Esculape. Jardins de Versailles. Mon. du Mus. t. i, p. 16.' Mus. Bou. V. 2.

lopS^^CHUS iNnrEN , buste; marbre de Paros. Haut. o,4<îo m. — I p. 5 p. o 1, Cette tête majestueuse de Bacchus indien barbu est remaé-qùable par le credemnon ou large bandeau qui enveloppe sa longaie chevelure , comme dans quelques bronzes ù.'' Herculanum , et qui, développé, pouvait servir de voile-; -Homère le tJonne à la névëiAe Leucothée. Versailles , t. 1 , pi, 16. Mon. du Mus, t. 2, p. 7.

100 VÉNUS DE TPiOAS , statue; marbre de Paros. Haut. 1,841 m. — 5 p. 8 p.

QUoiqixe \a. pose de cette iigure de Vénus soit à-peu- ■près la même que celle de la Vénus de Gnide, ce qui la distingue particulièrement, c'est le petit coffre ou plxis sur leqiiel tombe la draperie que la déesse retient de là main gauche. Ou y renfermait des bijoux. Les peintures d'Herciïlin'vxm en offrent plusieurs. Il existe à Rome une Statue toute parisnle, sur laquelle on lit une inscriptioii grecque qili nous apprend que le statuaire Méno])hahte l'avnit imitée de la' Vénus à'' Alcxandria Troas. Cette ressemblance nous assure que la statue que nous examinons est aussi une imitation du même original , exécuté probablement par c[uelqu'élève de Praxitèle sous Alexandre-le-Grand , qui rétablit cette . ville antique. Le 'bras et la main gauche sont antiques. Galerie de Versailles. Mon. du Mus. t. i , pi. 5y. Le bas-relief du piédestal représente un faune dansant, H. 0,491 m.— I p. 6p. a 1. j larg. 0;3oi m. — n po. 2L

DIS ANTIQUES. çJ

iLa manière dont il jelte la têie en arrière caractérisait l'ivresse ou la fureur bachique des baechauts.

01 PARIS, buste ^ marbre pentélique.

Haut. 0,55901. — I p. 8 p. 8 1.

L'amant d'Hélène est coiffé du bonnet phrygien, dont les fanons sont relievésj ses beaux cheveux sont arrangés en boucles , presque à la manière des femmes 5 vaine et frivole recherche que son frère He.ctor lui reproche dans l'Iliade, ni. Alb.

02 MINERVE AU CoLtiER, statue^ marbre de Taras.

Haut. 4,< g?, m . — 6 p. 5 p. 3 1.

La beauté majestueuse de la tête , l'agencement des draperies, où la vérité et la variété s'allient à un style noble et sévère , distinguent cette statue de la déesse d'Athènes , Imitée probablement de quelqu'original de Phidias, peut-être de la Minerve de bronze {|u'on avait surnommée la Belle. Dans la statue de Phidias , la déesse armée , avait la lance et le bouclier , ainsi que celle qtte nous examinons. Le cellier de perles qui orne Ron cou s'accorde bien avec l'épithète qu'on avait donnée à la statue dont on peut croire la nôtre une imitation.

Nous avons fait ob<;erver dans le Miisce Royal que les colliers de perles étaient trës-rares dans l^s anciens monuniens ^ il était plus particulier à Vénus qu'aux antres déesses , et celte recherche de parure , presque étrangère à la lille guerrière de Jupiter, peut «voir fait donner le nom de la Belle à la staVuc de Phidias. La lèlç antique, mais rapportée, est en marbre peniéhque. Les deux tuniques doriennes ou sans manches, s«it ouvertes sur le côtiî droit, et fermées dans la partie gauche, ce qui n'est pas Ja forme ordinaire de ces vèieoiens, qui sont feimés des deux côtés. Ce costume devait tenir à l'ancien style , ei on le remarque à quelques statues de Minerve. Le bord froncé des draperies indique aussi une imitation d'un ancien ouvrage. Vil. Dorg. Mus . lioyal , \oL aj M. Granger, dess. j M. Avril, graveur. P.Ius. Bou. s. 3.

94 DESCRIPTIOW

190OMPHALE, buste ^ marbre pentélique.

Haut. 0,471 m. — I p. 5 p. 5 I.

