‹ Description des antiques du musée royalChapitre 6 sur 92 · SALLE DES SAISONS · texte numérisé non relu

SALLE DES SAISONS

Les peintures de cette salle et des trois qui suivent, sont de J.-F. Romanelli , artiste italien qui vint en

20 DESCRIPTIOTf

France sous la minorité de Louis XIV; les sculptures et les autres ornemens des plafonds ont été exécutés sous sa direction et d'après ses dessins.

Les Quatre Saisons sont peintes aux quatre angles de la salle ; les autres sujets , tirés de la mythologie , ont rapport à Diane et à Apollon , divinités dont les allégories sont relatives aux saisons de l'année.

46 VÉNUS GENITPJX , statue; marbre de Paras. Haut. 1,645 m. — 5 p. o p. 9 1.

Les images de Vénus avec le surnom de Genitrix , que nous voyons gravées sur les médailles impériales , nous présentent cette déesse , regardée par les Romains comme la mère de leurs ancêtres , précisément dans la même attitude que cette charmante statue. Elle y paraît habillée d'une tunique transparente qui se détache à peine des contours gracieux de ses m.embres , et elle a dans sa main la pomme de Pàiis. L'attitude de relevés* ainsi son manteau et un des seins découverts, caractérisent Vénus. Ses oreilles sont percées. Les anciens étaient dans l'usage de suspendre des boucles précieuses aux oreilles des statues qui représentaient des déesses. Cette Vénus, l'une des plus gracieuses que l'on connaisse, ornait les jardins de Versailles. Mus. Fr. \. 2 ; M. Bartolini, dess. ; M. V. Massard, grav. Mus. Bou. V. le^

Les statues n'ont pas conservé de boucles d'oreilles, mais les peintures et les médailles en onVent de t'ormes variée? 5 les unes à trois pendeloques j d'autres en triangle , la pointe en bas; il y ch •a aussi de très-grosses faites d'une feuille d'or très-mince : on en a irouvé à Pompéi en forme de balance dont des perles remplacent les bassins. On peut en voir de ces deux espèces à la bibliothèque royale. On portait aussi aux oreilles des perles d'une grosseur démesurée , et celles qui étaient dcmi-sphéiiqnes se nonimaient tympana , â cause de leur resseiiiidance avec le tyinpanuin.

La tunique était un vêtement commun aux deux sexes chez les

DES ANTÎQUES. 1j

Grecs et chez les Romains,* les premiers la nommaient en général chitôn ; on la. mettait immëdiatement sur le corps. La tunique des femmes grecques , ordinairement de laine ou de lin , était formée de deux pièces d'étoffe en carré long qui se réunissaient sur les épaules par des agraffes. Le tour du col était échancré j en général les tuniques étaient sans manches avec deux ouvertures pour les bras. La tunique dorienne et Spartiate était de cette espècej le reste de ce vêtement était cousu des deux côtés jusqu'en bas j on en voit cependant, comme à la Minerve au Collier, qui sont cousues du côté gauche et ouvertes du côté droit. La tunique ionienne et atliénienne avait des manches longues et étroites j c'était la stola des Romaines , les robes de femmes d'aujourd'hui. On la nommait cheiridoton; elle était proprement barbare. La tunique des jeunes filles de Sparte , ouverte des deux côtés depuis le bas jusqu'au milieu des cuisses, ne descendait que jusqu'aux genoux 5 les amazones la portaient aussi de cette manière. Il y a des tuniques extrêmement amples avec des ouvertures très-larges pour les bras , recouverts jusqu'au coude par la partie supérieure de ce vêtement , garnie de boutons assez éloignés l'un de l'autre pour qu'on voie le nu. Elle forme alors beaucoup de plis par-dessus la ceinture , qui la relève et la soutient 5 quelquefois on détachait une des agraffes de la tunique , ordinairement celle de l'épaule droite, pour la laisser à découvert, ainsi que le sein. Lorsqu'elle était très-ample, elle pouvait découvrir l'épaule sans qu'on détachât l'agraffe. On bordait souvent le bas de la tunique avec une bande de couleur j c'était le limbits qui formait les orneniens que nous nommons des grecques, et auxquels leurs sinaosités avaient fait donner le nom de méandres. Il se pourrait que la bordure froncée qu'on voit à une partie de la draperie de la Vénus Genitrix fût ce que les Grecs nommaient craspedon. On en trouve de semblables aux plus anciennes statues , et en l'indiquant ainsi on a probablement voulu faire mieux distinguer le bord de la draperie.