Plusieurs monumens de l'antiquité nous autorisent à reconnaître dans cette jeuile héroïne , coîfFée d'u;ne peau de lion , la reine de Lydie , Ompliale , que les faiblesses d'Hercule ont rendue célèbre. Vil. Alb. NLus. Bon. V. 1 . Mon. du Mus. V. 3 , p. 39.

1 94 VÉNUS ou NYMPHE , statue ; marbre grec. Haut. 1,827 m. — 5 p. 7 p. 6 I.

La disposition de la draperie dans cette figure de Vénus demi-nue , est à-peu-près la même que celle d'une autre statue indiquée sous le n° 1 53 ; mais le bras droit et la tête ont moins de mouvement.

19^ BAS-RELIEF représentant un faune dansant accompagné d'une panthère.

H. 0,491 m. — I p. 6 p. 2 1. j larg. Oj379m. — 1 p. 2 p.

190 AGRIPPA , buste ; marbre grechetto.

Haut. 0,460 m. — I p. 5 p.

C'est aux fouilles de Gabies qu'on doit ce portrait admirable de Marcus Agrippa , gendre d'Auguste , célèbre par sa victoire navale à'' Actium , par la protection qu'il accorda aux arts , et par le Panthéon et les superbes monumens qu'il fit élever à Ptome. Les têtes d'Agrippa sur les médailles portent ordinairement une couronne rostrale qu'on lui avait décernée. Agrippa avait un regard sombre et qui annonçait une sévérité qui n'était pas dans son caractère. Mon.Gab.uo^.Mus.Bou.y. 3.

I^J KPOlAuO'N LYCiEN, Statue^ marbre de Paras. Haut. 2,188 m. — 6 p. 8 p. 10 1.

La pose de cette figure , semblable à celle de la statue décrite sous le n» 188, nous fait reconnaître encore Apollon lycien. L'emblème du serpent s'y retrouve aussi. Jardins de Versailles.

ALEXANDRE SÉVÈRE , buste f marbre de Luni. Hant. o,5oo m. — i p. 6 p. 6 1.

Cette tète d'Alexandrie Sévère , qui oftre une ressemblance frappante avec les portraits authentiques de cet Empereur gravés sur les médailles, est aussi recommandable du côté de Part , que rare à cause du sujet. Palais Braschi. Mus. Bon. v. i.

OQ DIANE, statue] marbre pentélique.

Haut. 1,706 m. — 5 p. 3 p.

Le mouvement de cette figure , et les vestiges du carquois qui restent encore sur l'épaule droite , ne laissent pas de doute sur le sujet. C'est la fille deLatone, prête à frapper de ses flèches divines quelque objet de sa colère 5 car sa longue tunique ne convient pas au costume d'une chasseresse. Un grand nombre de figures de Diane , avec la même pose , existent dans plusieurs collections , et prouvent que cette statue est l'imitation de

quelque original célèbre. Ancienne Collection de la Couronne.

La draperie d*^ c-tte sta'ue est refouillée par-derrière à une grande profondeur , ce qui parait inutile j le travail n'annonçant pas qu'elle dût être isolée.

iOO BAS-RELIEF représentant une Ménade ou Bacchante en fureur , la tête en arrière , et ayant entre ses mains un des objets des mystères dionysiaques. Mus. Bou. v. 3. H. 0,480 m. — I p. 5 p. 9 1. 5 larg. o,3oi m. — 11 po. 1 1.

201 DÉMOSTHÈNE, buste ^ marbre pentélique. Haut. 0,440 m. — I p. 4 p. 3 I.

La physionomie de l'orateur athénien se reconnaît dans ce buste , tout aussi bien que dans la statue décrite sous le n° 92 ; et dans un buste de bronze trouvé à Pompéi, et portant sur la poitrine le nom de Démosthène j mais la tête que nous considérons a été exécutée avec plus d'art que celle de la staXue ; elle peut passer

96 BESCRIPTtOX

V pour un des plus beaux portraits de Démosthène. On la voit gravée dans V Iconographie grecque ^ pi. 29. Vil- ALb. Mus. Bon. y. 1 . Mon. du Mus. t. 2, p. 'jd.

202 TRANQUILLINA en Cérès, marbre de Paros. Haut. 2,0^9 m. — 6 p. 5 jD. 8 l.

L'épouse de Gordien Pie , fille de Mysitliéus , est représentée vêtue de la stola et la tête coiffée d'un voile. Ce costume a servi d'autorité à l'artiste moderne pour hii donner les attributs de Cérès. Sovivent les Impératrices ont été représentées par les statuaires anciens avec les emblèmes de celte divinité , et il convenait à la belle et vertueuse Tranquillii<e. Mus. du Capitoln. Mus. Bou. V. 3.

20 3 BACCHUS , statue ; marbre de Paras. Haut. 1/S81 m. — 5. p. 9 p. 6 1. L'attitude qiie nous avons fait remarquer dans 1 a statue de ce dieu , n» 1 43 , exprime également en celle-ci la mollesse et le repos. La pose de la figure ne diffère pas beaucoup de l'autre ; mais dans celle-ci les proportions sont plus sveltes , et la tête seml)le tourner des regards propices vers le spectateur.

204 BAS-RELIEF de quelcpe tombeau grec représentant un guerrier, et une femme qui semble lili présenter à boire. C'était une des cérémonies nuptiales de l'anti-* quité; et la manière dont la femme relève son voile se retrouve dans pli^sieurs bas-reliefs. Mon. du Musée ^ t. 4, p. 76.

H. 0,478 m. — t p. 5 p. 9 1. 5 larg. o,53o m. — i p. 7 p. 7 1.

205lES danseuses, bas-relief.

Moulé sur celui du n" 18.

206 EAS-RELÎEF représentant la rançon d^Hector : prosterné aux genoux d'Acliille , le malheureux Prlam embrasse ces mains meurtrières qui se sont baignées dans le sang de ses fils, et nui viennent de le priver de

DES ANTIQVF.S. 97

celui qùî était le soutien de sou trô^ et de sa patrie. Vil. Borg. AVinkelm. Mon. ined. i34. *

H. 1.164 m. — 3 p. 7 p. ; larg. 2,816 m. — 8 p. 8 p. Ce bas-relief et celui qui lui fait face à l'autre extrëmiië de la salle , faisaient partie du même «arcophage. Les chevaux , ainsi que dans la [)Iupart des bas-reliefs antiques, sont Irès-petits en comparaison des personnages.

207 FONTAINE ANTIQUE en forme de trépied ; marhre pentélique.

H. i,435m. — 4p-5p.5larg. i,354ni. — 4p-2p. Ce grand trépied, destiné à servir de fontaine, était d'un seul bloc. La coupe cannelée est décorée demufîles de lions : des néréides , des monstres marins et des rinceaux de vigne ornent les montans. Le tuyau qui conduisait les eaux se cachait dans le balustre à cannelures spirales qui supporte le fond de la coupe.

Les chapiteaux sont orne's de Ggures de Scylla. Les anciens variaient beaucoup les chapiteaux dans le genre du corinthien j un même monument, tel que la basilique de Pompéi et des peintures antiqncs, offrent, dans les colonnes d'un seul ordre, des chapiteaux qui diffèrent l'un de l'autre par la composition. Ce monument , tiré de la Villa Adriana , était placé à l'entrée du Capitole. Musée Français, vol. 4j M. Troquet, dess.j M. Texier, grav. Mon. du Mus. y. 4 , P- •4-

WVX'** v\\ \ vv\^v wvwvvwv \ w w v\x\^\ w\

SALLE DU CANDELABRE.

Le sujet du tableau qui tient le milieu du plafond , et qui a été exécuté par M. Prudhon , est tiré d'un liymne de Callimaque. Diane prie Jupiter son père de ne pas l'assujétir aux lois de l'hymen.

Les ornemens et les bas-reliefs qui entourent le tableau font allusion à la même divinité. On y voit sculptés Oreste etiphigénie enlevant la statue de Diane taurique ,

98 DESCBIPTIO»

les vierges lacédémoiiiennes menant des danses en Phostneur de Diane ; la déesse et ses nymphes qui demandent à Vulcain leurs armes de chasse 5 les Amazones célébrant par leurs danses la fondation du temple de Diane à Ephèse. Le premier de ces bas-reliefs est de M. Petitot, le second de M. Cartellier, le troisième de M. Espercieux, et le quatrième de M, Foucau. Les tableaux en demi-cercle des deux tympans représentent Hercule qui obtient de Diane la biche aux cornes d'or ^ et cette déesse rendant à Aricie Hippolyte ressuscité par Esculape. Le premier est PouArage de M. Garnier^ le second de M. Mérimé.