La tunique était fixée au corps par nue ou deux ceintures; celle qu'on plaçait sous le sein pour le contenir, se nommait slrophiuni. On donnait aussi ce nom aux bandelettes dont les prêtres et les femmes se ceignaient fa tête, et qui souvent sont ornées de petites boules à leurs extrémités. Ce sont ces bandelettes ou des ceintures qu'on voit ou suspendues , ou entre les mains de femmes et de génies dans des bas-reliefs et sur les vases peints. Le stro-

Z'è KKSCRIPTION

pkium ou ceinture du sein servait aussi à renfermer de Vàrgerit . des bijoux. Les Romains appelaient/a5c/^/?ia/ni7/are^lesl)anfJelettes desiine'es à empêcher que le sein des jeunes filles ne prît trop de volume. La ceinture sur les hanches se nommait zona ; c'était celle que les nouvelles mariëes consacraient à Diane lochia ou solvizona, qui délie la ceinture; le nœud, fait d'une manière particvdière , se nommait herculien; le ceste de Vénus était une espèce de zona. Lt redimiculwn et le bracile étaient des ceintures qui, passant par-dessus le col et dessous les bras, se croisaient sur le dos et servaient à serrer les tuniques trèsamples.

Parmi les tuniques des Grecs on distinguait la tunique royale ©u des Rois en temps de paix ; elle était à manches longues , serrée avec une large ceinture, et descendait jusqu'aux pieds j Créon en porte une dans le bas-relief de la vengeance de Médée. Uorthostade était tiès-ample , à manches longues ,• elle descendait jusqu'à terre, et on la portait »vec ou sans ceinture. Souvent dans des ligures d'Apollon Musagète ou Citharède, ou d'acteurs tragiques , la ceinture qu'on voit aux orthostades n'y est que comme ornement j elle est cousue sur la robe, et ne servait pas à la serrer à la taille. Cette tunique devait ressembler à la Jalniatique , qui était aussi à manches longues, et qu'on reprochait à Commode et à Elagabale. La syrnia , dont nous avons fait notre symarre, était une tunique étroite et très-longue, ainsi que la tunique royale, et que portaient les acteurs tragiques qui jouaient des rôles de Rois , pour cacher la hauteur de leurs cothurnes.

Le chitonisque , Yhypocamisiuni et Vesophoriunt étaient des tuniques trcs-courtes et étroites , des espèces de chemises ^ celles des femmes , chez les Romains , se nommoient en général intusium; intcrula celle qui était sur la peau; subucula la seconde. On portait quelquefois jusqu^à quatre tuniques. J^st.. subucula fui remplacée par la c«5i«/a , qui prenait au-dessous du seinj cette «spèce de jupon ressemblait au limus des saciilica leurs j on le trouve à quelques figures antiques.

Le colobiwn , la tunique des hommes , chez les Romains, descendait jusqu'aux genoux ; elle était souvent plus longue par-derrière que par-devant j celle des cenltirions était tiès-courte, sans doute pour pouvoir être placée sous la cuirasse, comme lesubarmale j le colobium avait des manches courtes et larges qui devinrent. loDgjies vers la Ha de l'Empire. On serrait la ceinture suc

UES A^'TIQUES. 2a

les hanches; elle était de rigueur en public; il n'y avait que les libertins qui la portassent lâche; mais dans l'intérieur des familles on prenait cette liberté. On nommait cinctlculum la tunique courte des jeunes gens; le cinclum ressemblait au campestre et ue montait pas jusqu'aux épaules.