Quatre colonnes de porphyre de huit pieds de haut, surmontées de bustes de bronze coulés sur l'antique y ajoutent à la décoration de cette salle.

208 CANDÉLABRE de diffcrens marbres.

Haut. 3,579 m. — II p. o p. 2I.

Ce Candélabre serait le plus grand qui nous reste de IVntiquité, et un des plus remarquables, tant par la siugularité de sa forme que par l'excellence et la variété des sculptures qui en font l'ornement, s'il avait toujours existé ainsi 5 mais il a été formé de différens fragmens d'aulels, de cand labres et de trépieds antiques eu grande partie, par J. B. Piranesi , arclùtecte et graveur céiébre qui l'avait desiiné à la décoration de son tombeau, et qui l'a gravé en deux planches. La plupart des emblèmes ont rapport à Bacchus , et les quatre masques sont des Silènes et des Faunes. Trois figures de Harpies , monstres ailés à tétcs de femmes , ornent les coins du pied triangulaire. Voy. J". B. Piranesi. Vasi, n»* 102 et io3.

300 i^ï-I^CULE, hermès ^ marbre de Paros. Hf ut. 1 ,067 m. — 3 p. 5 p. 5 1.

C'-est un h«rmt's demi-figure. Le héros est tout enve-

îoppé dans la peau du lion de Némée. Ces hermès faisaient l'ornement des gymnases et des jardins. Château de Richelieu. Mon. du Mus. t. 2, pi. 38.

2 lO VÉNUS, huste^ marbre de Paras.

Ha'it. o,44oni' — I p. 4 P' 3 1.

Cette tête , d'une grande beauté et parfaitement conservée , appartenait à une répétition antique de la Vénus du Capitole. Vil. Borg. Mus. Bou. v. 3.

2 1 1 INSCRIPTIOIVS TRioPÉENNEs; markre pcntélique. Haut. 1,225 m. — 3 p. 9 p. 3 1.

Ces deux inscriptions en vers grecs avaient été placées par Hcrode Atticus , personnage célèbre du temps des Antonins, dans sa campagne à trois milles de Rome> sur la voie Appienne, appelée le Triopiiini : de là les antiquaires ont donné à ces marbres le nom à''Inscriptions triopéennes. Le sujet de ces poèmes est la dédicace du Triopium aux grandes déesses, et la conséci-ation d'un monument à Regilla , dame romaine , dont Hérode était veuf. Vil. Borg.

La première de cts inscriptions a été trouvée en 1607, l'autre dix ans plus tard. Dans la première inscription, Hérode Atticus, en meitant le Triopium sous la protection de Minerve et de JMémésis, dévoue à leur vengeance ceux qui oseraient causer le moindre dommage à cette terre sacrée. La seconde contient un éloge de la beauté et des vertus de Kegilla, issue des rois de Troie, comme Hérode A'iicus l'était de ceux d'Atliènes. On lui décerne les honneurs héroïques qu'aimeront à lui voir accorder Cétès, etFaa«tinela j'^une adorée sous le titre de nouvelle Cérès. Hérode Ailicus exprime ses regrets sur la moit <Je ses enfans et rend grâces à Marc-Aurèle d'avoir , pour adoi^ir la douleur de leur perte , accordé à un de ceux qui restent les distinctions patriciennes, entre autres la lunule sur la chaussure, ornement que les Romains devaient à Merciire. D'après qm Iques passages de cette inscription , il paraît que celte lunule en ivoire était placée au talon c.xx caiceus. Ces inscriptions ont exrrcé la sagacité de Jo'ieph Scah-cr, de Giuier, de S.uimaise , de Casaubon, dp Spon , et de plusieurs autres savans. On en a donné quatorze

•iOO DESCRIPTIOIf

éditions. Mies ont^t^ savamment expliquées par M. Visconti dans l'ouvrage iniimlé, hcrizioni Ttiopee. Il paraît qu'elles sont de Marcellus de Sydê en Pamphylie ,■ poète cëlèbre du temps de Marc-Aurèle.