La tunique des sénateurs , des consuls , des édiles , des préteurs «t des triomphateurs , était disdnguée de la tuniqne simple , tunica rec/a, des particuliers par des bandes de pourpre nommées clavi , et qui prennent le nom de laticlave , d^a/igiiUicIaue , selon leur plus ou moins de largeur. Elles étaient cousues sur la tunique, et <lescendaient de la poitrine jusqu'au bas de la robe ; il v en avait deux; on en voit à plusieurs figures dans les peintures antiques. Jusqu'à Auguste, les fils de s-nateurs ne purent porter le laticlave qu'à vingt-cinq ans. Les Empereurs accordaient cette distinction à des chevaliers , aux magistrats des co'onies , des villes municipales qui n'avaient que le droit d'angusticlave ; on donna même le laticlave à des femmes. On peut croire que les Grecs donnent le nom de séméion , s/^/ie (distinclif) aux clavi des Romains. On voit aussi dans les peintures antiques- des morceaux de différentes -couleurs sur les tuniques; c'était sans doute ce qu'on nommait -iesscres (tesserae in vestimentis). Il paraît que le laticlave était -plus long que la tunique ordinaire , et qu^on le portait sans ceinture; des espèces de bandes horizontales qu'on voit au bas des -bandelettes qui ornent la partie inférieure des cuirasses , indiquent peul-êlre la manière de porter le laticlave dans le costume mili- •taire. Uy ««ait quelquefois sur les tuniques d'antres bandes d'une -couleur différente qui servaient de distinction , et dont on ne connaît pas positivement la place; on croit que c'était autour ■Ju col.

La cycias était une tunique très-courte q<ii souvent ne descend -guère plus bas que le sein , et qui n'était pas retenue par une ceinture. Il paraît que son nom lui était venu de la bordure (cyclos, cercle) , dont elie était souvent ornée dans le bas; ramenée sur la -tête , la cyclade servait de voile.

La syndonê éiait une sorte de tuniqne dont on ne connaît pas bien la forme ; il paraît que les prêtres et les femmes s'en couvraient les épaules comme d'un mantelet; elle venait de Phénicie, •et était ou en toile de lin ou en byssus.On reconnaît la toile dans Ie$ ■<lraperies de beaucoup de statues et dans des peintures antiques, •tes pli« liansversaux qu'on voit à plusieurs draper-iesprnvjennen;

3o DESCRIPTION

des presses sous lesquelles on mettait les vètemens. On peut croire qu'il entrait de la soie dans l'e'loffe des tuniques , auxquelles leur tiansparence avait fait donner les noms de togœ vilrœ , robes de verre , de veiUus texliUs , vent tissu , de nehula llnea , nuage de lin. On les nommait holoserica, holovera lorsqu'elles étaient entièrement de soie , et subsericum lorsque la trame était de coton j le commerce des Indes les avait fait connaître aux Grecs à une époque assez reculée j mais elles n'étaient pas en usagej celles de l'île de Cos étaient célèbres, on les teignait ordinairement en pourpre. Du temps d'Elagal^ale , ces étoffes étaient encore d'un grand prix 5 elles ne devinrent communes que sous Justinien^ en 420 , elles l'étaient dans les Gaules. On voit aussi des étoffes trèslégères et gaullréej, à peiits plis, à de très-belles et très-anciennes statues j et il y en a même dont le tissu de la tunique est contenu dans le bas par une coulisse. La crocote , robe très-légère et ordinairement jaune et brodée , devait être une de ces robes transparentes^ peut-être était-elle de soie écrue. Bacciius et les bacchantes étaient souvent vêtus de la crocote. On voit aussi dans les peintures antiques des étoffes de couleur cbangeanles. La synthèso était une tunique légère que l'on portait dans les repas domestiques; il est probable qu'elle était souvent brodée , et sans ceinture^ il était inconvenant de s'en servir en publip , et on le reprochait à Néron.

Vénus Gen'Urlx n'a pour chaussure qu'une semelle sans aucune bandelette qui la fixe , ce qui ne peut être admis que daas le costume d'une divinité. On en voit d'autres où il n'y a qu'une seule attache qui , partant du milieu du pied de chaque côté , passe derrière le talon. La chaussure la plus simple, après celle-ci , était la solea , qui ne consistait aussi qu'en une semelle attachée par des bandelettes souvent très-ornées ; c'était une chaussure grecque que les femmes romaines adoptèrent. Eile n'éiait cependant réservée que pour l'intérieur des maisons ; et ne se portait qu'avec la penula; il n'eût pas été convenable de paraître au théâtre avec la solea 5 on les quittait en se mettant à table. La sandale ressemblait à la solea; mais le talon y était enfermé; il y en avait de très-riches. On ne connaît pas bien la différence de la gallica , de lacrepida, de \a sicyonia , du soccus que portoient les comédiens , d'avec la solea. On sait seulement que ces chaussures étaient légères , ouvertes , et plus ou moins garnies de bandelettes.