212Aî^TI0PE ET SES FILS, bas-relief.

Haut. 1,1 3/ m. — 3 p. 6 p.

La réconciliation de Zétlius avec Ampliion son frère, faite par l'entremise d'Antiope leur mère , qui les avait eus de Jupiter, a été le sujet de plusieurs anciennes tragédies ; et c'est aussi celui de cet excellent bas-relief de style grec, aurjuel les Romains, sans doute pour que le sujet ne demeurât pas incertain , ont ajouté les trois noms, Zethus, Antiopa , Amphion. VU. Borghèse. Winkelm. Moji. ined. pi. 85. Mus. Bon. v. 3.

Ce bas-relief est très-remarquable pour le costume, et a souvent été cité i Zéthus et Ampliion sont vêtus de courtes chlamides , et leur tunique, relevée par deux ceintures, était un costume propre à des voyageurs. Zéthus porte derrière le dos et attaché à une courroie un pétase thessalien à bords plus larges que ceux du pétase de Mercure- le bonnet d'Ampliion ressemble à celui des Spartiates, des Dioscures et d'Ulysse. C'est un pilo s fait de feutre, et d'où vint le pileus des Romains. Les chaussures des deux héros enveloppent la jambe , et ne sont pas à bandelettes ; celle de Zéthus est courte et laisse les doigts à découvert ; celle d'Amphion , lacée par-devant , couvre le pied, monte jusqu'au genou , et pourrait être une espèce de phœcasia , qui était faite de toile ou de cuir, et dont on ne connaît pas la forme. Antiopc par-dessus sa tunique longue, sans manches , et relovée par deux ceintures , porte le cyclas ou anaboladion , nommé par les Romains ricinium et amiculum ; car il paraît que ces dénominations diverses désignaient un même vêtement "très-ancien commun aux femmes grecques et romaines, et qu'on voit sr^vent aux prêtresses; il était formé de deux pièces carrées réunies par le bas, dont les angles supérieurs, quelquefois arrondis , s'attachaient avec des agraffes sur les éj)aules, laissaient passer les bras et couvraient le dos et la poitrine, ne descendant que jusqu'au-dessous du sein. Il y en avait cependant qui descendaient jusqu'aux hanches. On en voit qui sont très-longs sur les côtés et dont on pouvait s'envelopper comme de la palla. Le theristron ctail peut-être plus particulièrement une pièce d'étoffe transparente

CES ANTIQUKS. lOl

et souvent rouge dont on se couvrait la tête, et qui retombait sur les épaules. Ce qui couvre la tête d'Antiope est probaMrment un de ces voiles ou la calyptra ( de calypLô , je cache ) , dont la forme est incertaine; c'était la rzcfl des prêtresses ou \e flainmeum des nouvelles mariées chez les Rouiains. Cependant , ce qu'on prend pour le flammeum dans plusieurs figures antiques , n'est peut-être qu'un pan de la palla qui se plaçait alors sur la tête, comme le mezzaro de Gènes et le voile de Florence. Le siifjlbuluni , voile léger et blanc des Vestales, s'attachait avec une agraffe ou fihule, d'où lui vient son nom. Au reste, on est fort peu au fait de la manière dont s'ajustait les voiles des anciens; il parait qu'ils n'étaient pas détachés du vêtement et qu'ils en faisaient partie; comme ces petits mantelets ou cuculU , que les dames romaines cousaient à leurs robes.

La chlamide ou ephestride , manteau ordinairement assez court des Grecs, s'attachait sur l'épaule droite ou sur l'estomac a>ec vine agraffe; quelquefois on la nouait. Ce vêtement n'était pas en usage du temps d'Homère ; ou , s'il y était , il portait un autre nom : peut-être éiait-ce alors ou le phuros ou la chlaine qui se mettaient aussi avec des agraffes (péroné et porpé); car il paraît que Yeanos d'Homère est le pépins. Il y avait de grandes et de petites chlamides; celle-ci n'allait que jusqu'au genou , l'autre descendait jusqu'à terre. On voit la petite aux divinités jeunes et imberbes telles qu'Apoilon, IMercure , Castor et Pollux , et aux héros. C'était un habit de combat. La grande chlamide ressemblait au paludauiciitum des généraux romains. Ce vêtement avait ordi-naireraent en hauteur le double de sa largeur; un des petits côtés , celui d'en haut, était droit; les trois autres formaient une espèce d'ovale. Les agraffes ne s'attachaient pas aux angles; mais à quelque distance dans la partie droite , suivant la grandeur de la chlainide , et ces angles retonihaicnt en plis devant et^derrière ; quelquefois ils ne dépassaient pas la poitrine , d'autres fois ils tombaient jusqu'aux genoux. On voit par la forme des fibules antiques qu'elles ne se cousaient pas sur les vctemens , et qu'on pouvait les changer de place à volonté. Lorsqu'on rejetait la chlamide sik le bras gauche ou qu'il en était enveloppé , elle servait de bouclier. La chlamide des femmes et des enfans se nommait chlamiâion Cl chlanildiila. Souvent les chlamides étaient garnies de fourrures et de franges, et on voit par Homère et par des monumens qu'eila* dlaieat miaptcas à «a usage dans les temps héroïques.

Les Spartiates portaient des chlamides et des tuniqwcs rouges , afia qu'on s'aperçut moins du sang clans les combats. Celles des jeunes Athéniens furent noires jusqu'au temps d'Adrien. Htrode Atticus leur en fit prendre alors de blanches. Il paraît que le Jiplax ou diploide éiait un manteau mis en double qui con\enait aux \ieillards et aux philosophes.

2iJ DIANE CHASSERESSE, statxie ', mar^:re grec. Haut. 1,525 m. — 4 P- ^ p- 4 1.

Cette statue, un peu moindre que nature, représente Diane en habit de chasse , ou la xysfis relevée au-dessus du genou , et les pieds chaussés de cothurnes : la déesse est dans l'attitude de lancer ses flèches. On connaît plusieurs Dianes semblables à celle-ci. Vil Borg-. st. 8 , n» 1 1 .

214 AUTEL de marbre de Paras consacré à Diane Lucifera ou à la Lune 5 les bas-reliefs d'un beau caractère qui l'ornent en sont la preuve : le buste de la Lune est sculpté des deux côtés ; au bas on voit la tête colossale fie l'Océan caractérisé par les chelœoM pattes de crabes <|ui sortent de son front. Le buste de PhospJiortis, emblème de l'étoile du matin ^ et celui à^Hesperas, allégorie du soir, ont pour symbole deux flambeaux 5 celui du premier estélevé ; le flambeau de l'autre est renversé , et semble s'éteindre dans l'Océan. VU. Borg. Winkelmann , Mon. ined. pi. 21.

H. 1,354 m. — 4 P- î* P'i '^f^ê- 0'979 ™- — 3po. p. ai.

21 5 ISIS GRECQUE, buste; marbre de Paras. Haut. 0,419 "0- I p- 3 p. 6 1.

Plusieurs attributs fout reconnaître Isis dans cette belle tête de marbre de Paros. Les petites cornes qui sortent de son. front sont celles d'Io, qui, suivant les Grecs , après sa métamorphose , était devenue la déesse de l'Egypte : les pavots de Cérès caractérisent également Isis , que le paganisme confondait avec elle : le petit serpent applati qui orne le diadème était u!n em-

DES ANTiqURS. lOû

blèine Jes divinités égyptiennes , et le croissant désigne la lune que cette antique contrée révérait dans sa déesse. La grâce de la physionomie y ainsi que l'exécution et rarrangcmcut de la chevelure , qui ressemble à celle d'autres tètes d'Isis, se rénmissent à une parfaite conservation pour augmenter Fintérét de ce monument. Il était dans le cabinet du marquis de Drée , et on l'a. acheté par ordre du Roi. Mus. Bou. v. 3.

216 CHIEN, statue ; marbre de Liini.

H. 0,480 m. — I p. 5 p. 9 1. j 1. 0,699 ™* — 2 p. I p. 10 I. Ce chien a été trouvé dans les ruines de Gabies. Les chiens en le voyant à la villa Borghest ont souvent aboyé. Monument} . Gahini, n" 43-

Lysippe et Eutliycratès sou fils excellaient à représenter des chiens et des chasseurs.