L'inscription encastrée dans le piédestal de la Vénus Genitrix

DES ANTIQUES. 3l

est tirJe du cippe sépulcral élevé à Mindius Evhodianas par sa fille Mindia Regiiia.

Haut. o.'Sg m. — i p. i p. 3 1..; larg. o.ïSo m. 9 po. 3 1.

4? COMMODE , buste ; marbre pentélique. Haut. 0,7/jo. — 2 p. 3 p. 4 1.

La physionomie jefFarée de cet indigne fils de Marc- Aurèle semble annoncer IV-garement d'esprit où ses vices et ses ilatteurs l'avaient fait tomber} le corps est moderne.

On fait remarquer dans les Mon. du Musée, t. 3, p. lôq, la forme particuliÎTe de la tèle de CouimoiJe , qui est serrée par le haut et très-large aux mâchoires. Pour faire disparaître une écaille du marbre , on a rendu le nez trop pointu.

^8 BAS - RELIEF qui formait autrefois le devant d'ua sarcGj)hage ; on y voit sculptés des génies , des guirlandes et des masques 5 et au milieu , dans un médaillon , le buste d'une femme coiffée suivant la mode du troisième siècle.

Haut. o,53o m. — i p. 7 p. 7 1. 5 larg. 1,-977 m. — 6 p. 1 p.

^Q AXTIJNTOUS , hvste ; marbre du mont Hy mette. Hant^ 0,422 m. — i p. 3 p. 7 I.

La couronne de lierre qui ceint la tête d'Antinoiis lui donne le caractère de Bacchus et d'Osiris.

5o COMBATTANT BLESSÉ , statue-, marbre de Par os. Haut. 0,839 ™* — ^ P- 7 P* La pose de cette figure est remarquable ; le héros blessé , un genou en terre , ne semble pas encore vaincu. Vil- Borg. st. 7 , nP 11.

On voit le parazoninm et le bouclier , dont Vumho ou la partie saillante est d'une forme pnrticulière. On sait quel prix les anciens , surtout le« Spartiates, attachaient à la cooservation de leur l>ouclier; ce héms-ci parait vouloir mourir sur le sien. Il y a în Naples plusieurs statues d'amazones combattant contre des Grecs, et de la même proportion que celle-ci. Il se pourrait que ce héros blessé eût fait partie de cette suite de sujets, et que ce

3a DESCRIPTION

fût un grec blessé par une amazone. On ne voit pas bien pourquoi en restaurant cette figure on lui a mis une épée à la main , et pourquoi elle est cense'e tenir unbouclicr ; à moins qu'on ait voulu indiquer que ce n'ctaitni son bouclier ni son parazonium que ce combaltant défendait, mais des armes enlevées à un ennemi qu'il avait tué.

Ôl HERCULE JEUNF. , buste ^ marbre de Paras. Haut. 0,471 m.' — I p. 5 p. 51.

Le fils d'Alcmène est représenté sans barbe. Le bandeau qui lui ceint la tête est celui que les Grecs ont souvent donné aux images des héros déifiés et aux athlètes vainqueurs, ce qui, sous ces deux rapports, convient à Hercule. Château de Richelieu. Mon. du Mus. t. 2, pi. 32. Mus. Bou. vol. 1er.

52 PLAUTILLE , buste ; marbre de Luni. Haut. o,663 m. — 2 p. o p. 6 I.

Ce portrait certain de la femme de Caracalla est d'une exécution et d'une conservation également parfiiites. Vil. Borg. st. 3 , no 21 . -Ce buste y est décrit par erreur sous le nom d^ Julia Pia>