2 1 7 PANDORE , bas-relief.

H. ijiftS m. — 3 p. 5 p. 7 1.; Urg. 1,076 m. — 3 p. 3 p. 9 1.

Pour donner une compagne à l'homme pétri par Prométhée, Vulcain, par ordre des dieux, a fabriqué Pandore la première femme 5 tous les dieux la comblent de leurs dons. On voit sur ce bas-relief Junon , la déesse des mariages, et Vénus accompagnée par la Persuasion ou par l'une des Grâces, s'approcher de l'artiste divin qui travaille à cet important ouvrage.

Ce bas-relief, d'une exécution ni'^diocre, est i^n'cjue pour le sujet. TVijickelm. Mon. ined. n» 82. Vil- Borg.

210 POLLUX, statue ; marbre pentélique.

ïfcut. 1 ,834 m. — 5 p. 7 p. 9 I.

Le fils de Léda, que l'exercice du pugilat avait rendii invincible , les avant-bras et les poings armés de cestcs , semble menacer de ses coups un adversaire qui, d'après les fables argonautiques , doit être Amyciis, roi des Bébn'ccs. Vil. Borg. st. ^^ ii9 S. Mus. Bou. v. 3. li y avait plusieurs espèces de ccstes. Les nieiliques étaient fort

anciens ; ce n'était qu'un reseau de cuir dont on s'enveloppait là main. Les imantes indiquent des courroies de cuir de bœuf cru et dur, garnies de méial, dont on se couvrait le bras jusqu'au coude: il paraît que les cestes de Pollux sont de cette espèce. Le nom de myrmehes (fourmis) donné à d'autres cestrs marquait peut-être que leurs coups causaient de violentes cuissons. Les spheroe ne devaient être que des espèces de pelottes qu'on tenait à la main pour s'exercer dans les gymnases. Une autre espèce de ceste était eu forme de gant long garni au coude de peau de mouton avec la laine , et autour de la main d'une forte courroie. On a trouvé à Herculanum un bras en bronze armé de ce ceste. L'usage des cestes fait aisément supposer celui des gants, et les cheirides dont Laërte, dans Homère, s'enveloppe les mains pour se préserver du froid, pouvaient èire des gants ou des mitaines. Les monuuiens n'en offreni pas. i

Le bas-relief du piédestal représente la déesse de la Concorde. H. 0,597 m. — 1 p. 10 p. 1 1. ,• larg; 0,1^'S m. — 10 po. 6 1.

2I9IPHIGÉNIE EN Tauride, bas-relief.

H. 0,796 m. — 2 p. 5 p. 5 l.j larg. i,44'^ ni. — 4 P- 5 p. 61. La fille d'Agamemnon a déjà reconnu son frère ; elle a dans ses mains la statue de Diane Tanrique , qu'elle emporte après l'avoir enveloppée d'un voile. En même temps , Oreste , près de s'embarquer , se bat contre Tlioas : de l'autre côté on voit une des Furies de Clytemnestre qui n'ont pas oublié ce fils parricide. Oreste évanoui tombe entre les bras de son ami Pylade. Viî. Borg. Vinckelm. Mon. ined. p. i49'

220 TREPIED remarquable par la composition autant que parla finesse de l'exécxition. Les feuilles d'acanthe qui forment la figure de trois lyres, le serpent et le laurier qui covironne la coupe sont des symboles d'Apollon; les daupbins et les griffons sculptés sur le bord circulaire désignent plusparticulièrement Apollon Del phique. Ce trépied, trouvé à Ostie , a été gravé dans le iV^K^. Français, v. 4, M. Troquet , dess. 5 M. Texier, gvav. ; et dans le 7 e vol . du A^lus . P . Clem .Mon. du Mus . t . 4 ; p . 1 3 ,

121 VÉNUS EUSTÉPHANOS, buste; marbre de Paras. Haut. o,45i m. — i p. 4 P- 8 1.

Cette épithète homérique , tirée de la belle couronne en firme de diadème t[ue Vénus porte sur sa tète , convient parfaitement à la déesse de la beauté , telle que ce buste la représente. V'd. Borg. st. 5, n» 17. Mus. Bou. vol. 3.

Î22 INSCRIPTIONS ATHrxiExxEs.