La coiffure lourde et sans grâce de cette tête est une perruque , galerus , qui laisse voir des mèches de cheveux qui sortent de dessous. Malidie et Sabine portaient des coiffures artificielles for«- Biées d'une quantité de tresses postiches qu'on ne voit pas auK têtes coiffées de leurs cheveux. Il y avait des statues faites de manière à pouvoir en changer la coiffure à volonté. Telle est une Plautille du Capitole en marbre blanc , et dont la perruque est d€ marbre noir. En général , les Romaines faisaient grand cas des cheveux d'un blond éclatant. Elles employaient des pommades pour leur donner^ cette couleur. Les femmes riches, quelquefois même les hommes efféminés les couvraient de poudre d'or. Ceux-ci poudraient ainsi leur'barbe. On appelait cinifln, qui souffle la poudre, et cinerarius l'esdave perruquier et barbier chargé de préparer ces poudres et ces pommades, et de friser les cheveux avec le calaïuisLrum. La Germanie et le nord de l'Europe fourîiissaient aux Romaines des cheveux blonds pour leurs perruques, l/es sjour«iis de Plautille se joignent, ce qui donne un caract^ac à^

dureté , et naît h la beauté, anssi n'en trouve-t-on pas de semblables dans les têtes idéales.

53,BACCHANTE ou Prêtresse de Bacchus , statue} marbre de Paros.

Haut. 1,760 m. — 5 p. 5 p.

Elle est couronnée de pampres et vêtue de deux tuniques sans manches , d'inégale longueur , par-dessus lesquelles est vyie peau de chèvre ( nebride ) jetée négligemment. Le reste de ses attributs a été ajouté par la restaurateur. Mon. du Mus. t. 2» pi. 21.

Un reste de tenon qu'on voit à la cuisse droite , fait croire que la main et les accessoires étaient autrement disposés. La tunique légère de celte bacchante est peut-être le supparum des Romaines, retenu par une fibule sur une épaule, il laissait l'autre à découvert. L'inscription encastrée dans le piédestal appartenait à un autel qu'un officier romain , Scythe de nation , avait consacré à Jupiter sous la dénomination inconnue et barbare de Joi^i Baimarcodi. Château de Lucienne. Mus. Pr. t. 2 j M. Ingre , dess. j M. Morel > graveur.

Haut. 0,37a m. — I p. I p. g 1. j larg. 0,379 — ï P« ^ P>

54 HEROS GREC , buste; marbre de Paros. Haut. 0,740 m. — 2 p. 3 p. 4 !• Ce guerrier, dont la tête est couverte d'un casque, et qui semble tourner vers le ciel ses tristes regards , a été pris pour Diomède blessé , implorant la protection de Minerve, ou pour Enée, invoquant Vénus sa mère j mais rien n'appuie cette opinion , et le casque étant moderne , sa forme ne peut servir à donner une dénomination positive à ce héros inconnu. VU. ^org. st. 5 , n» 22.

55 DIEU ÉGYPTIEN, statue d' albâtre oriental. Haut. i,8i4. — 5 p. 7 p.

Les monumens égyptiens sculptés en albâtre sont d'une grande rareté. Cette figure assise, d'une très-forts dimension et de travail égyptien , est , par sa matière et

par son antiquité, extrêmement précieuse. Le siège eût couvert d'hiéroglyphes. Il est à croire que cette statu» faisait l'ornement d'un temple d'Orus dans quelque^• ■ville de l'Egypte , peut-être dans celle que les anciyns géographes ont nommée la faille des Albâtres. On sait que les Egyptiens avaient l'usage de sculpter les images de ce Dieu de la lumière sur des pierres blanches. La moitié supérieure de la figure est une restauration. Vil- Alb.

56 GÉNIES DE LA LUTTE , bas- relief.

Haut. 0,35^ m. — I. p. I p. j larg. o,352 m. — i p. i p. Ces génies paraissent essayer la force de leurs poignets. Cet exercice , qui servait de prélude à la lutte , se nommait acrocheirisiaos. JVLon. du Mus. t. 4? pi. 3i.

G^ DÉMÉNAGEMENT DE VILLAGEOIS , bas-relief. Haut. 0,352 m. — i p. i p. ; larg. o,65o m. — 2 p. On peut remarquer la manière dont un jeune homm'0 emporte ses bagages , et le joug ou le collier des mules. Ce qu'elles traînent paraît une charrue plutôt qu'ua char.

58 SUJET SÉPULCRAL, bas-relief.

Haut. o,32gm. — i p.op. 2I. j larg. 0,621 m. — i p. 11 p. 4 K

Dans cette jolie composition on voit le sommeil portant des pavots, emblème du sommeil éternel. Ce basrelief ornait le lombea.u de Claudia Fabulla. Gruter^ p. 865, no 12.

59 VÉNUS DE GNIDE, buste-, marbre de Lunî.

Haut. 0,7/10 m. — 2 p. 3 p. 4 I.