H. 1,471 ™. — 4 P- 6 p. 4 l-i la'a- 0)7^5 m. — 2 p. 5p. Ces deux grandes tables de marbre pentélique contiennent les noms des officiers et des soldats athéniens morts à la guerre , en Egypte , en Chypre ^ en Phénîcîe ^ à Halles de VArgolide , à Egine et à Mégares, tous dans la même année , ^Sj ans avant l'ère chrétienne. Les noms des guerriers sont distribués sur trois colonnes, et ranges suivant les tribus qui formaient la division de la population de l'Attique. Ces précieux monumens historiques sont célèbres dans la paléographie grecque, o\i dans la connaissance des anciens caractères grecs. On leur a donné le nom de marbres de Kointel^ parce que le marquis de N6intel , ambassadeur de France à Constantinople , les avait fait transporter d'Athènes à;Paris , vers la fin du dix-septième siècle 5 ils étaient placés dans la salle de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres.

Ces Inscriptions ont été publiées plusieurs fois : la copie la moins fautive est celle qui a été insérée dans le JSi'îuseum. Veronense delMafifei , pag. 407 5 elles attendent encore une édition plus correcte.

Ces monumens sont très-curieux par rapport à l'alphabet , à l'orihogrsfphe ei à la forme des lettres grecques de cette e[ioque. On y voit A pour r : i pour A; l'R et IS ont presque la forme des nôtres, excepte que les conteurs en sont anguleux. OT y est mis pour l'Q sousciit. Il n'y a pas d'î2 j et l'H n'y est que comme aspîra'ion. lîl y csi pour X\ long, et l'O pour OT,. XS p< ur S , et cpS

pour 4. Dans la seconde inscription , le S et le P y ont leur forme ordinaire afnsi que le <p , qui , dans la première , a la harre trèscourte. On Ut dans la seconde les noms drs tribus Léontide , AcamantiJe, Oenëide, Cëcropide , Hippothoontide , et ceux d un stratège ou général , d'un phronrarque commandant de garnison , d'un phjlarque, l'un des chefs de la cavalerie sous l'Hipparque, et d'un devin.

2,23 VICTOIRE , has-reLief^ marbre pentéliqne.

H. 0,938 m. — 2 p. 10 p. 8 1. ; larg. 1,090 m. — 5 p. 4 p. 3 1. Les moulures qu'on remarque au bas de ce beau marbre, prouvent qu''il faisait autrefois partie d'un monument d'architecture : la Victoire qu'on y voit représentée , est dans l'action d'immoler un taureau , victime solennjelle dans les triomphes romains. Le taureau est d'un très-grand style. Vil- Borg.

22/^ SANGLIER , statue^ marhrc gris antîqve.

H. 0,9 gra. — 2p. 10 p. 4 !•; long. 1,933 m. — 5 p. 1 1 p. 51. . Ce sanglier est une répétition antique du fameux sanglier qu'on voit à Florence , et dont une copie moderne est dans le jardin des Tuileries. VU. Borg. st. 7, no 8.

225 TROIS BAS-RELIEFS,- marbre pentéligue.

Celui du devant représente des génies à la chasse aux lions. Cupidonest sculpté sur les deux autres : sur l'un il a attelé des sangliers à son char , qui est traîné sur l'autre par des gazelles.

Ce', bns-reliefs, dont les figures sont d^un bon mouvement , et les animaux d'un beau style . faisaient sans doute partie d« ceux décrits sons le n° 32. On voit dans le premier de ces bas-rfliefs la bomc autour de laqnrllc tournairnl les chars, et les dauphins qui servaient à marquer le nombre des courses ] ils étaient coufacrés h Neptune, à qui on attribuait l'invcniion de l'cqiiitation , et qui , sons le nom de consiis et de Neptune équestre, présidait aux courses du orque- L'obélisque chargé d'hiéroglyphes peut rappeler relui qu'Auguste fit transporter d'Héliopolis et placcF dans le grand cirque. Il est aujourd'hui ;\ Rome près de la porte du Peuple. La boule qui le surmonte dans le bas-rcliet fut ajoutée sous Auguste; il paraît que les Egyptiens n'y csj mettaient pas. Vil. Bcrg. Moij. du Mus. t. 1 , pi. 67 et 18.

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