La tête antique de la déesse est d'une beauté divine, et elle appartenait aune répétition de la\' énus de Giilde y chef-d'œuvre de Praxitèle. Le buste drapé est un ouvrage du dix;-septième siècle. Vil.Borg. st. 5, n<^ a6*

^O AUTEL consacré à Sylvain par Puteolanus, esclave

d'un Empereur.

Haut. 0,749 m. — 2 p. 3 p. 8 1. j larg. o,44i m. — r p. 4 p. 8 1.

Au-dessus de l'autel est posée l'urne cinéraire de T'iavia Sahina , élégamment ornée de masques ti"agiques.

Outre que les Masques tragiques ou comiques dont on ornait les tombeaux pouvaient avoir rapport aux. mystères de Dacchus^ à qui Ton devait Tinvention de la comédie et de la tragédie , ne pouvaîent-IIs pas aussi signider que la vie , ainsi que les pièces de théâtre , n'était qu*un mélange de peines et de plaisir.

Haut. 0,608 m. — I p. 10 p. 6 1. ; larg. 0,37g. — ' p. 2 p.

6 1 EUTERPE , statue ,• marbre grec.

Haut. 1,665 m. — '5 p. i p. 6 I.

Cette figure , à laquelle les deux flûtes, dues à une re5tauration , donnent le caractère de la Muse qui préside aux musiciens , est remarquable par le jet et l'ajustement peu communs de son pallium. Vil. Borg.

Ce vêtement très-ample , propre aux deux sexes , était pour lest Grecs ce que la toge était pour les Romains. Ce ne fut que sous Auguste qu'il fut permis aux Grecs de porter la toge , et aux Romains de se servir du pallium; il était ordinairement blanc. Les peintures antiques eu offrent de différentes couleurs, et doublés •î'étuffe d'une autre couleur; c'était un cairé long qui s'ajustait^ oomrae la toge , et sans agraffes. Il paraît qu'un des grands côtés du carré formait quelquefois une légère conrbe, ou que îes angles en étaient arrondis. Le palltum des hommes était plus ample, et il'une étoffe plus forte que celui des femmes, et traînait quelquefois jusqu'à terre. La décence exigeait qu'au moins une des deux mains fût cachée par le pallium. Placé ordinairement sur l'épaular gauche, ce manteau couvrait le dos, revenait par -dessous le hras droit, et rejeté ensuite sur l'épaule gauche, il formait comme, la toge au-dessous delà poitrine , des plis nommés l/akei. On ajustait encore le pallium de différentes manières , qui sont plus varices que celles d'arranger la toge. 11 servait aussi à se garantir la lèle de la pluie ou du froid. Des glands de métal ou d^s houpes a»x angles du pallium en fais.iient tomber les paas , et en les main(cD.-)nt y formaient des plis ; souvent les philosophes, surteiH les cjijiques; afTectaient de porter leur palhum en mauvais

36 DESCRIPTrOK

élit, et d'une couleur sombre ,- on l'appelait alors tnbonîuni j^ ainsi que ceux du peuple. Pour marcher avec plus de facilité, on pliait le pallium , et on le mettait sur une seule épaule.

L'inscription sépulcrale du piédestal appartenait à Fonteïu» Eutychianus. Gruter, p. 684 > '^° 7*

62 BACCHANTE , buste-, marbre de Luni.

Haut. 0,720 m. — 2 p. 2 p. 7 I.

L'arrangement de la chevelure fait ressembler la tête

de ce buste à celles de 'quelques statues de bacchantes

qui décoraient la niche du Bacchus dit le Sardanapale,

Cette tête paraîtêtre un portrait. VU' Borg. st. 5 , n» 14.

(^0 BAS-RELIEF qui faisait autrefois le devant diT sarcophage d'un jeune romain, dont le buste est sculpté dans un médaillon supporté par deux génies. L'enlèvement de Ganymède , représenté au-dessous du médaillon, fait allusion à la mort prématurée du personnage. Le flambeau renversé et le serpent qui l'entoure , étaient des emblèmes de la vie et de la mort. Les deux fleuves personnifiés sont le Scamandre et le Simoïs.

Haut. o,56i m. — i p.8p. 9I. j larg. 1,895 m. — 5 p. 10 p.

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